Olivenza

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Olivenza
Blason de Olivenza
Héraldique
Drapeau de Olivenza
Drapeau
Image illustrative de l'article Olivenza
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Estrémadure Estrémadure
Province Province de Badajoz Province de Badajoz
Comarque Llanos de Olivenza
District judic. Olivenza (1230) (Portugal)
Maire
Mandat
Bernardino Antonio Píriz Antón (PP)
2011-2015
Code postal 06100
Distance de Madrid 428 km
Démographie
Gentilé Oliventino, a
Population 12 002 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 41′ 04″ N 7° 06′ 00″ O / 38.68448, -7.09996538° 41′ 04″ Nord 7° 06′ 00″ Ouest / 38.68448, -7.099965  
Altitude 269 m
Superficie 43 095 ha = 430,95 km2
Localisation
Localisation de Olivenza

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Olivenza
Liens
Site web (es) Conseil municipal Olivenza

Olivenza en espagnol ou Olivença en portugais est une municipalité espagnole de la province de Badajoz, communauté autonome d’Estrémadure. Le Portugal ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur ce territoire, même si ses réclamations à ce sujet ne sont pas très actives.

Le canton d’Olivenza est situé à l’est du fleuve Guadiana, à 24 km au sud de Badajoz. Il a une forme triangulaire, dont l'un des côtés longe le cours d'eau, qui forme la frontière avec le Portugal. La commune est entourée des villes de Badajoz, Valverde de Leganés, Barcarrota, Higuera de Vargas, Alconchel, Táliga et de la frontière portugaise. Le Portugal ne reconnaît pas officiellement la frontière commune dans ce secteur, 100 bornes-frontière n’y ont pas encore été placées[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Olivenza est une municipalité qui possède une superficie de 430,1 km2. Elle est située dans la province de Badajoz, en Estrémadure. Pour le Portugal, la municipalité est située dans la région de l’Alentejo, plus précisément dans le district d'Évora[2].

La municipalité est située, sur la rive gauche du fleuve Guadiana, à environ 20 kilomètres de la ville d’Elvas. Le territoire d’Olivenza a une configuration triangulaire, avec ses deux sommets sur le fleuve Guadiana et le troisième saillant au Sud-Est, en Espagne[3].

La municipalité d’Olivenza inclut non seulement la ville éponyme, mais également six villages dont deux de peuplement récent - San Francisco et San Rafael - et 4 sont villages historiques Villarreal, Santo Domingo de Guzmán, San Benito de la Contienda et San Jorge de Alor[4]. Táliga a également appartenu à la municipalité et est devenue en 1850 une commune à part entière.

La population d’Olivenza était de 12 008 habitants en 2011 (INE), soit une densité de 428 habitants par km2.[réf. souhaitée]

Démographie[modifier | modifier le code]

Répartition de la population par pedanía (2012)[5]

Pedanía Population
Olivenza 10 111
San Francisco de Olivenza 464
San Rafael de Olivenza 256
Villarreal 73
Santo Domingo de Guzmán 16
San Benito de la Contienda 576
San Jorge de Alor 506
Population totale 12 002

Évolution de la population d’Olivenza de 1991 à 2011[6].

Évolution démographique
1991 1996 1998 1999 2000 2001 2004 2005 2006
10 176 10 499 10 558 10 585 10 709 10 739 11 196 11 389 11 512
2007 2008 2009 2010 2011 2012 - - -
11 652 11 814 11 852 11 906 12 008 12 002 - - -


Statut juridique[modifier | modifier le code]

Ruelle de San Jorge de Alor

Même si Olivenza est une municipalité espagnole, le Portugal ne reconnaît pas la souveraineté de celui-ci sur ce territoire, puisque la constitution portugaise, dans son article 5, alinéa 3, rend impossible la reconnaissance de cette souveraineté espagnole.

En 1840, la langue portugaise est interdite dans la municipalité d’Olivenza, y compris dans les églises.

Article IV du traité de Cadix de 1810 [réf. nécessaire]:

« De manière à effacer totalement des mémoires les funestes déconvenues entre les deux monarchies contre leurs propres intérêts, le gouvernement espagnol consent à rendre la ville d’Olivença, son territoire et ses dépendances, de façon à ce qu’ils soient réunis à nouveau et perpétuellement à la couronne portugaise. »

Article 105 du traité de Vienne de 1815 :

« Les Puissances, reconnaissant la justice des réclamations formées par S. A. R. le prince régent de Portugal et du Brésil, sur la ville d’Olivenza et les autres territoires cédés à Espagne par le traité de Badajoz de 1801, et envisageant la restitution de ces objets, comme une des mesures propres à assurer entre les deux royaumes de la péninsule, cette bonne harmonie complète et stable dont la conservation dans toutes les parties de l’Europe a été le but constant de leurs arrangements, s’engagent formellement à employer dans les voies de conciliation leurs efforts les plus efficaces, afin que la rétrocession desdits territoires en faveur du Portugal soit effectuée ; et les puissances reconnaissent, autant qu’il dépend de chacune d’elles, que cet arrangement doit avoir lieu au plus tôt. »

Position espagnole[modifier | modifier le code]

La position espagnole est indiquée sur le site de la Diputación Provincial de Badajoz[7].

