Geishouse

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Geishouse
L'église
L'église
Blason de Geishouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Saint-Amarin
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Saint-Amarin
Maire
Mandat
Gilles Steger
2014-2020
Code postal 68690
Code commune 68102
Démographie
Population
municipale
482 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 02″ N 7° 03′ 39″ E / 47.8839, 7.0608 ()47° 53′ 02″ Nord 7° 03′ 39″ Est / 47.8839, 7.0608 ()  
Altitude Min. 510 m – Max. 1 422 m
Superficie 7,28 km2
Localisation

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Geishouse

Geishouse est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants s'appellent les Geishousois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Geishouse 2.JPG

Le village de Geishouse est dominé par plusieurs points culminants des Vosges. Il est situé à l'écart de la route RN 66 qui va de Thann au col de Bussang et près du village de Willer sur Thur. Geishouse se trouve sur la route 13 B VIII à droite du village de Moosch en venant de Mulhouse. L'endroit permet aussi de rejoindre la route du Haag qui monte au Grand Ballon. Geishouse fait partie du canton de Saint-Amarin et de l'arrondissement de Thann. Le village bénéficie d'un climat particulier avec un ensoleillement très favorable et des températures généralement bien plus élevées que dans la vallée, phénomène très marqué en automne. Par temps clair, on aperçoit parfaitement les Alpes Suisses depuis le haut de Geishouse.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Langmatt
  • La Höhe
  • Runtz
  • Bachmatt
  • Lachen
  • Steinmatt
  • Renenbach

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • le Bachmattruntz
  • le Mühlerruntz

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Geishusen (1135), Geisshusen (1394), Geishuss (1576), Geishausen (1793)

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Geishouse est probablement dérivé du dialecte alsacien Geiss = chèvre et de Husen = habitations.

Apparition du village[modifier | modifier le code]

Geishouse est un village coquet en demi cercle, haut perché, entre 650 et 780 mètres d'altitude et est le plus élevé de l'arrondissement. Il s'appuie sur les contreforts sud du Grand Ballon et du storkenkopf,les deux plus haut sommet vosgiens. Il est connu depuis 1135 sous le nom de Geishusen dépendant alors de l'abbaye de Murbach qui administre le village. Pendant le haut Moyen Âge, le village est confié au bailliage de Saint-Amarin dépendant de Murbach qui est chargé de protéger les intérêts des moines. Ce sont les Lorrains qui au XIe siècle viennent s'installer en défrichant les terres et forêts encore sauvages et sont à l'origine de la création du village. Vers 1532, on recense dans le village dix fermes soumises à l'impôt.

Un village essentiellement agricole[modifier | modifier le code]

Autrefois village essentiellement agricole, Geishouse vivait de l'agriculture et de l'élevage de bovins qui constituaient les principales ressources des habitants. Vers 1616, Geishouse ne compte que 20 ménages dans des groupes de maisons dispersées.

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Mais cette tranquillité sera vite assombrie par toutes sortes de malheurs : peste, famine etc. Au cours de la guerre de Trente Ans les Suédois ravagent le village. Sur 900 habitants que compte la paroisse de Saint-Amarin dont Geihouse fait partie, il reste à peine 150 habitants. En 1679 le traité de Nimègue mettant fin aux hostilités, on compte dans le village 8 bourgeois dont 23 enfants. Il existe en outre 18 bêtes à cornes et trois chevaux. Avant la fin de l'Ancien Régime se développe timidement le tissage à coton à domicile. Des usines et mines remplacent peu à peu l'agriculture. Cependant, les mines et les machines utilisent de plus en plus de bois, au point qu'il vint à manquer aux habitants même faisant renchérir les prix qui deviennent inabordables, ce qui amène un appauvrissement de la population.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution de 1789 a des répercussions jusqu'à Geishouse. Le 25 juillet, apprenant la prise de la Bastille, une partie de la population de la vallée se révolte, rejoignant les autres cortèges qui arrivent des autres coins des villages. Pendant de nombreux siècles, la principale activité des habitants est l'élevage et l'agriculture. La population désabusée par tant de désinvolture et de mépris accueille favorablement la Révolution et la prise de la Bastille le 25 juillet 1789. L'Ancien Régime est mis à bas, et partout se mettent en place spontanément des comités qui soutiennent leurs revendications. La population de Geishouse se joint aux nombreux cortèges qui marchent vers Guebwiller, siège d'un énorme rassemblement venant apporter son soutien à la nouvelle République autoproclamée. Un premier recensement officiel en date du 15 septembre 1790 fait apparaître à Geishouse une population de 552 âmes répartie dans 103 foyers, dont 93 journaliers. Les nouvelles autorités révolutionnaires abolissent les anciens privilèges du clergé et de la noblesse et procèdent à des élections au suffrage universel pour élire un maire. La première mesure du Conseil municipal sera de demander l'autonomie de la commune qui interviendra en 1800, ouvrant de nouveaux droits pour les habitants.

