Lautenbachzell

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Lautenbach-Zell
La mairie.
La mairie.
Blason de Lautenbach-Zell
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Richard Gall
2014-2020
Code postal 68610
Code commune 68178
Démographie
Population
municipale
974 hab. (2012)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 28″ N 7° 09′ 00″ E / 47.9411111111, 7.1547° 56′ 28″ Nord 7° 09′ 00″ Est / 47.9411111111, 7.15  
Altitude Min. 368 m – Max. 1 420 m
Superficie 23,14 km2
Localisation

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Lautenbach-Zell est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace, sur la rive droite de la Lauch.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

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Le village de Lautenbach-Zell et son important hameau Sengern sont blottis dans la belle vallée du haut Florival avec sur son flanc nord l'imposant massif du Grand Ballon (1 424 m). L'altitude du village varie entre 350 et 420 mètres et le point le plus haut dans la montagne faisant partie du banc de Lautenbach-Zell se trouve à 1 415 mètres. Le village est situé au cœur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges et s'étire sur une longueur de 7 kilomètres le long de la rive droite de la Lauch. Lautenbach-Zell est une commune de montagne qui a une superficie de 232 ha, dont 1 781 ha de forêt. L'accès du village se fait par l'est, en traversant le pont de la Lauch en face du village de Lautenbach, en venant de la route départementale 430 par Guebwiller ou depuis la route nationale 83 par l'ouest, en allant vers la route des Crêtes par le Markstein. Les deux villages et les différents lieux-dits sont desservis par 22 kilomètres de voies communales.

Géologie[modifier | modifier le code]

La vallée est traversée par une étroite bande granitique (granit porphyroïde à biotite) d'orientation nord-sud, qui suit la faille du Boenlesgrab et le flanc est du vallon du Widersbach. La composition géologique est en grande partie du domaine des schistes et grauwackes, partiellement transformés en schistes noduleux.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Brestaberg
  • Engenborn
  • Felsenbach
  • Gustiberg (dont il existe une ferme-auberge)
  • Haul
  • Hoffen
  • La Roll
  • Mordfeld
  • Mulhlrain
  • Renspach
  • Schützle
  • Sengern (= hameau)
  • Traenck

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • le Widersbach: affluent de la Lauch (Wittersbach sur une carte de Murbach datée de 1453)
  • le Felsenbach (Sengern)
  • le Kletterbach (Sengern)
  • le Horupfbachler
  • le Schindelbach
  • le Seebach
  • Hirtzengraben: affluent de la Lauch
  • Löffelssebenruntz

Cascades[modifier | modifier le code]

  • Cascade du Kletterbach (ou en alsacien : Klaterbach)
  • Cascade de la Lauch
  • Cascade du Seebach

Rivière[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve en 1335 dans les archives le terme Lutenbach Cell, et Cella apud Lautenbach en 1354;

Construit sur un ancien ermitage[modifier | modifier le code]

Un ermitage au VIIIe siècle existait dans cette vallée encore vierge et sauvage[1] faisant vraisemblablement partie de l'abbaye de Murbach qui serait à l'origine du nom de la commune dont on trouve les premiers documents qu'à partir du 2 février 1257[2]. La vallée est peuplée de moines irlandais en provenance de l'abbaye de Reichenau pour y vivre dans la solitude et la contemplation. Ce vaste territoire fut offert aux moines de Murbach par le comte Eberhard descendant de la famille des Etichonides.