D'après les autorités espagnoles, Olivenza appartient légalement à l’Espagne en vertu de l’article III du traité de Badajoz du 6 juin 1801 qui a mis fin à la guerre des Oranges. Le traité n’a pas été annulé ou abrogé par une autre convention de niveau équivalente ou naturelle. Toujours d'après elles, il n’existe aucun fondement en droit qui détermine l’obligation à l’Espagne de rétrocéder le territoire au Portugal. Et si les Portugais réclamaient la rétrocession d’Olivenza devant la Cour européenne de justice ou de la Cour internationale de justice, le cas serait considéré comme « non justiciable », car il n’est pas du ressort de la justice d’examiner ce que les Espagnols appellent « le fondement moral d’événements historiques ». Les Espagnols ajoutent que depuis la mort en 1850 du Duque de Palmela, le Portugal n’aurait ni officiellement, ni officieusement demandé à l’Espagne la propriété d’Olivenza. Tous les traités signés entre les deux pays, postérieurs au Congrès de Vienne, ont consacré comme la première de leurs obligations le respect des frontières établies. À l’article 2 du traité d’amitié et de coopération de 1977, les parties contractantes ont réaffirmé l’inviolabilité de leurs frontières et l’intégrité de leurs territoires (le problème étant qu'elles ne sont jamais arrivées à un accord concernant les frontières d'Olivença). Enfin, les autorités espagnoles considèrent que l’appartenance du Portugal et de l’Espagne à l’espace politique de l’Union européenne instituée par le traité de Maastricht, avec pour conséquence l’abolition des frontières entre les pays membres, rend sans fondement le refus portugais de reconnaître formellement à Olivenza la rivière Guadiana comme frontière commune[8].

Les autorités espagnoles ajoutent que « la rétrocession d’Olivenza est une sorte de tradition séculaire que maintient le ministère des Affaires étrangères portugais de manière passive et latente dans le cercle plus technique que politique de la « Comisión Mixta de Límites » (commission mixte des frontières). Mythe historiographique aux profondes racines dans l’inconscient national portugais, sur lequel se sont articulés divers mouvements irrédentistes : Sociedade Pro-Olivença (1938), Grupo dos amigos de Olivença (1944), Comité Olivença Portuguesa (1988). Bien que tous ces groupes irrédentistes manquent de poids politique et qu’ils aient échoué dans leur but principal – obliger la diplomatie portugaise à reprendre de manière active la demande de rétrocession d’Olivenza à l’Espagne – ils ont déployé un intense travail de propagande en falsifiant systématiquement l’histoire de Olivenza et en escamotant sa position géographique. L’Irrédentisme réduit l’histoire d’Olivenza à une simple chronologie dans laquelle, préalablement dépouillée de son contexte, ils incluent les faits et les textes à l’appui de leur thèse. Ceux qui les contredisent sont tout simplement ignorées »[7].

Revendications du Portugal et litiges frontaliers[modifier | modifier le code]

Olivenza, territoire portugais en 1773

La position des autorités portugaises est exposée sur le site du Grupo dos Amigos de Olivença - Sociedade Patriótica[9],[10],[11].

Le traité de Badajoz précise entre autres que le non-respect d’un quelconque de ses articles entraînerait son annulation, ce qui est arrivé en 1807.

Le 27 octobre 1807, le traité franco-espagnol de Fontainebleau prévoit l’occupation du Portugal et sa division en trois zones : la province d’Entre Douro-e-Minho pour Charles II de Parme, roi de l’Etrurie ; la principauté de l’Algarve pour le ministre espagnol Manuel Godoy ; les provinces restantes ainsi que les territoires d’outre-mer devant faire l’objet d’un futur accord.

En novembre 1807, les forces espagnoles et françaises occupent le pays, amenant la famille royale portugaise à transférer la Cour et le gouvernement au Brésil. Avec la signature du traité de Fontainebleau et l'invasion du Portugal, l’Espagne aurait entraîné l’annulation du traité de Badajoz, annulant son droit à conserver la ville de Olivença.

Le 1er mai 1808, le prince régent de Portugal, Dom João, publie à Rio de Janeiro un manifeste par lequel est rejeté, pour ces motifs, le traité de Badajoz. Le 30 mai 1814, le traité de Paris, dans son article 3 de la section d’amendements, déclare nul et sans aucun effet le traité de Badajoz.

Au cours des décennies suivantes, le Portugal réclame la restitution de la ville, en particulier le 9 juin 1815, selon l’acte final du Congrès de Vienne, en son article 105, les droits portugais sur le territoire d’Olivença sont reconnus. Le 7 mai 1817, l’Espagne signe le traité de Vienne, « reconnaissant la justice des réclamations formulées par Son Altesse Royale, le prince régent de Portugal et du Brésil, sur la ville d’Olivença et des autres territoires cédés à l’Espagne par le traité de Badajoz de 1801 », et s’engage à réaliser « les efforts les plus efficaces à fin que puisse s’effectuer la rétrocession de ces territoires au bénéfice du Portugal ».

