Alitalia

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Alitalia
Logo de cette compagnie

The pleasure of flying « made in Italy »

AITA OACI Indicatif d'appel
AZ AZA ALITALIA
Repères historiques
Date de création 1946 Création d'Aerolinee Italiane Internazionali
1957 Fusion avec Linee Aeree Italiane
2009 Refondation
Généralités
Basée à Aéroport Léonard-de-Vinci
Programme de fidélité MilleMiglia
Alliance SkyTeam
Taille de la flotte 123
Nombre de destinations 101 destinations
Siège social Drapeau de l'Italie Fiumicino[1]
Société sœur Air One
Alitalia CityLiner
Effectif 12.628 (2009)
Dirigeants Luca di Montezemolo président
Site web www.alitalia.com/fr_fr/
Données financières
Chiffre d'affaires 2 921 M€ (2009)[2]
Résultat net -326 M€ (2009)[2]

Alitalia, ou de son nom complet Alitalia - Società Aerea Italiana, est la principale compagnie aérienne italienne. Elle est créée en 1946. En difficulté chronique, elle subit une première tentative de privatisation en 2006, puis Alitalia est privatisée en 2008 au travers de la structure Compagnie aérienne italienne, tout en étant fusionnée avec Air One. En 2014, elle est partiellement acquise à hauteur de 49 % par Etihad.

Depuis juillet 2001, elle fait partie de l’alliance SkyTeam (comme notamment le groupe Air France-KLM, Aeroflot, AeroMexico, China Southern Airlines, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, Garuda Indonesia et Korean Air) et est également membre de SkyTeam Cargo. Son chiffre d’affaires s’élève à plus de 5 milliards d’euros. Sa flotte comprend 142 appareils en opération et l’effectif du personnel était d'environ 12 500 employés. Elle transporte plus de 24 millions de passagers par an.

Histoire[modifier | modifier le code]

Logo d'Alitalia entre 2008 et 2015

Si le nom de la compagnie peut remonter à celui de la Società Area Avio-Linee Italiane (ALI) créée dans les années vingt du XXe siècle, sous l’impulsion de Fiat, la société actuelle n’a été créée qu’après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, avec l’appui de Trans World Airlines (TWA) et de British European Airways (BEA) qui financèrent Aerolinee Italiane Internazionali et Linee Aeree Italiane (LAI), qui finirent par fusionner en septembre 1957.

Sa création[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 1946, la société Alitalia - Aerolinee Internazionali Italiane est créée à Rome avec des capitaux entièrement privés. Elle adopte un logo comportant une flèche ailée. Elle deviendra opérationnelle à partir du 5 mai 1947 avec son premier avion civil, un trimoteur Fiat G.12 "Alcione", piloté par Virgilio Reinero. Le premier vol partira de Turin à destination de la capitale Rome puis Catane, en Sicile.

Le 6 juillet 1947, le Savoia-Marchetti SM.95 "Marco Polo" effectua le premier vol international, de Rome à Oslo avec 38 marins norvégiens à bord. En mars 1948), la compagnie inaugurait sa première liaison intercontinentale avec un Lancastrian, un vol de 36 heures pour relier Milan, Rome, Dakar, Natal, Rio de Janeiro, San Paolo et Buenos Aires[3].

À la fin de l'année 1949, la flotte est complètement renouvelée : quatre Douglas DC-4, achetés à la Pan Am. En 1950, le premières hôtesses de l'air font leur apparition. Leur uniforme était dû à la maison de haute couture italienne Sorelle Fontana. Le 31 octobre 1957, la holding d'État dont dépendait la compagnie, l'IRI, impose la fusion entre les compagnies Alitalia et LAI - Linee Aeree Italiane, l'autre compagnie aérienne d'État. C'est ainsi qu'est née Alitalia - Linee Aeree Italiane, la nouvelle compagnie devient alors l'unique compagnie aérienne nationale, la compagnie aérienne porte-drapeau italienne; Sa base est alors située à l'aéroport international de Rome Ciampino[4].

Son développement[modifier | modifier le code]

L'année 1960 marquera l'affirmation de la compagnie sur la scène internationale avec sa désignation de transporteur officiel des Jeux olympiques d'été de Rome. À cette occasion, la compagnie se dote de ses premiers avions à réaction, des Douglas DC-8 et des Caravelle. Elle s’éloigna de ses investisseurs britanniques dans les années soixante pour devenir une compagnie entièrement à capitaux italiens à la fin de la décennie. La compagnie dépasse alors le million de passagers transportés dans l'année. Sa base est déplacée de l'aéroport de Rome Ciampino au nouvel aéroport de Rome Fiumicino, ouvert le 11 janvier 1961[5].

Le 3 juin 1964, la compagnie crée une filiale à Naples baptisée ATI - Aero Trasporti Italiani, pour assurer les liaisons nationales. En 1965, la compagnie dépasse les 3 millions de passagers transportés. De nouveaux avions enrichissent la flotte, les DC-9/30 sur lesquels des repas chauds sont servis. En 1967, Alitalia abandonne son siège historique dans le quartier romain de Parioli, Via Maresciallo Pilsudski, et se transfère dans le gratte-ciel de l'EUR[6].

En 1969, Alitalia est le première et la seule compagnie aérienne en Europe à disposer d'une flotte composée uniquement d' avions à réaction. Elle adopte également une nouvelle identité visuelle. Jusqu'à présent, les livrées comportaient les couleurs blanc et gris sur le fuselage, avec un bandeau de cinq lignes bleu ciel et deux noires au niveau des hublots. Sur la queue, figure le drapeau italien et le nom ALITALIA en majuscules est inscrite au centre du fuselage, au-dessus de la rangée de hublots. L'ancien logo avec sa flèche ailée est remplacé par la lettre A, prenant la forme de la queue de l'avion avec les couleurs du drapeau italien. Le fuselage est désormais entièrement balnc avec une large bande verte (en jargon cheatline) au niveau des hublots[7].

