Marsat

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Marsat
Église Notre-Dame de Marsat.
Église Notre-Dame de Marsat.
Blason de Marsat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Châtel-Guyon
Intercommunalité Communauté de communes Riom Limagne et Volcans
Maire
Mandat
Jacques Vigneron
2014-2020
Code postal 63200
Code commune 63212
Démographie
Population
municipale
1 257 hab. (2014)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 38″ nord, 3° 04′ 57″ est
Altitude Min. 348 m – Max. 517 m
Superficie 4,08 km2
Localisation

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Liens
Site web marsat.fr

Marsat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Les habitants sont appelés les Marsadaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Marsat est située au sud-ouest de Riom, et à 15 km au nord de Clermont-Ferrand, chef-lieu du département.

Quatre communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Marsat
Mozac Riom
Marsat
Malauzat Châteaugay

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le ruisseau de Mirabel[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 83 (reliant Riom à Volvic par le centre-bourg), 405 (toujours par le centre-bourg) et 446, cette dernière permettant de rejoindre Clermont-Ferrand[1].

Marsat est également desservie par la ligne 1 (Saint-Don – Gare SNCF – Marsat) du réseau de Transports en commun de Riom Communauté (R'Cobus) [2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Marsat connaît plusieurs thèses qui ont été proposées et défendues. Néanmoins aucune ne fait autorité.

  • Version Sidoine Apollinaire : Martialis (lieu choisi par les Romains pour y établir leur quartier d’hiver).
  • Version de saint Martin : en 525, saint Martin fonde un monastère arverne pour abriter de précieuses reliques ; il l’appelle aussitôt Marciacus ;
  • Version donnée par les celtisants et peut-être la plus plausible Marsac : cette version prend ses racines dans Mar et Ac ce qui signifierait : « terroir où coulent les eaux abondantes ».
  • D’autres appellations : Marzacum ; Martiaco sont également évoquées.

Ces différentes versions ont vraisemblablement conduit à l'appellation actuelle de Marsat. Dans tous les cas au VIe siècle, Grégoire de Tours rend visite à Marsat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maître F. Morel, dans un de ses ouvrages, donne une définition de Marsat assez surprenante. En effet, il écrivait « À en regarder ses maisons à toitures plates et son clocher couvert de tuiles creuses, Marsat ressemble à un petit bourg d’Ombrie ou de Toscane ». Toutefois il s’empressait d’ajouter « Mais, à en explorer ses vestiges en pierre de Volvic et son passé religieux, Marsat renvoie à l’histoire d’une cité du royaume de France convoitée par bien des seigneurs locaux ».

En fait, Marsat qui, au fil des décennies, s’est certainement transformé, a su évoluer en gardant tout son charme et rester un authentique village auvergnat.

Marsat est un véritable village historique et à ce titre renferme forcément quelques vestiges :

  • deux tours de son château restent visibles . Si une de ces tours est encore relativement intacte la deuxième est plus abîmée ;
  • le couvent qui avait subi les vicissitudes de la Révolution et de l’usure du temps et laissé à l’abandon est en partie restauré ;
  • le lavoir toujours intact ;
  • quelques anciennes et somptueuses demeures.

Marsat, absent de zone industrielle ou artisanale et dépourvu de commerçants à l’exception d’un bar/restaurant et d'un salon de coiffure, est devenu une banlieue résidentielle de l’agglomération de Riom.

Par ailleurs, si Marsat est aujourd’hui un paisible petit village résidentiel, situé à proximité de Riom, il est aussi classé « site clunisien » et est riche d’un patrimoine religieux hors du commun. En effet, l’église Notre-Dame de Marsat ancienne église prieurale et paroissiale des XIIe et XVe siècles, renferme bien des trésors :

  • une Vierge noire du XIIe siècle, veille sur ce lieu saint.
  • une croix de cristal reliquaire datant du XVIIe siècle protège en son centre une épine de la couronne du Christ, relique très rare puisqu’il n’en existe que trois en Europe.
  • une roue de cire qui symbolise la reconnaissance de la ville de Riom à la Vierge Marie de Marsat.