La collégiale de Lautenbach propriétaire de la partie gauche de la Lauch[modifier | modifier le code]

Croix du cimetière (1783)

La rive droite de la Lauch était la propriété des moines de Murbach et à partir du XIe siècle la partie gauche de la Lauch tomba entre les mains de la collégiale de Lautenbach gouvernée alors par Manegold de Lautenbach un célèbre moine théologien, philosophe et un redoutable polémiste religieux dont les virulentes diatribes indisposaient l'empereur du Saint-Empire romain germanique, Henri IV. Pour donner une leçon à Manegold de Lautenbach, l'empereur Henri IV envoya ses troupe ravager la vallée de la Lauch vers 1082. Celui-ci ne dut son salut qu'en se cachant dans la montagne jusqu'à ce que la colère de l'empereur s'apaise. Il est accueilli ensuite à l'abbaye de Rothenbuch en Bavière où il jouira d'une solide réputation. Le chevalier Burchard de Gueberschwihr entend parler de lui et lui demande de diriger l'abbaye de Marbach qu'il vient de fonder quelques années auparavant, ce qu'il accepte par amour pour sa patrie d'origine. En 1094 il emmène avec lui des moines de l'abbaye de Rothenbuch. La réputation de l'abbaye de Marbach et de son abbé parvient aux oreilles de l'empereur qui n'avait toujours pas digéré l'humiliante diatribe lancée contre lui à propos de la Querelle des Investitures. Il envoie des hommes le faire prisonnier et y restera quelques années dans les sinistres geôles où il succombe le 24 mai 1103[3].

Le village est constitué d'une petite communauté[modifier | modifier le code]

Le village était d'abord constitué d'une petite communauté s'adonnant à l'agriculture. Plus tard la communauté pratiquait la transhumance, surtout de l'élevage du bétail sur les hautes chaumes, près du Grand Ballon qui prit le pas sur l'agriculture. Les troupeaux étaient amenés sur les hauteurs, jusqu'au Mordfeld célèbre pour avoir été l'endroit où les sept moines de l'abbaye de Murbach furent massacrés par les Hongrois en juillet 926. On y cultivait le blé, les légumes et des plantes médicinales. Plus tard les moines plantèrent sur les collines de la vallée des vignes. Les moines défrichèrent avec l'aide de serfs les forêts pour les remplacer par de vastes prairies pour le bétail, notamment à Sengern où des fermes apparurent presque au même moment. Les moines firent des travaux sur les berges de la Lauch pour enrayer les fréquentes inondations qui envahissaient la vallée lors des fontes de neiges et de forte pluie. Ils installèrent des ponts permettant de franchir les vallons et les écarts isolés. Peu à peu au Moyen Âge apparurent des scieries et des moulins. Des querelles entre la collégiale de Lautenbach et l'abbaye de Murbach au sujet de l'eau et de la chasse étaient fréquentes.

Une centaine d'habitants en 1550[modifier | modifier le code]

Lautenbach-Zell sans le hameau de Sengern compte en 1550 vingt-deux ménages

La guerre des paysans[modifier | modifier le code]

En 1525, au cours de la guerre des paysans des troubles agitèrent toute la région. Les assaillants obligèrent les moines à quitter Murbach et à se réfugier à Guebwiller. Les villages voisins, peu atteint par les troubles, Buhl, Lautenbach-Zell, Sengern durent jurer fidélité aux moines de l'abbaye de Murbach.

Les incursions étrangères dans la vallée[modifier | modifier le code]

Vers 1375 les routiers emmenés par Enguerran de Coucy pénètrent dans la vallée sans provoquer de gros dégâts. En 1444-1445 ce sont les Suédois qui tentent de pénétrer dans la vallée. Entre 1632-1632 ce sont les Ecorcheurs du futur Louis XI et les troupes impériales qui font des razzias dans la vallée. En 1814 les Cosaques campent dans la vallée. À chaque fois ce ne sont que des bandes inorganisées qui tentent de tirer parti du désordre général qui règne alors un peu partout en France.