Le 5 juin 1970, le premier Boeing 747, baptisé "Neil Armstrong", est mis en service. Il assure la liaison Rome-New York. En 1973, la compagnie met en service sur les liaisons intercontinentales les trimoteurs McDonnell Douglas DC-10. La même année, Alitalia ouvre des liaisons vers l'Extrême-Orient et dessert Tokyo[8].

Mais la dérégulation internationale des années soixante-dix fut assez rude pour la compagnie. Elle rata ses différentes tentatives de diversification dans le tourisme ou au travers de compagnies plus petites comme Aermediterranea, formée en mars 1981 (55 % du capital appartenant à Alitalia et 45 % à ATI) avec sept DC-9-30 provenant de la flotte Alitalia[9].

En 1980, Alitalia inaugure sa propre école de vol à Alghero, en Sardaigne. En 1982, Alitalia passe le cap des 10 millions de passagers transportés. La flotte s'enrichit des nouveaux McDonnell Douglas MD-80 et Airbus A300/B4[10].

Dans les années 1990, Alitalia transportait plus de 28 millions de passagers par an mais les tensions syndicales et le plan d'investissements massifs ont produits des résultats très décevants.

En juin 1991, le siège social d'Alitalia est transféré dans le nouveau "Centro Direzionale" (NCD) de la Magliana, à Rome. La flotte s'enrichit encore avec les nouveaux appareils McDonnell Douglas MD-11 et les Airbus A321 en 1994 pour développer les liaisons moyens courriers. La compagnie dépasse les 20 millions de passagers transportés[11].

En 1993, Alitalia transporta 38.7% des passagers des vols internationaux et fut classée la troisième compagnie aérienne européenne après Lufthansa et British Airways[12]. En 1995, Alitalia a transporté 1 voyageur italien sur 2 qui a pris un avion[13].

Le 1er novembre 1996, sa filiale Avianova fut baptisée Alitalia Team, pour la gestion des liaisons moyens et longs courriers a bas coût disposant de 9 ATR-42, 4 ATR-72, 5 Fokker 70, 1 Boeing 767, 14 Airbus A321 et 7 MD-82 (ces trois derniers types d’avions étant prêtés par la maison mère). Elle inaugure son premier site web. En 1997, Alitalia crée Alitalia Express, pour développer le transport régional[14]. Alitalia Team S.p.A. a fini par être absorbée avec Alitalia S.p.A. alors qu’Alitalia Express S.p.A. subsiste en tant que société mais sans avoir une importante autonomie d’image.

En 1996, le CEO Domenico Cempella propose un plan de développement ambitieux qui prévoit une association avec la compagnie néerlandaise KLM et l'ouverture du nouveau Hub à Malpensa. L'association avec KLM amène la création de deux joint-ventures, l'une pour le transport des passagers, l'autre pour le fret qui devaient être la première étape avant la fusion des deux compagnies. Mais en 2000, la compagnie hollandaise rompt unilatéralement ses engagements. Alitalia engagera alors une action légale avec un arbitrage international qui condamnera en 2002 la compagnie KLM à verser une indemnité à Alitalia d'un montant de 250 millions d'euros. KLM sera absorbée par Air France en 2003.

Première de difficulté et l'entrée dans SkyTeam[modifier | modifier le code]

Après un mariage avorté avec KLM en 2001, Alitalia est entrée dans une spirale descendante, aggravée par la réduction du marché après le , avec pour l’exercice 2003 une marge opérationnelle négative, égale à -9,4 % du chiffre d’affaires. Une des causes qui a provoqué la grave crise qu'à connue la compagnie italienne Alitalia, à partir du milieu des années 1990, est certainement l'ouverture des marchés imposée par l'Europe, notamment l'ouverture à la concurrence des liaisons nationales avec l'apparition de compagnies étrangères à très bas coûts qui ne devaient pas supporter de charges sur les salaires. Les attentats du 11 septembre 2001 à New-York ont fait chuter de façon immédiate et très importante la fréquentation sur les vols intercontinentaux, une spécialité d'Alitalia ce qui l'a empêchée d'investir pour adapter son offre à la nouvelle demande des passagers[15].

Cette même année, Alitalia signe un accord de coopération avec Air France et entre dans l'alliance SkyTeam créée un an plus tôt, une des principales alliances entre compagnies aériennes dont les membres étaient alors Air France, Aeroméxico, Delta Air Lines, Korean Air et CSA Czech Airlines. L'accord avec la compagnie nationale française prévoyait une participation croisée à hauteur de 2% du capital de chacun ce qui permettait aux dirigeants de chacune des compagnies de faire partie du Conseil d'Administration de l'autre. Francesco Mengozzi, alors PDG d'Alitalia, confirmé dans ses fonctions par le Gouvernement Berlusconi II, voulait œuvrer pour une fusion avec Air France qui aurait donné à l'IRI 35% du capital du nouveau groupe mais le gouvernement italien refusa cette disposition[16]. Cet accord commercial prévoit notamment de développer un système multi hub, basé sur les aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, aéroport de Milan Malpensa, aéroport de Rome Fiumicino et le développement du partage de code en Europe et dans les vols intercontinentaux. Pour les vols entre l’Italie et la France, les compagnies opèrent en coentreprise. Il y a actuellement[Quand ?] 582 vols hebdomadaires dont 30,6 % sont assurés par Alitalia, mais Cimoli a récemment souhaité que ce partage des vols soit mieux équilibré.

En 2002, Alitalia met en service les nouveaux appareils Boeing 777-200ER en remplacement des anciens Boeing 747. En janvier 2004, le groupe Alitalia comptait 21.294 salariés dont 4.418 assistants de vol et une flotte de 157 appareils plus 3 en commande. Le capital était détenu en majorité par l'État italien (62,4%), d'autres actionnaires comme les salariés disposaient de 3(35,6%) et Air France (2%). le groupe Alitalia comprenait la compagnie Alitalia et ses filiales Alitalia Express (100%), Alitalia Team (100%), Eurofly (20%)[17].