La commune de Marsat a su également restaurer le couvent que la révolution de 1789 et l’usure du temps avaient laissé à l’abandon. Ce lieu a désormais retrouvé une belle allure.

Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant romane de l'église Notre-Dame de Marsat.

La commune de Marsat adhère à la Fédération des sites clunisiens[3] depuis 2000[M 1], association européenne qui s'occupe de la promotion des sites historiques qui dépendaient de l'ordre de Cluny éteint à la Révolution.

Le couvent des moniales Notre-Dame de Marsat était un prieuré qui dépendait de l'abbaye de Mozac avant la Révolution.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Louis XI[modifier | modifier le code]

En 1440, Louis XI de France, encore dauphin du roi Charles VII, rejoint la Praguerie : révolte des grands seigneurs mécontents qui considèrent leurs responsabilités insuffisantes. C'est à Cusset que cette fronde est vite matée et Louis XI offre sa soumission au roi.

Une fois roi, Louis XI doit, à son tour, lutter contre ligue du Bien public, contestataires féodaux qui s'opposent au roi.

C'est à ce titre qu'il se rend à Riom pour combattre ces ligueurs. Et pendant son séjour il se rend à l'église de Marsat où il prie la Vierge. Il semble être entendu puisque c'est à Aigueperse qu'il signe un accord de réconciliation avec les princes ligueurs.

Heureux que la paix, avec les princes, soit revenue Louis XI remercie par lettre la Vierge qu'il a tant priée et demande que soit dit tous les matins à Marsat, par un chapelain, une messe perpétuelle. Par ailleurs il attribue une rente annuelle de 50 livres tournois.

En passant par l'abbaye de Mozac, le roi Louis XI est arrivé à l'église de Marsat le dimanche 23 juin 1465, afin de remercier Notre Dame[4]. Menacée par la ligue du Bien public, l'armée royale avait dû lutter contre les Bourbons. Toutefois, le roi a réussi, après les batailles, à obtenir leur fidélité entière, notamment celle de Pierre de Beaujeu, futur gendre. Aussitôt quitté Marsat, toute l'armée réunie a fait diligence, jusqu'à Paris.

Le roi n'a pas oublié de cette église Notre-Dame pour laquelle il avait ordonné 50 livres tournois de don par an, afin que le chapelain Claude Benoît puisse célébrer quotidiennement la messe. En 1469, le roi Louis XI a expédié une lettre au receveur ordinaire de Montferrand à cause du payement insuffisant :

« De par le roy. Receveur ordinaire de Montferrand, nous avons despieca fonde en l'eglise de Nostre Dame de Marsac (sic), pres Rion, une messe chacun jour a nostre devocion, et pour la fondacion d'icelle avons constitue et assigne sur la valleur de nostre demaine de vostre recepte la somme de cinquante livres tournois par chacun an. Et combien que nostre bien ame chappelain Glaude Benoist, presbtre, ait celebree ladite messe et qu'il face tres bien son devoir de desservir ladite fondacion, ainsi qu'il nous a este dit et remonstre, neantmoins il n'a peu ne ne peut estre entierement paie desdites cinquante livres tournois, ...... Et soiez seur que vous n'y aurez aucun dommaige ; et pour ce n'y faictes plus de difficulte, ou autrement nous ne serons pas contens de vous et donnerons provision pour vous contraindre a paier tout ce que vous en pouriez devoir. Donne a Amboyse, le XXVIIe jour de juillet. LOYS. BOURRE. (secrétaire)[5]. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2004, environ 500 militants anti-OGM du Collectif des faucheurs volontaires ont détruit l'après-midi deux parcelles de maïs transgénique (cinq hectares) à Marsat. Plusieurs élus y ont participé tandis qu'une contre-manifestation d'agriculteurs pro-OGM était organisée également à Marsat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2006 Paul Noton DVD Vice-président de Riom-Communauté
mars 2006 en cours
(au 9 avril 2014)
Jacques Vigneron[6] DVD 6e vice-président de Riom-Communauté, chargé du tourisme[7] (2014-2016)

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, Marsat dépendait en 1793 du district de Riom et du canton de Riom, puis en 1801 de l'arrondissement de Riom et du canton de Riom-Ouest[8].

