Jules Adeline

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Jules Adeline

Nom de naissance Louis Jules Adeline
Naissance 28 avril 1845
Rouen
Décès 24 août 1909
Rouen
Nationalité Drapeau de la France France
Activités dessinateur, graveur et historien
Maîtres Henry Somm
Récompenses Légion d'honneur
Façade en bois sculpté d’une maison du XVIe siècle
Eau-forte de Jules Adeline parue dans Rouen et environs (1878).

Jules Adeline, né le 28 avril 1845 à Rouen où il est mort le 24 août 1909, est un dessinateur, graveur et historien français, auteur d’environ 9 000 dessins, gravures et aquarelles, principalement sur la vieille ville de Rouen.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de 1870, il est sous-lieutenant au 2e bataillon des mobilisés de Rouen. Il commence par exécuter quelques dessins et projets d’architecture, puis produit sa première eau-forte en 1872.

Pendant la période 1873-1885, il expose ses gravures au Salon des artistes français et obtient une médaille à l’Exposition universelle de Philadelphie en 1876.

Il est membre de la Commission départementale des antiquités, de la Commission départementale d'architecture et de la Commission de l'école régionale des beaux-arts.

En 1880, il est élu membre de l’Académie de Rouen, dont il est président en 1890.

Il est nommé officier de l'instruction publique en 1882 et chevalier de la Légion d'honneur en 1896[1].

« Très actif, écrit à son propos Henri Beraldi, épris des trésors archéologiques de sa ville natale, il exploite avec succès la mine inépuisable du Vieux Rouen, et prend soin de conserver par la gravure les monuments, les maisons pittoresques, les aspects curieux que l'haussmannisation – regrettable au point de vue de l’art, mais indispensable pour l’hygiène – fait disparaître[2]. »

Maisons normandes[modifier | modifier le code]

Illustrations de Jules Adeline pour Maisons normandes de Fernand de Mély (1888).

Publications[modifier | modifier le code]

