Daluis

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Daluis
la vallée du Haut-Var près de Daluis - Pont de la D316 vers la Vignasse et Saint-Léger. En arrière-plan les roches rouges du Dôme de Barrot
la vallée du Haut-Var près de Daluis - Pont de la D316 vers la Vignasse et Saint-Léger. En arrière-plan les roches rouges du Dôme de Barrot
Blason de Daluis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Guillaumes
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Paul Nobize
2008-2014
Code postal 06470
Code commune 06053
Démographie
Gentilé Daluisiens
Population
municipale
149 hab. (2011)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 28″ N 6° 48′ 36″ E / 44.0244, 6.81 ()44° 01′ 28″ Nord 6° 48′ 36″ Est / 44.0244, 6.81 ()  
Altitude Min. 590 m – Max. 2 502 m
Superficie 40,03 km2
Localisation

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Daluis est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Daluisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les gorges de Daluis, creusées par le haut-Var dans des sols de pélite rouge, sont absolument magnifiques[non neutre]. Elles ont été taillées par le Var dans l'extrémité ouest du dôme de Barrot. Le dôme de Barrot correspond à une remontée de socle paléozoïque qui fait affleurer une épaisse série permienne[1].

En été, les orages représentent un danger important.

La grotte du Chat, rivière souterraine de 720 m de long, est particulièrement photogénique.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Daluis dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[2].

La cité apparaît sous le nom de "Castrum de Adalueiso", puis de "Adalosio" au XIIIe siècle, puis Adaluys ou Addaluys, Adaluy (provençal).

La cité appartient à la branche de Daluis de la famille de Castellane-Villeneuve. Elle sera ensuite une dépendance des Templiers et, après leur condamnation, aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La cité appartiendra enfin aux Villeneuve-Beauregard.

En 1348, le 18 février, signature de l'acte d'habitation de Daluis signé avec le seigneur de Barrême.

Acte d'habitation de Daluis (Archives de la famille de Clarens branche des familles De Barrême et De Villeneuve

En 1388, après la mort de la reine Jeanne, à la différence des autres parties de l'est de la Provence qui rendront hommage au comte de Savoie, Daluis, comme Guillaumes, Entrevaux et Sausses se déclareront fidèles aux comtes de Provence de la maison d'Anjou. En 1481, comme le reste de la Provence, Louis XI étant héritier du dernier comte de Provence, Daluis a été intégré au royaume de France.

En 1760, un traité entre la France et le roi de Sardaigne rectifie la frontière et place Daluis et Guillaumes dans le comté de Nice.

Daluis faisait alors partie du diocèse d’Entrevaux, et de la viguerie de Guillaumes.

Pendant la guerre des Alpes, entre la France républicaine et le royaume de Piémont-Sardaigne, le général autrichien de Wins qui commande l'armée austro-sarde établit un poste de commandement à Daluis en 1793.

À partir du 18 juillet 1944, les troupes allemandes installées à Touët-sur-Var lancent des attaques contre les maquis FFI par les vallées du Haut-Var et du Cians. Ces premières attaques ayant échoué, elles reprennent le lendemain par les crêtes. Les maquisards débordés abandonnent leurs positions près de Daluis pour remonter vers Guillaumes puis vers Entraunes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Daluis Blason De gueules au château donjonné de trois tours d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[3] Paul Nobize    

Depuis le 1er janvier 2014, Daluis fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
366 405 402 429 463 466 350 374 360
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
385 401 413 403 405 389 392 403 425
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
285 325 307 261 235 209 182 202 185
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
124 110 132 121 120 148 149 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château féodal,
  • Église Saint-Martin, reconstruite à la fin du XIXe siècle, après le tremblement de terre,
  • Chapelle du hameau de Saint-Martin
  • Grotte du Chat avec environ 800 m de galeries.

Sports de nature[modifier | modifier le code]

  • Le canyoning[7],[8],[9] dans le vallon et la clue d'Amen, qui débouche au milieu des gorges de Daluis, en rive gauche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Daluis fut un des fiefs de la famille de Barrême et ultérieurement des de Villeneuve.
  • Louis de Daluis, prètre vers 1550.
  • Célestin Freinet fit un remplacement à l'école de Daluis lors de sa première année d'enseignement, du 28 avril 1919 à la fin du mois de juillet. Il logeait à l'auberge en bord de route.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 113, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Université de Brest : Le Permien et le Trias du Dôme de Barrot
  2. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Crétin R., Boyer F.: Guiide Loisirs et plein-air - Provence, Les 400 coups Ed., Nice, 1999, ISBN 2-9512137-3-5
  7. Folléas Ch., Gimenez B. : Canyons d'Aventures des préalpes d'Azur***, Les doigts déglingués Ed., Grasse, 2004, (ISBN 2-9520452-0-8),
  8. Barbier B., Ranc B.: Canyons mediterranées. GAP Ed., 1996, (ISBN 2-7417-0178-4)
  9. Ayasse H. : 30 beaux canyons des Alpes du Sud, Edisud, 2000, (ISBN 2-7449-0156-3)
  10. Créach Yves : Inventaire Spéléologique des Alpes-Maritimes, CEF éd., Nice 198, Tome II,p.338-340.