Front national de la jeunesse
| Front national de la jeunesse | |
| Présentation | |
|---|---|
| Présidente | Marine Le Pen |
| Fondation | 1973 |
| Siège | 76-78 rue des Suisses
92000 Nanterre |
| Directeur | Julien Rochedy |
| Pôle formation |
Paul-Alexandre Martin |
| Idéologie | Nationalisme Populisme Euroscepticisme Souverainisme |
| Affiliation européenne | Euronat (2005-2007), Alliance européenne des mouvements nationaux (2009 - ) |
| Couleurs | bleu, blanc, rouge |
| Site web | www.fnjeunesse.fr// |
Le Front national de la jeunesse (FNJ) est un mouvement de jeunesse créé en 1973, affilié au Front national (FN) dont il représente l'organisation de jeunesse historique. Sa présidente statutaire est, depuis janvier 2011, Marine Le Pen, et son directeur, depuis août 2012, Julien Rochedy. Il revendique 10 000 adhérents âgés de 16 à 30 ans[1] ; acceptant des militants âgés de 16 à 30 ans inclus (16 à 25 jusqu'en février 2011).
Sommaire |
Généralités [modifier]
Fondé en 1973, il est présidé par Jean-Marie Le Pen. Après une longue période de structuration sous Samuel Maréchal (1992-1999), alors gendre de Jean-Marie Le Pen, il est dirigé par des cadres moins médiatisés. En 2009, le FNJ subit une refonte dont la mesure la plus importante est la suppression du poste de directeur national pour celui de « coordinateur national ». En janvier 2011, Marine Le Pen, nouvelle présidente du Front national, rétablit le poste de directeur national en nommant Nathalie Pigeot, âgée de 38 ans, alors que la limite d'âge pour militer au sein du FNJ est de 30 ans. Marine Le Pen a déclaré vouloir « quelqu’un qui soit formé politiquement[2] ».
Historiquement, le FNJ permet souvent l'accès à un poste de cadre au FN ; de nombreux anciens directeurs comptant parmi les dirigeants du FN : Christian Baeckeroot (premier directeur, futur député de 1986 à 1988), Carl Lang (futur député européen de 1999 à 2009, Martial Bild et Samuel Maréchal. Cette règle a néanmoins des exceptions : Guillaume Luyt, démissionnaire après le Congrès de Paris (avril 2000), choisit de rejoindre le groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité radicale, puis de cofonder, en 2003, le Bloc identitaire.
Le FNJ revendique un certain nombre d'actions prosélytes : création de l'ARPEJ (Association de recherche pour l'emploi des jeunes, qui milite pour la préférence nationale dans le recrutement des travailleurs), vente de « Z'Card » et de briquets.
Après la scission mégrétiste de l'hiver 1998, qui voit une grande partie des cadres du Front national quitter le mouvement, et en fonder un nouveau, le Mouvement national républicain (MNR), dans la perspective des élections européennes à venir, le FNJ est partiellement abandonné et ne bénéficie plus de financements aussi importants.
Son leader historique, Samuel Maréchal, démissionne en février 1999, nommant son adjoint, Guillaume Luyt, comme nouveau directeur du FNJ. La publication périodique du FNJ, Agir, cesse d'être publié après les élections présidentielles de 2007, qui voient un net recul électoral du FN (10,4 % des suffrages).
La reprise partielle, après les élections européennes de 2009, de la structure jeune du Front national, sous l'impulsion de David Rachline, conseiller municipal de Fréjus, aboutit à la constitution d'une première « Coordination nationale » de six membres (David Rachline, Florian Dufait, Fabrice Singier, Laura Lussaud et Stéphanie Koca), présentée publiquement à l'occasion du Conseil national du 14 novembre 2009. Cette structure est la première ébauche de la future « Direction nationale » succédant au Congrès électif de Tours, en janvier 2011. Grégory Gennaro, transfuge du Centre national des indépendants (CNI), rejoint la Coordination nationale du FNJ en janvier 2010 et met alors en place le nouveau site national des jeunes FN, fnjeunesse.fr, deux ans après la fermeture de l'ancien site.
Avant le Congrès de Tours, la Coordination nationale du FNJ voit le départ de différents membres — Laura Lussaud et Florian Dufait — et la nomination d'Antoine Mellies, Paul-Alexandre Martin et Gauthier Bouchet (septembre 2010). Alors que Marine Le Pen est élue présidente du Front national, le Front national de la jeunesse revendique la constitution, souvent ex nihilo, compte tenu des défections passées des responsables locaux, de soixante-dix fédérations départementales, implantées dans quinze régions métropolitaines, régulièrement réunies, depuis l'été 2009, en Journées d'actions régionales (JAR), chargés de la formation des jeunes militants FN.
Les membres du FNJ se regroupent annuellement en « université d'été » durant une semaine, pour se former au militantisme et discuter de sujets de société tels que l'immigration, la fiscalité ou encore la bioéthique. Ces universités réunissent habituellement quarante à soixante-dix participants. Les dernières se sont tenues en Nièvre (juillet 2008), à Cormont, dans le Pas-de-Calais (août 2010) et à Nice (septembre 2011), pour cette dernière sous le titre de « Journées d'été Les Jeunes avec Marine », en préalable des Journées d'été de Marine Le Pen, tenues les 10 et 11 septembre 2011 au Palais Acropolis. Jusqu'en 2010, les Université d'été du FNJ désignent des majors, que l'on retrouve en général parmi les cadres nationaux du FN durant les années suivantes (ainsi, Louis Aliot, major FNJ en 1990, devient secrétaire général puis vice-président du Front national). Le dernier major en date est Antoine Mellies, nommé en septembre 2010 à la Direction nationale du FNJ.