Le redémarrage de l'économie[modifier | modifier le code]

Celui-ci et le nouveau Conseil municipal revendiquent dès 1803 la jouissance de la forêt et des parcelles labourables que s'étaient accaparés les seigneurs de l'ancien régime. Avec la fin de l'Ancien Régime, le tissage se développe employant de nombreux habitants de la vallée et conservant des activités paysannes. Le 13 mai 1829, le conseil municipal fait construire un bâtiment pour abriter la maison commune (mairie), l'école et le logement de l'instituteur. La montée en puissance de l'industrie du textile condamne les métiers à bras installés chez les particuliers dont les revenus étaient souvent aléatoires. Cette industrialisation bat son plein entre 1803 et 1810 permettant à de nombreux habitants de Geishouse de trouver de nouveaux débouchés plus rémunérateurs.

La période napoléonienne[modifier | modifier le code]

Entre 1813 et 1815, la chute de Napoléon entraîne dans son sillage la traversée de la vallée par les troupes russes, bavaroises et wurtembergoises ne molestant ni la population et ne commettant pas de pillages. Le 10 mai 1841, Geishouse possède enfin sa nouvelle école rénovée qui est située dans la maison Pfeiffer inhabitée depuis un certain temps. Mairie et école partagent le même toit.

Construction de l'église[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien

Le village qui dépendait jusqu'à présent de la paroisse de Saint-Amarin devient autonome à partir du 29 octobre 1860. Une église va être construite et un nouveau curé est chargé d'administrer la nouvelle paroisse. Le 1er novembre 1857 est installé le nouveau cimetière juste à côté de l'église. Pour rehausser le tout, l'administration municipale décide l'achat de trois cloches.

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

En 1870, la guerre éclate. L'administration devient allemande, les prix augmentent et la population a le sentiment de s'appauvrir. En 1888, les ouvriers de la vallée se révoltent pour demander des augmentations de salaire. En 1909, un terrible incendie détruit de nombreuses maisons dans le village.

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

En août 1914, la guerre éclate. Les troupes françaises traversent la vallée arrivant par le col d'Oderen et de Bussang. Geishouse reste aux mains des français pendant toute la Première Guerre mondiale, alors que le reste de la vallée est libérée par les troupes françaises en 1918. Après avoir pansé les plaies infligées durant les combats la vie reprend le dessus faisant repartir l'économie du pays. En 1940, la guerre éclate de nouveau, l'Alsace est annexée par le Reich allemand et les jeunes gens devront revêtir l'uniforme allemand. La libération du village interviendra le 4 février 1945.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Geishouse

Les armes de Geishouse se blasonnent ainsi :
« De gueules au bouc d'argent contourné et accorné de même, posé sur un coupeau de sinople mouvant de la pointe. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Yvette Ehlinger    
mars 2008 en cours Gilles Steger   Secrétaire de mairie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 482 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
588 480 671 804 869 859 920 887 826
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
852 864 868 873 859 806 814 774 767
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
750 671 632 626 551 525 482 456 421
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
402 352 376 423 472 489 487 486 482
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population provisoire pour 2005 : 489

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Geishouse rattaché à la paroisse de Saint-Amarin éprouve le besoin de se séparer de la mère-église. Une demande de séparation est donc formulée qui est acceptée est entérinée le 24 décembre 1856. La commune octroie généreusement des terrains à la nouvelle paroisse et lance en 1859 les travaux de construction de la nouvelle église qui sera placée sous le vocable de saint Sébastien et de saint Wendelin, patron secondaire. La nouvelle église sera achevée le 1er novembre 1857, ainsi que le cimetière autour, qui sera bénie par le nouveau curé le même jour. Le 29 octobre 1860, la commune décide l'achat de trois cloches pour la nouvelle église. N'ayant pas l'argent nécessaire pour la construction d'une tour, elle opte pour un clocher ajouré en forme de campanile, ce qui rend les trois cloches visibles.

Ancienne chapelle Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Cette chapelle fort ancienne est citée pour la première fois en 1647. Il est fort probable qu'elle devait déjà exister bien avant cette date. Cette chapelle qui avait son propre gardien servait d'église paroissiale avant la construction de l'église du village. Le gardien était chargé de sonner plusieurs fois par jour pour annoncer les bonnes et les mauvaises nouvelles et appeler les fidèles à la messe. En 1859, la chapelle est vendue à un particulier qui la transforme en maison d'habitation. Il n'existe plus alors de clocheton et des dépendances y sont ajoutées.

Ancienne borne[modifier | modifier le code]

Mairie-école (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Grotte de Lourdes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes =[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]