Entretemps, l'État espagnol, qui a entamé un mouvement de centralisation politique, engage une campagne d'éradication de la langue portugaise dans le territoire occupé. L'usage du portugais est drastiquement interdit à Olivença par les autorités madrilènes à partir de 1840, y compris dans la liturgie. Les noms de rues portugais sont tous remplacés par des noms de rue castillans. Des colons espagnols sont installés dans la citadelle et la vieille ville, qu'une partie de la population portugaise a désertée pour fuir l'occupation. Afin de briser l'identité séculaire d'Olivença, en 1850, le territoire est démembré, avec le rattachement de Táliga à la municipalité de Badajoz. En 1858, la reine Isabelle II d'Espagne élève Olivenza au rang de « ville » (Ciudad) afin de l'insérer plus efficacement dans le tissu urbain et l'administration espagnols. Enfin, au début du XXe siècle, les autorités espagnoles imposent la castillanisation des patronymes portugais aux habitants du territoire. D'un point de vue historique, la castillanisation d'Olivença est à étudier dans le contexte plus général de la tentative de construction d'un État espagnol fort centralisé et castillanisé, initiée avec les décrets de Nueva Planta, et accentuée à partir du règne d'Isabelle II (1830), puis sous les Libéraux (qui s'attaquent également aux identités et aux libertés galiciennes, basques, catalanes, etc.).

Côté portugais, les démarches politiques pour récupérer le territoire se poursuivent tout au long du XIXe siècle, avec un premier blocage de la délimitation des frontières par l'État portugais en 1864, et une demande officielle du roi Charles Ier de Portugal au roi d'Espagne en 1903 afin que « justice soit rendue dans le litige d'Olivença. »[9] Sous la première République portugaise, la question est encore soulevée au Sénat par le sénateur Ramos da Costa en 1911[12]. Puis, à l'occasion de la victoire alliée, en 1918-1919, la diplomatie portugaise prépare un mémorandum très détaillé concernant la situation de la ville, mais l'Espagne n'ayant pas participé au conflit, l'arbitrage de la communauté internationale est rendu impossible. En 1926, un second blocage de la délimitation des frontières par l'État portugais empêche de poser les bornes frontalières sur un tronçon d'environ 100 km, en raison de ce que l'on appelle dès lors la « Question d'Olivença. »[13],[14]

Après l'arrivée au pouvoir de Salazar, l'État portugais abandonne peu à peu les protestations officielles, mais, dans l’opinion publique et la société civile, des « mouvements irrédentistes », fondés par des habitants de l'Alentejo ou d'Olivença réfugiés au Portugal, maintiennent des actions politiques et culturelles, et tentent en vain de forcer la diplomatie salazariste à revenir officiellement sur la question de la rétrocession (Sociedade Pró-Olivença en 1938, le Círculo de Estudos Históricos de Olivença, le Fórum Olivença, le Círculo de Estudos Oliventinos, et enfin le Comité Olivença Portuguesa en 1988). Des personnalités de premier plan, comme le général et opposant à la dictature Humberto Delgado, prennent parti publiquement pour la rétrocession d'Olivença[15].

Pendant la guerre civile espagnole, le colonel Rodrigo Pereira Botelho se met à la disposition de l'État portugais pour occuper militairement la ville. Le 8e régiment de chasseurs portugais, stationné à Elvas, est préparé en vue d'investir Olivença, mais il en est empêché par des supérieurs hiérarchiques. À la même époque, un groupe de légionnaires portugais échafaude un plan d'occupation similaire qui n'aboutit pas, Salazar ne souhaitant pas se mettre en conflit ouvert avec l'Espagne en contexte de tensions internationales. Côté espagnol, la guerre civile s'accompagne de purges. Des Portugais d'Olivença, qui militaient pour la rétrocession, sont éliminés physiquement. En dépit de son silence, l'Estado Novo prend des mesures pour la protection des habitants de la ville, qui sont considérés comme des compatriotes à part entière. Les Portugais d'Olivença qui se réfugient sur la rive gauche du fleuve Guadiana sont acceptés, tandis que les Espagnols sont systématiquement renvoyés dans leurs pays.

La politique de colonisation et de castillanisation d'Olivença atteint son apogée pendant la dictature franquiste. Deux poblados de colonización sont créés en 1956 dans la municipalité : San Francisco de Olivenza, ainsi nommée en l'honneur du généralissime Francisco Franco, e San Rafael de Olivenza, qui doit son nom au ministre de l'Agriculture de l'époque, Rafael Cavestany Anduaga. Ces deux établissements sont des noyaux de colonisation, visant à castillaniser le territoire et à mettre les Portugais (ou lusophones, alors encore majoritaires) en minorité. Ils sont constitués de colons venus de diverses régions d'Espagne[16]. Parallèlement, au fil des décennies, de nombreux portugais d'Olivença, favorables à la rétrocession de la ville au Portugal, continuent à fuir l'occupation, la dictature et les mesures de discrimination espagnoles et trouvent refuge de l'autre côté de la frontière, dans l'Alentejo voisin. C'est notamment le cas du leader et activite Ventura Ledesma Abrantes[17],[18], qui s'installe avec toute sa famille au Portugal avant de fonder le groupe Sociedade Pró-Olivença. L'une de ses réussites militantes les plus notables est d'avoir convaincu le ministre de la justice portugais Manuel Gonçalves Cavaleiro de Ferreira d'accorder automatiquement la nationalité portugaise à tous les habitants d'Olivença qui la solliciteraient.