Le redécoupage des cantons de 2014 impacte l'ensemble des communes du département ; depuis les élections départementales de 2015, la commune est rattachée au canton de Châtel-Guyon[9].

Au niveau judiciaire, elle dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, de la cour d'assises du Puy-de-Dôme, du tribunal d'instance de Riom et des tribunaux administratif, de grande instance et de commerce de Clermont-Ferrand[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Marsat fait partie de la communauté de commune Communauté de communes Riom Limagne et Volcans.

Marsat faisait partie de la communauté de communes Riom-Communauté, laquelle qui a fusionneré le avec les communautés de communes Limagne d'Ennezat et Volvic Sources et Volcans. Cette proposition de fusion, actée par la préfecture, a été approuvée par le conseil municipal le 2 décembre 2015[M 2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 257 habitants, en augmentation de 4,92 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
753 751 812 714 725 808 798 766 749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746 725 705 665 711 659 687 675 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626 608 630 585 577 532 558 598 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
591 643 807 989 1 062 1 137 1 203 1 225 1 257
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Marsat dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Les élèves commencent leur scolarité à l'école élémentaire publique de la commune[14]. Ils la poursuivent à Riom, au collège Pierre-Mendès-France[15], puis au lycée Virlogeux pour les filières générales et STMG ou au lycée Pierre-Joël-Bonté pour la filière STI2D[16].

Associations[modifier | modifier le code]

La Société des Amis de Marsat[17] participe à la promotion du patrimoine, à la recherche et à la conservation numérisée de documents historiques sur la commune de Marsat avec l'aide des habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Une description de l’église est donnée par H. et E. du Ranquet :

« L’église de Marsat se présente au visiteur comme un puzzle assez réussi :

  • deux nefs accolées réunies par des arcs percés après coup ;
  • la nef Nord, (Xe siècle) de construction romane avec une voûte en berceau plein cintre, se terminant par un chœur du XVIe siècle avec un clocher du XVIIIe ;
  • la nef-Sud, (XIIe siècle) de construction gothique aussi avec une voûte sur croisée d’ogives du XVe siècle et un cœur du XIVe siècle.

Entre les deux nefs et les cœurs, un transept de différentes époques réunit l’ensemble. Au flanc nord les bâtiments claustraux de l’ancien prieuré de femmes de Marsat abritent actuellement le tiers de la population de la commune. »

La nef-Nord est construite au Xe siècle. Elle est placée sous le patronage de « Notre Dame de l’Assomption ». Elle comprend un chœur du XVIe siècle qui est appelé chapelle de la Vierge.

La nef-Sud date du XIIe siècle. Il comprend un chœur du XIVe. Elle est dédiée à Notre Dame de l’Annonciation.

On observe également, que la nef-Nord, la plus ancienne, à son chœur plus récent, XVIe, alors que le cœur de la nef-Sud est du XIVe siècle.

La face sud de l'église - son portail[modifier | modifier le code]

À la suite de la construction de la nef sud, la porte d’entrée de l’église qui se trouvait en façade ouest est démontée et reconstruite en façade sud. Ainsi l’entrée qui se faisait par l’actuel cloître à l’ouest se fait désormais par la place de l’église au sud.

Ses chapiteaux sont composés de différents matériaux :

  • en granit pour les rouleaux ;
  • en domite pour les fûts (très friable) ;
  • en arkose pour les chapiteaux ;
  • en trachyte (ou andésite) ou pierre de Volvic pour les tailloirs ou abaques (tablettes assises plus ou moins saillantes qui couronnent un chapiteau).

On remarque donc que la construction de ce portail a nécessité une variété de pierres. Par ailleurs, certains observateurs s’accordent à dire qu’il a été démonté au moins deux fois au XIVe et au XVIe siècle. Ce constat se vérifierait notamment par la position du linteau : trop en arrière et l’absence de tympan.

Six chapiteaux en style roman qui soutiennent les colonnes de la voûte de la porte d’entrée de l’église représentent trois thèmes :

  • les feuillages ;
  • les feuillages avec les animaux (oiseaux ou singes) ;
  • les chapiteaux historiés (la sortie du tombeau et le Christ en gloire).

