Uffholtz

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Uffholtz
Vue centrale.
Vue centrale.
Blason de Uffholtz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Cernay
Intercommunalité C.C. de Thann-Cernay
Maire
Mandat
Jean-Paul Welterlen
2014-2020
Code postal 68700
Code commune 68342
Démographie
Population
municipale
1 580 hab. (2012)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 15″ N 7° 10′ 47″ E / 47.8208, 7.179747° 49′ 15″ Nord 7° 10′ 47″ Est / 47.8208, 7.1797  
Altitude Min. 267 m – Max. 1 120 m
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Uffholtz est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Uffholtzois et Uffholtzoises.

Le village est bien situé près des villes de Cernay, Thann ou Guebwiller, et non loin de Mulhouse, équidistant de Colmar et de Belfort. C'est une commune viticole, agricole avec une zone industrielle. Depuis peu, le village a obtenu sa première fleur, qui récompense le fleurissement de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Uffholtz fait partie du canton de Cernay et de l'arrondissement de Thann. Elle est une des communes qui constitue la communauté de communes avec Cernay (1,5 km), Steinbach et Wattwiller. Uffholtz est un départ de la route des Crêtes, la D 431, est traversé par la route des Vins d'Alsace, la D 5, la route départementale 83 (ancienne RN 83) et par un chemin balisé vers St-Jacques-de-Compostelle, encore à 2 180 km. Le village est situé à une altitude de 310 mètres. La commune fait partie du ressort de l'Office de tourisme de Cernay et de la région du Vieil-Armand.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • l'Egelbach, affluent de la Thur, elle-même affluent de l'Ill.

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le vignoble est connu à Uffholtz depuis le VIIIe siècle. Jadis renommé, il a été ravagé par la guerre de 1914-1918, puis totalement rénové et replanté depuis les années 1970. La zone d'appellation AOC Alsace s'étend sur 44 ha. La commune compte des vignerons récoltants-coopérateurs et des producteurs de raisins. Tous les cépages d'Alsace sont produits sur le ban viticole de la commune. Les maisons viticoles « Camille Braun et Fils » à Orschwihr et la « Cave du Vieil-Armand » à Soultz-Wuenheim proposent des vins d'Uffholtz, pinots gris et gewurztraminer.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal repose sur le bassin houiller stéphanien sous-vosgien[1], du charbon est extrait vers 1809[2].

Animations[modifier | modifier le code]

  • Chaque année depuis 1993, est organisée la montée vers St Antoine, le samedi le plus proche de la St Antoine le Grand ou l'Ermite qui se fête le 17 janvier. Cette fête traditionnelle est présidée par un évêque et animée par une formation musicale exétieure au village. Elle vise à célébrer le culte de St Antoine, patron des bouchers et des vanniers, par une liturgie festive, à animer la région par la maintenance d'une tradition, à rétablir le pèlerinage à la chapelle St Antoine supprimé par la Révolution,à permettre les rencontres lors d'agapes.
    La chapelle saint Antoine
    La fête débute par l'accueil du prélat en mairie. A 17 h l'évêque préside la messe pontificale en l'église St Erasme. 600 pains sont bénis et partagés par le millier de fidèles. Un petit concert clos la célébration. Chaque pèlerin d'un soir reçoit une image souvenir. La fête est annoncée par des affiches, renouvelées chaque année. et Puis les fidèles marchent jusqu'à la chapelle St Antoine à travers le vignoble, les champs et la forêt à la lueur des lanternes. A la chapelle distribution de vin chaud et prières, chants, méditations et signature du registre du sanctuaire. Dans la salle des fêtes du Foyer St Erasme et à l'Auberge du Relais, agapes avec dégustation de Fleischschnacka arrosés de vins d'Uffholtz.

Jusqu'à présent la fête était présidée par les archevêques et évêques de Strasbourg, Metz, Saint-Dié-des-Vosges, Bâle, Fribourg-en-Brisgau, Grenoble, par le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon ou encore par l'abbé de l'abbaye Notre-Dame d'Oelenberg. La prochaine montée vers St Antoine se déroulera le samedi 15 janvier 2011 sous la président de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes. Cette fête, comme les 24 fenêtres de l'avent, est organisée par l'association Foyer St Erasme.

  • Vers la chandeleur, crémation des sapins de Noël sur le terrain de sports, suivie d'une soirée "Sürlawerla" dans la salle des fêtes St Erasme.
  • Le 1er mai a lieu la Foire de printemps dans les rues du village : volailles, poussins, plants, graines, fleurs, articles de jardinage, commerçants forains, jeux, exposition d'artisans, muguets, tour à dos d'ânes, buvette et repas.
  • En mai, est organisé la fête tournante de St Urbain, patron des vignerons, célébré le 25 mai. Le Syndicat viticole de Cernay et environs organise cette fête à tour de rôle dans les quatre communes de Cernay, Steinbach, Wattwiller ou Uffholtz. Messe des vignerons et dégustation gratuite des crus AOC Alsace.