Pendant toute la période franquiste, l'administration de la ville est dominée par les colons espagnols, la scolarisation est faite exclusivement en langue castillane, et les résidents portugais réticents à la politique d'assimilation linguistique et de destruction culturelle sont systématiquement poursuivis, discriminés ou marginalisés. La langue portugaise connaît alors sa plus forte phase de recul dans le territoire, au point de n'être plus parlée par les nouvelles générations (seules les personnes nées avant 1940 sont, semble-t-il, actuellement parfaitement bilingues)[19].

Après la fin des dictatures salazariste et franquiste, le Portugal et l’Espagne signent plusieurs traités et, en particulier à l’article 2 du traité d’amitié et de coopération de 1977, les deux pays « réaffirment l’inviolabilité de leurs frontières et l’intégrité de leurs territoires », le problème étant que les conceptions espagnoles et portugaises des frontières à l'emplacement d'Olivença divergent. En 1981, l'ex-Premier ministre et amiral José Pinheiro de Azevedo[20] est nommé directeur du Groupe des Amis d'Olivença. En 1982, il publie le livre Olivença está cativa pela Espanha: por culpa de quem? (« Olivença est captive de l'Espagne : par la faute de qui ? »), et propose d'organiser une Marche Verte sur la ville, afin de faire valoir pacifiquement les droits du Portugal. Et en 1988, l'ambassadeur portugais Carlos Empis Wemans, représentant du Portugal à la Commission Internationale des Limites, déclare dans le journal Diário de Lisboa : « Le Portugal n’a jamais reconnu officiellement la situation. D'un point de vue légal, Olivença est encore à nous. Aussi les contacts occasionnels de l’Espagne, au sujet de problèmes dans la région, nous indiquent-ils qu'Olivença est toujours “de jure” portugaise »[21].

Aujourd'hui encore, la diplomatie portugaise considère la ville comme un territoire sous souveraineté portugaise, position réitérée clairement en novembre 1994 par José Manuel Durão Barroso à l'occasion du projet de réparation du pont da Ajuda, puis en mars 1995 à l'occasion de la construction du barrage d'Alqueva. Dans le cadre de la construction du barrage d'Alqueva, les autorités portugaises ont envoyé un rapport aux autorités espagnoles sur l'impact que les travaux et le barrage auraient sur le territoire espagnol, en occultant volontairement Olivença. Une semaine plus tard, par déférence pour leurs voisins, elles ont envoyé un nouveau document incluant le territoire litigieux, mais avec le titre : « Le territoire de l'Espagne et Olivença », afin de bien signifier aux Espagnols que l'État portugais considère Olivença comme un territoire sous souveraineté portugaise occupé et administré illégalement par l'Espagne. Une partie des travaux publics dans la région est d'ailleurs à la seule charge du Portugal, comme la restauration du pont da Ajuda en 1994-2000, entièrement financée par l'État portugais[22]. Et le maire d'Elvas intervient dans les médias portugais et espagnols lorsque des célébrations sont contraires au respect de l'identité ou de la culture portugaises à Olivença[23].

L’État espagnol, quant à lui, ne fait aucun commentaire concernant le sujet. Les hommes politiques espagnols gardent systématiquement le silence sur la question, pratiquant la politique de la chaise vide et du dénigrement[24],[7]. En mai 1995 par exemple, la faculté de droit de l'Université de Lisbonne organise un débat sur la question d'Olivença, mais aucun représentant espagnol n'accepte d'y participer. Et en janvier 2001, au moment de la visite du Premier ministre espagnol au Portugal, alors que des journalistes portugais posent clairement la question, expliquant : « qu'il y a des questions qui froissent les susceptibilités [...], qui se posent depuis des décennies, comme celles des limites frontalières, surtout dans le cas d'Olivença », le dirigeant politique préfère garder le silence[25].

Statu quo, solutions innovantes et respect des identités locales[modifier | modifier le code]

Rue pavée typiquement portugaise (calçada portuguesa) sur la Plaza de España.

Avec la fin des dictatures salazariste et franquiste, à partir du début des années 1980, l'Ayuntamiento de Olivenza a entrepris une politique de rapprochement avec le Portugal. Olivenza s'est jumelée avec Leiria en 1984, Portalegre en 1989, Elvas en 1990 et avec Cadaval et Vila Viçosa en 2007. Dans le même temps, on assiste à une récupération du patrimoine architectural portugais : la ville médiévale, l'église Santa Maria do Castelo[26], l'église Santa Maria Madalena[27], la Praça da Constituição avec son pilori[28], la Sainte Maison de la Miséricorde[29],[30], le couvent des Clarisses, les fortifications, les casernes, etc. Le musée ethnographique González Santana est inauguré dans le cadre de ce renouveau culturel[31], la ville se dote d'Archives Historiques (Arquivo Histórico)[32], avec l'appui de l'Institut de la Culture et de la Langue Portugaise[33]. On assiste au début des « Rencontres de Ajuda » (Encontros da Ajuda)[34], à la création d'un Fonds Portugais de la Bibliothèque Municipale (Fundo Português da Biblioteca Municipal), intégré au Centre d'Études Ibériques Agostinho da Silva[35]. Des cours de portugais sont proposés dans la municipalité par l'Universidade Popular, subventionnés en partie par l'Institut Camões, en plus d'autres cours, en libre accès.

