Konstantínos Mitsotákis

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Konstantínos Mitsotákis
Κωνσταντίνος Μητσοτάκης
Image illustrative de l'article Konstantínos Mitsotákis
Fonctions
Coat of arms of Greece.svg
168e Premier ministre grec
7e de la Troisième République hellénique
11 avril 199013 octobre 1993
Prédécesseur Xenophón Zolótas
Successeur Andréas Papandréou
Biographie
Date de naissance 18 octobre 1918
Lieu de naissance La Canée, Grèce
Nationalité grecque
Parti politique Κόμμα Φιλελευθέρων
Nea Dimokratia
Religion Christianisme orthodoxe (Église de Grèce)

Konstantínos Mitsotákis
Premiers ministres grecs

Konstantínos Mitsotákis (en grec : Κωνσταντίνος Μητσοτάκης), né le 18 octobre 1918 à La Canée en Crète, est un homme politique grec, ancien Premier ministre de Grèce entre le 11 avril 1990 et le 13 octobre 1993.

Comme la plupart des hommes politiques grecs, il est issu d’une famille politique : ses père et grands-pères étaient des parlementaires, et le grand chef libéral Elefthérios Venizélos était son oncle[réf. nécessaire]. Dans sa jeunesse, il a participé à la résistance crétoise contre l’occupation allemande. Il a reçu un diplôme de droit et des sciences économiques de l’Université nationale capodistrienne d’Athènes et a été élu au Parlement grec en 1946.

En 1965, alors membre et nouvel élu de l'Union des Centres de Georges Papandréou, il fait sécession, entraînant avec lui nombre d'autres nouveaux élus. Ce renversement fit chuter le gouvernement de Papandréou (qui avait remporté les élections législatives de 1963), et installa une légère instabilité gouvernementale jusqu'aux élections de 1967, date à laquelle la dictature des colonels prit le pouvoir.

En 1974, il a fait campagne en tant qu'indépendant et a échoué pour être élu au Parlement. Il a été réélu en 1977 comme membre du petit parti « parti des nouveaux libéraux » et en 1978 il s’est joint au nouveau parti Nea Dimokratia de Konstantínos Karamanlís. Il a servi comme ministre à la coordination économique de 1978 à 1980, et comme ministre des affaires étrangères de 1980 à 1981.

Après une victoire de justesse aux élections 1990, il est devenu Premier ministre.

Le gouvernement de Mitsotakis a pratiqué une politique de réduction des dépenses du gouvernement, de réduction de la fonction publique et de privatisation des entreprises publiques.

En politique étrangère, Mitsotákis a fait rouvrir les bases militaires des États-Unis en Grèce. En juin 1990, Mitsotákis a été le premier chef de gouvernement grec à visiter les États-Unis depuis 26 ans. Il a promis de renouer avec les obligations de la Grèce envers l’OTAN, d’empêcher l’utilisation de la Grèce comme base pour le terrorisme, et d’arrêter les attaques rhétoriques sur les États-Unis fréquente de la part du gouvernement précédant de Papandreou. Mitsotakis a également soutenu un nouveau dialogue avec la Turquie, mais a fait du progrès sur Chypre un préalable à l’amélioration sur d’autres questions. Il a perdu les élections de 1993.

En janvier 2004, Mitsotákis a annoncé qu'il se retirerait du Parlement aux élections de mars, 56 ans après sa première élection. Son fils, Kyriákos Mitsotákis, est un parlementaire de la ND et sa fille, Dóra Bakoyánni, était le maire d’Athènes, actuellement parlementaire sans étiquette, puisqu'elle a été exclue de son parti.

En dehors de la politique, l’intérêt principal de Mitsotakis réside dans les antiquités crétoises. Il a développé une grande collection d’objets minoens et d’autres antiquités crétoises, dont il a fait don à l’État grec.

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