On remarque en particulier :

  • le chapiteau de la résurrection : personnage nimbé sortant du tombeau ;
  • le chapiteau du Christ en Majesté : ce chapiteau représente le Christ qui lève les bras au ciel et deux anges l’accostent. La couronne d’épine et la Croix.

L'église et ses annexes[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge (nef nord côté est)[modifier | modifier le code]

De forme carrée elle date du XVIe siècle. On remarque une voûte en plein cintre divisée par un arc-doubleau soutenu par un atlante (statut d’homme soutenant un entablement).

On y trouve la Vierge noire à l’Enfant en majesté qui depuis Grégoire de Tours et plusieurs témoignages : Louis XI, les Riomois au moment de l’épidémie de peste…, est vénérée et reconnue comme mariale (c'est-à-dire miraculeuse).

Dans cette chapelle une vitrine protégée expose :

  • une croix reliquaire portant les armoiries de Taylleyrand renfermant une épine de la couronne du Christ.
  • deux chandeliers de 1641 en Vermeil et en cristal de roche.
  • une couronne en or, ornée de 198 pierres précieuses, celle de la Vierge, offerte au moment du couronnement de la Vierge en 1939.
  • un diadème en or orné de 62 pierres fines, celui de l’Enfant, offert au moment du couronnement de la Vierge en 1939.
  • un calice, un ostensoir et une patène, ensemble servant à présenter l’hostie aux fidèles.
  • une statue en bois doré,
  • une pietà (tableau représentant une Vierge de piété).
Chapelle du Rosaire (nef nord côté nord)[modifier | modifier le code]

De forme carrée également, la voûte est montée sur croisées d’ogives établies sur le mode de l’époque, c’est-à-dire portant de petits fûts cylindriques assis sur des culs-de-lampe ornés de figurines.

Le maître autel[modifier | modifier le code]

Le maître autel de l’église Notre Dame de Marsat est classé monument historique. Daté du milieu du règne de Louis XIV (XVIIe siècle) il a la particularité d’être complet. C’est ainsi qu’il comprend deux tabernacles et quatre chanceliers . Ensuite sont représentés :

  • le lion pour saint Marc ;
  • le taureau pour saint Luc ;
  • l’aigle pour saint Jean ;
  • l’enfant pour saint Mathieu.

Plus haut sur la coupole la Sainte Gloire. Et au-dessus encore, qui domine, sur un globe, le Christ de résurrection, vainqueur de la mort s’apprêtant à quitter la terre.

Le cloître de Marsat[modifier | modifier le code]

C’est vers le VIIe siècle, que le comte de Saint Genes permet l’édification du cloître. À l’origine c’est un parfait quadrilatère. Il est voûté d’arêtes. Chaque compartiment est éclairé par une baie géminée dont les arcs sont plein cintre. Des doubles colonnettes très fines formées de fûts cylindriques couronnés par des chapiteaux à crochets sur un base ornée de griffes supportent l’ensemble.

Vers 1550, à l’initiative de l’évêque de Clermont, Guillaume Duprat (1507–1560), et du prieur de Mozac des travaux sont réalisés dans le couvent. Par ailleurs, la porte d’entrée de l’église est déplacée pour se situer sur le côté méridional (sud).

Après la Révolution, le couvent subira le même sort que le monastère. Il sera pillé et saccagé.

Ces lieux, non entretenus tombent en ruine. En 1925, les colonnes, les chapiteaux, les sculptures et autres biens qui ont une valeur marchande sont volés. Heureusement, les villageois sauveront quelques biens religieux qu’ils restitueront plus tard.

Longtemps laissé à l’abandon, ce n’est qu’en 1992 que ce site est l’objet de réflexions et d’études quant à son devenir. Désormais le cloître est en partie restauré, non pas selon des plans précis de l’époque, n’en existant pas, mais selon une idée de ce qu’il pouvait être et aussi en fonction des bases visibles existantes.