Actuellement, outre la nationalité espagnole, plusieurs centaines d'habitants d'Olivenza possèdent ou ont demandé la nationalité portugaise[36], à laquelle tous les résidents de la municipalité peuvent prétendre au même titre que les Lisboètes, sans que celle-ci puisse leur être légalement refusée[37],[38]. Jouant du statut litigieux de leur territoire, qui appartient de jure aux deux pays voisins[39], les habitants possédant la double nationalité peuvent bénéficier de facto d'innombrables avantages économiques et sociaux[40] (droit de vote dans les deux pays, droit aux aides sociales et accès aux institutions d'État des deux côtés de la frontière, accès facilité aux deux marché du travail, droit de voyager au Brésil sans avoir à demander de visa[41], etc.). Récemment, les noms de rue portugais, qui avaient été effacés par les autorités madrilènes, tendent à être replacés, et, phénomène unique au monde, 74 rues d'Olivenza ont deux noms simultanés, l'un castillan, l'autre portugais, qui ne coïncident que rarement[37]. La ville d'Olivenza possède un patrimoine urbanistique et militaire qui en fait une des villes les plus typiquement portugaises de cette région de la péninsule Ibérique[42].

Depuis 2008, l'association Além Guadiana, présente dans le territoire litigieux, s'est fixé pour objectif de « promouvoir et défendre le portugais oliventino et les traditions portugaises d'Olivença et Táliga »[43]. L'association organise des évènements culturels sur place (concerts, publications, conférences, etc.), tient un blog bilingue portugais/castillan et dispose d'une fréquence radio propre à la municipalité, appelée Radio Olivença. En Espagne, la municipalité, dont les habitants sont qualifiés de « peuple entre deux pays », est également l'objet de l'attention et de la curiosité des médias, qui lui consacrent des reportages parfois très longs et très détaillés[44].

Dans le cadre de sa politique de respect des identités locales, le Conseil de l'Europe a demandé à l'État espagnol de favoriser l'apprentissage de la langue portugaise à Olivenza en 2008. Le journal Público du 26 janvier 2009 a publié un grand reportage (RDP) sur le « portugais d'Olivença » : « Le dernier rapport du comité d'experts du Conseil de l'Europe, qui fait un bilan critique de l'application de la Charte Européenne des Langues Minoritaires ou Régionales approuvée en 1992, rappelait fin 2008 que les habitants d'Olivença doivent avoir accès à l'apprentissage de la langue portugaise. Le document défend « la protection et promotion du portugais d'Olivença ». Pour éviter que le lien de la population à la langue portugaise ne se perde, le Conseil de l'Europe propose le développement d'un modèle d'apprentissage de cette variante dialectale du portugais de l'Alentejo. »[45]

En 2008, Olivenza, les villes frontalières (raianas) portugaises d'Arronches, Campo Maior, Estremoz, Portalegre et Elvas d'un côté, et les villes frontalières espagnoles de La Codosera, Alburquerque et Badajoz de l'autre, sont arrivées à un accord en vue de la création d'une euro-région mixte incluant Olivenza, afin de trouver une solution innovante au problème[46],[47].

En 2010, l'homme politique portugais Fernando Nobre, arrivé troisième à l'élection présidentielle de 2011 avec 14,1 % des suffrages, faisait une déclaration allant dans le même sens. Faisant le parallèle avec la situation de Gibraltar[48], et légitimant les revendications portugaise par les réclamations incessantes que Madrid oppose aux Britanniques, il déclarait à la presse que s'il était élu, il soulèverait la question du statut d'Olivenza auprès du roi d'Espagne, afin que le problème du territoire soit résolu pacifiquement au niveau local, par les deux régions frontalières, l'Estrémadure et le Bas-Alentejo, évoquant à demi-mot la possibilité d'un territoire au statut particulier, en extraterritorialité[49] ou sous administration ou souveraineté commune[50], avec une « liberté de circulation totale »[51].

