Hubert Monteilhet

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Hubert Monteilhet

Activités Romancier
Naissance 10 juillet 1928 (86 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Mouvement Libertin
Genres Roman policier, roman historique, fantastique
Distinctions Grand prix de littérature policière 1960

Œuvres principales

Hubert Monteilhet est un écrivain français né le 10 juillet 1928 à Paris. Il s'est fait connaître comme auteur de romans policiers avant de se lancer dans le roman historique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris dans une famille de magistrats, Hubert Monteilhet est un ancien élève des jésuites. Après des études supérieures à la Sorbonne, il devient professeur d'histoire au lycée Carnot de Tunis, où il enseigne pendant une dizaine d'années.

Il commence sa carrière d'écrivain en composant des romans policiers. Son premier ouvrage, Les Mantes religieuses, qui séduit aussitôt par l’originalité de l’intrigue[1],[2], la liberté du ton et l’amoralité des personnages, est couronné par le Grand prix de la littérature policière. Avec ses romans suivants (Le Retour des cendres, Les Pavés du diable…), Monteilhet s’impose comme un maître du suspense[2] à la technique très personnelle[3], d’une grande imagination[1] dans le choix de ses thèmes comme dans celui de ses rebondissements. Il publie presque un ouvrage par an dans les années 1960 et 1970, fidèle au même éditeur (Denoël) et à la même collection (« Sueurs froides »).

Après une incursion remarquée dans le domaine de la science-fiction (Les Queues de Kallinaos, 1981, à la fois conte philosophique à la Pierre Boulle et tragédie de l’amour paternel poussé jusqu’à la folie), Monteilhet se consacre principalement, à partir des années 1980, au roman historique, dans lequel il s'était déjà essayé en 1976 (Sophie ou les Galanteries exemplaires). Différentes époques sont le théâtre de ses intrigues : l’Inquisition au XVIIIe siècle (Les Derniers Feux, 1982), la Rome de Néron (Néropolis, 1984, qui le consacre[4]), Jeanne d'Arc (La Pucelle, 1988), le temps des mousquetaires (De plume et d'épée, 1999, qui aura deux suites), la fin de l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire (Eudoxie, Les Bouffons, Au vent du boulet).

Dans les années 1990, il renoue avec le roman policier, cette fois chez Bernard de Fallois. Il reçoit, en 2009, le Prix Arsène Lupin du meilleur roman policier pour Choc en retour.

Hubert Monteilhet fut longtemps chroniqueur gastronomique du journal Sud Ouest Dimanche[2]. Il exploite d’ailleurs la veine gourmande dans des romans qui règlent leur compte à certaines tricheries : le cognac est suivi de près dans La Part des Anges, le bordeaux dans Œdipe en Médoc, le vieillissement accéléré des jambons crus dans Étoiles filantes[5] et le trafic de viande dans Le Taureau par les Cornes...

Technique[modifier | modifier le code]

Dans la lignée de Boileau-Narcejac, le récit est fondé sur le suspense. Mais, comme le précise Jean Tulard, le suspense de Monteilhet lui est propre[3]. « Le lecteur, dit Monteilhet, cherchera dans ce roman criminel, comme il le fait d’habitude chez nous, non pas qui a tué, mais qui périra en fin de compte. Telle est la technique de Racine[6]... »

En effet, les romans d’Hubert Monteilhet ne sont pas des polars classiques qui mettraient en scène des policiers cherchant à résoudre une énigme et à confondre des coupables[7], encore moins des romans noirs peignant le monde de la pègre. Ce sont plutôt des romans psychologiques, dans lesquels des personnages de la bonne société poussent leurs passions jusqu'au crime, volontairement ou involontairement : « Le coupable est soit un meurtrier occasionnel traumatisé par son acte, soit un être cynique, démoniaque, pervers, qui utilise le crime pour parvenir à ses fins (richesse, vengeance, etc.)[8] »

Monteilhet produit ainsi, au fil de son œuvre, une impressionnante galerie de monstres repoussants, dont il est donné au lecteur de pénétrer — non sans quelque malaise — l’intimité ; dont il peut goûter les tares extrêmement variées (un grand enfant dans Le Retour des cendres, un onaniste dans Les Pavés du diable, un raciste dans Retour à zéro, un morphinomane dans La Perte de Vue, un pédophile dans Une affaire d’honneur, un éditeur « à compte d’auteur » dans Arnaques, etc.)

