Septmoncel
|
|
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie ou en liens externes.
Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références.
|
|
|
Cet article ou section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées.
Vous pouvez aider en ajoutant des références. Voir la page de discussion pour plus de détails.
|
| Septmoncel | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Franche-Comté |
| Département | Jura |
| Arrondissement | Saint-Claude |
| Canton | Saint-Claude |
| Code commune | 39510 |
| Code postal | 39310 |
| Maire Mandat en cours |
Raphaël Perrin 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Haut-Jura Saint-Claude |
| Démographie | |
| Population | 648 hab. (2006) |
| Densité | 33 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 448 m — maxi. 1 281 m |
| Superficie | 19,4 km2 |
Septmoncel [sɛmɔ̃sɛl][1] est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Septmoncelands et les Septmoncelandes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Septmoncel est situé dans le Jura, à proximité de la Suisse (à 50 km de Genève par la route et 23 km à vol d'oiseau). C'est une commune du canton de Saint-Claude, ce village fait partie du Parc Naturel Régional du Haut Jura et de la communauté de communes des « Hautes Combes ». Il fut notamment la patrie de Désiré Dalloz, célèbre jurisconsulte. Situé en surplomb de Saint Claude, Septmoncel est un village à flanc de coteau.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Topographie
Septmoncel se situe à 960 m d'altitude, à environ 4 km à vol d'oiseau au sud-est de la ville de Saint-Claude.
[modifier] Hydrologie
[modifier] Géologie
[modifier] Histoire
Vers 500 - Dans un récit sur la vie de 3 moines de l'abbaye de Saint-Claude (Romain, Lupicin et Oyen), on décrit le secteur de Septmoncel comme :
« Une forêt immense coupée de rochers effrayants, peuplée de cerfs et d'ours qui séparait Saint-Claude des plaines de l'Helvétie et que ne traversait aucune route ". » Ce territoire était vierge d'habitants.
Vers 800 - C'est l'époque des premiers défrichements. Les toponymes Chaux Berthod, Selmembergs, Manon, témoignent de ces premières mises en valeur conduites par des dignitaires de l'abbaye de Saint-Claude (Belthodus, Mainberthus et Manon).
Septmoncel au cours de cette période et des siècles suivants fait partie intégrante des terres de Saint-Claude dite " la grande Cellerie " Les Septmoncelands sont alors " mainmortables " : le paysan est privé de la faculté de disposer de ses biens et de léguer par testament à d'autres qu'à ses descendants directs vivant sous le même toit. Ce droit condamne les familles à une cohabitation perpétuelle et soumet le secteur à un servage strict.
1245 - La bulle du pape Innocent IV confirme les privilèges de l'abbaye de Saint-Claude et mentionne l'église de Septem Acervis (littéralement : Sept Monceaux). La paroisse est immense et s'étend sur les communes actuelles de Septmoncel, Lamoura, Lajoux, Les Molunes, Prémanon, une partie de Les Rousses ainsi que quelques territoires situés actuellement en Suisse.
L'Église est consacrée à saint Étienne.
1324 - Les combats, les enlèvements de bestiaux et les incendies étant incessants entre les habitants de Gex et de Septmoncel, Hugard II de Joinville, seigneur de Gex et l'abbé Jean de Roussillon décident de signer un traité de paix à Mijoux.
1349 - Une colonie de Dauphinois s'installe dans la région et introduit un fromage bleu persillé analogue au Sassenage (Bleu du Vercors-Sassenage).
1349 - La peste décime la population de Septmoncel qui devient presque un désert.
Vers 1500 - Après un dépeuplement, le XVIe siècle voit une époque de prospérité pour le secteur. Les défrichements sont encouragés.
1535 - François Ier envoie des renforts à la ville de Genève assiégée par le duc de Savoie. Une armée forte de 600 hommes bat en retraite dans la forêt de la Frasse, est poursuivie et massacrée. Cette forêt a pris depuis le nom de Forêt du Massacre.