Pour redresser cette société publique en grande difficulté économique depuis 2003, le gouvernement italien a d'abord désigné en mai 2004 Giancarlo Cimoli, précédemment président des Ferrovie dello Stato (chemins de fer), comme président et administrateur délégué (qui a tenu ce poste jusqu'en février 2007). Plus de 5 000 licenciements ont été envisagés pour éviter la faillite de la compagnie (chiffre ensuite réduit à 3 500 seulement après accord avec les syndicats fin septembre 2004). Massimo Chieli, le directeur des ressources humaines, a détaillé le plan de relance, en précisant que la compagnie aérienne serait divisée en deux sociétés : Alitalia Fly (11 700 employés) pour le transport proprement dit, et Alitalia Service (9 000 employés) pour les activités au sol. C’est à partir de cette scission que serait pratiquée, entre 2005 et 2006, le dégraissage concernant un quart des effectifs : 1 570 suppressions d’emplois pour Alitalia Fly, dont 450 pilotes et 1 050 personnels navigants commerciaux (PNC : hôtesses et stewards) et 3 430 chez Alitalia Service. Une bonne partie des activités de cette dernière filiale devrait être externalisée. L’objectif est d’économiser chaque année environ 315 millions d’euros sur la masse salariale et de rapprocher les coûts d’exploitation d’Alitalia de ceux des compagnies européennes équivalentes.

En 2005, Alitalia remporte l'adjudication lors de la vente de du groupe aérien italien Volare SpA qui contrôlait la compagnie aérienne à bas coût Volare Airlines et la compagnie de charters Air Europe. Cette même année, la compagnie revoit très légèrement son identité visuelle avec notamment un nouveau logo et des écritures moins anguleuses[7].

À la suite d’un séminaire gouvernemental franco-italien de janvier 2005, la reprise de l’alliance entre le groupe Air France et Alitalia a été confirmée par les deux gouvernements. « L’Alitalia a ses problèmes à résoudre et nous les résoudrons », a déclaré Silvio Berlusconi, et ensuite on se dirigera vers l’intégration pour créer une unique compagnie franco-italienne, propos confirmés par Jean-Pierre Raffarin. L’administrateur délégué, Giancarlo Cimoli a confirmé ces propos en marge du sommet : « une fois que la société aura une situation plus positive d’un point de vue comptable, elle vaudra davantage et elle ira vers l’alliance avec KLM et Air France ».

En novembre 2005, Air France a annoncé qu'elle participerait à l'augmentation de capital prévue en décembre de façon à ne pas diluer sa participation de 2 % qu'elle souhaitait maintenir.

Une augmentation de capital pour redresser les finances de la compagnie s'est déroulée du 14 novembre au , selon les résultats provisoires communiqués par Monte Titoli S.p.A., les parts souscrites représentent 1 250 160 756 sur un total de 1 257 562 072 parts proposées, pour une valeur totale de 1 000 128 604,80 euros (99,4 % de l'offre).

un A319-100 de la compagnie

Poursuite des difficultés et privatisation[modifier | modifier le code]

La crise s'accentue en 2006, avec un premier semestre catastrophique, avec pour conséquence une perte de 10 % de sa valeur en bourse en une journée le 13 septembre 2006. La compagnie souffre d’une taille trop petite, de l’éclatement de ses activités sur deux plates-formes principales (hubs), Milan-Malpensa et Rome-Fiumicino, et de la situation excentrée de l’Italie pour les lignes transatlantiques. Elle est en outre durement attaquée par les compagnies à bas coûts — à l’international, telle Ryanair qui assure 13 % des liaisons internationales de et vers l’Italie (contre 20 % pour Alitalia) et sur le marché national, par des compagnies comme Meridiana ou Air One, où sa part de marché n’excède pas 50 %.

En fin d'année 2006, le Gouvernement Prodi II décide de privatiser la compagnie, en vendant 30,1% (puis 39,9%) du capital, ce qui obligeait l'acquéreur à exercer une OPA. Le 13 février, le Trésor public italien annonce que seuls 5 candidats (sur 11) sont invités à préciser leur offre pour la mi-avril en matière de privatisation. Ces repreneurs étaient :

  • AP Holding de Carlo Toto, propriétaire d'Air One ;
  • M&C Management & Capitali Spa - Cerberus European Investments LLC - ELQ Investors Ltd - Lefinalc Spa (ce dernier avec à la tête Alcide Leali) ;
  • MatlinPatterson Global Advisers LLC ;
  • Texas Pacific Group Europe LLP ;
  • Unicredit Banca Mobiliare Spa.

L'appel à candidatures échoue après huit mois de délai pendant lesquels tous les candidats potentiels se sont retirés. En janvier 2007, Air France renonce dans un premier temps à participer à cet appel d'offres et la fusion n'est plus à l'ordre du jour. Les accords de coopération de 2001 et 2003 restent toutefois en vigueur. Le 14 février 2007, le ministre italien de l'Économie annonce que d'une deuxième phase durera 9 ou 10 semaines et se terminera à la mi-avril avec l'évaluation des offres préliminaires. Le contrat de privatisation devrait être conclu pour la mi-juin. La meilleure offre économique ne sera pas « le premier élément d'évaluation » afin de choisir l'acquéreur. Il précise que l'État italien achète en quelque sorte un plan industriel avec ses qualités. Le ministre a rappelé qu'Alitalia a accumulé des pertes entre 1996 et 2006 égales à 3,2 milliards tandis que les actionnaires ont versé 4,5 milliards d'euros. Le Trésor n'exclut pas de conserver une quote-part mais l'État italien cédera bien le contrôle de la compagnie.

La compagnie aérienne russe Aeroflot a exprimé en avril 2007 son souhait de devenir copropriétaire d'Alitalia : cette nouvelle a été rendue publique par Unicredit, un des principaux groupes financiers d'Europe doté de 1 000 milliards de dollars d'actifs et associé de la compagnie aérienne russe dans le projet. Le directeur général d'Aeroflot, Valeri Okoulov, a déclaré qu'un troisième partenaire pourrait rejoindre le tandem Aeroflot-Unicredit[18]. La compagnie russe et Unicredit se sont retirés de la course le 27 juin 2007, faute d'informations fiables.