Évènements récents[modifier | modifier le code]

La situation géopolitique particulière de la ville et son patrimoine architectural portugais unique, dans un territoire périphérique et pauvre administré par l'État espagnol, lui confèrent une visibilité internationale et un particularisme culturel qu'elle n'aurait pas sans cela. Les habitants d'Olivenza, qui ont des attaches culturelles et familiales des deux côtés de la frontière, semblent particulièrement attachés à leurs racines, à leur identité double et à leur territoire[52], dont ils font la promotion activement. À titre d'exemple, l'église manuéline d'Olivenza Santa Maria Madalena[27] a été élue « plus beau recoin d'Espagne » en 2012, alors même qu'elle est paradoxalement l'église la plus représentative du style manuélin, typiquement portugais, après le Monastère des Hiéronymites de Lisbonne[53].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique et drapeau[modifier | modifier le code]

Armes d'Olivenza

Le blason et le drapeau de la ville ont été modifiés à la suite de l'invasion espagnole et font de ce fait l'objet de débats. Les armes espagnoles actuelles d'Olivenza se blasonnent ainsi : (es) De gules, una torre detrás de un lienzo de muralla, todo de oro; de entre ambos sale un olivo verde que queda resaltado de la torre, timbrado con la Corona Real española. Al timbre, Corona Real cerrada., blasonnement approuvé par la Junte d'Estrémadure, le 3 octobre 2000, et publié dans le Diario Oficial de Extremadura du 24 octobre 2000, n° 123, pages 10412-10413.

La ville possède également son propre drapeau reprenant en son centre les armoiries de la ville.

Olivenza dans le royaume de León[modifier | modifier le code]

L’origine d’Olivenza remonte à la conquête définitive de Badajoz par le dernier roi de León, Alphonse IX, au printemps de l’année 1230. En récompense à la participation des Templiers à cette campagne, Alphonse IX leur accorde les enclaves de Burguillos et d’Alconchel.

En 1256, l’Ordre y crée l’encomienda d’Olivenza, qui n’est alors qu’un ensemble de champs, de cabanes et de quelques maisons construites à proximité d’une source généreuse. Sous le règne d’Alphonse X le Sage, l’Ordre du Temple est expulsé d’Olivenza et doit abandonner ses terres à la municipalité et à l’évêché de Badajoz[54].

Cession au Portugal[modifier | modifier le code]

Le pont d'Olivenza.

Plus tard, sous la régence de María de Molina sur le trône de Castille, Denis Ier de Portugal profite de la faiblesse de ce royaume pour signer le traité d'Alcañices de 1297, qui comprend le transfert de la souveraineté de la ville au Portugal[55].

Olivenza renforce par la suite progressivement ses défenses. En 1298, Denis Ier accorde une charte forale à la cité, l’élevant au rang de ville, et fait construire les premiers remparts. En 1488, le roi Jean II commande l’érection de la Tour de l’Hommage, la plus élevée du royaume. En 1510, le roi Manuel Ier encourage la construction du pont fortifié d’Ajuda sur le Guadiana pour assurer la mobilité des troupes sur la rive gauche, permettant de relier Olivenza et Elvas. Cet ouvrage militaire majeur mesure de 380 mètres de long pour cinq de large, comprend dix-neuf arches et une tour de défense de trois étages en son milieu[54].

Après la paix connue sous l’Union ibérique, Olivenza renoue avec une période conflictuelle dans le cadre de la guerre de Restauration portugaise de 1640. Conquise en 1657 par le duc de Saint-Germain, après quatre tentatives infructueuses, Olivenza revient au Portugal avec la signature du traité de Lisbonne de 1668, qui reconnaît officiellement l’indépendance de ce royaume.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le Portugal redéfinit sa politique militaire contre l’Espagne vers un aspect purement défensif. Ce changement d’orientation a des conséquences importantes pour la ville-frontière Olivenza, que des stratèges recommandent d'abandonner, au motif :

  • de l’importance du coût de l’artillerie lourde, des munitions, des équipements et des hommes nécessaires à neuf bastions (en comparaison, la ville de Badajoz n’en compte que huit) ;
  • de l’interruption de la chaîne logistique provoquée par la destruction du pont fortifié lors de la guerre de Succession d’Espagne en 1709 ;
  • la situation critique dans laquelle se trouverait toute troupe envoyée en renfort avec une voie de retraite coupée par le courant du fleuve Guadiana[54].

Conquête espagnole d’Olivenza[modifier | modifier le code]

En 1801, dans le cadre de l’alliance militaire franco-espagnole issue du premier traité de San Ildefonso (1796), Olivenza est conquise par l’armée espagnole lors de la guerre des Oranges et annexée officiellement le 6 juin 1801 par le traité de Badajoz[56], qui fixe le Guadiana comme frontière entre les deux pays à cet endroit[54].

Situation linguistique[modifier | modifier le code]

Selon le linguiste portugais Leite de Vasconcelos, le bourg d'Olivenza était dans l'ensemble bilingue à la fin du XIXe siècle, les hameaux périphériques étant encore essentiellement lusophones. Globalement, le portugais restait langue majoritaire dans la commune à l'époque de la Guerre civile espagnole. Son usage a par la suite fortement reculé au profit du castillan et serait au début du XXIe siècle en voie d'extinction, cantonné aux générations éduquées avant 1940.

Conséquence de près de deux siècles de discrimination linguistique et socio-culturelle, si l'on en croit la chercheuse Maria de Fátima Matias, de l'université d'Aveiro, à Olivença, le portugais est « linguistiquement et socialement dévalorisé », identifié avec « la ruralité et l'analphabétisme, comme s'il était un écho du passé », et considéré comme « une forme corrompue de parler, un langage maladroit. »[24] Actuellement, le portugais est enseigné comme option dans les écoles privées et publiques de la municipalité, par des professeurs portugais[57].