Le monastère[modifier | modifier le code]

En 764, le monastère de Marsat est déjà érigé. Il est d’abord la propriété des chanoines de Saint-Martin de Tours qui se réfugient en ces lieux au moment des invasions normandes.

À la demande du l’empereur Louis le Pieux (descendant de Charlemagne) (778-840) les abbés de Tours cèdent cette propriété au sénéchal impérial.

Mais, en 828, Pépin Ier d'Aquitaine (petit fils de Charlemagne) (817-838), roi d’Aquitaine rend ce domaine aux chanoines de Saint-Martin de Tours. Et, plus tard, le roi Charles II le Chauve (petit fils de Charlemagne) (825 – 877) confirmera à ces moines leur légitime propriété de ce domaine.

En 1095, le pape Urbain II, vient prêcher les croisades. Il profite de cette visite pour mettre l’abbaye de Mozac et le prieuré de Marsat sous l’obédience de Cluny.

En 1165, l’appartenance de Marsat à Mozac apparaît dans la bulle (ou sceau) du pape Alexandre III.

À la suite des conquêtes romaines, vers le VIe/VIIe siècle un oratoire est construit sur les coulées volcaniques rocailleuses de Marsat. Il permet dès le VIIe siècle, de garder et protéger les reliques de la Vierge Marie et une épine de la couronne du Christ. Pour veiller sur ces reliques, l’évêque de Clermont, saint Priest, installe à la charge du couvent une fille noble : Gondelana.

Les religieuses occupant ces lieux, outre cette importante responsabilité, sont soumises aux règles strictes de saint Césaire (évêque d’Arles) qui consistent à effectuer au quotidien un travail manuel ainsi qu’une étude approfondie des évangiles.

Sous le règne de Childéric II, roi d’Austrasie (662–673) puis roi des Francs (673–675) saint Calmin et son épouse sainte Namadie, fondent l’abbaye de Mozac et se retirent dans le couvent de Marsat. Ils ouvrent ces lieux aux filles de haut lignage telles que :

  • Anne de Benaud,
  • Sibylle de Joniac
  • Guillerme de la Plastrière
  • Françoise de la Fayette
  • Chauvigny de Blot
  • Charlotte de Talleyrand de Chalais
  • Flamine de Brion

Le couvent comptera jusqu’à 60 religieuses. C’est de 1732 à 1776, que la prieure Gabrielle Dufour de Villerose est la dernière religieuse à occuper ces lieux. Et c’est en 1794, après la Révolution, qu’appartient à sœur Gilberte de Barbecot de liquider les biens du monastère. Dès lors, le conseil général ordonne, le 1er germinal de l’an II, de brûler les statues de l’église ainsi que toutes les représentations religieuses du monastère, du cloître et de l’église. Par ailleurs, le monastère est divisé en 39 parcelles qui sont vendues aux particuliers. Désormais, il reste peu de traces de ce monastère.

Selon Georges Salvy : « La légende atteste qu'au Xe siècle, les Normands maîtres de Clermont pour la deuxième fois avaient mis le siège devant Riom et tentaient de détruire la cité par un incendie, lorsqu'une intervention miraculeuse, les attirant soudain ailleurs, arracha de leurs serres la ville éperdue qui avait poussé vers Notre-Dame de Marsat un cri de détresse ».

Ainsi la ville de Riom témoigne pendant plusieurs siècles d'une piété envers Notre Dame de Marsat et dès le XIIIe siècle se crée une confrérie à l'effet d'honorer la si vénérée Vierge de Marsat. À ce titre, chaque année, un fil de cire réalisé par les marguilliers, enroulé autour d'une roue de bois, sera offert à la ville de Marsat. D'où la « Roue de Cire ».

Cette confrérie dite alors « de la Chandelle » est, un peu plus tard, rejointe par une nouvelle confrérie, celle de « Saint-Amable ». Les bailles des deux confréries (prévôts de l'époque) se réuniront en la ville de Riom et seront tenus désormais, aux termes de leur union, d'acquitter, tous les ans, en commun, l'offrande accoutumée de la Roue de Cire à Notre-Dame de Marsat.