Le un nouveau PDG est nommé en remplacement de M. Libonati, Maurizio Prato qui est chargé par le Ministère des Finances de poursuivre la voie de la privatisation de la compagnie. Il fait valider par le Conseil d'Administration du 30 août le retour de la compagnie sur un seul hub de Rome Fiumicino ainsi que la réduction importante de la base de Milan Malpensa. Le quasi abandon du hub milanais lui vaudra une action judiciaire de l'exploitant de l'aéroport, la SEA, et une réclamation de 1,25 milliards d'indemnités pour préjudice. La société a été déboutée.

Lors de la seconde tentative de privatisation, plusieurs compagnies internationales se sont portées candidates : Air France-KLM, Lufthansa, AP Holding (propriétaire de la compagnie Air One), Aeroflot ainsi qu'un groupement d'entrepreneurs italiens conduit par Antonio Baldassarre, Directeur Général de la RAI pendant le Gouvernement Berlusconi II.

Le 21 décembre 2007, le conseil d'Administration d'Alitalia choisit Air France-KLM comme interlocuteur privilégié pour engager les discussions concernant son offre de prise de participation[19],[20]. Le 15 mars 2008, Alitalia accepte l'offre d'Air France-KLM qui prévoit une offre publique d'échange de 100% des actions Alitalia avec l'échange de 160 actions Alitalia pour une action Air France-KLM ainsi qu'une offre publique d'achat de la totalité des obligations convertibles Alitalia. Tout cela évaluait le montant de la compagnie à 1,7 milliards d'euros en incluant la recapitalisation à hauteur de 1 milliard, 138.5 millions pour l'achat des actions Alitalia, valorisées à 0,099 euros chacune et 608 millions pour les obligations convertibles. L'offre était aussi soumise à conditions : obtenir l'accord complet des syndicats, l'engagement écrit du gouvernement italien à maintenir en l'état les droits du trafic d'Alitalia, (NDR : obligation de la Loi italienne de maintenir la continuité territoriale avec les îles réservé aux compagnies nationales aérienne et maritime avec les subventions pour que les passagers ne payent pas la distance effectuée en mer), la signature d'un accord avec la société de services "Aéroports de Rome" sur les niveaux de services nécessaires pour la mise en œuvre du Business Plan 2008-2010, un accord avec Fintecna et Alitalia Servizi qui prévoit le retour au sein d'Alitalia d'activités comme la maintenance et les services à terre, la renégociation de certaines clauses des contrats de service et le retrait du contentieux avec la SEA. Les exigences françaises devaient être réglées avant le 31 mars 2008. Pour la compagnie italienne Alitalia, il était prévu qu'elle garde son autonomie, son identité strictement italienne, sa marque, son logo et sa livrée. Il était prévu un plan de réduction de 2.100 salariés. En échange de quoi, comme imposé dans le cahier des charges, l'État italien garderait une participation de 1,4% du capital du nouveau groupe franco-italo-hollandais et un conseiller pendant les 6 premières années dans le Conseil d'administration de la nouvelle Alitalia. La flotte serait réduite à 149 appareils. Le nouveau groupe disposerait de trois bases, Amsterdam, Paris et Rome[21].

Lors de la campagne électorale en Italie de mars 2008, Alitalia est le thème économique principal[22]. Le 2 avril 2008 le PDG Maurizio Prato démissionne. Cette décision fait suite à la déclaration de Silvio Berlusconi[23] qui se refusait à garantir qu'en cas d'une nouvelle désignation comme chef du gouvernement, il aurait validé de telles conditions de vente de la compagnie nationale. Le gouvernement italien, conduit par Romano Prodi repousse sa décision ce qui permet au PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta d'annoncer le 21 avril le retrait de l'offre française[24]. Le lendemain de l'annonce française, le Conseil des ministres italien publie un décret qui concède un prêt de 300 millions d'euros à la compagnie aérienne nationale italienne à rembourser avant le 31 décembre[25],[26].

Le gouvernement italien et la compagnie confient une mission de conseil à la banque Intesa Sanpaolo pour définir la procédure à suivre pour relancer une nouvelle fois la privatisation de la compagnie Alitalia. De fortes rumeurs laissaient entendre que la meilleure solution serait de placer la société sous administration judiciaire, dans le cadre de la Loi Marzano, et de fusionner Alitalia avec Air One. La mission de la banque expirait fin août.

Le 30 juillet, le plan de la banque nommé Fenice est débattu lors du Conseil d'Administration d'Alitalia. Le projet prévoit de créer une nouvelle société qui reprendrait les actifs de l'actuelle avec une réduction de 3.250 emplois. La nouvelle société aurait comme actionnaire Ap Holding du Groupe de Carlo Toto qui contrôle Air One. Fin août, le Conseil d'administration d'Alitalia dépose auprès du tribunal de Rome une demande de placement en cessation de paiement. La société est alors mise sous administration judiciare et Augusto Fantozzi est nommé commissaire.

Dans la soirée du lundi , la nouvelle société CAI-Compagnia Aerea Italiana, dirigée par Roberto Colaninno, fait parvenir au commissaire Fantozzi une offre d'achat à Alitalia. Au vu de l'avis favorable des syndicats mais le refus des pilotes et assistants de vol oblige la CAI à retirer son offre d'achat le 18 septembre[27]. Le 15 septembre 2008. la compagnie fortement endettée, y compris pour payer son carburant, obtient la signature d'un plan de restructuration industrielle qui porterait les effectifs de la nouvelle compagnie, baptisée Compagnie aérienne italienne (CAI) et dirigée par Roberto Colaninno à 12 500 salariés au lieu des 19 000 que comptait Alitalia. Ces 12 500 se décomposent en 1 550 pilotes, 3 300 hôtesses et stewards et 7 650 techniciens. Le 22 septembre, le commissaire Fantozzi publie un nouvel appel à candidatures pour le rachat d'Alitalia, mais aucune candidature n'est enregistrée. Le 29 septembre 2008, toutes les parties prenantes, syndicats de salariés et pilotes signent un accord qui permettrait à la société CAI de reprendre la gestion de la société à partir du [28],[29].