1612 - Par le traité d'Auxonne, la Valserine devient la frontière entre la Franche-Comté et la France.
1639 - Les troupes françaises commandées par Philippe de La Mothe-Houdancourt dévastent la paroisse et brûlent Septmoncel et Montépile.
1679 - Traité de Nimègue : la Franche-Comté devient française.
1682 - Construction de l'église actuelle dédiée à saint Étienne.
1765 - 30 avril, naissance du futur général d'Empire, Jean-Joseph Gauthier.
1766 - 25 février, naissance au Voué du futur général d'Empire, Jean-Pierre Gauthier dit Leclerc.
1771 - L'assemblée de la paroisse décide son adhésion à la requête de Christin contre la mainmorte. Elle donne pleins pouvoirs à cet avocat, soutenu par Voltaire, pour la représenter en procès contre l'abbé de Saint-Claude devant le parlement de Besançon. Ils seront déboutés de leur demande en 1775.
1788 - La communauté de La Darbella se détache de Septmoncel et est rattachée celle de Prémanon.
1789 - La communauté de Les Molunes se détache à son tour et devient une commune.
Dans la nuit du 4 août, l'assemblée constituante abolit la mainmorte. Les derniers serfs du Haut-Jura sont affranchis.
1790 - Le curé Ambroise Dalloz refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il célèbre le culte notamment aux grottes des Cressonnières et dans une cave de grenier fort sur le Frêne. Jusqu'en 1789, des prêtres réfractaires ont trouvé refuge dans la montagne avec la complicité d'une partie de la population.
Le 11 février, le premier maire de Septmoncel se nomme Jean-Baptiste Duraffourg (orthographié "Durafourt" sur le compte-rendu de la première Assemblée Générale des Citoyens) Il est élu au suffrage censitaire par 111 voix pour 170 votants. Cette assemblée générale se tient à l’église, "après avoir entendu la messe", sous la présidence du curé Dolard, la Salle commune ayant des problèmes d’étanchéité.
1792 - Le conseil de la municipalité nomme deux officiers municipaux pour procéder au désarmement des gens suspects. Les Septmoncelands s'enrôlent nombreux dans les armées de la Révolution.
1795 - Naissance le 12 août du jurisconsulte Désiré Dalloz.
1814-1815 - Les Autrichiens envahissent et commettent pillage et destruction sur le plateau. Les habitants de Septmoncel se réfugient à la Baume des Sarrazins.
1826 - Le 28 septembre, un incendie détruit 19 maisons du village.
1839 - Par ordonnance royale du 21 octobre, Lamoura et Lajoux se séparent de Septmoncel et deviennent communes[2].
1841 - Un ouragan emporte 10 maisons, renverse 2000 sapins et blesse grièvement 3 personnes.
1858 - Fin des travaux de création de la route des « lacets de Septmoncel » commencés en 1835. Auparavant le trafic piétons se faisait par le "chemin des Grès" (via gradum) ou " chemin des moines " parce que ces moines l'empruntaient depuis le Ve siècle pour se rendre à Genève, Romainmôtier ou à l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune.
Rousset dans son Dictionnaire géographique dit, de Septmoncel :
« Village assez mal bâti, aux rues irrégulières, étroites, sans alignement, non pavées ou mal pavées et dont le sol, inégal et raboteux, ressemble, en temps de pluie, au lit d'un torrent. Les maisons, construites en pierre, se composent généralement d’un rez-de-chaussée et d’un étage ; elles sont toutes couvertes en bardeaux de sapin. À ce défaut d’alignement et de régularité des rues qui donne au village un aspect désagréable, se joint l’absence complète de fontaines jaillissantes. La citerne de Mi-la-Ville, établie au milieu de la place, forme par sa voûte une saillie disgracieuse et gênante pour la circulation… »
1903 - Fondation de la mutuelle électrique du Haut Jura par les lapidaires et commerçants de Septmoncel. Albin Lançon a joué un rôle important.
