Guy II de Dampierre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guy de Dampierre (homonymie).
Guy II de Dampierre
Titre de noblesse
Seigneur (en)
Biographie
Naissance
Décès
Famille
Père
Conjoint
Enfants
Armoiries Bourbon Dampierre.svg

Blason des Bourbon-Dampierre

Guy II de Dampierre, mort le 18 janvier 1216, fut connétable de Champagne (1174-1216), seigneur de Dampierre, de Bourbon et de Montluçon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blason de la famille Dampierre (Champagne).

Né vers 1140, il était fils de Guillaume Ier, seigneur de Dampierre, et d'Ermengarde de Toucy. Il avait en apanage Moëslains et Dampierre, il devint seigneur de Saint-Dizier et de Saint-Just, connétable de Champagne à la mort de son père. Son nom et ses armes figurent dans la première des salles des croisades du château de Versailles car il était au côté de son suzerain Henri II à la troisième croisade.

La maison de Bourbon-Dampierre[modifier | modifier le code]

Il épousa en 1196 Mathilde, dame de Bourbon, fille d'Archambaud de Bourbon et d'Alix de Bourgogne et petite-fille d'Archambaud VII de Bourbon, laquelle venait de divorcer de Gaucher IV de Salins. Ils eurent :

Après son mariage, il administra la seigneurie de Bourbon avec sa femme.

La conquête de l'Auvergne[modifier | modifier le code]

Entre 1210 et 1213, il est à la tête d'une armée de Philippe Auguste contre Guy II, comte d'Auvergne. Il est accompagné de l'archevêque de Lyon Renaud II de Forez et du chef mercenaire Lambert Cadoc. L'objectif est de mater Guy II d'Auvergne, qui a dévasté l'abbaye royale de Mozac et fait prisonnier son propre frère Robert d'Auvergne, évêque de Clermont. Cet incident permet au roi de France de légitimer son attaque et annexion de l'Auvergne, alors alliée de l'Angleterre. Guy II de Dampierre écrase les troupes de Guy II d'Auvergne, notamment lors du siège de Tournoël[1]. En 1213, Philippe Auguste lui donne le rôle de surveiller et d'administrer le comté d'Auvergne qui passe au royaume de France[2].

Il est présent au côté du roi à la bataille de Bouvines, il a fondé le prieuré d'Epineusval et l'église paroissiale de Saint-Dizier[3] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont, Gabriel Fournier La Basse-Auvergne médiévale, Créer, 2002 (ISBN 978-2-84048-161-4). [lire en ligne]
  2. Aristide Matthieu Guilbert, Histoire des villes de France, Furne, 1845 ; Bibliothèque de l'École des chartes vol. 3, 1842, p. 418 ; Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, vol. 1, p. 211.
  3. Abbé C.Didier, Étude statistique et historique sur St-Dizier, Saint-Dizier, Thévenet, 1897.