Étienne Jeaurat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Étienne Jeaurat par Alexandre Roslin - Paris, musée du Louvre.
Étienne Jeaurat par un anonyme de l'entourage de Jean-Baptiste Greuze - Paris, musée du Louvre.

Étienne Jeaurat, né le 9 février 1699 à Vermenton et mort le 14 décembre 1789 à Versailles, est un peintre et dessinateur français.

Orphelin à un très jeune âge, Étienne Jeaurat a été pris sous la protection du peintre Nicolas Vleughels qui l’a formé et emmené avec lui en Italie en 1724. Jeaurat a fait une excellente carrière officielle : agréé en 1731 par l’Académie Royale, reçu en 1733, il y devient professeur en 1743, recteur en 1765 et chancelier en 1781. Il exposa à tous les salons de 1737 à 1769. Il était en outre Garde du Cabinet du Roi à Versailles.

Jeaurat tenta d’imiter Chardin, quoique avec moins de justesse dans l’observation et moins de légèreté dans la main, mais sa grande erreur fut de vouloir peindre des scènes d’histoire alors que son talent le plus évident résidait dans ses scènes de genre dépeignant la rue parisienne ou la vie domestique où il excellait comme dans ses Écosseuses de pois, ses Éplucheuses de salade ou Déménagement du peintre. Sa Conduite des filles de joie à la Salpêtrière reste sans doute son œuvre la plus connue. Le choix de ces sujets lui a valu d’être appelé le Vadé de la peinture par Diderot. Jeaurat, qui rencontrait Vadé aux dîners de la Société du bout du banc chez Jeanne-Françoise Quinault a, en effet, sûrement subi l’influence du « genre poissard » pratiqué par Vadé, Piron, Collé Panard ou le Caylus. Jeaurat a peint Le poète Piron à table avec ses amis Vadé et Collé.

Le frère aîné d’Étienne Jeaurat, Edme Jeaurat (1688-1738), était graveur. Le fils de ce dernier, Nicolas Henry Jeaurat, était également peintre et a étudié sous son oncle.

Œuvres choisies[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Olivier Merson, La peinture française au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, Paris, Picard & Kaan, 1900, p. 308.
  • Claude-Gérard Marcus, « Étienne Jeaurat, peintre de Paris, 1699-1789 » Art et Curiosité, janvier-février-mars, 1968, (cet article a été diffusé, sous forme de tiré à part, grâce aux soins de la galerie Marcus).