1914-1918 - 35 morts pour la France.
1919 - Création des ateliers coopératifs des ouvriers lapidaires de Septmoncel qui comprennent 150 associés. Deux coopératives de consommation " la Fraternelle " (les rouges) et "la Ruche " (les blancs) ouvrent des magasins au village de Septmoncel.
1930 - Construction du groupe scolaire.
Juin 1940 - Premier passage d'une colonne allemande qui stationne un jour et une nuit sans commettre d'exactions.
1943 - Un maquis se constitue aux Eterpets. Le ravitaillement en est assuré par la "Frat" (La Fraternelle : coopérative d’alimentation fondée en 1881 par le cercle ouvrier de Saint-Claude).
1944 - Le 17 juin, Léon Mandrillon (chef de l'Armée secrète du Haut-Jura) et son fils Julien sont abattus par les Allemands et leur maison incendiée.
Roger Mandrillon et un instructeur sont déportés.
1944 - Le 20 juin, le Saut du Chien est dynamité par le groupe "Théo".
1966 - Adduction d'eau avec le syndicat des Eaux des Rousses.
2001 - Inauguration d'un nouveau centre de Secours.
2002 - Inauguration du Cantou (foyer logement pour personnes âgées).
[modifier] Administration
Sous l’Ancien Régime, jusqu'à la Révolution Française, l'administration des subdivisions administratives (à peu près une ville, un village) était confiée à quelques habitants sélectionnés qui achetaient auprès du roi «le droit de gouverner tous les autres», L'administration est collégiale, répartie entre des notables siégeant de droit et d'autres désignés par des corporations de métiers. Le pouvoir municipal est donc une oligarchie. Le maire est nommé et beaucoup ont cherché à se dérober à cette fonction ressentie comme une charge.
L'institution des maires en France s'est faite par décrets de l’Assemblée constituante des 14,19 et 30 décembre 1789. Selon les époques et les régimes politiques, trois modes différents ont été utilisés pour la désignation du premier magistrat de la commune :
- élection directe par tous les électeurs de la commune (mode originaire)
- nomination autoritaire par le pouvoir d'État
- élection par le Conseil Municipal de l'un de ses membres (mode actuel)
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 11 février 1790 | 1793 | Jean-Baptiste Durafourg | Premier maire de Septmoncel | |
| 1793 | 1795 | Claude Marie Benoit-Gonin | ||
| 1795 | Claude Jérôme Victor Dalloz | Marchand lapidaire Père du jurisconsulte Désiré Dalloz |
||
| Marc Joseph Benoit-Guyot | ||||
| Jean-Pierre Xavier Gauthier | Officier de santé | |||
| Jean-Baptiste Fournier | ||||
| 1807 | 1808 | Claude François Chevassus | ||
| 1808 | 1814 | Jean Claude Bavoux | Il ouvre un registre pour les souscriptions volontaires d'une route "depuis St-Claude sur La Faucille passant par Septmoncel" | |
| Février 1815 | juin 1815 | Jean Pierre Gauthier-Gautheret | Nommé en remplacement de Bavoux, démissionnaire. | |
| Juin 1815 | Pierre Alexis Lançon | Du Jetalet,Marchand lapidaire et Percepteur de Septmoncel . | ||
| Juillet 1815 | novembre 1815 | Jean Pierre Gauthier-Gautheret | ||
| 1815 | 1821 | Pierre Joseph Guichard | ||
| 1821 | 1826 | Louis Joseph Victor Bavoux | Cultivateur | |
| 1826 | 1826 | Joseph Emmanuel Regad | notaire Victime de l'ordonnance royale du 13 janvier 1826 selon laquelle les maires et adjoints en fonction doivent être renouvelés |
|
