Dourdain

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Dourdain
Mairie de Dourdain.
Mairie de Dourdain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Liffré
Intercommunalité Liffré-Cormier Communauté
Maire
Mandat
Gérard Ory
2014-2020
Code postal 35450
Code commune 35101
Démographie
Population
municipale
1 128 hab. (2014)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 38″ nord, 1° 22′ 06″ ouest
Altitude 105 m
Min. 52 m
Max. 112 m
Superficie 13,8 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.dourdain.fr/

Dourdain est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Dourdain est l'une des 353 communes d'Ille-et-Vilaine. Située à 36 km au nord-est de Rennes, à 30 km au sud-ouest de Fougères et à 20 km de au nord-ouest de Vitré, la commune présente un paysage de bocages[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont, dans le sens horaire et en commençant par l'ouest, La Bouëxière, Liffré, Livré-sur-Changeon et Val-d'Izé.

Rose des vents Liffré Livré-sur-Changeon Rose des vents
La Bouëxière N Val d'Izé
O    Dourdain    E
S

Dourdain est la commune la plus à l'est de la Liffré-Cormier Communauté et du pays de Rennes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Veuvre (affluent de rive droite de la Vilaine) limite au nord le finage communal, traversé par le ruisseau de la Barbotais (affluent de la Veuvre), dont le ruisseau de Chevré forme la limite sud et le ruisseau de la Fontaine de la Cibonnière (tous deux affluents du ruisseau de la Barbotais) la limite est[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Les altitudes varient de 111 mètres pour le point culminant (entre le bourg et le hameau de la Corblais) au centre-nord du territoire communal, et 53 mètres (à la confluence de la Veuvre et du ruisseau de la Barbotais, à l'extrême ouest du finage communal. Le bourg est vers 80 mètres d'altitude.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’Office public de la langue bretonne, dans sa base de données topographique, liste les anciennes attestations suivantes : Dourdan au XIe siècle et Dorden en 1136. Selon le même site, le nom de la commune en breton est Dourdan[2].

Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou pré-gaulois basé sur un thème *dord- de sens obscur. Cette racine est identifiée dans la toponymie et l'hydronymie de la France cf. Dourdan (Essonne, Dordincum en 956); Dordives (Loiret, *Dordiva)[3].

Comme le montre la forme la plus ancienne de Dourdain, Dourdan au XIe siècle, il est probable qu'il s'agisse du même type toponymique que Dourdan (Essonne, Dordincum en 956), c'est-à-dire Dord-incum[4], le suffixe -incum (-inco) ayant régulièrement abouti à la terminaison -an, évoluée par la suite en -ain dans le cas de Dourdain (cf. panem > pan> pain, etc.).

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation néolithiques ont longtemps subsisté : l'inventaire du patrimoine cite un tumulus existant « au début du siècle » au Haut-Sérigné ou Haut-Ligné[5], Les mégalithes du département d'Ille-et-Vilaine mentionne des menhirs à La Bédouannerie, sur le coteau de la Veuvre, détruits au XIXe siècle[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La fiche d'inventaire du patrimoine indique que la paroisse existait au XIIe siècle, et que durant les guerres de Religion, la paroisse et le château du Plessis-Pillet (qui appartient depuis le XIIIe siècle aux Montbourcher, devenus à l'époque l'une des grandes familles protestantes bretonnes) sont pillés par les ligueurs[5].

Elle mentionne également l'existence d'une léproserie au Moyen Âge, dont l'emplacement est inconnu[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1639, Paul Bouan, seigneur de Châteaubourg et du Plessis-Pillet est indiqué comme étant « seigneur patron et fondateur de l'église et du presbytère de Dourdain ; il avait droit aux prières nominales après le seigneur de Sévigné »[7].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Dourdain en 1778 :

« Dourdain, à six lieues à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché, et à une lieue et ½ de Saint-Aubin-du-Cormier, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse, fondée (...) par les seigneurs du Bordage, compte 900 communiants[8]. La cure est à l'alternative. Son territoire est un pays plat, couvert d'arbres et de buissons, dont les terres sont assez bonnes. On y voit des prairies, des landes et des arbres qui rapportent beaucoup de fruits ; deux maisons-nobles, savoir la Normandais, moyenne justice, à M. de la Teillaye, et le Plessis-Pillet, moyenne justice à M. de la Celle de Châteaubourg[9],[10]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune, qui devient chef-lieu de canton lors de la Révolution française[5], est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[11].

La commune fut prise d'assaut par les chouans lors du mois de .

