Guillermo Fernández Vara

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Guillermo Fernández Vara
Guillermo Fernández Vara, en 2010.
Guillermo Fernández Vara, en 2010.
Fonctions
2e président d'Estrémadure
27 juin 20077 juillet 2011
(&&&&&&&&&&&014714 ans, 0 mois et 10 jours)
Coalition Absolue PSOE
Prédécesseur Juan Carlos Rodríguez Ibarra
Successeur José Antonio Monago
Conseiller à la Santé et à la Consommation
21 juillet 199930 juin 2007
Président Juan Carlos Rodríguez Ibarra
Prédécesseur Aucun
Successeur Eva María Pérez López
Conseiller au Bien-être social
11 janvier 199621 juillet 1999
Président Juan Carlos Rodríguez Ibarra
Prédécesseur María Emilia Manzano
Successeur Leonor Flores Rabazo
Biographie
Date de naissance 6 octobre 1958 (55 ans)
Lieu de naissance Olivenza (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Cordoue
Profession Médecin légiste
Universitaire

Guillermo Fernández Vara
Présidents d'Estrémadure

Guillermo Fernández Vara, né le 6 octobre 1958 à Olivenza, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et ancien président d'Estrémadure, de 2007 à 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une formation de médecin légiste[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu, en 1983, une licence en médecine à l'université de Cordoue, il entre au centre d'études juridiques, dont il ressort major de la promotion 1986 des médecins légistes. Il est muté dans sa région natale deux ans plus tard.

Un temps président de l'association espagnole des médecins légistes (AEMFE), il obtient un grade universitaire de l'université d'Estrémadure en 1989, et devient ensuite directeur du centre médico-légal de Badajoz.

Universitaire, puis fonctionnaire[modifier | modifier le code]

En 1986, il est recruté, pendant un an, comme professeur collaborateur de médecine légale à l'université de Valence. Il obtient, deux ans plus tard, un poste de professeur associé en toxicologie et législation sanitaire à l'université d'Estrémadure, dont il est en outre désigné responsable de l'unité d'enseignement de la médecine légale.

Il a également enseigné à l'école des pratiques juridiques du barreau d'Estrémadure et à l'école de médecine de l'école territoriale de football d'Estrémadure.

Il est nommé directeur général de la Santé publique et de la Consommation du département de la Santé et de la Consommation de la Junte d'Estrémadure, en 1995, mais démissionne un an plus tard.

Conseiller du gouvernement régional[modifier | modifier le code]

Militant des Nouvelles générations de l'Alliance populaire (AP) à partir de 1986, à l'époque où son ami d'enfance, Antonio Hernández Mancha, présidait le parti, il rejoint le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) à son retour en Estrémadure, en 1988.

Sept ans plus tard, il est élu député à l'Assemblée d'Estrémadure, puis il devient, en 1996, conseiller au Bien-être social de la Junte d'Estrémadure, sous la présidence du baron socialiste Juan Carlos Rodríguez Ibarra. Après les élections régionales de 1999, il est désigné conseiller à la Santé et à la Consommation du gouvernement régional, alors que ce département avait disparu peu avant. Il gère alors le transfert des compétences de l'État sur la santé publique vers la communauté autonome, et son nom est évoqué en 2004 comme ministre de la Santé de José Luis Rodríguez Zapatero.

Président d'Estrémadure[modifier | modifier le code]

Après l'annonce de Rodríguez Ibarra, selon laquelle il ne serait pas candidat à un septième mandat en 2007, la commission exécutive du PSOE d'Estrémadure choisit Guillermo Fernández Vara comme candidat à la présidence de la Junte d'Estrémadure à l'unanimité, lors d'un vote le 20 septembre 2006[1]. Il maintient, pour ce scrutin, la coalition politique avec la Coalition d'Estrémadure (CEx), et remporte 53,63 % des voix, ainsi que 38 députés sur 65, soit le meilleur score socialiste depuis seize ans. Le 27 juin suivant, il est investi président d'Estrémadure.

L'année suivante, il préside, au début du mois de juillet, le XXXVIIe congrès national du PSOE, à Madrid, avant d'être élu, le 18 juillet, secrétaire général de la fédération du parti dans sa communauté autonome en obtenant 99,7 % des suffrages exprimés[2], en remplacement de Juan Carlos Rodríguez Ibarra.

La défaite historique de 2011[modifier | modifier le code]

Candidat à sa succession lors des élections régionales du 22 mai 2011, il est victime de l'impopularité du PSOE du fait des conséquences de la crise économique mondiale et se contente de 43,4 % des suffrages exprimés, le plus mauvais score pour son parti depuis 1983. Avec seulement 30 sièges, il ne peut plus gouverner seul, son maintien au pouvoir dépendant de l'attitude des trois députés de la Gauche unie (IU).

Le 19 juin, le conseil politique régional d'IU décide de s'abstenir lors du vote d'investiture[3], permettant, de facto, l'élection du conservateur José Antonio Monago, qui dispose de 32 élus à l'Assemblée. Cette décision, très critiquée par le coordinateur fédéral Cayo Lara[4],[5], est confirmée cinq jours plus tard par le coordinateur régional, Pedro Escobar[6]. Deux jours plus tôt, le 22 juin, Fernández Vara avait rejeté l'idée de revenir au pouvoir en avril 2012, au moyen d'une motion de censure constructive, idée suggérée par Escobar lors d'une entrevue[7]. Le 7 juillet, Monago est effectivement élu, au second tour, en remplacement de Fernández Vara[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]