Boulevard du Temple

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3e, 11e arrt
Boulevard du Temple
vue vers le nord
vue vers le nord
Situation
Arrondissement 3e arrondissement, 11e
Quartier Folie-Méricourt, Enfants-Rouges
Début 25 rue des Filles-du-Calvaire
Fin 1 place de la République
Morphologie
Longueur 405 m
Largeur 36,50 m
Historique
Création 1656
Géocodification
Ville de Paris 9157
DGI 9190

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard du Temple
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48° 51′ 48″ N 2° 21′ 59″ E / 48.86329, 2.36651 ()

Le boulevard du Temple est un boulevard parisien séparant le 3e arrondissement du 11e. Il s'étend de la place de la République à la place Pasdeloup.

Article principal : Boulevards parisiens.

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Filles du Calvaire et République.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le boulevard du Temple, Paris, 1838, l'un des tout premiers daguerréotypes. Le cliché semble avoir été pris depuis l'actuelle caserne Vérines, située place de la République[1].
Les théâtres du Boulevard du Temple en 1862 avant destruction; à gauche : théâtre Historique/théâtre Lyrique (L'Illustration, 1862).
Le boulevard du Temple à son débouché sur la place de la République.

Le boulevard du Temple suivait le tracé de l'enceinte de Charles V, détruite sous Louis XIV. Il porte le nom de l'enclos des Templiers qui y avaient établi leur congrégation. Il fut tracé entre 1656 et 1705 et était bordé d'arbres.

De Louis XVI à la Monarchie de Juillet, le boulevard du Temple connaît une grande vogue populaire : baptisé alors « boulevard du Crime », c'est un lieu de promenade et de divertissements, concentrant de nombreux cafés et théâtres situés précédemment aux foires Saint-Laurent et Saint-Germain.

C'est sur ce boulevard que, le 28 juillet 1835, Giuseppe Fieschi perpètre un attentat contre le roi Louis-Philippe, qui échoue mais fait 18 morts et 23 blessés.

Les transformations haussmanniennes ont radicalement modifié cette partie du Marais et il ne reste aujourd'hui des théâtres de jadis que le Théâtre Déjazet, la moitié d'entre eux ayant été rasés à l'occasion de l'agrandissement de la place de la République.

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

Quelques anciens théâtres du boulevard du Temple[modifier | modifier le code]

Hôtel de Chabannes[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Chabannes (1758-1760, détruit) : Hôtel particulier mis en chantier en août 1758, construit pour Jacques Chabannes, conseiller à la seconde chambre des requêtes du Parlement de Paris. La façade de l'hôtel faisait face au boulevard du Temple. Selon Dezallier d'Argenville, ce fut la première construction parisienne de Pierre-Louis Moreau-Desproux[2]. Véritable manifeste du style « à la Grecque », et l'un des premiers édifices néoclassiques, au moment même où Chevotet construisait, à l'autre extrémité du Boulevard, le Pavillon de Hanovre, ultime témoignage du style rocaille. Sous la corniche, l'architecte avait remplacé les denticules par des frettes et, entre les étages, il avait développé une frise de grecques, comme le firent au même moment Trouard dans sa maison du faubourg Poissonnière et Chalgrin dans son projet pour le Prix de Rome. L'abbé Laugier critiqua ces innovations en 1765 dans ses Observations sur l'architecture : « L'architecte qui a donné les plans de la maison de M. de Chavanes, au coin de la porte du Temple, a montré au public qu'on peut dans un petit espace exécuter les choses en grand. Si au lieu de pilastres il avait mis des colonnes. Si le denticule de la corniche n'était pas à bâtons rompus ; si le même ornement n'était pas répété sur la plinthe qui répare les étages ; si cette plinthe était supprimée ; si les bandeaux des fenêtres d'en-haut étaient raccordés avec ceux des fenêtres d'en-bas, ce morceau serait cité comme un modèle. Tel qu'il est il prouve le mérite de son auteur, et annonce de sa part un génie fait pour aller au grand. »[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La boulevard du Temple sur « niepce-daguerre.com »
  2. Le projet de Moreau-Desproux, annexé au devis reçu par Me Davier, notaire, le 3 août 1758, a brûlé avec les minutes de son étude en 1871. Deux dessins au lavis de l'élévation sur le Boulevard existent au musée Carnavalet et dans la collection Wrightsman. Ils ont été publiés par Michel Gallet en 1961 (« Dessins de Pierre-Louis Moreau-Desproux pour des édifices parisiens », Bulletin du Musée Carnavalet) et 1972 (Paris Domestic Architecture of the 18th Century, Londres, Barrie & Jenkins).
  3. Marc-Antoine Laugier, Observations sur l'architecture, La Haye et Paris, Saillant,‎ 1765, 326 p. (lire en ligne), p. 88