Lente érosion du village[modifier | modifier le code]

La guerre des Suédois n'épargne pas la vallée. En 1633, un détachement campe à Guebwiller. L'entretien des hommes de troupe est à la charge des villages du secteur. Chaque semaine, la commune de Lautenbach-Zell est tenue de fournir un veau, 10 kg de viande de porc, 24 œufs, 1/4 d'avoine, et un lièvre. En outre la commune est tenue de mettre à la disposition pour les corvées quelques habitants. Le 24 octobre 1648, le traité de Münster en Westphalie mettra fin à la guerre entre la France et l'Empire. L'article 89 de ce traité stipulait que Murbach et Lure restaient dans la dépendance de l'Empire. Ce n'est qu'en 1680 que le Conseil Souverain d'Alsace proclame la réunion de la principauté de Murbach à la France. À la fin de la guerre de Trente Ans et son cortège de malheurs, le village se trouva complètement démuni et la population avait diminué dans des proportions considérables. On fit alors appel à une immigration étrangère pour repeupler le village. Lautenbach-Zell fut repeuplé par des immigrants suisses qui viennent défricher les collines et y construisent des maisons d'habitation jusqu'au début du XVIIIe siècle. La quasi-totalité du repeuplement de la vallée du Florival se renouvela pendant cette période.

Des charbonniers s'installent dans la vallée[modifier | modifier le code]

Des charbonniers s'installèrent au fin fond de la vallée, non loin du château du Husenburg. Le 21 décembre 1741, le lac du Ballon aménagé en 1669 par Vauban avec la construction d'une écluse se rompit et déborda, les eaux se répandirent avec fureur dans toute la vallée. Les charbonniers qui étaient aux premières loges informèrent la population du danger et permirent ainsi à la population de se mettre en sécurité.

Mines et carrières[modifier | modifier le code]

Connus dès le XVIe siècle, les quelques filons de fer existant sur les pentes du Demberg, n'ont jamais fait l'objet d'une exploitation intensive et soutenue. Au lieu-dit du « Baerengrube » des mines de fer et de plomb faisaient travailler une partie de la population de Lautenbach-Zell. Au XVIIe siècle on exploitait de l'argile au lieu-dit du « Wasen » pour fabriquer des briques et des tuiles.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Ancêtre lointain des premières manufactures dont il emploie la force motrice, le moulin est un élément important du paysage pré-industriel. Lautenbach-Zell possède en 1773[4] sept moulins (une huilerie, deux moulins à farine dont l'un relève du chapitre de Murbach, 4 scieries dont l'un appartient au bourgmestre de Guebwiller, François Joseph Stoll). Ce groupe de moulins fonctionnent grâce à la force motrice de la rivière de la Lauch, dont le débit peut être régularisé grâce au réservoir du Lac du Ballon. Le village voisin de Lautenbach fait édifier sur la rive gauche de la Lauch un moulin à condition qu'elle livre du bois de chêne nécessaire à la construction de la charpente du toit de l'église de Lautenbach-Zell bénie en 1733.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Le 4 août 1789, tous les privilèges féodaux ou ecclésiastiques furent abolis. Les fondements juridiques de Murbach sur la vallée furent supprimés.

Le repeuplement[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle avec l'installation d'usines textiles dans la vallée, on assiste à une forte croissance de la population. De 780 habitants en 1801 la population passe à 1210 en 1836. le maximum est atteint en 1871 avec 2073 habitants.

Début de l'industrialisation[modifier | modifier le code]

Après la disparition de la plupart des anciens moulins, les activités industrielles sont encore représentés dans la vallée de la Lauch, par les tuileries de Buhl, de Saint-Gangolphe et de Lautenbach-Zell, et de quelques scieries. Mais dès l'époque du Premier Empire, au moment même où la première filature s'installe à Guebwiller, des industriels lorgnent du côté du haut Florival. Le village se développe à partir du XIXe siècle par l'arrivée de fabriques de tissage mécaniques de coton, et de manufactures de fil retors, soie, lin et coton. Autour des grands établissements se multiplient des entreprises plus modestes. À Lautenbach-Zell il existe 30 à 40 métiers à tisser à domicile qui travaillent surtout pour les fabriques de filature et de tissage de la vallée du Florival. Le travail y est pénible, les ouvriers passent 12 heures derrière leurs machines. L'industrialisation du haut Florival[5] apparaît comme une véritable révolution bouleversant les structures sociales de cette contrée traditionnellement agricole.

