Christian Salmon

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Christian Salmon est un écrivain et chercheur français contemporain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christian Salmon est écrivain et chercheur au Centre de Recherches sur les Arts et le Langage. Il a publié une dizaine d'ouvrages sur le récit, la censure et l'engagement des intellectuels.

En 1993, il fonde le Parlement international des écrivains, une association de solidarité avec les écrivains persécutés qu'il anime jusqu'en 2003 [1]. Son bureau exécutif qui compte Adonis, Breyten Breytenbach, Jacques Derrida, Édouard Glissant, Salman Rushdie, Christian Salmon et Pierre Bourdieu, va se donner pour tâche de contribuer à créer un réseau de villes-refuges tout en engageant des enquêtes et des recherches sur les nouvelles formes de censure[2]. Il se dotera de deux instruments de diffusion : une revue internationale, Autodafé, éditée simultanément en huit langues[3] , et un site Internet qui entend favoriser la traduction et la circulation des œuvres censurées[4]. En 2003, à la suite d'un voyage controversé en Palestine[5], le Parlement international des écrivains s’auto-dissout au profit du Réseau international des villes-refuges et de sa revue Autodafé. Une expérience que Christian Salmon a racontée dans un livre d'entretiens avec Joseph Hanimann "Devenir minoritaire" (Denoël, 2003) [6] et dans son essai "Tombeau de la fiction" (Denoël, 2000) [7]


En 2000, il publie Censure ! Censure !, qui est adapté au théâtre par Thierry Bedard sous le titre : Cours de narratologie à l’usage des juges et des censeurs.

En 2007, son livre Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits décrit l'impact des nouveaux usages du récit dans la communication politique, le management et le marketing. Traduit en une dizaine de langues, (anglais, coréen, espagnol, grec, italien, roumain, serbe...) il est devenu un classique de la communication [8]. Il a été commenté dans la presse internationale par El Pais[9],The Independent[10], The Financial Times[11], The Washington Post[12] et The Los Angeles Times et a fait l'objet d'une abondante revue de presse en France[13]. L'agence Capa a réalisé un documentaire sur ce livre qui a été diffusé sur la chaîne de télévision française Canal+.

En 2010, il publie Kate Moss Machine qui étend à l'univers de la mode son enquête sur le « nouvel ordre narratif ». Cet essai a fait l'objet d'une édition illustrée aux États-Unis aux éditions Harper Collins sous le titre Kate Moss, the making of an icon. En 2013, il a reçu le prix de l'Essai de "l'Express" pour "La Cérémonie cannibale, de la performance politique" (Fayard, 2013) réédité en poche dans la collection "Pluriel"[14].

Il a donné de nombreuses chroniques au quotidien Le Monde, pour lequel il a suivi l'Élection présidentielle américaine en 2008 et française en 2012. Depuis 2014, il collabore à Mediapart [15] [16] et à La Repubblica http://ricerca.repubblica.it/ricerca/repubblica?query=%22christian+salmon%22&view=repubblica&ref=HRHS.

Publications[modifier | modifier le code]

Avec d'autres:

  • Entretiens avec Milan Kundera, Paris Review, repris in "L’art du roman", Gallimard , 1986.
  • À Bâtons rompus avec Bohumil Hrabal, Paris, Criterion, 1991.
  • Le Désir d’Europe, Les cahiers du Carrefour des Littératures Européennes de Strasbourg. La Différence, CLES, 1992.
  • Autodafé, la revue du Parlement International des écrivains, éditions Denoël, publiée de 2001 à 2005 simultanément en anglais, espagnol, portugais, italien, grec, russe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]