| 1826 | 1830 | Jean François Benoit-Gonin | Tabletier dans le registre de 1826. Construction d'une fontaine sur "la place publique du village". |
|
| 1830 | 1831 | Louis Joseph Victor Bavoux | Cultivateur | |
| 1831 | 1833 | Jean-Claude Durafourg | Fils du 1er maire, Jean-Baptiste Durafourg. Le Conseil fait refondre la grosse cloche fendue du clocher. Elle avait été installée en 1736. Il fait construire un réservoir dans la partie nord du village. |
|
| 1833 | 1861 | Jean-François Xavier Delacroix | Cultivateur | |
| 1861 | 1870 | Joseph Gustave Regad | notaire Il fait construire la fontaine du village à l'emplacement de celle dite " fontaine du Bugnon". L'eau est captée à la source "sur le Coulou". |
|
| 1870 | Jean-Baptiste Désiré Fournier | Aubergiste | ||
| 1871 | 1878 | Joseph Gustave Regad | notaire | |
| 1878 | 1886 | Jean-Baptiste Désiré Fournier | Aubergiste, élu pour remplacer Regad démissionnaire | |
| 1886 | 1888 | Camille Ernest Fournier | Marchand lapidaire | |
| 1888 | 1892 | Joseph Eléonor Chretin-Brisson | Construction d'une fontaine "sur l'Etain" | |
| 1892 | 1902 | Faustin David-Nillet | Marchand lapidaire Le Conseil vote en 1899 un crédit de 50 frs (env. 200€) pour que figurent à l'Exposition de 1900 à Paris les "fromages bleus (dits) de Septmoncel". Le bassin en pierre de la fontaine de la place Dalloz est remplacée par un bassin en fonte. |
|
| 1902 | 1904 | Albert Chavenois | Marchand lapidaire | |
| 1904 | 1908 | Alfred Fournier | Lapidaire | |
| 1908 | 1925 | Albin Lançon | Marchand lapidaire mort le 12 mars 1928 pendant les obsèques du député-maire socialiste de Saint-Claude (Jura) Henri Ponard |
|
| 1925 | 1935 | Élie Burdet | notaire | |
| 1935 | 1940 | Fernand Dalloz | Industriel lapidaire | |
| 1940 | 1944 | Fernand Dalloz | Industriel lapidaire Nommé par le Gouvernement de Vichy |
|
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1944 | 1947 | Arthur Mandrillon | Lapidaire | |
| 1947 | 1983 | Maurice Benoît-Gonin | Notaire | |
| 1983 | 1990 | Jean-Paul Barbe | Commerçant en matériel de ski, démissionnaire avec une partie de son équipe. Construction d'une piste de ski à roulettes "au Replan" |
|
| 1990 | 2001 | Marie-Thérèse Gruet-Masson | Institutrice Première femme maire de Septmoncel |
|
| mars 2001 | réélu en 2008[3] | Raphaël Perrin | ||
[modifier] Démographie

[modifier] Économie
L'économie de Septmoncel est tout entière dépendante et indissociable de la taille des pierres fines.
- Au XVIIe et XVIIIe, l’horlogerie est l’industrie dominante à Septmoncel. Elle est abandonnée en 1812.
- C'est vers 1735 qu'un nommé Michaud des Thoramy (hameau de Septmoncel à l'époque) taille "sans art quelques pierreries que Genève employa dans des bijoux". Il a l'idée de façonner des pierres percées d'un trou servant de contre-pivot pour l'horlogerie. C'est le début du lapidaire.
- Vers 1770 Gauthier-Clerc et Dalloz-Furet vont vendre leur production à Paris.
- En 1817, Chevassus-Berche aîné introduit la taille des topazes et des améthystes.
- En 1822, Claude Marie David jeune introduit à son tour la taille des rubis et des émeraudes.
- En 1858, il y a environ 500 ouvrier(es) lapidaires à Septmoncel. Les principaux marchands lapidaires à cette époque sont : Emmanuel David-Talon, Victor Benoit-à-la-Guillaume, Auguste Joz-Roland, Xavier Regad, Joseph-Marie Vuillerme et Eléonor Gruet.
