Sophoklís Venizélos

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Sophoklís Venizélos
Σοφοκλής Βενιζέλος
Sophoklis Vénizélos (à droite) avec son père et sa femme, née Katerina Zervoudaki, quelques jours après leur mariage. Villa Xarcles, Nice, janvier 1921. (Agence Meurisse)
Sophoklis Vénizélos (à droite) avec son père et sa femme, née Katerina Zervoudaki, quelques jours après leur mariage. Villa Xarcles, Nice, janvier 1921. (Agence Meurisse)
Fonctions
Premier ministre grec
1326 avril 1944
Monarque Georges II
Prédécesseur Emmanouil Tsouderos
Successeur Georges Papandréou
23 mars15 avril 1950
Monarque Paul Ier
Prédécesseur Nikolaos Plastiras
Successeur Ioannis Théotokis
21 août 19501er novembre 1951
Monarque Paul Ier
Prédécesseur Nikolaos Plastiras
Successeur Nikolaos Plastiras
Biographie
Date de naissance 3/15 novembre 1894
Lieu de naissance La Canée (Grèce)
Date de décès 7 février 1964 (à 69 ans)
Lieu de décès en mer à bord du Hellas
Nationalité Grecque
Parti politique Parti libéral
Union du centre
Conjoint Katerina Zervoudaki (Kathleen Zervudachi)
Profession Officier d'artillerie
Religion Christianisme orthodoxe (Église de Grèce)

Sophoklís Venizélos
Premiers ministres grecs

Sophoklís Venizélos (en grec : Σοφοκλής Βενιζέλος), né le 15 novembre 1894 (3 novembre en calendrier julien) à La Canée et mort le 7 février 1964 en mer à bord du Hellas, en route de La Canée au Pirée, est un homme politique grec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sophoklis avec son père Elefthérios et son frère Kyriakos en 1905, lors de la révolte de Thérissos.

Il est le second fils d'Elefthérios Venizélos, après Kyriakos (el), né en 1892. Il est nommé d'après son grand-père maternel, Sophoklis Eleftheriou Katelouzou. Sa mère, Maria Katelouzou Vénizélou, décède quelques jours après sa naissance de fièvre puerpérale.

Sophoklís étudie à l'École des Évelpides, et sert avec distinction dans l'armée grecque pendant la Première Guerre mondiale et les phases initiales de la campagne d'Asie Mineure, atteignant le rang de capitaine d'artillerie. Afin de pouvoir se présenter aux élections, il démissionne de l'armée en 1920, et il est élu député de la Crète sous les couleurs du parti libéral de son père. En novembre 1920, il accompagne son père en exil en France : ils s'arrêtent d'abord à Nice où est célébré le mariage de Sophoklis Venizélos avec Katherine Zervoudaki, le 27 décembre 1920[1]. En 1922, au retour au pouvoir des libéraux, il réintègre l'armée. Il est nommé attaché militaire à Paris, poste qu'il occupera pendant huit ans, jusqu'à quitter définitivement l'armée, avec le grade de colonel.

En 1936, à la mort de son père, il entre dans les organes de direction du Parti libéral. En 1937, il rejoint Nikolaos Plastiras, qui préside depuis la France le Comité contre la dictature de Metaxás, et cherche à éclairer l'opinion publique grecque autant qu'internationale.

En 1941, après l'occupation de la Grèce par les troupes allemandes, il devient ambassadeur aux États-Unis, représentant le gouvernement grec en exil d'Emmanouil Tsoudéros, basé au Caire. Il devient ministre de ce gouvernement en 1943. Il est brièvement Premier Ministre du 13 au 26 avril 1944, après les mutineries pro-communistes dans les forces armées grecques en Égypte qui ont poussé Tsoudéros à démissionner. La crise est finalement résolue par l'établissement d'un gouvernement d'union nationale dirigé par Georges Papandréou, dont il est vice-premier ministre, à la suite du compromis établi lors de la Conférence du Liban.

À la fin de la guerre, il revient en Grèce et devient vice-président du Parti libéral (mené par Themistoklis Sophoulis) et Ministre du premier gouvernement d'après-guerre mené par Georges Papandréou. En 1948, il prend la direction du parti et il est ministre dans un certain nombre de gouvernements libéraux de courte durée menés par Papandréou et Nikolaos Plastiras. Il est également Premier Ministre de deux gouvernements en 1950 et 1951. Alors qu'il est ministre des Affaires étrangères, il négocie l'adhésion de la Grèce à l'OTAN (acceptée le 20 septembre 1951 et ratifiée par le Parlement hellénique le 18 février 1952) et la participation d'un contingent grec à la Guerre de Corée. Il fait également adopter la loi accordant le droit de vote aux femmes (loi 2159/1952).

La tombe de Sophoklis Vénizélos, à côté de celle de son père Elefthérios, dominant la ville de La Canée.

En 1954, sa longue amitié avec Georges Papandréou est mise à l'épreuve. Ils appartenaient à des partis politiques rivaux. Les différends se sont effacés en 1958, et en 1961 il devient un membre fondateur de l'Union du centre de Papandréou, où il milite jusqu'à sa mort en 1964. Il meurt d'une crise cardiaque à bord du ferry E/G A/P Hellas le 7 février 1964. Sa tombe se trouve à côté de celle de son père, à La Canée, en Crète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Voir le périodique L'Éclaireur du dimanche du 2 janvier 1921, et le quotidien l'Éclaireur de Nice du 23 novembre 1920, page 3, et du 28 décembre 1920, page 3..