Filiation libertine[modifier | modifier le code]

« Parfois frivole, dit Jean Tulard... Souvent libertin... On a parlé d’élégance, d’insolence et d’immoralité. » Bref, l’œuvre de Monteilhet « est en constante référence au xvIIIe siècle[3] ». L'étiquette ne va plus le lâcher. Et le fait est que l’on retrouve en lui bien des caractéristiques du courant littéraire que l'on a baptisé « libertin » :

Genre[modifier | modifier le code]

« Montpellier, le 13 décembre 1923... Monsieur... » Dès la première page des Mantes religieuses, Monteilhet impose la lettre, renvoyant à Choderlos de Laclos. Une technique tout d'abord « déconcertante[9] » pour les lecteurs de roman policier. Chez Monteilhet, la lettre peut être isolée (la révulsante lettre à Louis XV, dans Au vent du boulet[10]) ou constituer le corps du roman (Devoirs de Vacances). Mais il n’y a pas que la lettre. Monteilhet est « le seul auteur — ou presque — qui ait le souci d’écrire et d’utiliser toutes les ressources de la littérature : correspondance, journal intime, monologue intérieur, coupure de presse... pour rythmer son récit[3] ». Toutes sortes d’écrits se multiplient. Toujours pour se contredire. Car, chez l’incrédule du xvIIIe siècle, les apparences sont fausses, toujours.

Forme[modifier | modifier le code]

L’écriture incisive[2] de Monteilhet est louée par la critique pour son élégance[9] — et pour son caractère insolite, chez un écrivain exerçant dans un genre populaire. Monteilhet serait « le plus littéraire de tous les auteurs français de romans policiers[3] ».

Morale[modifier | modifier le code]

Jean Bourdier, lui non plus, ne manque pas de juger les trois premiers romans de l’auteur « dans le style et l’esprit du xvIIIe siècle, à la fois le plus classique et le plus frondeur ». L’élégance est là, « et l’insolence aussi ». Et, toujours comme au xvIIIe siècle, la morale est présente, « sous le masque gracieux et trompeur de l’amoralité ». Les grands libertins sont ainsi rejoints « sur tous leurs terrains privilégiés[9] ».

Père de famille (il le rappelle souvent dans ses livres), Monteilhet se préoccupe tout naturellement non pas de transmettre une morale, mais de fournir des éléments propres à la forger. Car un moraliste n’est pas un moralisateur : il se borne à décrire les mœurs, espérant par cette seule peinture éclairer le lecteur[11]. Monteilhet se contente de placer des monstres ou de simples étourdis en situation délicate — et laisse le lecteur libre de tirer profit ou non d’une telle perspective[12]. En homme du xvIIIe siècle, Monteilhet considère le roman comme un ouvrage d’éducation[13]. Se mettant en scène dans ses livres[14], s’affichant comme bon père et bon mari (ce qu’était Laclos), roc de vertu émergeant d’un océan de turpitudes[15], Monteilhet, fils de magistrat, semble se demander si en évitant les « imprudences » on n’évite pas les ennuis superflus. On devine cette préoccupation à travers la dédicace du roman Andromac (dans lequel l’héroïne se prostitue pour élever son fils) : « À mes trois petites filles chéries, dès qu’elles sauront lire comme papa écrit, c’est-à-dire couramment » ; ou à travers celle de Sophie (l’héroïne se prostitue pour élever son fils) : « Je dédicace cet ouvrage, le plus dense de mes traités de morale, à ma grande et trop jolie fille Florence-Marie, qui ne craint pas d’aller poursuivre à Paris les études les plus dangereuses, dans cette cité bordélique, asile du mauvais esprit depuis Voltaire, et des mauvaises mœurs depuis la Régence. Elle y verra surabondamment tout ce qui menace les imprudentes qui se privent un seul instant de la grâce sanctifiante et des grâces actuelles, etc. »

À la différence de Laclos, Monteilhet n'aura pas su trouver un cinéaste s’attachant à l’aspect moral de son œuvre. Chabrol, lui-même, n'aura vu qu'une farce gauloise (Docteur Popaul) dans un Meurtre à loisir où l'élégance et la sensibilité du narrateur (qui commet les pires abominations par excès de sensibilité) sont les dehors navrants d'un égoïsme monstrueux.

Point de vue[modifier | modifier le code]

Chez Monteilhet, « parfois l’histoire est vue sous l’angle de la victime, mais le plus souvent, c’est celui de l’assassin qui prévaut[16] ». Il appartient donc au lecteur de faire la part du subjectif.

