Théâtre de la Gaîté

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec le Théâtre de la Gaîté-Montparnasse dans le 14earrondissement.

Théâtre de la Gaîté

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Le théâtre de la Gaîté en 2011

Lieu Paris
Coordonnées 48° 51′ 59.5″ Nord 2° 21′ 12″ Est / 48.866528, 2.35333 ()
Architecte(s) Alphonse Cusin
Inauguration 1792 (boulevard du Temple)
1863 (rue Papin)
2011 (réouverture)
Fermeture 1862 (boulevard du Temple)
1978 (rue Papin)
Anciens noms Théâtre-Lyrique
Théâtre-Lyrique-Populaire
Théâtre de la Musique
Gestionnaire Jérôme Delormas
Direction Jérôme Delormas
Direction artistique Jérôme Delormas
Site web gaite-lyrique.net

Le théâtre de la Gaîté ou Gaîté-Lyrique est une salle de spectacle parisienne, située dans le 3e arrondissement, 3 bis rue Papin.

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Réaumur - SébastopolArts et Métiers et Strasbourg - Saint-Denis.

Historique[modifier | modifier le code]

Premier théâtre de Nicolet.
Théâtre de la Gaîté de 1835 à 1862.

1763-1862 : La première Gaîté[modifier | modifier le code]

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Nicolet installe sur le boulevard du Temple un spectacle dans la tradition du théâtre de la foire, qui attire un public grandissant malgré les plaintes de la Comédie-Italienne, officiellement protégée par privilège. En 1772, la troupe de Nicolet obtient l’autorisation de devenir théâtre des Grands Danseurs du Roi, lequel prend en 1792 le nom de théâtre de la Gaîté. La salle, démolie puis entièrement reconstruite, est rouverte le 3 novembre 1808. Détruite par un incendie en 1835 pendant une répétition générale, elle est à nouveau reconstruite au même endroit d'après les plans d'Alexandre Bourlat.

1862-1986 : Le temple de l'opérette[modifier | modifier le code]

Le théâtre connaît ses heures de gloire sous le Second Empire. Lors de la percée du boulevard Voltaire en 1861, il est démoli pour être reconstruit presque à l'identique rue Papin par l'architecte Alphonse Cusin et consacré à l'opéra lyrique. Jacques Offenbach en est le directeur en juin 1873. Le lieu devient alors le temple de l'opérette. Albert Vizentini, son chef d'orchestre, lui succède en 1874. Entre le 5 mai 1876 au 2 janvier 1878, sous l'appellation Théâtre-National-Lyrique (également appelé Opéra-National-Lyrique ou Théâtre-Lyrique-National), il crée plusieurs opéras tels Paul et Virginie de Victor Massé ou Le Timbre d’argent de Camille Saint-Saëns.

Il est baptisé théâtre de la Gaîté-Lyrique en 1907. En 1918, les Ballets russes de Serge Diaghilev s'y produisent avec un immense succès. Dans les années 1930, Le Pays du sourire y est créé avec Willy Thunis.

Après la Seconde Guerre mondiale, Henri Montjoye et son épouse Germaine Roger prennent la direction du théâtre. De nombreux succès sont alors créés : Andalousie, Chevalier du ciel, Chanson gitane avec André Dassary et Marina Hotine et Visa pour l'amour avec Luis Mariano, Collorado avec Michel Dens, Minnie Moustache avec les Compagnons de la chanson. Le théâtre ferme en 1963 pour cause de déficit. Il nécessite d'importants travaux que la ville de Paris n'est pas disposée à financer et reste à l'abandon. À partir de 1967, il ouvre épisodiquement. En 1974, le Carré Silvia-Monfort et la première école de cirque s'y installent pour quatre ans. Le service de sécurité de la Direction des domaines de la Ville de Paris interdit l'usage de la salle à l'italienne qui comptait 1 500 places, avec une fosse d'orchestre pouvant accueillir une quarantaine de musiciens. Pour séparer la scène de la salle, un grand mur en béton est alors construit dans l'ancienne salle à l'italienne. En lieu et place de la scène, une nouvelle salle est réalisée. Au vu des risques d'incendie, six pompiers sont de service les premiers soirs de représentations. Pour créer une deuxième salle plus petite, l'installation d'un plancher condamne le hall et l'escalier de marbre.

Le théâtre est dans un triste état et a un besoin essentiel de restauration pour ne pas sombrer. Jacques Chirac, maire de Paris, débloque les fonds pour réaliser les travaux tant attendus en 1977. Ils sont d'abord remis à plus tard et n'auront jamais lieu[1]. Le site est laissé à l'abandon. Au début des années 1980, le dôme magistral de la salle menace de s'effondrer et une portion de la grande salle est bétonnée faute de mieux[2]. En 1984, le théâtre est classé à l'inventaire des monuments historiques.

1989-1991 : Le parc de loisirs Planète magique[modifier | modifier le code]

En 1989, le théâtre transformé en parc d'attractions est inauguré sous le nom Planète magique selon le projet de Jean Chalopin. La façade, le foyer de l'Impératrice Eugénie et le hall d'entrée sont rénovés. Par contre, la grande salle à l'italienne est détruite. Le nouveau projet qui a transfiguré le théâtre est un échec. Le parc fait faillite et en 1991, le théâtre ferme de nouveau[3].