Politique[modifier | modifier le code]

Institutions municipales[modifier | modifier le code]

La municipalité de Olivenza (Ajuntament) est l'organe élu qui dirige la ville. Elle comprend 17 conseillers élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. Le maire est élu par celle-ci.

Liste des maires de Olivenza
Période Identité Étiquette Qualité
2011 2015 Bernardino Antonio Píriz Antón Pati populaire
1979 2007 Ramón Rocha Maqueda [58] Parti socialiste ouvrier espagnol

Monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Intérieur de l’église de Marie-Madeleine
  • Églises de sainte Marie-Madeleine et de sainte Marie du Château
  • Citadelle médiévale
  • Façades des maisons consistoriales
  • Santa Casa de Misericordia
  • Couvent des Clarisses (ou de saint Jean de Dieu)

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Les remparts d'Olivenza, dessinées par Duarte d'Armas en 1509

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Olivenza est jumelée avec[59] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frontière inexistante d’Olivença, visitée le 30 mars 2009.
  2. (pt) Olivença, District d’Évora, consultée le 18 mars 2009.
  3. Localisation de la municipalité, consultée le 18 mars 2009.
  4. (es) Information générale - Site officiel de la Municipalité de Olivenza, consultée le 21 mars 2009.
  5. L'Institut national de la statistique (Espagne) - Liste des unités de population, page consultée le 29 avril 2013.
  6. (es) Institut national de la statistique Consultée le 27 sep 2012
  7. a, b et c (es) Diputación de Badajoz. Entidades Locales, Comarcas y Partidos Judiciales. Olivenza – Conclusiones, consultée le 20 mars 2009.
  8. Les autorités espagnoles considèrent que depuis 1986, le processus d’intégration dans l’Union européenne à laquelle appartiennent les deux pays, a relégué ce vieux différend territorial au rang d’anecdote dans les relations bilatérales. Voir : http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=27 et http://www.dip-badajoz.es/municipios/municipio_dinamico/historia/index_historia.php?codigo=108&correo=olivenza&archivo=0#soberaniae, consultée le 16 mars 2009. Les autorités portugaises expriment un point de vue opposé, sans toutefois que cela altère gravement les relations diplomatiques entre les deux pays à l'heure actuelle.
  9. a et b http://www.olivenca.org/litigio_fr.htm
  10. http://pt.wikipedia.org/wiki/Grupo_dos_Amigos_de_Oliven%C3%A7a
  11. Et dans d'innombrables blogs : « http://estrolabio.blogs.sapo.pt/67241.html. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  12. http://www.oocities.org/capitolhill/2382/brevhist.htm
  13. http://pt.wikipedia.org/wiki/Quest%C3%A3o_de_Oliven%C3%A7a
  14. Aujourd'hui encore, ces bornes frontalières n'ont pas été posées.
  15. Le général Humberto Delgado fait partie des quarante membres fondateurs de la Sociedade Pró-Olivença, fondée à Lisbonne le 15 août 1938.
  16. Voir : http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=16 et http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=137
  17. http://pt.wikipedia.org/wiki/Ventura_Ledesma_Abrantes
  18. http://es.wikipedia.org/wiki/Ventura_Ledesma_Abrantes
  19. http://porolivenca.blogs.sapo.pt/51398.html
  20. http://pt.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Baptista_Pinheiro_de_Azevedo
  21. http://www.reocities.com/CapitolHill/2382/poofespf.htm
  22. http://pt.wikipedia.org/wiki/Ponte_da_Ajuda
  23. http://www.publico.pt/local/noticia/alcaide-de-olivenca-causa-polemica-com-recriacao-da-guerra-das-laranjas-1522853
  24. a et b (pt) Maria de Fátima Resende Matias,, « A agonia do português de Olivença », Revista de Filologia Románica, Universidad Complutense, vol. 18,‎ 2001, p. 159-170 (lire en ligne)
  25. http://pt.wikipedia.org/wiki/Oliven%C3%A7a#Oliven.C3.A7a_na_actualidade
  26. http://pt.wikipedia.org/wiki/Igreja_de_Santa_Maria_do_Castelo_%28Oliven%C3%A7a%29
  27. a et b http://pt.wikipedia.org/wiki/Igreja_de_Santa_Maria_Madalena_%28Oliven%C3%A7a%29
  28. http://pt.wikipedia.org/wiki/Pelourinho
  29. Santa Casa da Misericórdia
  30. http://pt.wikipedia.org/wiki/Santa_Casa_da_Miseric%C3%B3rdia_de_Oliven%C3%A7a
  31. Museu Etnográfico González Santana, « http://mgs.iespana.es/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  32. http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=47
  33. Instituto da Cultura e Língua Portuguesa, actuel Instituto Camões.
  34. Voir : Frontera sin tierra - La linde hispano-lusa entre Olivenza y Elvas sigue sin ser delimitada desde ano 1801, http://www.elpais.com/articulo/espana/BADAJOZ/PORTUGAL/ESPAnA/PORTUGAL/Frontera/tierra/elpepiesp/19881107elpepinac_20/Tes/
