Champlay

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Champlay
Champlay
La mairie.
Blason de Champlay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité Communauté de communes du Jovinien
Maire
Mandat
Jean-Pierre Barret
2020-2026
Code postal 89300
Code commune 89075
Démographie
Gentilé Campolaïciens/Champlaisiens
Population
municipale
722 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 06″ nord, 3° 26′ 32″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 223 m
Superficie 21,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Joigny
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Joigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Champlay

Champlay est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Campolaïciens ou Champlaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 108 hectares ; l'altitude varie entre 77 et 223 mètres[1].

La commune est constituée de deux villages distincts : Le Grand Longueron, qui est un important hameau avec une école maternelle et deux terrains de tennis ; et Le Petit Longueron, qui est le bourg, lui-même, avec l'église et la mairie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champlay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Joigny, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,7 %), forêts (18,3 %), zones urbanisées (3,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), eaux continentales[Note 3] (2,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Datant de l'époque d'Hallstatt, une épée en fer a été découverte dans une tombe située sur le territoire de la commune[9].

 : bataille de Chanlay entre les troupes du maréchal de Bois-Dauphin et celle de M. de Luxembourg

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2008 2020 Christian Rotilio[10]    
2020 En cours Jean-Pierre Barret SE-DVG Retraité de la fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 722 habitants[Note 4], en stagnation par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
679789753784853832898912975
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
935901870849766736750734697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
674650630512564570549539609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
578536556637675628663698726
2018 - - - - - - - -
722--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'Inventaire général du patrimoine culturel de la France répertorie les deux éoliennes de pompage, construites au début du XXe siècle[15],[16],aujourd'hui démontées, devenues trop dangereuses.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut trois ZNIEFF :

  • La ZNIEFF du bois de Montholon[17], où les milieux déterminants sont des landes, fruticées, pelouses et prairies, avec des bois. Champlay, Champvallon, Paroy-sur-Tholon et Senan se partagent les 333 ha de cette ZNIEFF.
  • La ZNIEFF de la vallée de l'Yonne entre Champlay et Cézy[18] a une surface de 1086 ha, répartis sur les communes de Cézy, Champlay, Joigny et Saint-Aubin-sur-Yonne. Son habitat déterminant est les eaux vives ; on y trouve aussi eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses, prairies, forêts, tourbières et marais.
  • La ZNIEFF du marais des Noues d'Abandon[19], soit 105 ha de tourbières et marais comme milieux déterminants, accompagnés d'eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses, prairies et forêts. Le tout est partagé entre Champlay et Joigny.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Ribière (1822-1885), homme politique, préfet et sénateur de l'Yonne, y est né.
  • Constant Duval (1877-1956), artiste peintre, dessinateur et affichiste est né au hameau du Grand Longueron, rue des vignes.
  • Jules Louis Bolé de Chamlay dit marquis de Champlay(1650-1719) est un homme de guerre et diplomate français, proche de Louis XIV. [20],[21]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Joigny », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Bataille 1992, p. 22.
  10. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Éolienne de pompage », notice no IA89000495, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Éolienne de pompage », notice no IA89000496, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. ZNIEFF 260014910 - Bois de Montholon sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  18. ZNIEFF 260014919 - Vallée de l'Yonne entre Champlay et Cézy sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  19. ZNIEFF 260014920 - Marais des Noues d'Abandon sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  20. Jean-Philippe Cénat, « Revue d'histoire moderne et contemporaine », .
  21. Jean-Philipe Cénat, « Le marquis de Chamlay, mémoire de DEA ».

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, , 428 p. (ISBN 2-86253-124-3)
  • Georges Bolnat et Bernard Lacroix, La nécropole protohistorique de la Colombine à Champlay, Yonne, vol. 2, Société des fouilles archéologiques et des monuments historiques de l'Yonne, coll. « Cahiers d'archéologie et d'histoire de l'art », , 167 p.
  • Didier Perrugot, Jacqueline Argant, L'habitat carolingien du Grand Longueron (Champlay, Yonne) : origine et mutation d'un grand domaine foncier au Haut Moyen Âge (VIIIe-IXe siècles), Volume 9 de Europe Médiévale, Éditions Monique Mergoil, 238 pages, 2008
  • Jean-Philippe Cénat, Chamlay : le stratège secret de Louis XIV, Paris : Belin, 2011.
  • Lucien Bély, , éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, 1 405 p. (ISBN 978-2-221-12482-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]