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Lautenbach-Zell est occupée par les troupes allemandes dès le début de la guerre, alors que les Français s'emparent des hauteurs et du fond de la vallée; de nombreux bombardements, les jeunes hommes engagés sur le front de l'Est, une ligne de front traversant le village, Sengeren entièrement détruite par le feu, incendié par les Allemands, Lautenbach-Zell n'est pas épargnée par la guerre.
La commune fut traversée par la ligne du front causant ainsi de nombreux dommages. Le traité de Versailles signé en 1919 restitue l'Alsace à la France.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En décembre 1940, l'Alsace est de nouveau annexée par L'Allemagne. Lautenbach-Zell ne sera libérée par les troupes françaises, et en particulier les tirailleurs marocains, que le 5 février 1945.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lautenbach-Zell

Les armes de Lautenbach-Zell se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent au lévrier rampant contourné de sable, colleté et bouclé d'or, au second de gueules au dextrochère bénissant d'argent, habillé de sable, posé en pal. »

Le lévrier évoque la tutelle exercée par l'abbaye de Murbach sur le village dont elle était propriétaire. La main qui apparaît sur le blason représente la main qui se trouvait sur celui de l'abbaye de Lure qui fut unie à celle de Murbach en 1555.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2002 2008 François Grunenbeger    
mars 2008 ---- Richard Gall    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 974 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 766 837 952 1 101 1 210 1 310 1 346 1 347
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 341 1 400 1 422 2 073 1 463 1 508 1 468 1 442 1 422
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 491 1 517 1 453 1 074 1 190 1 190 1 148 1 067 992
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
997 977 935 861 912 935 1 002 1 033 985
2012 - - - - - - - -
974 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lautenbach-Zell

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Lautenbach-Zell

L'église a probablement été construit sur un ancien emplacement où existait déjà un édifice cité en 1257 dont on peut encore apercevoir le noyau de l'ancien porche. L'église actuelle fut construite sur proposition de Léger (Casimir) de Rathsamhausen, prince-abbé de Murbach et consacrée à la date du 29 juin 1773.Sur la base de la tour existe un porche qui remonte semble-t-il au XIIIe siècle.

Oratoire Notre-Dame de Felsenbach (Sengern)[modifier | modifier le code]

Cet oratoire servait de reposoir lors des processions qui parcouraient jadis la commune, notamment lors des Rogations et de la fête-Dieu. Sur le mur du côté droit est incrusté un fragment d'une croix datée de 1815 sur sa traverse. Elle a été reconstruite en 1856 par les habitants du hameau et bénie au mois d'octobre de la même année par l'abbé Weber. Cette chapelle a vraisemblablement été construite en témoignage de l'épidémie de choléra qui sévissait alors dans la région au XIXe siècle. L'oratoire a probablement été reconstruit après la Première Guerre mondiale.

Chapelle Saint-Nicolas (Sergern)[modifier | modifier le code]

Cette chapelle est mentionnée dès 1500. La chapelle actuelle a été reconstruite vers 1628 si l'on en croit l'inscription qui figure sur le haut du porche à l'entrée sud. Une autre inscription porte l'année 1762 qui pourrait correspondre la réhabilitation de la chapelle.

Église de Sengern[modifier | modifier le code]

Le hameau de Sengern possède une église qui fut construite au XIXe siècle et bénie le 8 décembre 1890.

Oratoire de l'Oberdorf[modifier | modifier le code]

Chapelle du Wasen[modifier | modifier le code]

Calvaires et croix[modifier | modifier le code]

Croix du cimetière (1783)[modifier | modifier le code]

Cette croix se trouvant face au porche de l'église a été bénie le 26 octobre 1783 par Jean-Baptiste Mouttet, curé de la paroisse.