2011 : Le centre du numérique[modifier | modifier le code]

En 2001, sous l'impulsion de Bertrand Delanoë, la Ville de Paris prend la décision d'y créer un centre culturel consacré aux arts numériques et aux musiques actuelles. Prévu à l'origine pour ouvrir en 2005[4], le projet architectural définitif n'est validé qu'en juillet 2006. Les travaux débutent en août 2007[5], la délégation de service public étant confiée à l'architecte Manuelle Gautrand. Les travaux s'achèvent en janvier 2011, l'inauguration de ce nouvel établissement a lieu le 1er mars 2011 et son ouverture au public le 2 mars[6].

Bien que la rénovation du bâtiment soit conséquente, le projet veut respecter les parties historiques du bâtiment. Ainsi, la gaîté lyrique se présente comme un « bâtiment outil » au service des artistes et des thématiques mises en place chaque année.

Il se présente comme un endroit pour comprendre les relations entre les progrès techniques et l’évolution des formes artistiques en permettant la rencontre de la culture, de l’histoire et de la modernité. Il témoigne ainsi de l’hybridation des médias propre à l’expression artistique du XXIe siècle.

Expositions[modifier | modifier le code]

La Gaîté-Lyrique programme 3 grandes thématiques chaque années qui se déclinent en expositions, conférences, ateliers ou concerts.

  • 18 juin - 7 août 2011 : Public Domaine
  • 30 septembre - 13 novembre 2011 : Rafael Lozano - Hemmer - Trackers
  • 7 - 31 décembre 2011 : Pictoplasma
  • 1er février – 25 mars 2012 : 2062, l’exposition
  • 31 mars – 3 avril 2012 : Le futur est maintenant
  • 21 juin – 12 aout 2012 : Le parcours joue le jeu (ceci n’est pas une exposition)
  • 11 octobre – 30 décembre 2012 : HELLO H5, l'exposition
  • 27 octobre – 30 décembre 2012 : Network Hack
  • 13 février – 7 avril 2013 : Arrrgh ! Des montres au centre de ressources
  • 7-26 mai 2013 : Capitaine Futur et les Supers Pouvoirs
  • 22 juin – 25 aout 2013 : Visite accompagnée : Say Watt ?
  • 28 novembre 2013 – 9 mars 2014 : The Happy Show
  • 13-16 mars 2014 : FAME Film & Music Experience (1re édition)
  • 24 avril - 10 Août 2014 : Motion Factory : Les Ficelles du monde animé[7]

Infrastructures actuelles[modifier | modifier le code]

Le foyer de l'Impératrice Eugénie
Le hall d'entrée

Depuis 2011, le théâtre de la Gaîté est consacré aux arts numériques et aux musiques actuelles. C'est un espace de création et de diffusion d’une surface de 11 000 m2 sur cinq niveaux accessibles au public et deux niveaux privatifs, il propose :

  • la grande salle (300 places assises ou 750 debout) ;
  • la petite salle (70 places assises ou 150 debout) ;
  • la chambre sonore (6 à 8 places) ;
  • l'auditorium (130 places assises) ;
  • le plateau média : espace de programmation en libre accès. Lieu de vie, il propose des rencontres, tables rondes, invitations à des médias, performances et autres formes liées à la création contemporaines. Il permet de capter et diffuser en direct sur Internet, sous forme vidéo et/ou sonore ce qui s’y passe.
  • 1 000 m2 d'espaces d'exposition
  • l'espace jeux vidéo : un accès libre proposant des sélections autour de jeux choisis parmi une vaste collection de titres actuels et anciens, mettant l'accent sur le jeu indépendant
  • le centre de ressources : en accès libre il propose plus de 2 000 ouvrages autour des cultures numériques abordant des thèmes tels que la musique, la danse, le graphisme, la BD, les jeux vidéo, l’architecture, le design, les mathématiques, la physique, la sociologie, la philosophie et les médias. C'est aussi un espace de programmation qui organise : des ateliers, des débats, des performances, des rencontres, des lancements de livres, des journées professionnelles, des confrontations demandeurs d'emploi/chefs d'entreprise...
  • le foyer historique (proposant un bar)
  • 1 studio de répétition (ou de tournage)
  • 1 studio d'enregistrement
  • 3 studios multimédia
  • la boutique
  • le café
  • l'espace de création

Façade du bâtiment[modifier | modifier le code]

Elle mesure 18 mètres de long et se compose de cinq arcades au rez-de-chaussée. Au-dessus, une loggia sur laquelle se trouvent deux sculptures de 2,30 mètres : à gauche, La Comédie personnifié par Scapin de Molière (statue d'Amédée Doublemard) et à droite Le Drame sous les traits de Hamlet de Shakespeare (œuvre d'Eugène Louis Godin). Le premier étage est également composé de cinq arcades avec des portes qui s'ouvrent sur le foyer historique. Ces portes sont garnies de médaillons peints par Armand Félix Marie Jobbé-Duval qui représentent les bustes de Schiller, Beaumarchais, Racine, Molière et Shakespeare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Chauveau, Les Théâtres parisiens disparus (1402-1986), Paris, L’Amandier,‎ 1999, 586 p. (ISBN 2-907649-30-2), p. 267-286

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]