La prochaine fête aura lieu à Steinbach le samedi 21 mai 2011.

  • A la mi-juin est organisé la marche populaire de montagne sous l'églide de la Fédération française des sports populaires. Trois trajets balisés de 10, 20 et 30 km, ouverts à tous, sans restrictons d'âge ni de condition physique. Sur les trajets, buvette et restauration.
  • Le premier samedi-dimanche de juillet est organisée une lecture publique de la bible. 48 lecteurs se succèdent pour lire à haute voix des extraits de la bible de leur choix, à l'église St Erasme.
  • En septembre a lieu le marché aux puces dit "Grimpelmark" ou vide-grenier dans les rues du village. Buvette et tartes flambées.
  • Chaque année au mois de décembre se déroulent à Uffholtz les 24 fenêtres de l'avent: chaque soir du 1er au 24 décembre, un spectacle a lieu à une fenêtre ou dans le jardin d'une des maisons du village auquel peuvent assister gratuitement le public. À la fin de chaque représentation, d'une demi-heure environ, les spectateurs peuvent déguster du vin chaud ou du jus de pomme chaud à la « caranoël » (une caravane transformée et peinte).
    Le spectacle débute à la crêche au centre du village. A 19 h, dès la sonnerie de l'Angelus, un berger conduit les visiteurs à la fenêtre qui va s'ouvrir. En 2009 lors des 24 spectacles l'on a compté 8000 spectateurs. Dans la salle des fêtes St Erasme, nombreux spectacles gratuits hors programme. Buvette au "Café Gilbert" et collations.
Abri de guerre devenu "abri-mémoire"

Enseignement[modifier | modifier le code]

Uffholtz possède une école primaire et une maternelle, avec classes bilingues.

Services[modifier | modifier le code]

  • 1 dépôt de pains avec épicerie et relais-postal.
  • 2 coiffeurs, "Eliane Coiffure", "J&L Coiffure".
  • 1 salon d'esthéticienne "Chouchou'thé".
  • 1 hôtel-restaurant "Auberge du Relais",(Logis de France).
  • 1 salle culturelle "Foyer St Erasme".
  • 1 bar "Dany bar".
  • 1 agence du Crédit Mutuel.
  • 1 garage "Au Vieil-Armand".
  • 1 supérette ("Ed").

Secteurs secondaire et tertiaire[modifier | modifier le code]

Dans la zone industrielle et artisanale qui s'étend entre Thur et Nationale 83 sont implantées :

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le village possède depuis 1866 un corps de sapeurs-pompiers, qui fonctionne comme centre de première intervention. À voir au bâtiment des sapeurs-pompiers : pierre d'angle de l'an 2000 avec des motifs évoquant les activités du village (œuvre de René Girardin).

Histoire[modifier | modifier le code]

Uffholtz est cité pour la première fois en 823, faisant partie de l'abbaye de Murbach. En 1252, Ulric de Ferrette et l'abbé de Murbach sont en guerre au sujet de l'advocatie et des droits sur le village. À partir du 1347, le village fait partie du bailliage de Wattwiller après le décès de la veuve du dernier comte. Entre Uffholtz et Wattwiller, on voit les restes du château de Herrenfluh. Ce château fut construit par Jean de Saint-Amarin, surnommé Nortwind, avec l'autorisation de l'abbé Conrad, qui lui octroya en 1312 la montagne à titre de fief. Le recueil des fiefs de Murbach au XIVe siècle nous apprend qu'Hermelin de Nortwind et son frère Bourcard ont été investis par l'abbé du château Herflu. Depuis cette époque, on ne le vit plus figurer dans aucune charte. En 1739 se produisent des émeutes anti-juives avec le pillage de plusieurs maisons et de la synagogue dans le village. Aux XVIIIe et XIXe siècles, Uffholtz est le siège d'un rabbinat. Au cours de la Révolution, le village est envahi par des révolutionnaires de Saint-Amarin qui pillent les maisons juives et la cour dimière. Au cours de la Première Guerre mondiale, le village situé au pied du Hartmannswillerkopf dit aussi Vieil Armand, est détruit entièrement. La commune est décorée de la Croix de guerre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Uffholtz

Les armes d'Uffholtz se blasonnent ainsi :
« D'azur au lion d'argent. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2007 Cécile Weinstoerffer    
2007 en cours Jean-Paul Welterlen MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Erasme.