Croix du Niederdorf[modifier | modifier le code]

Stèle du Gustiberg (Sengern)[modifier | modifier le code]

Stèle située au bord du chemin menant au lac du Ballon après la colonie de vacances du Gustiberg. La stèle a été érigée après la guerre 1914-1918 à l'emplacement d'un cimetière militaire français. Une source coule à proximité du lieu.

Fontaine du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Fontaine circulaire du XVIIIe siècle à côté de la mairie

Fontaine se trouvant en face de la mairie qui est un bassin en forme circulaire. Le bassin ne possède aucune inscription, ni date. Sur la face inférieure du bassin on trouve des motifs qui repellent des décors du Moyen Âge.

Monument Brun[modifier | modifier le code]

Ce monument se trouvant sur la route du Markstein a été édifié en souvenir d'un fait historique se déroulant en 1914. Gaston Brun né en 1890 à Herrlisheim, jeune ingénieur français s'était porté volontaire pour aller espionner les lignes arrières allemandes dans le haut du Florival. En revenant sur les positions françaises pour faire un rapport il fut tué par erreur par une sentinelle française le 5 octobre 1914.

Monument aux morts de Sengern[modifier | modifier le code]

Monument construit en 1920. Celui-ci présente une statue en bronze de Jeanne d'Arc, libératrice de la France, canonisée en 1920. Deux reliefs en bronze rappelle deux épisodes tragiques du 25 octobre 1914, allumé par des soldats allemands, et l'évacuation de Sengern le 23 février 1915.

Châteaux en ruines[modifier | modifier le code]

Château du Husenbourg[modifier | modifier le code]

Il existait autrefois, avant le XVIIIe siècle, à l'endroit où coule le torrent de Seebach qui se jette dans la Lauch, sur un piton rocheux situé à 673 m, en amont du hameau de Sengern, un château dont le nom était Husenbourg qui appartenait à la famille de Hus. Il n'existe plus aujourd'hui qu'un amas de ruines dont les fondations d'un corps de logis.

Château du Hohenrupf (ou Hohrupf)[modifier | modifier le code]

Construit sur un piton rocheux à 813 mètres d'altitude au sud de Lautenbach-Zell, à partir du XIIIe siècle. Le château a été édifiée à la demande de Berthold de Steinbrunn, abbé de Murbach entre 1260 et 1285 pour protéger le territoire de l'abbaye lors d'attaques surprises. Il est mentionné sous le nom castrum Hohenroph en 1300. On aperçoit encore les vestiges d'un donjon carré. Le château occupe un rocher de schiste séparé du reste de la montagne par deux fossés successifs. L'espace est étroit et ne laisse la place qu'à un donjon de 10 mètres de côté. La basse-cour en contrebas emploie le premier fossé. Il reste peu de maçonnerie dans un appareil grossier lié au mortier épais. Les ruines du château ne sont accessibles que par un sentier abrupt qui était tout juste suffisant pour le passage des chevaux. On y voit encore à l'emplacement de nombreuses galeries taillées dans le roc et une tranchée qui date de la Première Guerre mondiale. Vers 1311, l'abbé de Murbach inféode le Hohenrupf au chevalier Stoer à condition qu'il fortifie l'ensemble et qu'il laisse toutefois une ouverture. En 1444, lors du passage des Armagnacs dans la vallée, un prisonnier de marque est emprisonné dans le donjon du Hohenrupf par l'abbé de Murbach[8]. En 1594, le château du Hohenrupf passe en fief aux mains des Landenberg.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Vivarium du moulin[modifier | modifier le code]

Le "Vivarium du Moulin" est un musée installé dans un ancien moulin, dont les principaux mécanismes sont encore visibles ; la roue tourne toujours. Une maquette animée reconstitue son fonctionnement. On y trouve une multitude d'espèces animales des forêts primaires tropicales et équatoriennes telles que mygales, phasmes, fourmis et autres arthropodes inconnus de nos régions. La visite s'adresse autant à un public de jeunes enfants, qu'aux adultes curieux d'apprendre.