Selon une enquête du quotidien économique italien Il sole 24 ore publiée le 11 septembre 2008, une action Alitalia cotée à la Bourse de Milan, valait 10 euros en 2001 mais seulement 1,57 euros en 2006[16].

Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore du , le groupe Air France-KLM serait, après de multiples rebondissements, in fine, le partenaire aérien choisi par la CAI, en prenant une participation de 20 % dans la nouvelle compagnie italienne (soit environ 200 millions d'euros). La nouvelle Alitalia, fusionnée avec Air One de Carlo Toto, aura un capital de 1,1 milliard d'euros, financé par la banque d'affaires Mediobanca. Mais le même jour, Silvio Berlusconi, juste après un sommet germano-italien, semble donner sa préférence à une alliance avec Lufthansa : un de ses porte-parole précise juste après que c'est la CAI et non le gouvernement qui négocie cette éventuelle alliance[30].

Le 20 novembre 2008, Augusto Fantozzi accepte formellement l'offre de la CAI : cette dernière paiera 100 millions d'euros au comptant, 327 millions d'euros étant le complément provisoire à payer dans les six mois (et pour partie, à 24 mois) et 625 millions seront les dettes hypothécaires. Cela représentera 936 millions pour la seule Alitalia, 57 millions d'euros pour Alitalia Servizi, 6 millions pour Alitalia Airport, 20 pour Alitalia Express et 33 pour le groupe Volare. La date de fin des opérations pour Alitalia SpA était prévue au 30 novembre 2008 : à partir du 1er décembre 2008, tous les coûts auraient dû être supportés par la société présidée par Roberto Colaninno. Tous les droits de décollage et d'atterrissage (et tout le trafic) à l'exception du fret sont prévus dans cette acquisition, y compris 93 aéronefs (évalués 625 millions) dont 64 pour lesquels Alitalia est propriétaire (même si certains sont hypothéqués) et 29 en leasing opérationnel. L'activité fret sera cédée à part de même que certaines activités annexes, évaluées entre 500 et 700 millions d'euros.

Le 11 décembre 2008, la société CAI signe, avec la société AP Holding, le rachat des compagnies aérienne Air One, EAS (European Avia Service) et Air One Technic. Après avoir racheté également la compagnie Alitalia, l'ensemble donnera naissance à la nouvelle compagnie aérienne nationale italienne[31]. Le 12 décembre 2008, la Compagnia Aerea Italiana (CAI) signe avec le commissaire Augusto Fantozzi l'achat des actifs d'Alitalia – Linee Aeree Italiane S.p.A. pour un montant de 1,052 milliards d'euros[32],[33]. Le contrat prévoit que 12 639 salariés d'Alitalia soient réembauchés.

Le , La Repubblica et les autres quotidiens italiens annoncent avec certitude un achat d'Air France à hauteur de 300 millions d'euros, porté ensuite à 323 millions d'euros le 12 janvier 2009, ce qui en fera l'actionnaire principal de la nouvelle compagnie à hauteur de 25 %[34]. Elle disposera de 3 représentants au conseil d'administration et deux au comité exécutif. Début novembre 2010, l'administrateur délégué d'Alitalia, Rocco Sabelli a annoncé qu'il souhaitait que les deux groupes fusionnent, mais les actionnaires s'y opposent pour le moment[35].

Le 17 décembre 2011, Alitalia a mené des pourparlers à haut niveau sur une possible fusion avec Air France, qui détient déjà le quart du capital de la compagnie aérienne italienne, a rapporté samedi le quotidien Il Messaggero. "La mission d'Alitalia à Paris pour un mariage avec Air France", a titré le journal, expliquant que des responsables d'Alitalia ont rencontré vendredi à Paris le patron du groupe Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta. Gaetano Micciche, responsable de la branche investissement de la banque Intesa Sanpaolo, qui a contribué à la mise au point de l'accord de 2008 qui a sauvé Alitalia d'une imminente banqueroute, participait à ces entretiens, selon le journal.

Reprise par Etihad Airways[modifier | modifier le code]

Le , la commission européenne donne son feu vert pour l'entrée au capital de Etihad Airways, compagnie d'Abu Dhabi, à hauteur de 49%. Cette opération permet un refinancement de la compagnie après plusieurs années de pertes[36].

Réseau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Destinations d'Alitalia.

Flotte[modifier | modifier le code]

Airbus A321-100 de la compagnie Alitalia atterrissant à Londres.
Avion d'Alitalia à l'Aéroport de Turin
Embraer Alitalia à l’atterrissage à Nice

Au 23 septembre 2004, elle comprenait 193 aéronefs, dont 23 long-courriers et 170 courts et moyen-courriers. En 2005, elle ne détenait plus que 184 appareils dont 129 qui lui appartiennent en propre. Elle comprend notamment des Boeing 777 et 767, des McDonnell Douglas MD-80, des Airbus 319, 320 et 321, des Embraer et des ATR. Fin 2005, elle semble contrainte d'hypothéquer ses 129 avions afin d'obtenir une ligne de crédit auprès d'une institution financière américaine.

Au 31 mars 2008, sa flotte consiste en 172 (+ 5 du Groupe Volare) avions, 147 court et moyen-courriers et 25 long-courriers. Pour les vols intercontinentaux, Alitalia emploie 10 B-777-200 et 10 B-767-300 dans leur version « extended range » et 5 cargos MD-11. Sur les vols intérieurs et les autres routes, Alitalia utilise 11 A-320, 23 A-321, 12 A-319, 71 MD-80, 10 ERJ-145 et 6 ERJ-170 ainsi que 10 turbopropulseurs ATR-72.

