Touët-sur-Var

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Touët-sur-Var
Vue sur le village de Touët-sur-Var.
Vue sur le village de Touët-sur-Var.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Villars-sur-Var
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Roger Ciais
2014-2020
Code postal 06710
Code commune 06143
Démographie
Gentilé Touëtans ou Touëtois
Population
municipale
682 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 53″ N 7° 00′ 25″ E / 43.9480555556, 7.00694444444 ()43° 56′ 53″ Nord 7° 00′ 25″ Est / 43.9480555556, 7.00694444444 ()  
Altitude Min. 280 m – Max. 1 043 m
Superficie 14,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Touët-sur-Var

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Touët-sur-Var

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Touët-sur-Var

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Touët-sur-Var

Touët-sur-Var est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Touëtans ou bien les Touëtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village perché.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom curieux de Touët découle du mot ligure « Teba » qui signifie « rocher ».

De « trouée », « porte », les portes de Nice pour certains ; d'un radical préromain TOB, « cabane » pour d'autres. 1108 Castelum Toeti - 1259 Thoeto - 1536 El Toet - 1760 Touët.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blotties les unes contre les autres, ses maisons séculaires aux assises de pierre et aux toits ocres de tuiles romaines lancent un défi au temps qui passe.

Les premiers habitants de cette région furent les Ligures, quelque huit cents ans avant notre ère. Ils connaissaient le cuivre et le bronze. L'élevage des troupeaux était leur grande occupation car le relief accidenté et une terre pauvre car rocailleuse ne permettaient pas une agriculture prospère. Mêlés aux Celtes, nos Ligures tombèrent sous la domination des Eguituris, montagnards robustes et agiles, aimant par-dessus tout la chasse et les combats. Durant plusieurs décennies, ils se battent contre les Romains mais sont vaincus par l'empereur Auguste. La région devient une province romaine et des traces relevées dans le village confirment cet état de fait.

Lorsque le christianisme s'installe en Gaule (du IIIe au VIe siècle), Touët relève de l'évêché des Glandeves, proche d'Entrevaux.

Invasions des Lombards puis des Sarrasins. De leurs passages restent des noms tels que Maurin, Maurel, signifiant « noir-âtre, noir ». Les Sarrasins furent définitivement chassés des lieux par le comte de Provence durant le Xe siècle. En récompense, ses vassaux reçurent des terres et c'est ainsi que Touët revint au comte de Beuil.

Au Xe siècle, lorsque les Sarrasins sont définitivement chassés de la région par le comte de Provence, celui-ci donne Touët à l'un de ses vassaux, le comte de Beuil.

Au XIIIe siècle, la population du village est d'environ quatre cents âmes qui se protègent derrière un pont-levis, se groupant autour du petit château appartenant pour moitié au comte de Provence et au comte de Beuil.

Entre le XIIIe siècle et le XVIIIe siècle, le village subit successivement la servitude des Templiers installés dans le village proche de Rigaud où ils jouent le rôle de seigneurs les intempéries et les ravages provoqués par la peste noire. Le 7 octobre 1315, Jacques Ruffi (?-av.1331), Baile de Vintimille (1300), vice-amiral de Provence (1315), baile de Digne (1327), chevalier, originaire de Nice devint seigneur du Touët[1]. Il était le descendant du notaire Bertrand Roux et fut d'abord clavaire. En 1314, il prit part à l'expédition dirigée par le roi Robert contre la Sicile. En 1326, Jacques Ruffi est capitaine des galères de Nice avant d'être la même année nommé à la tête des galères provençales qui devaient faire partie de l'escadre de Naples[2].

Une commanderie des Templiers, installée à Rigaud - autre village à cinq kilomètres d'ici - jouant un rôle de seigneurs et considérant les Touëtois comme des serfs, perçoit des dîmes et s'approprie des biens un peu partout aux alentours. Les Templiers faisaient même payer les services religieux alors célébrés en la chapelle Notre-Dame-Sainte-Marie construite au XIIe siècle sous l'égide de l'abbaye de Lérins.

En plus des intempéries naturelles saccageant les cultures de la vallée du Var au XIVe siècle, les villageois doivent subir les atrocités de la peste noire qui décime la population, laissant une centaine de personnes en vie.

Le village suit l'histoire de la maison de Beuil et, en conséquence, devient propriété de la maison de Savoie en 1388 avant d'être celle des États sardes plus tard.