Lexique des termes d’art
Poupée japonaise
Eau-forte de Jules Adeline (1890).
Quelques souvenirs sur Champfleury
  • Les Andelys. La statue de N. Poussin. L’église Sainte-Clotilde. Le petit Andely. Le château-Gaillard. L’hôtel du Grand Cerf (1875) ;
  • Description des antiquités et singularités de la ville de Rouen par J. Gomboust, 1655, précédée d’une étude sur les plans et vues de Rouen et d’une notice sur le plan de Gomboust (1875);
  • Le Tréport. La ville d’Eu. Le bourg d’Ault. Cayeux-sur-Mer (1875) ;
  • De Rouen à La Bouille. Itinéraire anecdotique, historique et pittoresque (1876) ;
  • Rouen disparu. Vingt eaux-fortes, précédées d’une notice illustrée (1876) ;
  • L.-H. Brevière, dessinateur et graveur, rénovateur de la gravure sur bois en France, 1797-1869. Notes sur la vie et les œuvres d’un artiste normand (1876) ;
  • Voyage de La Bouille par mer et par terre. Nouvelle historique avec introduction et douze eaux-fortes par Jules Adeline (1877) ;
  • Voyage de Paris à Saint-Cloud par terre et par mer, par L.-Balthazar Neel. Retour de Saint-Cloud par mer et par terre, par Augustin-Marie Lottin. Introduction et eaux-fortes par Jules Adeline (1878) ;
  • Les Quais de Rouen. Autrefois & Aujourd’hui (1879) ;
  • Les Sculptures grotesques et symboliques. Rouen et environs. Cent vignettes et texte avec double frontispice à l’eau-forte par Jules Adeline (1878) ;
  • Le Cortège historique organisé en 1880 par le comité des fêtes de bienfaisance de Rouen. Entrée du roy Henry II à Rouen en 1550. Vingt-deux eaux-fortes avec texte (1880) ;
  • Hippolyte Bellangé et son œuvre, avec eaux-fortes et fac-similé (1880) ;
  • La Farce des Quiolards, tirée d’un proverbe normand. Avec une introduction et dix eaux-fortes, par Jules Adeline (1881) ;
  • La Promenade du pont de bateaux, réimpression avec réponses inédites d’un Avis au sexe de Rouen sur la promenade du pont, par F.-A. Perrot (de Paris). Avec introduction et frontispice à l’eau-forte, par Jules Adeline (1881) ;
  • Le Musée d’antiquités et le Musée céramique de Rouen (1882) ;
  • Lexique des termes d’art (Paris, A.Quantin, bibliothèque de l'enseignement des Beaux-Arts, 1884, puis 1889 - archives pers.) [PDF]Texte en ligne. Édition anglaise sous le titre Adeline’s Art dictionary: Containing a complete index of all terms used in art, architecture, heraldry, and archaeology (New York Frederick Ungar, 1966) puis canadienne (Montréal, Guérin, 1997) ;
  • La Peinture à l’eau. Aquarelle. Lavis. Gouache. Miniature (1888) ;
  • Le Rhin ; dessins de Victor Hugo – Paris : Eugène Hugues (impr. P. Mouillot), "Victor Hugo illustré", s. d. [1890], gr. in-8° de 288 p., avec ill. de VH, Adeline, Mouchot, Gelibert, Méaulle et Vogel ;
  • Rouen au XVIe siècle, d’après le manuscrit de Jacques Le Lieur (1525) : vingt eaux-fortes avec texte (1892) ;
  • Peintres et musées, et peintres d’oiseaux ; silhouettes de palais de justice, et croquis d’intérieurs, discours prononcés par M. Jules Adeline, président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen (1890-1891). Frontispice et vignette à l’eau-forte (1892)
  • Le Chat d’après les Japonais (1893) ;
  • Les Arts de reproduction vulgarisés, avec 140 vignettes dans le texte et 12 planches hors texte (1894) ;
  • L’Art du trompe-l’œil et l’art provincial (1894) ;
  • L’Illustration photographique (1895) ;
  • La Légende du Violon de faïence. Huit compositions gravées à l’eau-forte par l’auteur (1895) ;
  • Quelques souvenirs sur Champfleury (1902) Texte en ligne ;
  • Le Logis et l’Œuvre (1910).

Bibliographie et iconographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand de Mély, Maisons normandes, illustrations de Jules Adeline, Boussod, Valadon et Cie, Paris, 1889. Extrait de la revue Les Lettres et les Arts, 1er décembre 1888. Texte en ligne ;
  • « Aquarelles présentées à l’Exposition universelle de 1900 », dans Bulletin des Amis des monuments rouennais, 1900 ;
  • Sophie Nasi, « De l’image au simulacre : le vieux Rouen de J. Adeline à l’exposition de 1896 », dans Études normandes, 2003, no 4 ;
  • Sophie Nasi, « Le vieux Rouen vu par Jules Adeline (1845-1909) », Bulletin de la Société des amis des monuments rouennais,‎ 2004-2005, p. 33-48 (ISBN 2-9519231-4-7)
  • Stéphane Rioland, « Jeanne de pierre et de métal », dans Jeanne d’Arc, hommages de pierre et de couleurs, Éditions Point de vues, Rouen, 2006 (ISBN 2-915548-09-9) ;
  • Stéphane Rioland, « Les Utopies urbaines de Jules Adeline, ou l’Uchronie comme outil de réhabilitation de la ville ». Master histoire recherche, université de Rouen, 2005.
  • Stéphane Rioland, « Jules Adeline, un japonisant rouennais» dans Le Japon illustré, de Hokusaï à l'école Utagawa, Fage éditions Lyon, 2009. (ISBN 978-2-84975-165-7) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/7/71 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Henri Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle, vol. I,‎ 1885, p. 22-23

Lien externe[modifier | modifier le code]