Actuellement, l'usine lapidaire Dalloz est la principale industrie de Septmoncel.
Septmoncel est également le nom donné à un fromage local, plus connu sous l'appellation bleu de Gex.
Humbert II du Viennois, cèda le Dauphiné au roi de France, Philippe VI en mars 1349. Ce dernier respectera les libertés régionales, en particulier celles des Juifs, qui émigrèrent malgré tout prudemment vers la Provence. En effet, le 14 février, des pogroms à Strasbourg en avaient brûlé 900 ! Les paysans dauphinois refusèrent eux aussi de devenir français et vinrent s'installer dans les vallées du Haut-Jura, alors espagnol. Ils développèrent la fabrication de fromages à pâte persillée analogue au Sassenage dans cette région montagneuse, à la terre aride, qui ne permettait que l'élevage du mouton et de chèvres. Pendant de nombreuses années, leur production fromagère, « une affaire de femmes », resta très faible. Un Evêque de l'Abbaye de Saint-Claude les incitèrent à produire ces fromages et aida à leur diffusion.
On prétend que ce Bleu était le fromage préféré de Charles Quint, alors maître de la Franche-Comté et grand amateur de fromage.
Divers auteurs soulignent les difficultés de cette implantation fromagère : les populations étaient constamment menacées par des hordes guerrières ou des pillards et les prairies étaient « incapables de nourrir même d’aussi petites vaches ». De plus, ces populations restèrent mainmortables jusqu'à l’abolition du servage en 1789 (nuit du 4 août) Alors, le paysan, devenu libre et propriétaire de sa terre, put entreprendre culture, élevage et production avec un profit qui favorisa la fabrication et le développement de ce fromage.
- En 1791, l’avocat et député Christin présenta à la Constituante un rapport défendant le maintien des activités des salines de Montmorot, dont la production était nécessaire aux fabrications de fromages de “Septmoncel”.
- En 1808, une délibération du conseil d’arrondissement de Saint-Claude mentionnait les "Septmoncel" comme les fromages les plus courants dans la contrée.
- En 1859, vingt trois communes de l’arrondissement de Saint-Claude en produisaient 253 tonnes.
- Au début du XXe siècle, les fruitières se multiplient jusqu’à en compter 30 sur l’ensemble du Haut-Jura dans les années 50.
- En 1935, une banale affaire commerciale est portée devant la justice. La décision du tribunal de Nantua du 26 juillet 1935 définit clairement le Bleu de Gex et fixe une aire exclusive de fabrication. Cette AOC est confirmée par décret le 29 décembre 1986.
- En 1948, certaines fruitières créent une coopérative de négoce pour écouler le Bleu.
De fabrication artisanale, le Bleu de Septmoncel est encore produit dans des petites laiteries montagnardes selon les méthodes traditionnelles employées au XIVe siècle. Il est fabriqué exclusivement à partir de lait de vaches Montbéliardes ou Pie rouge des montagnes, se nourrissant d'herbages et de fourrages récoltés sur place. Il bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée, Bleu de Gex ou « Bleu de Septmoncel » ou « Bleu du Haut-Jura » obtenu par décret le 20 septembre 1977.
[modifier] Lieux et monuments
- Le chapeau des gendarmes
- Le site
Dans les lacets de Septmoncel, route sinueuse traversant le village à une dizaine de kilomètres de Saint-Claude, se trouve le "Chapeau de Gendarme". Cette curiosité géologique rappelle la forme du chapeau porté par les gendarmes sous la révolution. Elle est très spectaculaire en hiver avec la formation d'une cascade de glace.Cet anticlinal serré n’affecte qu'un plissement de quelques mètres de calcaires.