Coordonnées GPS :

Latitude : 47°56'31.77"N Longitude : 7° 8'58.97"E

L'étang des Cygnes au Geffenthal[modifier | modifier le code]

Les randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

Anemone nemorosa

La vallée du Florival, dont Lautenbach-Zell fait partie, permet de faire de belles balades à travers les petits sentiers de la forêt et de la montagne. Il existe 62 km de parcours jalonnés au départ de la commune, ainsi que 359 km de sentiers balisés entretenus par le Club vosgien de Guebwiller. Ces parcours ont de quoi satisfaire toutes les catégories de marcheurs, que ce soient pour faire de simples promenades ou un footing de 20 km. À travers les petits sentiers de la montagne on peut se rendre aux deux châteaux en ruines (Horenrupf et Husenburg) ou visiter les cascades (ceux de la Lauch, du Kletterbach ou du Seebach). Plusieurs fermes auberges se trouvant sur les chaumes, dont celui du Gustiberg, sont très largement fréquentées par les marcheurs.

La forêt[modifier | modifier le code]

Aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus)

Longtemps les forêts du Haut Florival ont appartenu à l'abbaye de Murbach et à la Collégiale de Lautenbach. Les populations locales profitaient des avantages que leurs octroyaient les moines pour l'usage tels que l'affouage, le maronage[9], et accessoirement droit de glandée pour les porcs et pour les troupeaux de parcourir les chaumes, de ramasser les fruits, etc. Les forêts de la rive gauche appartenaient au chapitre de Lautenbach tandis que l'abbaye de Murbach possédait les massifs de la rive droite de Lautenbach. La sécularisation des biens religieux en 1789 conduisit à la constitution de forêts domaniales qui furent ou par la vente de certains d'entre elles ou le maintien en forêt communale par l'ancienneté des droits acquis. Au cours de la moitié du XIXe siècle une délimitation précise des cantonnements forestiers est fixée par arrêté préfectoral avec obligation d'implanter des pierres-bornes.

La flore[modifier | modifier le code]

Les chaumes sont le terrain de prédilection pour découvrir une flore rare et précieuse : gentiane, aconit napel, lys, martagon ou arnica. Dans le fond de la vallée on peut découvrir une myriade de fleurs durant les saisons : le perce-neige, la jonquille, l'églantier (rosier sauvage), les lamiers, les digitales, douze espèces d'orchidées, et toutes sortes d'anémones des bois..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de Lautenbach-Zell semble indiquer un ancien ermitage d'où le suffixe Zell, qui signifie cellule
  2. Bulle papale du 2 février 1257 à l'occasion de la consécration de la première église ad Ecclesiam de cella in Lutenbac
  3. Le décès de Manegold est annoncé par le nécrologe de Zwiefalten (Wurtemberg) le 24 mai 1103
  4. A.D. du Bas-Rhin, C 404, no 90, F° 43-44 et A.D. du Haut-Rhin
  5. Le nom Florival est apparu au XIe siècle lorsque le moine Fruland parle d'un val fleuri d'où est tiré le nom du Florival - florigeram vallem. D'abord appelé Blumental lors de l'installation des sœurs dominicaines à Guebwiller vers 1291
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  8. Jean Wirth : Château et féodalité de Murbach, maîtrise d'histoire, Paris-Sorbonne, 1970 et inventaire monumental du canton de Guebwiller, Paris, 1972
  9. Bois de construction

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baquol: L'Alsace ancienne et moderne : dictionnaire topographique,historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, 1865
  • Kech Maurice : Lautenbach-Zell - Journal de guerre, Lindeblaett's - Cahiers du patrimoine du Haut Florival, 1993
  • Kech Maurice : La libération de Lautenbach-Zell, Lindeblaett's - Les cahiers du patrimoine du Haut Florival, 1995
  • Jean Wirth : Château et féodalité de Murbach, maîtrise d'histoire, Paris-Sorbonne, 1970
  • Historique du château de Husenburg, Publication: Mon val fleuri, 1985

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Villages du Haut-Florival[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]