Plus généralement il revient au lecteur, quand il fréquente un libertin, de décrypter l’allusif et de tenter de démêler ce qui traduit la conviction de l’auteur de ce qui relève de la posture. Car le libertin se plaît à brouiller les pistes. Il est quelqu’un de prudent, qui nourrit un penchant affirmé pour la dissimulation : « Toute vérité se cultive à huis clos[17], dit le narrateur de La Pucelle, et nous attendrons, pour périr en son honneur, que notre dignité nous y oblige. »

L’influence de l’abbé Prévost est particulièrement sensible dans La Pucelle. Monteilhet lui-même semble se reconnaître dans les propos consacrés à l’abbé Prévost par Jean Sgard[18] — tant il les cite longuement[19], terminant par cette phrase de Sgard : « Écrivain des Lumières, sans doute, mais écrivain religieux pour qui les lumières ne seraient rien si elles n’éclairaient pas le Mal. » Et il est vrai que, tout comme l’abbé Prévost, Monteilhet s’aventure dans la vérité intérieure d’humains ambigus et pitoyables. Tout comme Prévost, il découvre que chacun est prisonnier d’une étroite vision des choses. Tout comme Prévost, Monteilhet est un romancier du subjectif, c’est-à-dire de la mauvaise foi. Tout comme Prévost, il ne peut que voir ses pauvres créatures, jouets de passions, s’abîmer dans leur tragique folie. Faut-il les plaindre ou les condamner ? La vérité n’appartient à personne, et l’auteur la laisse à chaque fois nous glisser entre les doigts.

Explorateur des équivoques et des faux-semblants (« Toute une mise en scène des plus artificielles se préparait, devant un jury qui ne pourrait apercevoir que la surface des choses, le miroitement de faux-semblants contradictoires[20] »), mettant la casuistique de ses maîtres jésuites au service de ses plus lamentables personnages, retranché toujours plus qu’on ne croit dans le deuxième degré, Monteilhet tente d’ouvrir l’esprit de son lecteur[21]. La duplicité de ce voltairien offre un point de vue décalé, plein de saveur et d’enseignements ; elle est une arme insidieuse, plus efficace que ne le serait une indignation ingénue.

Irréligion[modifier | modifier le code]

Même dans ses romans, Hubert Monteilhet ne fait pas mystère, par de multiples réflexions incidentes, de sa sensibilité traditionaliste, d'où, par exemple, l'horreur que lui inspire l'avortement[22]. Sa lecture littérale des Évangiles (défendue dans Ce que je crois, et pourquoi) l'amène à condamner, dans son pamphlet Rome n'est plus dans Rome, les réformes du Concile de Vatican II (la bouillie conciliaire), qu'il considère comme un reniement de l'Église. Sa conception du catholicisme le rapproche ainsi des fidèles de Mgr Lefebvre.

Pourtant, le lecteur attentif débusque un sulfureux jeu de massacre dont font les frais de grandes figures ou institutions du christianisme. Saint Paul, « l’apôtre délicat et compatissant[23] » est présenté, sous la plume émerveillée de Monteilhet, comme un chaleureux défenseur de l’esclavage[24]. Et le narrateur vénitien de La Pucelle remarque innocemment, toujours à propos de l’esclavage : « Si c’était un mal en soi, le Christ et l’Église s’en seraient aperçus[25]. » Quant à l'ouvrage Les Derniers Feux, qui feint de réhabiliter l’Inquisition, il en est une terrifiante dénonciation.

Comme toujours avec les libertins du xvIIIe siècle, il appartient au lecteur, guidé par ses propres aveuglements et par ses propres masques, de décider s’il doit prendre tout cela au premier ou au deuxième degré, s’il doit applaudir ou dresser le bûcher.

« Meilleur des mondes possibles »[modifier | modifier le code]

Ce mauvais esprit à la Candide n’épargne pas l’Histoire :