La flotte devrait être réduite à 145 unités environ au , lors du lancement de la nouvelle compagnie, la CAI. En janvier 2009, elle comprend donc 148 aéronefs, dont 10 Boeing 777-200 ER, 2 Airbus 330, 6 Boeing 767-300ER, 23 Airbus 321, 38 Airbus 320 (11 livrée Alitalia, 2 livrée Volare Web et 25 livrée Air One), 12 Airbus 319, 23 MD80-82, 18 Boeing 737, 10 Bombardier CRJ 900 et 6 Embraer 170.

La flotte du groupe Alitalia, au (en incluant les aéronefs d'Air One et de Volareweb) était de 150 aéronefs[37]:

  • 85 aéronefs Alitalia (2 A330, 6 B767, 10 B777, 12 A319-112, 11 A320-214, 23 A321-112, 23 MD-80)
  • 6 aéronefs Alitalia Express (6 E170-100ST)
  • 2 aéronefs Volare (2 A320-214)
  • 47 aéronefs Air One (2 A330-202, 26 A320-216, 4 B737-300, 14 B737-400 et 1 RJ-70 en wetlease)
  • 10 aéronefs Air One CityLiner (10 CRJ900ER)

En 2009, 9 Airbus A320 sont entrés en service, surtout sur le trajet Linate-Fiumicino. En 2013, Alitalia aura 90 A320 et 12 A330[38].

Au 31 décembre 2009, sa flotte consiste en 157 avions: 18 long-courrier, 123 moyen courrier et 16 régional:

  • 113 aéronefs Alitalia (2 A330-200, 6 B767-300, 10 B777-200, 12 A319, 37 A320-21X, 23 A321, 23 MD-80)
  • 6 aéronefs Alitalia Express (6 E170)
  • 2 aéronefs Volare (2 A320-214)
  • 26 aéronefs Air One (9 A320-216, 3 B737-300, 14 B737-400)
  • 10 aéronefs Air One CityLiner (10 CRJ900)

Au 31 décembre 2010, sa flotte consiste en 147 avions: 20 long-courrier, 111 moyen courrier et 16 régional:

  • 125 aéronefs Alitalia (4 A330-200, 6 B767-300, 10 B777-200, 12 A319, 52 A320-21X, 23 A321, 18 MD-80)
  • 6 aéronefs Alitalia Express (6 E170)
  • 1 aéronefs Volare (1 A320-214)
  • 5 aéronefs Air One (3 A320-216, 2 A320-214)
  • 10 aéronefs Air One CityLiner (10 CRJ900)

Les 25 et 27 octobre 2012, les derniers vols du B767 et du MD82 furent respectivement effectués auprès d'Alitalia. La compagnie profitera désormais de moins de coût d'entretien, grâce à moins de types et à une génération plus moderne de sa flotte.

En novembre 2013, la flotte opérationnelle comporte 139 aéronefs, ainsi répartis :

  • I-DISA, l'un des Boeing 777-200ER d'Alitalia.
    10 Boeing 777 200ER, avec 293 passagers
  • 12 Airbus A330 290, de 230 à 283 passagers
  • 18 Airbus A321, 200 passagers
  • 48 Airbus A320, 165 passagers
  • 22 Airbus A319, 165 passagers
  • 5 Embraer 190, 100 passagers
  • 15 Embraer 175, 88 passagers
  • 9 Airbus A320 en livrée Air One smart carrier, 165-180 passagers
Flotte Alitalia (05/2016)[39],[37],[40]
Type En service Commandes Passagers Routes Remarques
Business Economy Plus Economy Total
Airbus A319 22 138 138 moyen
Airbus A320 42 165 165 moyen
Airbus A321 12 200 200 moyen
Airbus A330-200 14 20 17 219 256 long
Boeing 777-200ER 11 1 30 24 239 293 long EI-DDH en livrée SkyTeam
Embraer 175 15 12 - 74 88 régional Exploités par Alitalia CityLiner
Embraer 190 5 12 - 88 100 régional Exploités par Alitalia CityLiner
Total 123 1
Commandes et options (2015)[41],[42]
  • Flotte Alitalia :
    • Airbus A330-202: 13 commandes fermes par Aircraft Purchase Fleet[43] pour Alitalia (10 déjà livrés et 3 avions à livrer).
    • Airbus A319-111: 10 commandes fermes par Aircraft Purchase Fleet[43] pour Alitalia (8 déjà livrés et 2 avions à livrer)
    • Airbus A320-216: 33 commandes fermes par Aircraft Purchase Fleet[43] pour Alitalia (31 déjà livrés et 2 avions à livrer)
Classes et cabines[45]
  • Magnifica - business class : classe affaires sur les destinations intercontinentales avec avions à long courrier.
  • Ottima - business class : classe affaires sur les vols internationaux court et moyen-courriers.
  • Classica plus - premium economy class : classe économique premium sur les destinations intercontinentales avec avions à long courrier.
  • Classica - economy class : classe économique sur tous les vols.

Groupe[modifier | modifier le code]

Alitalia - Linee Aeree Italiane (1947-2009)[modifier | modifier le code]

Au 10 novembre 2004 a été créée la société ALITALIA Servizi S.p.A., filiale à 100 % d’Alitalia. Cette création est la première action concrète de la nouvelle organisation du groupe pour atteindre son plan industriel 2005-2008.

