Chancé

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Chancé
L'église paroissiale Saint-Pierre.
L'église paroissiale Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Châteaugiron
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Châteaugiron
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Lebouc
2014-2020
Code postal 35680
Code commune 35053
Démographie
Gentilé Chancéens
Population
municipale
298 hab. (2014en diminution de -1.65 % par rapport à 2009)
Densité 57 hab./km2
Population
aire urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 12″ nord, 1° 22′ 44″ ouest
Altitude 86 m (min. : 50 m) (max. : 89 m)
Superficie 5,22 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.commune-chance-35.fr/

Chancé (Kantieg en Breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Chancé est situé dans le bassin de Rennes et forme un bas plateau avec peu de dénivelés : le point le plus haut du finage communal est à 89 mètres d'altitude (situé dans sa partie sud-ouest), le point le plus bas est dans la vallée du ruisseau de l'Entillère vers 52 mètres d'altitude. Le bourg, en position assez centrale, mais toutefois décalé vers l'ouest au sein du finage communal, est à 64 mètres d'altitude.

Le ruisseau de l'Entillère, connu aussi sous le nom de ruisseau de Taillepied, affluent de rive droite de la Seiche, traverse la partie nord-ouest de la commune, et un de ses affluents coule au sud et à l'ouest du bourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Domagné Louvigné-de-Bais Rose des vents
N Bais
O    Chancé    E
S
Piré-sur-Seiche Moulins

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia quoe vocatur Chanceinus en 1107, ecclesia de Chanceio en 1130, Chanceyum en 1516[1].

Formé du nom gaulois Cantius [2]et du suffixe acum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Pierre de Chancé aurait été fondé au haut moyen-âge par les seigneurs de Saint-Germain-du-Pinel. En 1107, Hugues de Saint-Germain et son frère Rainier le donnent à Quintin, abbé de la Roë.

En 1390, la paroisse de Chancé contenait les maisons nobles suivantes : le manoir de Changé[3], qui appartenait à Olivier de Beloczac et disposait du droit de haute justice[4] ; Moaifel, à Olivier de Besné ; Seuvigné, qui disposait des droits de moyenne et basse justice, à M. Busnel de la Touche[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Chancé était encore en 1648 un prieuré-cure, valant alors 700 livres de revenus[6].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Chancé en 1778 :

« Chancé, à cinq lieues et demie à l'Est-Sud-Est de Rennes, son évêché et son ressort, et à trois lieues un quart de Vitré, sa subdélégation. On y compte 600 communiants[7]. La Cure est en présentation de l'Abbé de la Roë. Ce territoire, coupé de ruisseaux qui coulent dans les vallons, et qui forment un des bras de la rivière de Seiche, renferme de bonnes prairies, des terres fertiles en grains, cultivées avec soin[8]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Chancé a été rattachée au canton de Châteaugiron en 1801.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Chancé en 1843 :

« Chancé (sous l'invocation de saint Pierre), commune formée de l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale (...). Principaux villages : Boué, le Pré Frault, Vauléard, la Chesnaie, l'Aumeûne, la Pince-Guerrière, Changé, le Houx. Superficie totale : 524 hectares, dont terres labourables 373 ha, prés et pâtures 54 ha, bois 39 ha, vergers et jardins 28 ha, landes et incultes 8 ha, (...). Moulins : 2 (de Taillepied, de Changé, à eau). (...) Géologie : schiste argileux ; porphyre dans le nord-est. On parle le français [en fait le gallo][6]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La plaque d'église, servant pendant longtemps de monument aux morts, de Chancé porte les noms de 19 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[9]. Le livre d'or du ministère des pensions ne contient que 18 noms[10].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1926, l'école publique de Chancé n'avait que deux élèves[11].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Chancé n'a connu aucun mort par faits de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le monument aux morts de la commune est inauguré pour les cent ans de l'armistice de la Première Guerre mondiale[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995[13] en cours Jean Lebouc SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 298 habitants, en diminution de -1,65 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 469 422 500 520 516 523 531 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
537 515 480 453 452 416 391 405 368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
348 345 344 305 293 307 299 293 287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
284 282 201 197 209 246 289 308 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre[18].
  • La chapelle Saint-Marc-et-Saint-Marcoul[19].

La nef, d'origine médiévale, est en grande partie refaite et allongée en 1848, après le renversement par une tempête de la façade ouest et de son porche. Le clocher, qui surplombe la nef, en charpente et couvert d'ardoise, possède deux cloches, datant de 1826 et de 1852. Il date du XVIe siècle tout comme le chanceau, dont une inscription conservée dans la chapelle sud précise qu'il a été reconstruit en 1528. Cet ensemble homogène de la Renaissance, qui comprend le chœur à chevet droit peu profond et deux chapelles « celle du nord est rallongée en 1885 » conserve sa charpente décorée d'origine. La sacristie est ajoutée au nord en 1622, le pignon ouest reconstruit vers 1950.

À la demande du prieur Jean Marcigay, cette chapelle est élevée à l'emplacement de la « croix bouessée », à l'entrée du bourg, d'où part la procession des Rameaux à cette époque. Très restaurée dans les années 1880 puis à la fin du XXe siècle , elle conserve sa façade nord et son poutrage à engoulants d'origine. Le retable de style Louis XVI est « réadapté » après 1848 : les colonnes de 1634 et les volutes en bois du XVIIIe siècle provenant de l'ancien baptistère de l'église Saint-Pierre « devenu trop encombrant » lui sont alors adjointes. La peinture centrale disparaît au profit d'une niche, qui accueille la statue de saint Marc, il s'agit d'une représentation rare du saint évangéliste, qui tient le second évangile, écrit sous la dictée de saint Pierre. Il est reconnaissable au lion, couché à ses pieds.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Etymologie et Histoire de Chancé », infobretagne
  2. François de Beaurepaire - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, page 97.
  3. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-change-chance
  4. Il fut par la suite propriété successive des familles Québriac (en 1541), Langan (en 1573), Hay (en 1714 et en 1789)
  5. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/stream/dictionnairehist01og#page/184/mode/2up et http://www.infobretagne.com/chance.htm
  6. a et b A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", volume 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&pg=PA471&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=onepage&q&f=false
  7. Personnes en âge de communier
  8. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/stream/dictionnairehist01og#page/184/mode/2up
  9. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=37649
  10. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=80072
  11. Union des associations catholiques des chefs de famille, "École et famille : bulletin mensuel de l'Union des associations catholiques des chefs de famille", juillet 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784375w/f124.image.r=Balaz%C3%A9?rk=21459;2
  12. Un monument au mort dressé cent ans après [sic] sur le site de Ouest-France, consulté le 30 décembre 2014.
  13. « Pour la 4ième fois (...) en qualité de maire », bulletin municipal n° 1 (juin 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Notice no IA00130868 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IA00130969 », base Mérimée, ministère français de la Culture