Ayuntamiento

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Les Ayuntamientos étaient le nom donné en Espagne au pouvoir municipal dans les villes et aux assemblées qui le représentaient.

Histoire[modifier | modifier le code]

Issus des institutions romaines, consolidés lors de la longue lutte contre les Maures, les Ayuntamientos devinrent influents en accueillant la noblesse, influence qui diminua après la révolte de Padilla en 1521. Le gouvernement des Bourbons les fit disparaitre mais les Cortès en 1812 en reprirent les principes pour donner au pays des institutions plus démocratiques.

Aboli par Ferdinand VII, rétablis par les Cortès en 1823, les Ayuntamientos sont de nouveau détruits après l'invasion française. La constitution de 1837, après la guerre civile, consacre les actes de 1812, les Ayuntamientos, présidés par les Alcades, sont issus du libre suffrage populaire et appelés aux plus hautes fonctions. Ils ne peuvent alors être dissous qu'avec l'assentiment des Cortès. Les élections aux Cortès, la police, l'organisation des gardes nationales, la levée des impôts, rentrent dans leurs attributions. Ces importants pouvoirs amènent des conflits avec le gouvernement.

En 1840, le projet privant les Ayuntamientos de la puissance politique pour leur laisser uniquement l'administration municipale, provoque la révolte d'Espartero et amène la chute de la reine régente Marie-Christine. En 1844, la loi est acceptée par le parti modéré qui siège aux Cortès.

Le nom est encore conservé pour nommer les Hôtels de ville dans les pays hispanophones.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.191-192.
  • Etienne Garnier-Pagès, Dictionnaire politique..., Pagnerre, 1848, p.136

Notes et références[modifier | modifier le code]