Nicolas Bazire

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Nicolas Bazire, né le 13 juillet 1957 à Fort-de-France, est un homme d'affaires français, et un ancien haut fonctionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Nicolette Barroux et d’Albert Bazire (directeur de la radio ondes courtes Radio Brazzaville de 1952 à 1963 puis directeur de la RTF aux Antilles et en Guyane ; retraité, il lance Radio Rouen en 1982)[1] ; frère de Benoît Bazire, PDG d'Areva TA depuis mai 2010, et d’Arnaud Bazire PDG de Lamy ; Nicolas Bazire suit sa scolarité au lycée Corneille à Rouen, puis devient diplômé de l’École navale et de l’Institut d’études politiques de Paris.

Ancien élève de l’École navale et de l’ENA (1985-1987 ; promotion Fernand-Braudel), il devient auditeur à la Cour des comptes en 1987, puis conseiller référendaire en 1991 et chargé de mission auprès du secrétaire général du groupe Thomson[2].

Il est depuis 1993 un proche de Nicolas Sarkozy et un de ses conseillers personnels. Il a été son témoin lors de son mariage avec Carla Bruni le 2 février 2008[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Pendant la deuxième cohabitation, il est le directeur de cabinet du Premier ministre Édouard Balladur, entre mars 1993 et janvier 1995. Il prend la présidence de l’Association pour la réforme, une association créée par Édouard Balladur après l’élection présidentielle de 1995[3].

Il est élu conseiller municipal au premier tour dans la commune de Bourville (Seine-Maritime), en mars 2008, mais battu par le maire sortant dont il briguait le mandat.

Il est l’auteur d'un livre : Journal de Matignon, paru chez Plon en 1998. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2011[4]. Il a pris la direction de la Fondation pour l'innovation politique, « cercle de réflexion » de l'UMP chargé d'anticiper l'élection présidentielle de 2012[2].

Carrière dans les affaires[modifier | modifier le code]

Fin 1995, il est nommé associé-gérant de la banque Rothschild & Cie, chargé des fusions-acquisitions et membre du Conseil de surveillance. Membre du Conseil de surveillance de cette banque en 1999, il devient alors directeur général du Groupe Arnault, fondé par Bernard Arnault, ainsi que du pôle presse de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), DI Group (La Tribune, Investir, etc.), et directeur du développement et des acquisitions de LVMH[2].

Depuis octobre 2006, il dirige aussi le fonds d’investissement, doté de 3 à 4 milliards d’euros, créé par Albert Frère et Bernard Arnault, le Groupe Arnault. Le 30 avril 2007, il rejoint le conseil de surveillance de Carrefour.

Il est également membre du conseil d’administration et directeur délégué de Montaigne Participations et Gestion, membre du conseil d'administration des compagnies DI Group, Europatweb (holding Internet de Bernard Arnault), et Ipsos.

Il est vice-président et membre du conseil de surveillance de Tajan, président de GA Investissements, MPG Investissements, de Gasa Développement et de Financière Saint Nivard, directeur de Bourville Immobilier, membre du comité de direction des Paul Doumer Automobiles.

Il est membre du conseil d’administration d’Atos depuis février 2009[5].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 2011, il est mis en garde à vue, en même temps que Thierry Gaubert, par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre de l’enquête sur de possibles rétrocommissions en marge de contrats de ventes d’armes au Pakistan et en Arabie Saoudite – « Affaire Karachi ». – précédant l'élection présidentielle de 1995, à l'époque où Nicolas Bazire était un collaborateur clé d'Édouard Balladur[6]. Il est mis en examen le lendemain pour complicité d’abus de biens sociaux et placé sous contrôle judiciaire[7].

Poursuivi depuis juillet 2013 pour « détournements de fonds publics », il est convoqué avec Pierre Mongin par la Justice le 12 septembre 2013 et mis en examen[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Radio Rouen sur le site 100 ans de radio
  2. a, b, c et d Raphaëlle Bacqué, « Bazire, l'autre Nicolas », Le Monde, no 20737,‎ 23 septembre 2011, p. 10
  3. « D'importantes sommes en liquide dans le coffre de l'association de Balladur », Le Nouvel Observateur,‎ 7 décembre 2010 (lire en ligne)
  4. (en) « Bilderberg Meetings, Final List of Participants », bilderbergmeetings.org,‎ 9 juin 2011 (consulté le 23 septembre 2001)
  5. Conseil d’administration sur le site d'Atos
  6. Laurent Valdiguié, « Affaire Takieddine : Bazire en garde à vue », Le Journal du dimanche,‎ 21 septembre 2011 (lire en ligne)
  7. AFP et Reuters, « Campagne d'Edouard Balladur : Nicolas Bazire mis en examen », Le Monde,‎ 22 septembre 2011 (lire en ligne)
  8. Campagne de Balladur : Pierre Mongin, le PDG de la RATP, mis en examen, article du 12 septembre 2013, sur francetvinfo.fr, consulté le 12 septembre 2013.

Sources[modifier | modifier le code]