Article détaillé : Combat de Dourdain.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le comte de Châteaubourg, châtelain du Plessis-Pillet, fut lieutenant de louveterie et maire de Dourdain[12]. En 1851, le journal La Presse écrit :

« Les loups commencent à s'agiter dans les forêts enclavées entre les bourgs de La Bouëxière, Servon, Dourdain, Marpiré, Broons et Saint-Jean-sur-Vilaine, et la gendarmerie de Châteaubourg a déjà eu à constater de graves dégâts. Ces redoutables animaux paraissent jusqu'à présent sortir plus particulièrement de la forêt de la Corbière. Le 31 décembre [1850], un cheval et un poulain ont été dévorés sur le territoire de Saint-Jean, et une génisse sur celui de Broons. Les loups doivent être nombreux, car on entend beaucoup de hurlements dans les campagnes. On a rencontré, dans la commune de Broons, une louve et quatre louveteaux[13]. »

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Dourdain en 1843 :

« Dourdain (sous l'invocation de saint Pierre, 29 juin) : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom. (...) Principaux villages : la Corblais, la Chapronais, le Plessix-Pillet, la Touche, la Robinais, la Choltais, la Bedouannerie. Superficie totale : 1318 hectares, dont (...) terres labourables 966 ha, prés et pâtures 249 ha, vergers et jardins 11 ha, bois 4 ha, landes et incultes 93 ha (...). Moulins : 2 (Ory, la Barbotais, à eau). (...) Géologie : quartzite, schiste à 1 km au sud. On parle le français [en fait le gallo][14] »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Dourdain porte les noms de 31 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, deux au moins (François Chesnais, Eugène Riaudel) sont morts en Belgique ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Pierre Rocher[15] a été décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Joseph Boucherie[16], Aimé Guérin[17] et Francis Lecoq[18] de la Croix de guerre[19].

Trois frères originaires de la commune sont morts pendant ce conflit : outre Pierre Rocher, déjà cité, ses frères Alfred[20] et François Rocher[21], tous les trois fils de Pierre et Jeanne Marie Monnerie.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Dourdain porte les noms de deux soldats (J. Betton, F. Rabault) morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[19].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En avril 1949, l'une des toutes premières CUMA de France, dénommée "L'entraide paysanne de Dourdain" fut créée de fait (la création officielle datant de 1952) par sept agriculteurs de la commune, dont Paul Havard, un jaciste, est le principal animateur. En 1958, Paul Havard devint le délégué de la Fédération nationale des CUMA pour les régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire[22]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919[23]  ?? Regnault    
 ??  ??  ??    
mars 2001 en cours Gérard Ory DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 128 habitants, en augmentation de 9,94 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
868 828 854 1 056 1 018 1 025 1 040 1 011 997
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
964 989 1 001 954 950 962 926 950 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
845 870 882 810 842 807 805 765 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
702 680 588 560 594 706 902 1 046 1 128
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Dourdain.

La commune ne compte aucun monument historique mais deux monuments inventoriés :

Le lavoir de Dourdain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Archives[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Page « Dourdain » sur le site web de la communauté de communes du Pays de Liffré.
  2. Résultats concernant « Dourdain » dans la base KerOfis
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 251a
  4. ibidem
  5. a, b, c et d Fiche de la commune sur le site patrimoine.region-bretagne.fr/
  6. Jacques Briard, Loïc Langouët, Yvan Onnée, Les Mégalithes du département d'Ille-et-Vilaine, Institut culturel de Bretagne, 2004, p.31
  7. Émile Évellin, Excursion de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1928, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1220744/f268.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=278971;2
  8. Personnes en âge de communier
  9. Paul de la Celle de Châteaubourg, né le à Rennes, décédé le à Mézières-sur-Couesnon
  10. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome second, 1778, consultable https://archive.org/stream/dictionnairehist02og#page/78/mode/2up
  11. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  12. Christian Estève, Les tentatives de limitation et de régulation de la chasse, "Revue historique", janvier 1997, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5620138s/f155.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=21459;2
  13. Journal La Presse, n° du 18 janvier 1851, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4754037/f3.image.r=Marpir%C3%A9?rk=21459;2
  14. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&pg=PA471&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=onepage&q=Dourdain&f=false
  15. Pierre Rocher, né le à Dourdain, canonnier au 50e régiment d'artillerie de campagne, mort des suites de ses blessures le à Mourmelon-le-Grand (Marne)
  16. Joseph Boucherie, né le à Dourdain, soldat au 150e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi au Mont Sapigneul en Cormicy (Marne)
  17. Aimé Guérin, né le à Dourdain, soldat au 41e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital auxiliaire de Sainte-Menehould (Marne)
  18. Francis Lecoq, né le à La Bouëxière, soldat au 41e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Vierzy (Aisne)
  19. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=37342
  20. Alfred Rocher, né le à Dourdain, soldat au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Neuville-Vitasse (Pas-de-Calais)
  21. François Rocher, né le à Dourdain, prêtre, soldat à la 10e section d'infirmiers militaires, mort de maladie contractée en service le à Chaumont (Haute-Marne)
  22. Robert Fort, "Ils ont révolutionné le monde rural. L'aventure de la JAC en Bretagne (1930-1970)", éditions Le Télégramme, 2001 [ (ISBN 2-909292-94-0)]
  23. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. Notice no IA35010552, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Notice no IA35010592, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]