Château d'Estaing

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Château d'Estaing
Image illustrative de l'article Château d'Estaing
Le château d'Estaing vu depuis le sud-ouest.
Période ou style Médiéval
Type Château
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Guillaume de Balzac
Destination initiale Habitat seigneurial
Protection Logo monument historique Classé MH (1945)
(sauf chapelle moderne)
Site web http://estaingdouze.fr/chateau/accueil.php
Coordonnées 44° 33′ 14″ nord, 2° 40′ 22″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Rouergue
Région Occitanie
Département Aveyron
Commune Estaing

Géolocalisation sur la carte : France

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Château d'Estaing

Géolocalisation sur la carte : Occitanie

(Voir situation sur carte : Occitanie)
Château d'Estaing

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(Voir situation sur carte : Aveyron)
Château d'Estaing

Le château d'Estaing, est un château français implanté sur la commune d'Estaing, dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Ancienne demeure de la famille d'Estaing qui s'est éteinte en 1794, il est attesté avant le XIIe siècle[1] et relevait des comtes de Rouergue.

Il a été acheté en 2005 par Valéry Giscard d'Estaing, son frère Olivier et leur cousin Philippe.

Classé monument historique, le château est ouvert à la visite[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château d'Estaing, est construit au confluent du Lot et de la Coussanne, sur un promontoire qui domine le village d'Estaing, dans le quart nord-est du département de l'Aveyron.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

La façade est.

Le château est la demeure de l’ancienne famille d'Estaing, qui donna à l’histoire du Rouergue et à celle de France de nombreux personnages, militaires et religieux.

On cite premièrement Déodat ou Dieudonné ou Tristan d’Estaing[3], héros de la bataille de Bouvines, lors de laquelle il aurait sauvé la vie de Philippe Auguste en 1214. En récompense de ce fait d’armes, il aurait reçu le droit de placer trois fleurs de lys à son blason[4]. Toutefois, ces armes sont anciennes et il n'est probablement pas besoin d'une explication par la faveur royale : un acte de Pierre d'Estaing, archidiacre de Rodez en 1270, était scellé de cet écu d'azur à trois fleurs de lis, armes adoptées par la dynastie de Valois un siècle plus tard[5].

Le cardinal Pierre d'Estaing ou encore François, évêque de Rodez, et Charles Henri, amiral de France, commandant de la flotte française envoyée pour soutenir la guerre d'indépendance des États-Unis, seraient également nés dans cette demeure.

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Sous la Première République, le château est saisi comme bien national et vendu par lots après que l'amiral d'Estaing (1729-1794), dernier représentant mâle de la maison d'Estaing a été guillotiné. En 1836, les religieuses de Saint-Joseph achetent le château pour en faire un couvent, une école et un lieu d'édification spirituelle.

Le château est classé monument historique le en totalité, hormis sa chapelle moderne[6].

Valéry Giscard d'Estaing, son frère Olivier Giscard d'Estaing, et leur cousin Philippe, achètent le château à la commune d'Estaing en . Selon eux, l'achat répond à une logique de mécénat pour sa restauration et l'ouverture de plusieurs salles au public. Valéry Giscard d'Estaing précise qu'il envisage « la programmation de concerts, de rencontres et de conférences » et souhaite également « faire une place pour [ses] archives personnelles de président de la Convention européenne »[7]. Certains regrettent un circuit de vente inélégant[8]. En effet, la congrégation des religieuses de Saint-Joseph avait vendu le château à la commune en dessous du prix du marché[9], afin que celui-ci redevienne patrimoine public et aussi pour empêcher qu'il ne tombe entre les mains d'un acheteur étranger ; or, la commune d'Estaing l'a cédé cinq années plus tard aux Giscard d'Estaing, arguant d'« un faible pour la famille Giscard »[10].

C'est ainsi que le château est vendu deux fois — en 2000 et en 2005 — sans appel d'offres, sans publicité et en écartant un autre acquéreur sérieux qui se présentait. Le Monde titrait : « Après le nom, le château »[11]. The Sunday Times[12] : « The natives are revolting at Château Giscard ». Le Figaro notait[13] : « […] dans dix ans il aura des subventions et un jour les visiteurs contempleront le cèdre où il avait l'habitude de s'entretenir avec Sésostris II ». Et la Neue Zürcher Zeitung[14] a démonté une combinaison qui visait probablement à transférer le bien à la famille Giscard d'Estaing sans surenchère inopportune : les sœurs de Saint-Joseph, qui possédaient le château depuis 1834, ont déclaré en ce sens au magazine Point de vue avoir préféré vendre à la commune, parce que cela « ne leur plaisait pas » de vendre à la famille Giscard d'Estaing.

D'après le maire d'Estaing, Jean Pradalier, la municipalité est satisfaite de ne plus avoir à gérer ce monument, dont la gestion était lourde, et espère accroître son rayonnement par la célébrité de son propriétaire[15].

Le projet de musée historique[modifier | modifier le code]

Un buste du chevalier Tristan Dieudonné d'Estaing a été exhumé en 2013 d'une maison de Fijaguet (dans l'Aveyron[16]) bâtie en 1832. Il est l'œuvre de Victor Causse (1842 - 1869), élève du sculpteur ruthénois François Mahoux (1836-1901) qui a également eu pour élève Denys Puech (1854-1942). Il a été remis par ses découvreurs à la fondation Valéry Giscard d'Estaing, le , lors des fêtes de la Saint Fleuret. Il est désormais exposé au château d'Estaing, siège de la fondation de l'ancien président de la République française.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château est constitué de bâtiments de hauteurs différentes organisés autour d'une terrasse. Il est composé de plusieurs bâtiments des XVe, XVIe et XVIIe siècles construits autour d'un ancien donjon carré dont le sommet est cantonné de cinq tourelles et d'une couverture en forme de lanterne, et d'une terrasse qui domine le Lot. Le pavillon d'entrée, le château et les terrasses sont les parties classées monument historique[6].

Une nouvelle chapelle a été construite au XXe siècle à côté de celle des seigneurs d'Estaing, datant du XVe siècle.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Première mention de la baronnie d'Estaing en 1028.
  2. Bienvenue au Château d'Estaing, consulté le 14 octobre 2017.
  3. Jean Joseph Robert Calmon-Maison, L'Amiral d'Estaing (1729-1794), Calmann-Lévy, 1910, p. 2.
  4. Ce fait est peut-être fondé sur de faux actes voir.
  5. Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, t. 1, Rodez, 1853, Google Livres, consulté le 14 octobre 2017.
  6. a et b « Château », notice no PA00094021, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 octobre 2017.
  7. Des médias européens expriment leur scepticisme devant ces affirmations : Le Monde du 24 décembre 2004, Le Figaro du 22 février 2005, Neue Zürcher Zeitung du 15 février 2005, The Sunday Times du 16 janvier 2005
  8. Point de vue suivi par Neue Zürcher Zeitung, 15 février 2005
  9. AFP, Toulouse, 23 décembre 2004 : « Mais c'était une transaction entre amis et un prix d'amis [...] »
  10. Le Monde, 24 décembre 2004
  11. 24 décembre 2004
  12. 16 janvier 2005
  13. 22 février 2005
  14. 15 février 2005
  15. « Quand Giscard se fait guide en son château d'Estaing », Le Monde, 20 septembre 2009.
  16. Il existe deux villages de Fijaguet dans le département de l'Aveyron, l'un à Rodelle, l'autre à Valady.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]