Durant le XVIIIe siècle, le comte de Beuil ayant été exécuté, ses châteaux brûlés et ses biens confisqués, le village est inféodé à différents seigneurs dont les derniers furent les comtes Claretti. Pendant ces occupations successives, guerres, pillages et incendies se multiplient.

En 1793, Touët devient français mais redevient sarde en 1814. Il ne reste plus que quarante habitants et la misère est grande. Suit une période de stagnation qui exaspère leur amertume. En 1860, les Touëtois votent à l'unanimité pour l'annexion à la France.

L'abbé Désiré Niel, né en 1814 à Touët où son père exerçait la profession de notaire et la fonction de maire sous le Consulat, œuvra d'une manière intensive pour le rattachement à la France. Député, inspecteur d'Académie, il se retire à Touët en 1871. Sa générosité « municipale » le fait participer financièrement à la construction d'un pont sur le Var en remplacement de l'antique passerelle, ainsi qu'aux premiers travaux reliant le haut avec la bas du village. D'où l'avenue Désiré-Niel achevée en 1890. Il quitte notre monde en 1873, léguant plusieurs de ses biens à son village, ainsi qu'une rente annuelle destinée à la construction d'une école pour les filles, les garçons seuls étant scolarisés jusqu'alors.

Le chemin de fer dessert Touët en 1888. Une route carrossable relie Nice à Villars en 1860. Puis à Touët en 1903. En 1908, Touët-de-Beuil devient Touët-sur-Var, évitant une certaine confusion dans la distribution du courrier. Enfin relié à la côte, le village se modernise peu à peu.

Le développement du tourisme, la facilité des communications et le goût de plus en plus prononcé des vacanciers pour les sports de neige ont fait de Touët un relais idéal entre Nice et les stations d'hiver, ainsi qu'un lieu de villégiature prisé par les vacanciers friands de soleil. À une cinquantaine de kilomètres des plages de la côte, l'arrière-pays niçois vous propose son calme dans un site naturel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1985[3] en cours Roger Ciais UMP Conseiller général depuis 2011

Depuis le 1er janvier 2014, Touët-sur-Var fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 682 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
370 365 373 412 435 480 423 417 414
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
412 429 404 426 902 374 335 362 337
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
338 343 368 318 273 327 251 301 307
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
320 342 445 603 682 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises et chapelles[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale du haut village.
  • Chapelle Saint-Antoine-l'Ermite au bord du Var, à l'entrée du pont.
  • Chapelle Saint-Jean des Pénitents blancs, sur le sentier muletier qui mène vers le haut-village (transformée en gîte étape).
  • Chapelle des Templiers sur la place du bas-village. Un service religieux a lieu hebdomadairement le dimanche matin.
  • Église paroissiale du Haut-village construite « à cheval » sur le vallon. Au milieu de la nef, une trappe permet de voir couler sous l’église un torrent tumultueux.
  • Notre-Dame-du-Cians, chapelle du XIIe siècle. Une messe est célébrée le 15 août.

Moulin à huile[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


Galerie des présidents de la République Française[modifier | modifier le code]

Touët-sur-Var est une des seules mairies à avoir conservé tous les portraits des présidents depuis leurs origines. Les cadres sont tous d'origine. En 1997, Mairie Expo a décerné la Marianne d'Or (meilleur maire de France) à Roger Ciais, maire de Touët-sur-Var, pour la galerie des présidents de la République ouverte dans sa mairie et sur Internet.

La Marianne d'Or qu'ont reçue des mains d'Alain Trampoglieri, en mairie de Touët-sur-Var, le maire et son conseil municipal prime une idée à la fois républicaine, civique et originale sur Internet. Avec cette distinction, la commune enrichit son patrimoine communal d'une Marianne en or, présentée dans le célèbre coffret rouge et or du joaillier Cartier de la place Vendôme.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


Quelques portraits originaux de la galerie des présidents

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Touët-sur-Var Blason Tranché au : 1) d’azur à la tour d’or maçonnée de sable surmontée d’une étoile de huit rais aussi d’or, au 2) de sinople à la grappe de raisin tigée et feuillée d’or ; à la bande ondée d’argent brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Venturini, Evolution, tome I, p. 151.
  2. Venturini, Evolution, tome II, p. LXXVII.
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011