-
- Explications géologiques
Lors du plissement, les couches les plus récentes ont glissé le long du flanc de l’anticlinal de "Sur les Grès" et se sont reployées au fond du synclinal de Septmoncel. Les géologues emploient le terme de "Collapse structure" pour désigner ce type de phénomène. Aujourd’hui, une autre explication parait plus vraisemblable et correspond à des interprétations courantes en d’autres points du massif : Le Chapeau de Gendarme et son décollement sur les argiles purbeckiennes est la conséquence du chevauchement de l’anticlinorium des Molunes. Son front est en évidence au "Pli en Champignon de la Cernaise". Des kilomètres cubes de calcaires compacts, sur une hauteur de plusieurs centaines de mètres, se sont avancés de un à deux kilomètres sur le compartiment du lieu-dit "Sur les Grès" décollant les couches superficielles plus malléables du crétacé inférieur.
Ainsi le couple "Pli en Champignon de la Cernaise" et "Chapeau de Gendarme" montre à petite échelle l’équivalent d’un prisme d’accrétion identique à la formation du Jura, décollé au niveau des couches de sel du trias, devant la poussée des massifs externes des Alpes sur la couverture secondaire du Jura. Ceci est un exemple rare des phénomènes mécaniques dus à la collision de deux masses géologiques : l'une jeune (les Alpes), l'autre déjà vieille (le Jura).
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Désiré Dalloz (Septmoncel 1795 - Paris 1869) : juriste, avocat et homme politique ; cofondateur, en 1845, avec son frère Armand (1797 - 1857), de la maison d'édition (spécialisée en droit juridique) Dalloz.
MILITAIRES
- Etienne Joseph Cretin (Septmoncel 1777 - +?) : Officier d'infanterie. Le 11 décembre 1813, il s'empara de positions anglaises à la bataille de La Nive.
- Jean Alexis Delacroix (Septmoncel 1766 - +?) : Capitaine, plusieurs fois blessé au cours de 32 ans de campagnes
- François Gauthier (Septmoncel (1719) - (Charleville) Mézières 1801): Fusilier.
- Jean-Joseph Gauthier (Septmoncel (Montépile) (1765) - Ruffey-sur-Seille (1815) : Général et baron du Premier Empire.
- Jean-Pierre Gauthier (alias Gauthier-Leclerc) (Septmoncel (1766 - Marnes (Deux-Sèvres) (1821) : Général et baron du Premier Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile).
- Jean Marie Philibert Vuillerme (alias Willermé) (Septmoncel 1762 - Nimègues +?) : Colonel. Lieutenant volontaire du Doubs en 1792, armée du Rhin et d'Italie, campagne d'Autriche.
- Pierre Alexis Vuillerme (Septmoncel ? - +?) : Capitaine.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Sources
[modifier] Liens externes
- Le site internet du village
- Septmoncel sur le site de l'Institut géographique national
- Septmoncel sur le site de l'Insee
- Les Amis du Haut-Jura
- La mémoire ouvrière du pays du Haut-Jura
[modifier] Bibliographie
- Archives communales de Septmoncel.
- Histoire d'un siècle de notre village : Conseil Municipal des Jeunes (CMJ) de Septmoncel.
- Sur les pas de Désiré Dalloz conférence en 1995 pour le bicentenaire de la naissance du jurisconsulte : Me Benoit-Gonin ancien Maire.
- Archives Départementales du Jura, Lons le Saunier.
- Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent : Alphonse Rousset.
- "Les maires en France XIXe-XXe. Histoire et sociologie d'une fonction" éd. Fayard - 1993 : André Chandernagor.
- "Les Francs-Comtois et l'Empire" éd. L'intermédiaire des chercheurs et curieux - 2004 : Jean-Marie Thiébaud - Thierry Choffat - Gérard Tissot-Robbe.
- "Images et chroniques du Haut-Jura (1872-1944)" éd. Beaumes-Rives - 1986 : Michel Bailly.
- [9] "Curiosités géologiques"éd. Parc Naturel du Haut-Jura - 1988
[modifier] Notes
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Ehess, notice communale de Septmoncel sur la base de données Cassini, consultée le 28 juin 2010
- Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010