Ascros

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Ascros
Blason de Ascros
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Puget-Théniers
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées d'Azur
Maire
Mandat
Vincent Giobergia
2008-2014
Code postal 06260
Code commune 06005
Démographie
Gentilé Ascrossois
Population
municipale
148 hab. (2008)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 19″ N 7° 00′ 52″ E / 43.9219, 7.014443° 55′ 19″ Nord
       7° 00′ 52″ Est
/ 43.9219, 7.0144
  
Altitude Min. 600 m — Max. 1 449 m
Superficie 17,74 km2
Localisation

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Ascros

Ascros (en occitan Als Cròs) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Ascrossois.

Sommaire

Blason [modifier]

Écartelé : Au I et au IV : losangé d'argent et de gueules ; au II d'azur à l'étoile de six rais d'or ; au III : d'or à la fasce d'azur.

Géographie [modifier]

Économie [modifier]

Histoire [modifier]

La commune a livré de nombreux vestiges : tombes datant de l’âge de bronze et de l’Antiquité (l’Empire romain), site antique et médiéval.

Le village est cité sous le nom de "Castrum de Crocis" en 1066. Le nom actuel, Ascros, est adopté en 1760. L'origine du nom est le mot en bas-latin "crosus" qui signifie "dépression".

Le village actuel situé à 1 145 mètres d’altitude dans un site défensif. En 1252, un seigneur d'Ascros ou de "Crocquio", Raibaud d'Ascros, s'empare de la seigneurie de Toudon avant d'en être chassé.

C'était un ancien fief des barons puis comtes de Beuil.

En 1508, Georges Grimaldi, seigneur de Beuil, et son cousin Jean Grimaldi, seigneur de Levens, s'entendent avec le roi de France Louis XII pour livrer Nice au roi en échange de quelques seigneuries peut-être par l'intermédiaire du gouverneur de Provence dont Georges est le gendre. Cet accord n'aboutit pas. Ils sont alors sommés de venir s'expliquer devant le gouverneur de Nice, sire de La Pallud. Georges refusa.
Le 5 janvier 1508, dans son château de Beuil, son barbier, Esprit Testoris, lui trancha la gorge, peut-être payé par le gouverneur de Nice. Le comté de Beuil revint alors à son frère cadet, Honoré, seigneur d'Ascros. Honoré Ier de Beuil, ami du duc de Savoie, fut nommé gouverneur de Nice et a assuré fidèlement la défense du comté.

En 1526, Jean-Baptiste Grimaldi, second fils d'Honoré Ier Grimaldi de Beuil (mort en 1537), seigneur d'Ascros, est accusé par Honoré, seigneur de Les Ferres et seigneur de Gilette, de comploter avec son frère aîné René Grimaldi, seigneur de Massoins, contre le duc de Savoie avec le roi de France. Pour se venger, les deux frères mettent le siège devant le château de Gilette où se trouve le seigneur de Les Ferres qui réussit à s'échapper. Le gouverneur de Nice ayant constaté les troubles le duc donna ordre de reprendre le château de Gilette, ce qui est fait après deux mois de siège. Les frères doivent s'enfuir. Leur père doit demander la clémence du duc pour ses deux fils et l'obtient par un acte du 6 décembre 1529 après la paix des Dames. Pendant ce temps, le seigneur de Les Ferres se venge en attaquant Rigaud, en 1528. René revenu dans le comté est égorgé dans son sommeil par un de ses valets payé par des opposants. Jean-Baptiste intrigua alors avec la France et se décide à faire la guerre au duc de Savoie.
En août 1543 on le voit parcourir le comté de Nice pour soulever la population contre le duc et semant la terreur, pillant et incendiant les villages qui ne reconnaissent pas le roi de France entre le 11 et le 16 août. Jean-Baptiste Grimaldi de Beuil a été tué en 1544 à la bataille de Cérisoles en combattant pour le roi de France[1] .

Après la révolte d'Annibal Grimaldi qui va amener sa condamnation et son exécution en 1621, le château fut rasé par ordre du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Le fief d'Ascros est donné à un Galléan, puis il passe à la famille Caissoti seigneur de Roubion qui possède aussi la seigneurie de Toudon.

En 1793, pendant la bataille de Gilette, 300 hommes campent dans le village.

Outre la culture traditionnelle de céréales, le village vivait aussi de l’élevage d’ovins et de caprins. Quelques habitants exploitaient aussi de petites mines et carrières à la fin du XIXe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village sert de refuge à des Juifs mais une rafle conduit à trois arrestations.

Administration [modifier]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1947   Angelin Raybaud    
1965   Denis Gastaud    
1977   Raoul Gastaud    
1995 réélu en 2008[2] Vincent Giobergia UMP  

Une élection municipale partielle eût lieu en 1999, suite à une très longue crise municipale débouchant sur une dissolution du conseil municipal en conseil des Ministres, amenant à l'élection de Vincent Giobergia.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
131 143 120 132 123 145 153
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Des données démographiques plus anciennes peuvent être trouvées dans le livre :
Alain Ruggiero, La population du comté de Nice de 1693 à 1939, Serre éditeur, Nice, 2002 (ISBN 2-86410-342-7)

Lieux et monuments [modifier]

  • Église Saint-Véran, romane du XIIe siècle, remaniée. L'église a une nef de trois travées voûtée en berceau brisé et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Le clocher latéral a été reconstruit avec un porche d'entrée.
  • Ruine du château féodal des Grimaldi.
  • Chapelle Sainte-Anne à l'entrée de village, lieu de pèlerinage.
  • Hameau des Crottes à l'est du village. une voie romaine y passait. Un sentier mène à la chapelle Sainte-Baume.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Sylvain Gagnière, Ascros (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, IV, 1961, p. 378.
  • Sylvain Gagnière, Ascros (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, VI, 1963, p. 366-368.
  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 221, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Notes et références [modifier]

  1. Google Livres : Jean Baptiste Toselli, Biographie niçoise ancienne et moderne ou dictionnaire historique, Tome premier A-G, p. 355-358, Nice, 1860
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]