Durant l’élection présidentielle de 2012, Julien Rochedy met le Front national de la jeunesse (FNJ) de côté pour créer, avec les Jeunes du Front national, les « Jeunes avec Marine » (LJAM), collectif de jeunes partisans de la candidature de Marine Le Pen. Il promet toutefois que le FNJ recouvrira ses fonctions à l'automne suivant. Durant la campagne législative de 2012, Julien Rochedy, par ailleurs candidat dans le Rhône, est évoqué comme futur "président du Front national de la jeunesse", nommé à la rentrée suivante par Marine Le Pen selon l'AFP.
Refonte du FNJ après l'élection présidentielle de 2012 [modifier]
Une Convention nationale du FNJ est annoncée dans le cadre de l'université d'été du Front national, les 22 et 23 septembre 2012 à La Baule, mais annulée. Dans le même temps, la nomination officielle de Julien Rochedy comme nouveau directeur du FNJ, en remplacement de Nathalie Pigeot et, fait nouveau, sous l'autorité nominale de Steeve Briois, secrétaire général du FN, est entérinée, peu avant, le 29 août 2012. Julien Rochedy publie alors un premier communiqué de presse sur le site Internet du Front national non plus en tant que porte-parole mais "directeur du Front national de la jeunesse", intitulé "Nouveaux programmes d’Histoire : Ils veulent oublier la France !".
Nouvellement nommé à la direction du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy détaille, en octobre 2012, dans une brochure intitulée Organisation et fonctionnement du FNJ, 2012-2013, les réformes structurelles apportées au mouvement de jeunesse frontiste : suppression des secrétaires régionaux du FNJ au profit de secrétaires départementaux encadré par un Bureau national (BN) dont les membres sont en partie choisis pour leur ancrage géographique, relance d'un site national du FNJ, organisation d'une Université d'été du FNJ à l'été 2013 et de conseils nationaux réguliers avant cette échéance, départementalisation des pages Facebook FNJ (jusqu'ici, le maillage est uniquement régional) et fermeture des pages Twitter existantes, mise en place d'un règlement intérieur des responsables FNJ, que ceux-ci doivent en conséquence signer.
Présidents (1973- ) [modifier]
- 1973-2011 : Jean-Marie Le Pen
- 2011 - : Marine Le Pen
Directeurs nationaux (1973-2009) [modifier]
- 1973 – 1983 : Christian Baeckeroot
- 1983 – 1986 : Carl Lang
- septembre 1986 – mai 1992 : Martial Bild
- mai 1992 – février 1999 : Samuel Maréchal
- adjoint : Philippe Rouger
- février 1999 – avril 2000 : Guillaume Luyt
- avril 2000 – septembre 2001 : Erwan Le Gouëllec
- septembre 2001 – décembre 2004 : Louis-Armand de Béjarry
- janvier – juin 2005 : Arnaud Frery
- juin – novembre 2005 : vacance
- décembre 2005 – mars 2008 : Alexandre Ayroulet
- mars 2008 – février 2009 : Loïc Lemarinier
- février – juin 2009 : vacance
Coordinateur national (2009-2011) [modifier]
- 15 juillet 2009 – 20 janvier 2011 : David Rachline
- adjoint : Florian Dufait (juillet 2009 - octobre 2010), Grégory Gennaro (juillet 2009 – janvier 2011), Paul-Alexandre Martin (octobre 2010 – janvier 2011).
Directeurs (2011- ) [modifier]
- 20 janvier 2011 – 29 août 2012 : Nathalie Pigeot
- 29 août 2012 - : Julien Rochedy
Direction nationale (DN) [modifier]
Au 14 février 2011
- Direction : Nathalie Pigeot
- Argumentaires : Antoine Mellies
- Formation politique : Julien Rochedy
- Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
- Internet national : Grégory Gennaro
- Internet régional, réseaux sociaux et communication vidéo : Gauthier Bouchet
Au 9 juillet 2011
- Direction : Nathalie Pigeot
- Argumentaires : Antoine Mellies
- Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
- Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
- Internet : Gauthier Bouchet
Au 12 septembre 2011
- Direction : Nathalie Pigeot
- Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
- Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
- Internet : Gauthier Bouchet
Au 10 juillet 2012
- Direction : Nathalie Pigeot
- Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
- Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
Au 29 août 2012
- Direction : Julien Rochedy
- adjoint : Paul-Alexandre Martin
Au 5 décembre 2012
- Direction : Julien Rochedy
- adjoints : Paul-Alexandre Martin et Elsa Vassent
Bureau national (BN) [modifier]
Au 10 octobre 2012
- Est : Estelle Arnal
- Sud-Ouest : Julien Leonardelli
Au 5 décembre 2012
- Sud-Est : Adrien Grosjean
- Est : Estelle Arnal, Julia Abraham
- Île-de-France : Anne-Sophie Lévêque
- Nord-Ouest : Timothée Houssin, Gianni Meli
- Sud-Ouest : Julien Leonardelli
Conseillers régionaux [modifier]
- Provence-Alpes-Côté d'Azur : David Rachline (élu à 22 ans)
- Nord-Pas-de-Calais : Stéphanie Koca (élue à 20 ans)
Notes et références [modifier]
- Front national de la jeunesse, « À propos ». Consulté le 5.9.2009
- « Présidente du FN jeunes à (seulement) 38 ans », Marianne 2, 26 janvier 2011.