  • Les aberrations du système féodal français, l’incompétence, le désordre, la misère, la superstition ambiante, l’intrusion du spirituel dans le politique font piètre figure quand un Vénitien les compare au réalisme de sa république marchande[26] (dont les travers ne sont du reste pas cachés).
  • Les princes d’Occident « offrent à nos regards attristés une étonnante collection d’abrutis congénitaux[27] ».
  • Les rudes façons des soudards de Jeanne d'Arc, avides de viols, de pillages et de massacres, contrastent avec la sainteté de leur mission[28].
  • De plume et d’épée brosse un tableau dantesque du siège de La Rochelle[29].
  • Le début des Bouffons rend une effroyable politesse[30] aux Chouans de Balzac, roman qui se complaît dans une image très sombre des paysans bretons et quelque peu angélique des bleus[31].
  • Le héros des Bouffons, voulant faire sa cour à Saint-Just, lui offre une Déclaration des droits de l’homme reliée en peau d’homme noir[32].
  • Le Révolution et l’Empire auront coûté « 1,2 million de morts », sans avoir rien changé. « Ces bruyantes cohortes ne mènent nulle part, constate le héros d'Au vent du boulet en 1853. Rien ne bouge, rien ne change. Depuis 1789, la société n’a évolué qu’en surface [...] Ce sont toujours les mêmes propriétaires fonciers, les mêmes parasites qui se perpétuent dans les mêmes places[33]... »
  • Les abominables conditions de vie à bord d’un navire de guerre offrent au jeune Charles Darwin un passionnant champ de réflexion quant au jeu de la sélection naturelle — reflet de celui que propose le libéralisme britannique[34].
  • La guerre est dépouillée de ses attributs héroïques : « En 14, les Sénégalais de son grand-père n’avaient-ils pas coutume de couper les couilles des boches pour s’en faire des pendants d’oreilles aguichants ou des colliers naïfs[35] ? »
  • Quant aux Hutus d'avant 1994, ils avaient été nombreux à se convertir au catholicisme, « afin de trouver dans la foi un regain de douceur et de charité[36] ».

Esprit[modifier | modifier le code]

L’humour de Monteilhet, souvent potache, toujours mordant, est l’une de ses marques de fabrique.

Licence[modifier | modifier le code]

« On nous a aussi reproché d’avoir la plume un tantinet légère, et le qualificatif de Choderlos de Laclos nous poursuit comme une flatteuse, mais un peu abusive rengaine[37]. » Les romans d'Hubert Monteilhet n'ont rien d'un prêchi-prêcha bien-pensant. S'ils ont une dimension édifiante, c’est à la manière de Laclos, avec des personnages souvent travaillés par le démon de la chair. Le narrateur met une savoureuse complaisance à évoquer leurs écarts[2]. Ils paraissent baigner dans une étonnante lubricité[38]. Cela confère à l'œuvre un charme qui renvoie, une fois de plus, aux romanciers libertins.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans criminels[modifier | modifier le code]

  • Les Mantes religieuses, Denoël, 1960 (Grand prix de la littérature policière. Rééd. Le Livre de Poche no 4770, 1976). Il en a été tiré en 1982 le téléfilm Praying Mantis de Jack Gold.
  • Le Retour des cendres, Denoël, 1961 (rééd. Le Livre de Poche no 2175, 1967). Il en a été tiré en 1965 le film britannique Return from the Ashes (Le démon est mauvais joueur) de J. Lee Thompson[39], et en 2014 le film allemand Phoenix de Christian Petzold[40].
  • Les Pavés du diable, Denoël, 1963 (rééd. Le Livre de Poche no 2767, 1970).
  • Le Forçat de l'amour, Denoël, 1965.
  • Les Bourreaux de Cupidon, Denoël, 1966 (rééd. Le Livre de Poche no 5174, 1978).
  • Devoir de vacances, Denoël, 1967 (rééd. Le Livre de Poche no 9728, 1993).
  • Le Cupidiable, Denoël, 1967 (rééd. Le Livre de Poche no 18228).
  • Andromac ou le Meurtre par inadvertance, Denoël, 1968 (rééd. Le Livre de Poche no 18230).
  • De quelques crimes parfaits : divertissement criminel, Denoël, 1969 (rééd. Le Livre de Poche no 9574).
  • Meurtre à loisir, Denoël, 1969 (rééd. Le Livre de Poche no 4384, 1992). Il en a été tiré en 1972 le film Docteur Popaul de Claude Chabrol.
  • Non-sens, Denoël, 1971.
  • Requiem pour une noce, Denoël, 1973 (rééd. Le Livre de Poche no 13639).
  • Pour deux sous de vertu, Denoël, 1974 (rééd. Le Livre de Poche no 18243).
  • Esprit es-tu là ? Denoël 1977, (rééd. Le Livre de Poche no 9648).
  • Retour à zéro, Denoël, 1978.
  • Le Procès Filippi, Denoël, 1981.
  • La Perte de vue : roman des temps de la Kollaboration, Denoël, 1986.
  • La Part des anges, Fallois, 1990.
  • Œdipe en Médoc, Fallois, 1993.
  • Étoiles filantes : roman criminel gastronomique, Fallois, 1994.
  • Le Taureau par les cornes, Fallois, 1996.
  • Une affaire d'honneur, Fallois, 1997.
  • Le Ruban bleu, Fallois, 1998.
  • Mademoiselle le juge, Robert Laffont, 2001.
  • Sans préméditation : roman noir, Fallois, 2005.
  • Arnaques : roman noir, Fallois, 2006.
  • Choc en retour, Fallois, 2009 (Prix Arsène Lupin du meilleur roman policier).
  • Les Talons d'Achille, Fallois, 2010.
  • Les Confessions du diable, Fallois, 2011.
  • Une vengeance d'hiver, Fallois, 2012.

