Saint-Léger (Alpes-Maritimes)

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Saint-Léger
Vue du village en venant du col éponyme.
Vue du village en venant du col éponyme.
Blason de Saint-Léger
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Puget-Théniers
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Laurent Don
2014-2020
Code postal 06260
Code commune 06124
Démographie
Population
municipale
68 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 02″ N 6° 49′ 45″ E / 44.0006, 6.829244° 00′ 02″ Nord 6° 49′ 45″ Est / 44.0006, 6.8292  
Altitude Min. 590 m – Max. 1 600 m
Superficie 4,61 km2
Localisation

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Saint-Léger

Saint-Léger est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Légeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du fait de la proximité d’une frontière mouvante, Saint-Léger a eu une histoire bouleversée, passant d'un royaume à une république et vice-versa avant de retrouver finalement la République française. Un passé mouvementé qui explique aujourd'hui une curiosité administrative, puisque le village de Saint-Léger appartient aux Alpes-Maritimes, alors que sa forêt communale, sur le massif en face est situé dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.

Jusqu'en 1760, date du traité de Turin, la vallée de la Roudoule et Saint-Léger appartiennent à la France et font partie de la Provence. Le 24 mars 1760, Saint-Léger revient au comté de Nice, possession du roi de Piémont-Sardaigne (les gens continuent quand même à parler le provençal).

De 1793 à 1814, Saint-Léger redevient français, puis sarde de 1814 à 1860. En 1823, des bornes sont placées tout le long de la frontière ; elles séparent aujourd'hui les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes. En 1860, les 38 votants inscrits à Saint-Léger votent à l'unanimité le "OUI" pour le rattachement à la France.

Pendant l'occupation allemande, le village accueille nombre des personnes persécutées, du fait de leurs convictions religieuses (Médaille des Justes, décernée par l'État d'Israël en 1989) ou de leurs opinions politiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Léger Blason De gueules à l’aigle d’or chargée en cœur d’une croisette d’azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 réélu en 2008[1] Édouard David PS  

Depuis le 1er janvier 2014, Saint-Léger fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 68 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
133 129 142 141 143 143 120 125 128
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
128 130 117 119 121 116 114 114 116
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
100 85 78 87 63 50 62 44 23
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
40 54 65 69 69 68 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques-le-Majeur, de style roman rustique. La façade porte un ex-voto de 1717 rappelant les réparations de l'église par « Raphaël Douhet, à la suite d'un vœu le fit ! ». On trouve à l'intérieur une peinture sur bois représentant la Sainte Famille et la statue de saint Jacques portant une écharpe tricolore d'un conventionnel. L'église a été restaurée en 1963. On lui a adjoint des contreforts.
  • Borne frontière entre le royaume de France et le comté de Nice qui se trouvait au col de Saint-Léger et qui a été déposée face à la mairie.
  • Pont Saint-Léger permettant à la route menant à La Croix-sur-Roudoule de franchir la Roudoule.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011