En 2012, la commune comptait 1 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 131 1 057 1 145 1 367 1 833 1 940 1 852 1 815 1 813
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 706 1 769 1 626 1 618 1 465 1 520 1 532 1 475 1 429
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 463 1 483 1 418 790 1 170 1 310 1 287 1 174 1 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 186 1 169 1 231 1 327 1 303 1 385 1 493 1 518 1 592
2012 - - - - - - - -
1 580 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Erasme[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à St Erasme, évêque et martyr du IVe siècle. Reconstruite dans les années 1920, elle remplace l'église de 1825 fortement sinistrée par les bombardements de 1914 - 18. Plus vaste et plus majestueuse que l'ancienne, elle est caractérisée par sa façade en grès rouge et son clocher de style néo-baroque. La nef centrale et les deux nefs latérales se trouvent sous le même toit. Elle possède de très belles boiseries : chœur, stalles, chaire, confessionaux, buffet d'orgue, sacristie. Deux vitraux de 1927 avec St Erasme et St Antoine. Les autres vitraux sont de 1955 et ont remplacé ceux détruits lors des combats de la Libération entre octobre 1944 et le 4 février 1945. L'autel principal s'inspire de l'église St Sulpice de Paris. La chaire s'inspire de celles des cathédrales belges. Orgue Rinckenbach de 1930. La première église connue était érigée dans l'actuel cimetière. Elle a été démolie vers 1825.

Chapelle Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

Chapelle dédiée à Saint Antoine le Grand, second patron de la commune. Ermite d'Égypte, IIIe siècle. Le vignoble qui entourait "le Clos de Saint Antoine" était célèbre par la qualité de ses vins. Située sur la ligne du front des Vosges en 1914, la chapelle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. Elle a été reconstruite en 1958. Autrefois un ermite vivait dans une annexe de la chapelle.

Abri mémoire d'Uffholtz[modifier | modifier le code]

L'abri mémoire qui a ouvert ses portes le 20 juin 2010 se trouve dans un des rares bâtiment d'Uffholtz non détruit lors de la guerre 1914-18. Apres de long travaux de rénovations, l'abri mémoire a ouvert ses portes au public. L'entrée est gratuite et une location de livres est proposée aux visiteurs. Aujourd’hui réhabilité en centre culturel et patrimonial, l’Abri Mémoire fait partie d’un programme global de valorisation du patrimoine de mémoire et des vestiges de la Grande Guerre, en lien avec le site du Hartmannswillerkopf.

En tant que centre de ressources et lieu de pratiques artistiques et culturelles, l’Abri Mémoire propose des espaces de rencontre et d’éducation autour de l’Histoire, la Mémoire et la Paix.

L'Abri mémoire pourrait devenir l'écrin d'une horloge géographique de la Paix réalisée par l'artiste Alexis Astier.

Vestiges du château du Herrenfluh[modifier | modifier le code]

Ruines du Herrenfluh.

Les ruines se dressent sur un éperon rocheux à 800 m d'altitude offrant une vue imprenable sur la plaine d'Alsace. Élevé au XIIIe siècle par Jean de Saint Amarin surnommé Nordwind, pour défendre les territoires de l'Abbaye de Murbach. Durant la Première Guerre, le piton servait de poste d'observation à l'armée française. Il fut détruit par les obus de l'armée allemande. Accès uniquement à pied.

Refuge[modifier | modifier le code]

Dans la forêt d'Uffholtz, au sommet du Molkenrain, à 1120 m, refuge des "Amis de la nature" de Thann. Dortoirs pour les randonneurs.

Croix de la peste[modifier | modifier le code]

Maison à tourelle (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Borne de Lucelle[modifier | modifier le code]

Dalle armoriée de la famille de Schauenbourg[modifier | modifier le code]

Abri de pâtre (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

L'abri des pâtres, communément appelé en dialecte alsacien "Hirtahisla", est érigé dans les anciens pâturages au sud-est de la commune, près des limites banales de Staffelfelden et Wittelsheim. Rare abri de bergers en pierre, il a été rénové et est ouvert au public. Accès uniquement à pied. (voir article au-dessus)

Fontaine aux carpes (1908)[modifier | modifier le code]

Oratoire "Schaecher" (1813)[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Meyer, télégraphiste et inventeur, né à Uffholtz le 29/04/1830, décédé à Malzéville (Meurthe et Moselle) le 27/07/1884.
  • Aloÿs Claussmann, (1850-1926) organiste et pianiste né à Uffholtz.
  • Jean-Baptiste Troppmann mécanicien, empoisonne Jean Kink et sa famille pour s'emparer de son argent. Il est condamné à mort et exécuté le 19 janvier 1870 après avoir fait la une des journaux à la veille de la guerre de 1870.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne), p. 184-185.
  2. Conseil des mines, Journal des mines: ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rapportent, vol. 26, Bossange et Masson,‎ (lire en ligne), p. 233-238.
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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