  35. http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=32
  36. http://www.hoyolivenza.es/actualidad/2012-11-12/oliventinos-portugueses-identidades-bolsillo-corazon-2330.html
  37. a et b http://www.ionline.pt/portugal/fronteira-invisivel-se-dia-portugal-espanha-se-unirem-capital-sera-olivenca
  38. http://alemguadiana.blogs.sapo.pt/156292.html#cutid1
  39. Au regard des lois de chacun de ces deux pays.
  40. Tous les avantages juridiques et légaux liés à la possession de l'une et l'autre nationalité.
  41. http://pt.wikipedia.org/wiki/Estatuto_da_Igualdade
  42. http://pt.wikipedia.org/wiki/Oliven%C3%A7a#Patrim.C3.B3nio
  43. http://alemguadiana.blogs.sapo.pt/2008/03/
  44. http://www.canalextremadura.es/node/56018
  45. Même information diffusée par la presse espagnole, française, etc., voir par exemple Liberdad Digital, Bereber, leonés o asturiano. du 28 octobre 2012, mais aussi le 20 minutos espagnol du 12 décembre 2008 : « La UE critica que los castellanohablantes no son conscientes del plurilingüismo español »
  46. Euroregião e Declaração de Olivença (pt)
  47. Europacto en la frontera hispano-lusa (es)
  48. En 2009, Daniel Hannan, homme politique britannique, écrivain et journaliste anglais, écrivait également sur le parallèle entre le statut de Gibraltar et celui d'Olivença, et demandait : « Si l'Espagne veut Gibraltar, quand pense-t-elle à rendre Olivença ? », soulevant le problème suivant lequel, d'un point de vue éthique, l'État espagnol ne peut pas réclamer la rétrocession du territoire litigieux au Royaume-Uni sans rétrocéder au préalable Olivença au Portugal, tout comme Ceuta et Mellila au Maroc. Le journaliste anglais rappelait que le Portugal avait perdu Olivença 100 ans après que l'Espagne ait perdu Gibraltar, que l'entrée de l'Espagne dans le territoire portugais s'était faite à la suite d'une offensive franco-espagnole, en raison de la fidélité portugaise à l'alliance luso-britannique. En conséquence de quoi, le journaliste considérait que le gouvernement de sa majesté britannique devait user de son influence auprès des instances internationales afin qu'Olivença soit rendue aux Portugais. Voir http://www.albertesplugas.com/blog/2009/05/gibraltar-espa%C3%B1ol-y-oliven%C3%A7a-portugu%C3%A9s.html et http://estrolabio.blogs.sapo.pt/67241.html
  49. À l'instar du Pays Quint, à la frontière franco-espagnole.
  50. Des territoires luso-castillans sous souveraineté commune (en réalité quasi indépendants de facto) ont déjà existé par le passé, par exemple le Couto Misto.
  51. http://www.dn.pt/inicio/opiniao/discursodirecto.aspx?content_id=1586654&page=-1
  52. L'identité d'Olivença s'inscrit dans le cadre des municipalités frontalières de la Raia, dites raianas, qui présentent de nombreux particularismes culturels et hiistoriques.
  53. http://expresso.sapo.pt/igreja-de-olivenca-eleita-melhor-recanto-de-espanha=f756189
  54. a, b, c et d (es) Histoire Olivenza, conclusions. Site officiel de la municipalité d’Olivenza
  55. (es) Histoire d'Olivenza, la souveraineté portugaise. Site officiel de la municipalité d’Olivenza, consulté le 16 mars 2009.
  56. (es) Histoire Olivenza, souveraineté espagnole. Site officiel de la municipalité d’Olivenza, consulté le 16 mars 2009.
  57. (en) « Conselho da Europa recomenda aprendizagem do português em Olivença »
  58. (es) Ramón Rocha Maqueda alcalde de Olivenza desde 1979 - Testimonios para la historia
  59. Hermanamientos

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Máximo Cajal, Ceuta, Melilla, Olivenza y Gibraltar: ¿dónde acaba España?, Siglo XXI de España, Madrid, 2003, 303 p. (ISBN 978-84-323-1138-3)
  • (fr) Jean-Baptiste Hippolyte Lamare, Relation des sièges et défenses d'Olivença, de Badajoz et de Campo-Mayor, en 1811 et 1812 : par les troupes françaises de l'armée du Midi en Espagne, Anselin et Pochard, Paris, 1825, 263 p.
  • (pt) Ventura Ledesma Abrantes, O Património da Sereníssima casa de Bragança em Olivença, Editorial Império Lda, Lisbonne, 1953, 553 p.
  • (pt) Queirós Veloso, Como perdemos Olivença, Academia das ciências de Lisboa, Lisbonne, 1939 (2e éd.), 157 p.
  • (pt) Rui Rosado Vieira, Centros urbanos no Alentejo fronteiriço : Campo Maior, Elvas e Olivença (de inícios do século XVI a meados do século XVII), Livros Horizonte, Lisbonne, 1999, 278 p. (ISBN 978-972-24-1071-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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