Rigaud (Alpes-Maritimes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rigaud.
Rigaud
Rigaud
Rigaud
Blason de Rigaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Puget-Théniers
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Paul Crulli
2014-2020
Code postal 06260
Code commune 06101
Démographie
Gentilé Rigaudois
Population
municipale
216 hab. (2011)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 30″ N 6° 59′ 31″ E / 43.9916666667, 6.9919444444443° 59′ 30″ Nord 6° 59′ 31″ Est / 43.9916666667, 6.99194444444  
Altitude Min. 333 m – Max. 1 907 m
Superficie 32,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Rigaud

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Rigaud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rigaud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rigaud

Rigaud est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Rigaudois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Rigaud surplombe de haut la vallée du Cians, sous les ruines de sa forteresse médiévale, ancienne commanderie des Templiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rigaudum est cité au XIIIe le fief appartenait aux Riquier d'Èze[1].

Rigaud était un des quatre établissements templiers de la vallée du Var. Ils avaient été appelés pour défendre la côte des incursions sarrasines. Ils avaient été appelés à Nice par l'évêque de Nice Pierre vers 1135. Dans un inventaire des biens des templiers, il est allusion à une vente faite en 1193 à la maison du Temple du Var[2]. La première mention d'un commandeur à Nice date de 1202, et à Grasse de 1208. En mars 1209, le comte de Provence leur a donné ses droits sur le castrum, la villa et le territoire de Biot. En suite l'ordre du Temple va s'installer dans les évêchés de Vence et de Glandèves On le voit un droit de déshérence sur certains biens à Rigaud à partir de 1280. À Rigaud, l'ordre possédait une part de la seigneurie et une maison assez importante[3]. Les templiers installés dans les Alpes méridionales dépendaient des commanderies de Grasse et de Nice. La commanderie est dédiée à saint Sauveur en 1247. La maison templière de Rigaud est mentionnée pour la première fois dans un texte de 1269. La liste des biens saisis en 1308 permet de connaître l'étendue des biens des templiers[4] à Saint-Sauveur, Saint-Étienne-de-Tinée, Saint-Dalmas-le-Selvage, Guillaumes, Méailles, Annot, Entrevaux, Amirat, Les Mujouls, Cuébris, Villars, Tournefort.

Pons de Rigaudo, noble, fut - selon Jean Bonnefoy - seigneur de Rigaud[5]. Il aurait été également juge de la baronnie de Beuil, en 1324 et de Sospel, en 1330[6].

Le fief est ensuite allé aux Grimaldi de Bueil à la fin du XIVe. Honoré Laugier des Ferres, seigneur de Gilette, ayant dénoncé au duc de Savoie le complot des frères Grimaldi, fils d'Honoré Grimaldi, et de leur oncle voulant livrer le comté de Nice au roi de France, en 1526, ceux-ci se sont vengés en prenant le château de Gilette. Laugier des Ferres s'est vengé en envoyé ses hommes en représailles à Rigaud, en 1528.

Après l'exécution d'Annibal Grimaldi, le fief est allé aux Caissotti avec le titre de comte en 1622, puis aux Polloti, en 1724.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance a organisé un site de parachutage sur le plateau de Dina.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rigaud Blason D’azur à la fasce ondée d’argent chargée d’une étoile de huit rais de gueules et accompagnée de deux tours d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1861 1862 Prosper Ribot
1862 1872 Abel Féraud
1872 1878 Benjamin Blanc
1878 1881 Félix Raybaud
1881 1886 Joseph Dejoannis
1886 1892 Benjamin Jourdan
1892 1902 Antoine Dahon
1902 1919 Honoré Ribuot
1919 1929 Albert Féraud
1929 1944 François Ribuot
1944 1947 Prosper Baylon
1947 1974 Yvan Féraud
1974 1983 Firmin Champoussin
1983 réélu en 2008[7] Jean-Paul Crulli

Depuis le 1er janvier 2014, Rigaud fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 216 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
484 514 518 485 529 511 499 470 485
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
555 517 541 543 585 515 491 449 444
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
401 367 310 268 204 181 117 117 111
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
141 165 146 184 197 219 216 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 106-107, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Charles-Alexandre Fighiera, La demeure des Riquier à Èze, p. 90-94, Nice-Historique, année 1941, no 411 Texte
  2. Edmond Raynaud, Les Templiers dans les Alpes-Maritimes, p. 7-20, Nice-Historique, année 1912, no 721 Texte
  3. Joseph-Antoine Duebec, Les Templiers dans les Alpes-Maritimes, p. 65, Nice Historique, année 1937, no 331 Texte
  4. Joseph-Antoine Durbec, Introduction à une liste des biens du Temple saisis en 1308 dans la région des Alpes-Maritimes, p. 45-52, Nice Historique, 1951, no 88 Texte
  5. Bonnefoy, Maison d'Anjou, p.51
  6. Roman, Tableau historique, p.88
  7. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. Armorial général de la France, Volume 6 Par Louis-Pierre d'Hozier sur Google Livres