Cette coutume est contestée. Mais un procès perpétue cette tradition qui précise que les deux confréries fourniront la cire et les Riomois porteront la roue de cire jusqu'à Marsat.

Les XVIe et XVIIe siècles nous permettent de connaître avec précision la préparation et le déroulement de cette offrande. C'est ainsi que chaque année, les marguilliers de Saint-Amable transforment 22 livres de cire en un fil qu'ils déroulent autour d'une roue, d'abord de bois et ensuite de fer, spécialement aménagée à le recevoir. « Ce fil aurait comme longueur la circonférence de leur ville selon les uns, la distance de Riom à Marsat selon les autres. » Aujourd'hui il mesure 250 mètres.

Cette roue de cire figure à la procession solennelle qui se déroule à Riom le jour de la fête de Saint-Amable. Ensuite, le dimanche suivant cette fête, les marguilliers transportent la roue de cire à Marsat. Là, ils remettent la roue de cire au curé et aux consuls de la paroisse qui prononcent les paroles suivantes :

« Nous sommes les marguilliers de l'église et paroisse de Saint-Amable de Riom, venus ici de la part de la ville pour rendre à la Vierge l'honneur que nous lui devons, par ce petit don que nous vous supplions de recevoir, afin qu'il luy plaise de continuer ses prières envers son Fils, Notre Sauveur, pour la conservation de notre ville. » « Nous sommes les Marguilliers de l'église et paroisse de Saint Amable de Riom, venus ici de la part de la ville pour rendre à la Vierge l'honneur que nous lui devons, par ce petit don que nous vous supplions de recevoir, afin qu'il luy plaise de continuer ses prières envers son Fils, Notre Sauveur, pour la conservation de notre ville. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grégoire de Tours.

En 550, allant prier à l’oratoire de Marsat il se dit témoin d’une lueur qu’il attribue à « la vertu de la glorieuse Vierge Marie ». Ainsi il écrit :

« On conserve, des reliques de la bienheureuse Vierge Marie dans l’oratoire du village de Marsat, en Auvergne. Je m’y rendis à l’époque de la fête, afin d’y célébrer les vigiles. Comme je me dirigeais vers l’oratoire, par une nuit obscure, je vis de loin se projeter par les fenêtres une vive clarté, telle qu’auraient pu la produire une quantité de lampes et de cierges. Je m’approchais de la porte, pensant que quelques personnes pieuses nous avaient devancé pour dire les vigiles. Je frappe, personne ne répond ; la porte était fermée à clef et tout plongé dans le silence. Qu’ajouterai-je ? J’envoyai vers le gardien chargé de fermer, pour qu’il cherchât la clef et qu’il ouvrit. En l’attendant et pendant que, restés dehors, nous allumions un cierge, la porte s’ouvrit d’elle-même. Nous entrons, et tout à coup la noire fumée de mes pêchés, je suppose, dissipa la clarté que nous admirions du dehors, car elle s’éteignit à l’apparition de notre cierge. Je ne puis m’expliquer cette clarté autrement que par la vertu de la glorieuse Vierge. »

Un vitrail de la cathédrale du Mans (XIIIe siècle) retrace cette scène. C’est au milieu du VIe siècle que Grégoire de Tours, prélat et historien français, en poste à Clermont-Ferrand, écrit dans l’un des premiers chapitres de son livre sur « La Gloire des Martyrs » :

L’authenticité de ce texte constitue, un document d’une haute valeur historique. On apprend ainsi, qu’au VIe siècle, Grégoire de Tours, établit, dans l’oratoire du village de Marsat, un culte particulier à l’égard de la Mère du Sauveur. Ce témoignage de Grégoire de Tours, fait de cet humble sanctuaire de la Vierge, tout proche de la ville de Riom, l’un des plus anciens sanctuaires connus, voué en France, à Marie[19].

On notera également que Grégoire de Tours consacre plusieurs de ses ouvrages aux « miracles ». Événements pour lesquels, selon ses écrits, il aurait été lui-même le témoin. Dans tous les cas ses écrits ont une valeur d’authenticité.

Dès lors, cet événement aurait attiré les pèlerins de marque.

