Christian Salmon

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Christian Salmon
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Christian Salmon est un écrivain et chercheur français contemporain. Il a publié une dizaine d'ouvrages sur le récit, la censure et l'engagement des intellectuels. En 2007, son livre Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits décrit l'impact des nouveaux usages du récit dans la communication politique, le management et le marketing.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christian Salmon est diplômé de l’Institut d’études politiques et de l’École supérieure de commerce et d’administration des entreprises[1]. En 1978, il soutient une thèse de doctorat à l’École des hautes études en sciences sociales sur Le rêve mathématique de Nicolaï Boukharine, première période: 1905-1923.[2] En 1982, il est engagé comme ingénieur d'études au Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL, UMR CNRS-ÉHÉSS) où il est brièvement l'assistant de Milan Kundera[3], et il y reste jusqu'en 2014.

Critique littéraire à Libération et au Nouvel Observateur, il prend en 1991 la direction du Carrefour des littératures européennes de Strasbourg (CLES). En 1993, avec l'appui de plus de trois cents intellectuels, il fonde et anime le Parlement international des écrivains, une association de solidarité avec les écrivains persécutés[4]. Le bureau exécutif compte Adonis, Breyten Breytenbach, Jacques Derrida, Édouard Glissant, Salman Rushdie et Pierre Bourdieu. L'association crée un réseau de villes-refuges, tout en engageant des enquêtes et des recherches sur les nouvelles formes de censure[5]. Il se dote de deux instruments de diffusion : une revue internationale, Autodafé, éditée simultanément en huit langues[6], et un site Internet qui entend favoriser la traduction et la circulation des œuvres censurées[7]. En 2003, à la suite d'un voyage controversé en Palestine[8], le Parlement international des écrivains s’auto-dissout au profit du Réseau international des villes-refuges et de sa revue Autodafé. L'expérience est racontée par Christian Salmon dans un livre d'entretiens avec Joseph Hanimann Devenir minoritaire (Denoël, 2003)[9] et dans son essai Tombeau de la fiction (Denoël, 2000)[10].

En 2000, il publie Censure ! Censure !, qui est adapté au théâtre par Thierry Bedard sous le titre Cours de narratologie à l’usage des juges et des censeurs.

En 2007, son livre Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits décrit l'impact des nouveaux usages du récit dans la communication politique, le management et le marketing. Traduit en une dizaine de langues, (anglais, coréen, espagnol, grec, italien, roumain, serbe...) il est devenu un classique de la communication [11]. Il est commenté dans la presse internationale par El Pais[12], The Independent[13], The Financial Times[14], The Washington Post[15] et The Los Angeles Times et fait l'objet d'une abondante revue de presse en France[16]. L'agence Capa réalise un documentaire sur ce livre et le diffuse sur la chaîne de télévision française Canal+.

En 2010, il publie Kate Moss Machine qui étend à l'univers de la mode son enquête sur le « nouvel ordre narratif ». Cet essai fait l'objet d'une édition illustrée aux États-Unis aux éditions Harper Collins sous le titre Kate Moss, the making of an icon. En 2013, il reçoit le Prix de l'essai de l'Express pour La cérémonie cannibale, de la performance politique (Fayard, 2013) réédité en poche dans la collection «Pluriel»[17].

Il donne de nombreuses chroniques au quotidien Le Monde, pour lequel il suit l'élection présidentielle américaine en 2008 et française en 2012. Depuis 2014, il collabore à Mediapart [18],[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Avec d'autres:

  • Entretiens avec Milan Kundera, Paris Review, repris in L’art du roman, Gallimard, 1986
  • À Bâtons rompus avec Bohumil Hrabal, Paris, Criterion, 1991
  • Le Désir d’Europe, Les cahiers du Carrefour des littératures européennes de Strasbourg. La Différence, CLES, 1992
  • Autodafé, la revue du Parlement international des écrivains, Denoël, publiée de 2001 à 2005 simultanément en anglais, espagnol, portugais, italien, grec, russe

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]