  • Alitalia Express S.p.A. (filiale à 100 %) : compagnie aérienne devenue CAI-First avec six avions en janvier 2009. (Alitalia Team a été fusionnée avec Alitalia en 2002). Capital social : 23 400 000 €.
  • Atitech S.p.A. (filiale à 100 %) : manutention et réparation. Capital social : 32 039 941,56 €.
  • Alitalia Airport S.p.A. (filiale à 51 %) : assistance au sol. Capital social : 7 650 000 € dont les 3/10e versés.
  • GA 2000 Travel Service Ltd (100 %) : vente de billets et services connexes.
  • Global Executive Travel Selections Inc. (filiale à 100 %) : vente de billets et services connexes.
  • Aviofin S.p.A. (filiale à 100 %) : achat et gestion dans le transport aérien. 516 460 €.
  • Alinsurance S.r.L. (Aviofin S.p.A. 88 %, ALITALIA 6 %, Aeroporti di Roma S.p.A. 6 %) : assurances. 104 000 €.
  • Alitalia Maintenance Systems S.p.A. (Actionnaires : ALITALIA 60 %, Lufthansa Technik A.G. 40 %) : manutention, révision et réparation. 10 120 000 €.
  • SISAM – Società Italiana Servizi Aerei Mediterranei S.p.A. (en liquidation) : services. 1 548 000 €.
  • Alitalia Servizi S.p.A. (filiale à 51 %, Fintecna 49 %) : cette société doit exercer toutes les activités de soutien et d’aide aux compagnies aériennes. 120 000 €.
  • VOLARE GROUP (Volare Airlines et Air Europe) : filiale à 100 %, devenue CAI-Second, avec 2 avions en janvier 2009)

Alitalia - Compagnia Aerea Italiana (2009-aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

La Compagnie aérienne italienne (en italien Compagnia aerea italiana, souvent abrégée en CAI) est une société par actions, au capital de 1,1 milliard d'euros, présidée par Roberto Colaninno. Créée à l'été 2008 et soutenue notamment par Mediobanca et Intesa Sanpaolo, elle réunit des entrepreneurs désireux de reprendre les actifs utiles d'Alitalia, en forte crise économique et financière. Ses activités qui réunissent aussi les vols opérés par Air One, auraient dû débuter au , mais le transfert a été reporté au , date à laquelle les opérations de la nouvelle compagnie ont débuté[46].

Cette société a pris in fine le nom d'Alitalia le 30 décembre 2008.

En janvier 2009, Air France en achète 25 % (pour 323 millions d'euros), ce qui en fait le principal actionnaire, avec trois membres au conseil d'administration et deux au comité exécutif[47].

Depuis 2012 la compagnie est en grande difficulté et des négociations sont en cours début 2014 avec la compagnie Etihad Airways;

Groupe CAI
Administration
Corporate Data
  • Nom: Alitalia - Compagnia Aerea Italiana S.p.A.
  • Siège social: Piazza Almerico da Schio, Pal. RPU – 00054 Fiumicino (RM)
  • Codice fiscale et Partita Iva: 02500880121
  • Repertorio Economico Amministrativo Rome: 1225709
  • Capital social: 668.355.344,00 i.v.
Conseil d'administration

Il est composé de 19 membres, dont 3 sont désignés par Air France-KLM[48]:

Comité exécutif

Il est composé de 9 membres, dont 2 sont désignés par Air France-KLM[49]:

  • Roberto Colaninno, Gabriele Del Torchio, Angelo Massimo Riva, Gaetano Miccichè, Carlo Toto, Ernesto Monti, Jean-Cyril Spinetta, Bruno Matheu, Antonio Turicchi.
Conseil de surveillance

Il est composé de 8 membres, dont 3 sont suppléant[50]:

  • Giovanni Barbara (Président), Giorgio Silva (auditeur), Graziano Visentin (auditeur), Tommaso Di Tanno (auditeur), Antonino Parisi (auditeur), Pietro Michele Villa (suppléant auditeur), Domenico Busetto (suppléant auditeur), Eugenio Graziani (suppléant auditeur).
Actionnaires

Les actions de la société sont ainsi distribuées[51]:

25 % de la société est détenue par Air France-KLM (actions de catégorie B)
75 % de la société est détenue par un consortium d'actionnaires (Compagnia Aerea Italiana S.p.A.) (actions de catégorie A)

Données chiffrées[modifier | modifier le code]

Chiffres clés exercice 2002
  • Trafic passagers
    • passagers transportés : 22,205 millions
    • passagers-km : 30,02 milliards
    • taux d’occupation moyen : 70,8 %
  • Trafic fret et courrier
    • tonnes-km : 1,378 milliard
    • taux de remplissage : 67,1 %
  • Données financières (millions d’euros)
    • chiffre d’affaires : 4 748 (-10 % par rapport à 2001) — ce CA dépasse 5 000 000 000 € en 2004.
    • résultat opérationnel : -118,5
    • résultat avant éléments exceptionnels et impôts : -260,5
    • résultat (bénéfice) : 93,1
    • investissements : 1 101
Chiffres clés 1994-2010 (source: AEA)
Année passagers
transportés
(000)
passagers-km
(mill)
sièges-km
(mill)
taux
d'occupation
moyen (%)
notes destinations
(Italie, Europe,
au-delà Europe)
avions
totals
1994 14 536.0 26 962.3 39 148.8 68.9 Alitalia L.A.I. (AZ)
1995 20 897.7 31 952.8 45 697.7 69.9 Alitalia L.A.I. (AZ)
1996 23 137.9 34 556.2 50 136.8 68.9 Alitalia L.A.I. (AZ) 110 (22 + 42 + 46) 158
1997 24 551.6 35 992.3 50 171.4 71.7 Alitalia L.A.I. (AZ) 116 (22 + 45 + 49) 144
1998 24 178.4 35 561.0 51 611.3 68.9 Alitalia L.A.I. (AZ) 122 (23 + 52 + 47) 148
1999 24 177.8 36 690.0 54 437.0 67.4 Alitalia L.A.I. (AZ) 141 (23 + 67 + 51) 155
2000 25 590.5 40 618.2 56 550.3 71.8 Alitalia L.A.I. (AZ) 110 (24 + 58 + 28) 158
2001 24 514.2 36 124.3 50 953.9 70.9 Alitalia L.A.I. (AZ) 116 (24 + 56 + 36) 168
2002 21 860.7 29 617.6 41 694.7 71.0 Alitalia L.A.I. (AZ) 129 (25 + 68 + 36) 177
2003 22 244.7 31 254.2 43 564.5 71.7 Alitalia L.A.I. (AZ) 82 (23 + 33 + 26) 195
2004 21 988.4 34 366.3 48 181.3 71.3 Alitalia L.A.I. (AZ) 94 (22 + 44 + 28) 190
2005 24 041.8 37 245.0 50 411.7 71.9 Alitalia L.A.I. (AZ) 182
2006 24 089.9 37 736.3 51 283.6 73.6 Alitalia L.A.I. (AZ) 186
5 812.5 3 381.6 5 900.5 57.3 Air One (AP) 39
2007 24 426.7 38 078.7 51 166.9 74.4 Alitalia L.A.I. (AZ)
7 092.8 4 080.6 7 105.5 57.4 Air One (AP)
2008 18 048.0 29 205.5 42 629.3 68.5 Alitalia L.A.I. (AZ) 69 (22 + 25 + 22) 172
7 404.1 4 229.2 7 245.7 58.4 Air One (AP) 42 (22 + 18 + 2) 56
2009 21 218.4 28 417.9 43 355.4 65.5 Alitalia C.A.I. (AZ+XM+VE+AP+CT) 73 (24 + 36 + 13) 157
2010
(septembre)
17 663.9 24 793.6 34.960.8 70.9 Alitalia C.A.I. (AZ+XM+VE+CT) 83 (28 + 41 + 14) 154