La langue de Grégoire de Tours, éloignée du latin classique, a valu de nombreux jugements péjoratifs à son œuvre, jugements qui ont participé jusqu’à très récemment à une méconnaissance générale du haut Moyen Âge et à la vision réductrice d’une période de recul de la civilisation.

Louis XI de France[modifier | modifier le code]

Riom, capitale du duché d’Auvergne, était fidèle au roi de France, Louis XI. C’est pourquoi, Riom est assaillie par les armées de Jean II de Bourbon, duc de Bourbonnais et d’Auvergne, conduites par les ducs de Nemours et d’Armagnac. Princes rebelles, fidèles à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui anime contre le roi, une coalition de la noblesse française : « La Ligue du Bien public ».

Ainsi, Riom appelle Louis XI à son secours. Et le 23 juin 1465, le jeune roi installe ses troupes à Mozac et son quartier général à Marsar. À plusieurs reprises il s’agenouille au pied de la statue miraculeuse de la Vierge de Notre-Dame de Marsat où il reste longtemps en prière.

Par d’habiles négociations, le , il signe, à Mosac, un traité avec ses adversaires et la guerre n’a pas lieu.

Heureux que la paix avec les princes soit revenue, Louis XI, remercie par une lettre, la Vierge qu'il a tant priée et demande que soit dit tous les matins, à Marsat, par un chapelain, une messe perpétuelle. Par ailleurs, il attribue une rente annuelle de 50 livres tournois. Son courrier précisait : « Savoir faisons, que nous réduisons à mémoire la grande et singulière devocion que toujours eue et avons à la glorieuse Vierge Marie et que, en tous noz fais et affaires, nous l’avons toujours très dévotement prié, requise et réclamée, et derrenierement nous estant logez au lieu de Marsac, près de la ville de Riom avons à plusieurs foiz en grande devocion priée et adhorée l’image de la dite glorieuse Vierge Marie estant en l’église parrochial du dit lieu de Marsac… »

Pendant tout son règne Marsat restera sous sa protection.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marsat

Le blason de la commune de Marsat a été décidé par délibération du conseil municipal le 6 juin 1991 : taillé : au premier de gueules aux trois pals d'hermine, au second de sinople à la pomme d'or soutenue d'une grappe de raisin du même ; à la barre ondée d'argent brochant sur la partition ; sur le tout d'azur à la Vierge en majesté de sable vêtue d'or, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus aussi de sable vêtu d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Balme (dir.), « Marsat en Basse-Auvergne. Ses trésors d'archéologie et d'art. Son histoire civile et ecclésiastique », dans L'Auvergne littéraire artistique et historique, 16e année, cahier no 99, Clermont-Ferrand, Éditions de Bussac, 1939.
  • André David, Louis XI à Marsat, Éditions La Source d'or, 1972.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Marsat, site clunisien » (consulté le 15 novembre 2016).
  2. « PROCES VERBAL DE LA SEANCE DU CONSEIL MUNICIPAL du 02 décembre 2015 » [PDF] (consulté le 15 novembre 2016), p. 2-3.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carte de Marsat sur le site Géoportail.
  2. « R'Cobus, le réseau de transports urbains de Riom Communauté », sur riom-communaute.fr, Riom-Communauté (consulté le 14 octobre 2016).
  3. Fédération des sites clunisiens.
  4. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, t. XI : itinéraire, Paris, Librairie Renouard, .
  5. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, t. X, Paris, Librairie Renouard, , p. 286-287 ; la lettre originale est conservée dans la Bibliothèque nationale, Ms. fr. 25715, no 360.
  6. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme, 9 avril 2014 (consulté le 28 septembre 2014).
  7. « VIGNERON Jacques », Riom-Communauté (consulté le 17 novembre 2016).
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme, sur Légifrance.
  10. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur annuaires.justice.gouv.fr, Ministère de la Justice (consulté le 15 novembre 2016).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Annuaire des établissements scolaires de Marsat sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  15. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  16. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  17. Site de la Société des Amis de Marsat.
  18. Cf. fiche de classement sur la base Mérimée.
  19. fascicule NOTRE DAME DE MARSAT - Sa statue – Son église et son culte.