Drame[modifier | modifier le code]

  • Mourir à Francfort ou le Malentendu, Denoël, 1975 (rééd. Le Livre de Poche no 7323).

Science-fiction, fantastique[modifier | modifier le code]

Romans historiques[modifier | modifier le code]

  • Sophie ou les Galanteries exemplaires, Denoël, 1976 (roman Louis XV).
  • Les Derniers Feux : roman des temps de l'Inquisition, Pauvert/Julliard, 1982 (un Français du siècle des Lumières tombe aux mains de l'Inquisition espagnole).
  • Néropolis : roman des temps néroniens, Pauvert/Julliard, 1984 (sur Néron et les premiers chrétiens).
  • La Pucelle, Fallois, 1988, rééd. Le Livre de Poche no 6658 (sur Jeanne d'Arc).
  • Eudoxie ou la Clef des champs, Fallois, 1992 (sur l'éducation des jeunes filles dans les dernières années de l'Ancien Régime).
  • L'Empreinte du ciel, Presses de la Renaissance, 2000 (au sujet du Suaire de Turin).
  • De plume et d'épée : roman Louis XIII, Fallois, 1999, rééd. Le Livre de Poche no 15003.
  • Les Cavaliers de Belle-Île, Fallois, 2001, rééd. Le Livre de Poche no 15410 (suite du précédent, sur l'époque de Louis XIV).
  • Au royaume des ombres, Fallois, 2003 (suite du précédent, sur le Masque de fer et l'époque de Louis XIV).
  • Les Bouffons : roman des temps révolutionnaires, Fallois, 2004 (sur la Révolution française).
  • Dolce Vita ou le Malentendu, Éditions de l'Atelier, 2006 (courte nouvelle, retour aux temps néroniens et à l'atmosphère de Néropolis dans une fiction historique qui traite de la libération des mœurs aux débuts du christianisme).
  • Au vent du boulet : roman des temps napoléoniens, Fallois, 2008.

Littérature pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Un métier de fantôme, Nathan, 1978.
  • Gus et les Hindous, Nathan, 1982.
  • Gus et le Poussinard, Nathan, 1983.
  • Gus et le cambrioleur, Nathan, 1984.

Écrits polémiques[modifier | modifier le code]