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Copyright." Alitalia. Consulté le 15 juin 2010.
  2. a et b (it) « Il Cda di Alitalia approva il progetto di bilancio 2009 », sur VareseNews (consulté le 19 novembre 2015)
  3. « Alitalia - La Cronistoria - 1946-1948 » (consulté le 27 avril 2016)
  4. « Alitalia - La Cronistoria - 1949-1957 » (consulté le 27 avril 2016)
  5. « Alitalia - La Cronistoria - 1960-1961 » (consulté le 27 avril 2016)
  6. « Alitalia - La Cronistoria - 1964-1967 » (consulté le 27 avril 2016)
  7. a et b Alitalia, la vera storia del nuovo logo della compagnia - Giornalettismo, 8 giugno 2015.
  8. « Alitalia - La Cronistoria - 1969-1973 » (consulté le 27 avril 2016)
  9. Worls Airlines Directory, Flight International 2 avril 1983 p. 868
  10. « Alitalia - La Cronistoria - 1980-1984 » (consulté le 27 avril 2016)
  11. « Alitalia - La Cronistoria - 1991-1994 » (consulté le 27 avril 2016)
  12. Alitalia : Una privatizzazione italiana de Roberto De Blasi, Claudio Gnesutt.
  13. rainews.it.
  14. « Alitalia - La Cronistoria - 1996-1997 » (consulté le 27 avril 2016)
  15. ilgiornale.it.
  16. a et b fonte: Repubblica: Il commento di Eugenio Scalfari del 14 settembre 2008.
  17. FLIGHT INTERNATIONAL 16-22 MARCH 2004 (pag 83)
  18. Une source proche de la compagnie aérienne russe a confié qu'il s'agissait d'Air France, source qui n'a jamais été confirmée.
  19. Alitalia - 21/12/2007 Determinazioni del Consiglio di Amministrazione.
  20. Comunicato Stampa sul sito web del ministero
  21. Corriere.it «Alitalia, Air France: offerta condizionata I sindacati: "Con le spalle al muro", da Corriere della Sera, 16 marzo 2008.
  22. Angelo Panebianco, Pasticci con le Ali, in "Corriere della sera", 25 marzo 2008.
  23. [1], da La Repubblica.
  24. «Air France rinuncia ad Alitalia», in "Corriere della Sera", 21 aprile 2008.
  25. «Alitalia: dal governo prestito di 300 milioni, Prodi: "Troppe interferenze su Air France"», da Corriere della Sera, 22 aprile 2008.
  26. «Alitalia, il prestito ponte rafforzerà il patrimonio», da Sole 24 ore, 22 maggio 2008.
  27. Le Corriere della sera, version électronique, du 18 septembre 2008.
  28. Corriere della Sera: Alitalia, Cai presenta l'offerta vincolante
  29. Il Giornale: Alitalia, Cai verso offerta vincolante
  30. La Repubblica, édition internet du 18 novembre 2008.
  31. Alitalia, firmato l'accordo con Cai Colaninno: "Scelta partner a gennaio" - LASTAMPA.it
  32. Alitalia ceduta a Cai per 1,05 miliardi - Corriere della Sera
  33. Cai acquista gli asset di Alitalia "Milano e Roma sullo stesso piano" - economia - Repubblica.it
  34. Air France-KLM devient actionnaire minoritaire d'Alitalia, Groupe Air France-KLM, 12 janvier 2009.
  35. « Alitalia: vers une fusion avec Air France? », journal Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  36. « Usine Nouvelle - La commission européenne donne son feu vert », sur www.usinenouvelle.com/,‎ (consulté le 17 novembre 2014)
  37. a et b Alitalia fleet et Alitalia Programma di cessione
  38. http://corporate.alitalia.it/it/Images/pr_01_10_2009_tcm6-35042.pdf
  39. http://www.aviazionecivile.com/vb/showthread.php?p=1035084
  40. https://www.planespotters.net/airline/Alitalia
  41. « Air One fait l’acquisition d’A350 et d’A330 »,‎ (consulté le 30 mai 2009)
  42. « Airbus: Orders & Deliveries »,‎ (consulté le 16 février 2010)
  43. a, b et c Aircraft Purchase Fleet est une société de leasing irlandaise détenue par Carlo Toto, qui a repris les commandes de Air One, qui louera ces avions à Alitalia (lien web).
  44. http://www.aerocontact.com/actualite_aeronautique_spatiale/ac-alitalia-finalise-son-contrat-avec-embraer~11657.html
  45. Découvrez les services de bord Alitalia
  46. Le Monde du 2 décembre 2008.
  47. Le Parisien, notamment.
  48. Board of Directors - Alitalia (16-05-2013)
  49. Executive Committee - Alitalia (16-05-2013)
  50. Board of Statutory Auditors - Alitalia (16-05-2013)
  51. Shareholders - Alitalia (16-05-2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]