Urbès

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Urbès
La mairie d'Urbès.
La mairie d'Urbès.
Blason de Urbès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Cernay
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Saint-Amarin
Maire
Mandat
Claude Ehlinger
2014-2020
Code postal 68121
Code commune 68344
Démographie
Population
municipale
442 hab. (2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 02″ Nord, 6° 57′ 24″ Est
Altitude Min. 442 m – Max. 1 225 m
Superficie 12,68 km2
Localisation

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Urbès

Urbès (prononcé [yrbɛs] ou [urbɛs] ; en alsacien Ourwèss) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dernier village alsacien avant le col de Bussang, Urbès occupe un vallon encaissé d'origine glaciaire.

C'est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Urbeis (1216), Vrbeis (1357), Zu ober Vrbays (1495), Urbis (1576), Urbs (1580), Urbis (1654), Urbes (1793), Urbay (1801).
En alsacien Urwes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Citée sous le nom d'Urbeis dès 1192, la localité faisait partie de la commune de Mollau, territoire de l'abbaye de Murbach, jusqu'à la Révolution. Des mines de cuivre y étaient exploitées du XVIe au XVIIIe siècle, puis l'industrie textile s'y implanta au XIXe siècle.

Le projet d'un tunnel ferroviaire devant traverser le massif des Vosges fut mené sur plus de 4 km à partir de 1932, mais abandonné en 1938[2],[3],[4].

Cette galerie fut aménagée sur 1 800 m par les nazis pour servir d'usine fabriquant des pièces pour moteurs d'avions pour le compte de Daimler-Benz. Près de 1 000 déportés provenant de toute l'Europe y furent déportés entre mars et octobre 1944. Ce camp fut une annexe de Dachau et du Struthof.

Les nazis édifièrent un barrage à 1 860 m de l'entrée pour capter les eaux de ruissellement. Aujourd'hui, cette importante réserve d'eau potable alimente une grande partie des communes de la Communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin[5].

Patrimoine et sites[modifier | modifier le code]

orgues datant de 1850[7],[8],
presbytère[9].
  • Monuments commémoratifs :
Monument aux Morts, Plaque commémorative du 3e R.T.A., Mémorial du tunnel d'Urbès, Monument commémoratif des Fusillés au Col de Bussang, Carré militaire dans le cimetière communal, Tombes militaires : Trois tombes de soldats allemands situées dans le cimetière communal[10],
Mémorial du tunnel d'Urbès[11],
Cimetière[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Urbès

Les armes d'Urbès se blasonnent ainsi :
« Coupé de sinople et de gueules, à la roue de voiture à huit rais d'or en chef, à la lampe antique de mineur d'argent en pointe, à la fasce ondée d'argent brochante sur la partition. »[13]

Armoiries créées en 1978. Le sinople évoque les prairies et les forêts, la face ondée symbolise le See, l'ancien lac devenu tourbière, tandis que la roue de voiture rappelle le trafic actif dès le Moyen Âge. La lampe est celle des mineurs du cuivre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

L'église d'Urbès, consacrée en octobre 1847.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[14]:

  • total des produits de fonctionnement : 476 000 €, soit 1 037 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 521 000 €, soit 1 135 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 285 000 €, soit 622 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 210 000 €, soit 458 € par habitant.
  • endettement : 393 000 €, soit 854 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 10,65 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,54 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 107,69 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1966 Antoine Weber   Démissionnaire pour raison de santé
décembre 1966 mars 1983 Eugène Neff (1916-2007)   Contremaître à la Manufacture d'impression de Wesserling
mars 1983 mars 2001 Gilbert Ehlinger    
mars 2001 en cours Claude Ehlinger    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 442 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
448 550 678 871 907 890 1 000 1 036 1 035
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1 096 1 063 1 056 931 863 823 781 811 774
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
799 800 730 676 659 834 640 616 613
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
562 541 493 502 486 473 474 467 442
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Economie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine de Genssane, chef de la Compagnie des mines d’Alsace et de Franche-Comté qui a créé une filiale locale "la société des mines d’Urbès"[17],[18].

Photographies[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3ème Charte 2012 - 2024
  2. Le tunnel d'Urbès. Camp de concentration nazi
  3. On le sait, le train a failli passer par Urbès
  4. Le tunnel d'Urbès : le chantier des apprentis du CFA BTP de Cernay
  5. Un pont sans rien, ni route, ni rail
  6. « église paroissiale Saint-Wendelin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no IM68006375 », base Palissy, ministère français de la Culture, de Joseph Callinet(facteur d'orgues)
  8. Inventaire de l'orgue
  9. « presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Monument aux Morts, Plaque commémorative du 3e R.T.A., Mémorial du tunnel d'Urbès, Monument commémoratif des Fusillés au Col de Bussang, Carré militaire dans le cimetière communal, Tombes militaires : Trois tombes de soldats allemands situées dans le cimetière communal
  11. Urbès - Haute Alsace. Mémorial de la Déportation : Projet 2012 à 2016 : Le tunnel – Kommando du Kl Natzweiler/Struthof
  12. « cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Archives Départementales du Haut-Rhin
  14. Les comptes de la commune de Urbès
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  17. Mine Saint Antoine située à Urbès, entre le Tunnel ferroviaire inachevé et le Col de Bussang
  18. Antoine de Genssane deviendra correspondant de l'Académie Royale des Sciences en 1757
  19. en mémoire de l'exécution de résistants par les nazis