  • Rome n'est plus dans Rome, Jean-Jacques Pauvert, 1977.
  • Paul VI, Régine Deforges, 1978.
  • Ce que je crois, et pourquoi, Fallois, 1993.
  • Le Mythe de l'abbé Pierre, Odilon Media, 1996.
  • Préface de Ce soir l'apocalypse... Il était temps ! Considérations parfaitement incorrectes sur un événement pourtant annoncé qui ne saurait tarder à nous surprendre, de Bertrand Acquin, L'Âge d'Homme, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Bourdier, Histoire du roman policier, Paris, Editions de Fallois,‎ 1996 (ISBN 978-2-877-06281-7), p. 263. Jean Tulard, Dictionnaire du roman policier, Paris, Fayard,‎ 2005 (ISBN 978-2-213-62590-4), p. 504.
  2. a, b, c, d et e Henri-Yvon Mermet et Christine Lhomeau, in Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, vol. 2 : J - Z, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir »,‎ 2007, 1086 p. (ISBN 978-2-910-68645-1, OCLC 315873361), p. 379.
  3. a, b, c, d et e Dictionnaire du roman policier.
  4. Ce gros livre (750 pages) sur la Rome de Néron a connu un succès critique et populaire (plus de 300 000 exemplaires vendus, Zincdelivres).
  5. p. 200 à 202.
  6. Préface d’Andromac, p. 9.
  7. À l'exception des Confessions du diable, paru en 2011.
  8. Stefano Benvenuti, Gianni Rizzoni, Michel Lebrun, Le Roman criminel, L’Atalante, 1979, p. 159.
  9. a, b et c Jean Bourdier, ibid.
  10. Au vent du boulet, p. 27-28.
  11. En épigraphe des Liaisons dangereuses, Laclos cite le Jean-Jacques Rousseau de La Nouvelle Héloïse : « J’ai vu les mœurs de ce siècle et j’ai publié ces lettres. »
  12. Les moralistes l’affirment : s’ils peignent le mal, c’est pour en inspirer l’horreur. Ce but ambitieux n’est pas toujours atteint par Monteilhet : l’ingénieuse technique d’escroquerie bancaire qu’il détaille dans Pour deux sous de vertu (1974) aurait permis à des lecteurs peu scrupuleux de vider la banque Rothschild ; et l’idée du magnétophone caché sous le confessionnal (Les Pavés du diable, 1963) aurait également inspiré des malfaiteurs.
  13. La plupart des romans du xvIIIe siècle (époque où le genre s’affirme) sont des romans d’éducation (bildungsromane).
  14. « Nez de vautour sur une mâchoire d’assassin. » Et, p. 48 d’Andromac : «  Monteilhet sort sa boîte d’allumettes, choisit une araignée bien grasse, la noie dans sa carafe de blanc à moitié vide, et va réclamer au contrôle une carafe digne de lui. Il ira loin ! On ne peut plus distingué, d’ailleurs... »
  15. Voir, par exemple, dans Meurtre à loisir, p. 140-148.
  16. Stefano Benvenuti, Gianni Rizzoni, Michel Lebrun, ibid.
  17. La Pucelle, éd. Le Livre de Poche, p. 1058.
  18. Jean Sgard est l’auteur notamment de Prévost romancier, José Corti, 1989.
  19. Mourir à Francfort, p. 59-64.
  20. Mademoiselle le juge, p. 220.
  21. La multiplication des points de vue est chère aux libertins. Le principal enseignement d’un Bayle est que le monde, loin de se réduire à une vision manichéenne, ne se perçoit qu'à travers un croisement permanent d'opinions contradictoires.
  22. Manifesté dans Les Pavés du diable et De quelques crimes parfaits (p. 196).
  23. La Pucelle, éd. de Fallois, p. 52. Les deux adjectifs sont peut-être à prendre au deuxième degré, car saint Paul est généralement présenté sous des couleurs plus crues. Monteilhet le dépeint également dans Neropolis. Voir, à l’extrême, le chapitre que Michel Onfray consacre à saint Paul, dans son Traité d'athéologie, Grasset, 2005, p. 165-174.
  24. La Pucelle, éd. de Fallois, p. 52-53. De même, dans Ce que je crois, et pourquoi, p. 214-217, Monteilhet énumère patiemment toutes les exhortations de saint Paul à la soumission des esclaves.
  25. La Pucelle, éd. de Fallois, p. 413.
  26. La Pucelle, deuxième partie, chapitres II, III, IV, VI, IX.
  27. La Pucelle, éd. Le Livre de Poche, p. 441.
  28. La Pucelle, deuxième partie. Voir par exemple, éd. Le Livre de Poche, p. 483, ou le siège de Jargeau, p. 581-584, ou la bataille de Patay, p. 592-595.
  29. De plume et d’épée, p. 18-20.
  30. Les Bouffons, en particulier p. 73-85.
  31. Admirateur de Balzac, Georg Lukács apprécie grandement dans Les Chouans le contraste entre « le peuple primitif, arriéré, superstitieux et fanatique de la Bretagne » et « le simple soldat profondément convaincu, tout naturellement héroïque, de la République [...] le courage inébranlable des Républicains [...] leur supériorité humaine, simple et plein d'humour... » Georg Lukács, Le Roman historique, Payot & Rivages, 2000, p. 88-89.
  32. En recevant le cadeau, « le sensible Saint-Just était visiblement ému ». Les Bouffons, p. 153.
  33. Au vent du boulet, p. 223-224.
  34. Les Queues de Kallinaos, p. 17-23.
  35. Mademoiselle le juge, p. 216.
  36. Choc en retour, p. 91.
  37. Préface d’Andromac, p. 10.
  38. En particulier Les Pavés du diable ou Le Cupidiable.
  39. Le démon est mauvais joueur, sur imdb.com.
  40. Phoenix, sur imdb.com.