Granges-le-Bourg

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Granges-le-Bourg
Maison du bailli de Granges-le-Bourg.
Maison du bailli de Granges-le-Bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Villersexel
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Villersexel
Maire
Mandat
Michel Cuenin
2014-2020
Code postal 70400
Code commune 70277
Démographie
Population
municipale
377 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 56″ N 6° 35′ 11″ E / 47.5656, 6.586447° 33′ 56″ Nord 6° 35′ 11″ Est / 47.5656, 6.5864  
Altitude Min. 290 m – Max. 453 m
Superficie 10,35 km2
Localisation

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Granges-le-Bourg est une commune française, située dans le département Haute-Saône en région Franche-Comté.

Granges-le-Bourg appartient à la Communauté de communes du pays de Villersexel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Granges-le-Bourg est placé entre le pays d’Héricourt, celui de Villersexel et de la ville de Lure ; presque équidistant entre ces trois villes (15 km). Situé entre le pays sous-vosgien et le faisceau Bisontin de la vallée du Doubs, le paysage est vallonné et boisé avec des dénivelés de l’ordre de 200 mètres et des altitudes dépassant rarement les 500 mètres. Une petite rivière (le ruisseau du Pont du Rond, affluent du Scey) coule au fond du vallon où s’étend le village.

Une épaisse forêt, le bois de Granges, s'étend au nord du village. C'est l'une des plus grandes de Franche-Comté. Le paysage est essentiellement rural, la commune est entourée de champs.

La commune est peu desservie par les transports en commun, il existe une ligne de bus Saônoise et les lignes reliant le village à Peugeot Sochaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le village de Granges-le-Bourg est adjacent à Granges-la-ville. La route départementale RD 9 se trouve à moins de 2 km de la place de la mairie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Deux routes romaines se croisent dans le secteur de Granges, il a été relevé plusieurs traces de villas isolées et éparpillées.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

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Suite aux invasions barbares, le pays connaît une situation de chaos et de désordres.

Au IXe siècle, trois moines de Luxeuil fondent une chapelle à l'emplacement de l'église actuelle Granges-la-Ville, un petit village se développe autour.

Entre le Xe et XIe siècle, la famille des Granges bâtit son château sur une colline proche, celle-ci s'avère stratégique pour le site et facilement défendable en cette période troublée. En effet, la foi des moines n'est plus assez forte pour protéger les villageois de la fureur des envahisseurs hongrois, normands et parfois sarrazins qui dévastent la région. Les villageois se regroupent près du château et jurent allégeance au maître des lieux, c'est la naissance de la féodalité.

La nouvelle communauté se développe rapidement et devient un bourg auquel sont rattachées les populations des villages de Senargent, Mignafans, très important à l'époque, et La Chapelle-les-Granges, soit presque 1000 habitants, mais Granges-le-Bourg seul n'a jamais compté plus de 200 habitants. De nombreux acteurs de la vie économique et politique du secteur se côtoient à l'abri des murailles. Les barons de Granges, vassaux des comtes de Montbéliard, deviennent des seigneurs puissants et respectés. Quatre foires annuelles se tiennent à Granges, c'est un symbole de la prospérité économique.

En 1298, Guillaume III de Granges meurt paisiblement, la seigneurie est intégrée au comté de Montbéliard dont elle était vassale.

De 1347 à 1350, la peste noire fait des ravages, on dénombre plusieurs centaines de morts dans la seigneurie. Chaque village avait alors son propre cimetière y compris Granges-le-Bourg, il se trouvait à coté de son église, dans l'actuel jardin de la Poste. Il fut vite rempli, et en raison du risque de contagion, les morts de Granges-le-Bourg et Granges-la-Ville furent brûlés entre les deux Granges, à l'emplacement de la Croix-Saint-Pierre.

En 1377, les Autrichiens s'emparent du bourg mais se révèlent incapables de prendre le château, grâce entre autres à sa position favorable.

En 1407, la comtesse Henriette de Montbéliard (nommée tante Arie dans le folklore populaire) se marie avec Eberard von Würtemberg, prince du duché du même nom. Ainsi, le comté et la seigneurie de Granges sont rattachés au Saint-Empire pour moitié. En effet, la seigneurie de Granges est vassale de deux seigneurs, le comte de Montbéliard et le comte de Bourgogne. Ainsi, celle-ci reste francophone de cœur et de droit même si l'époque est troublée par les volontés séparatistes de la Bourgogne par rapport au roi de France (nous sommes en pleine guerre de Cent Ans).

En 1456, un incendie ravage le bourg, l'économie de la seigneurie s'effondre et il lui faudra de nombreuses années pour s'en remettre.

Généalogie de la maison de Granges[modifier | modifier le code]

Anciens barons du comté de Bourgogne. Les premières armes étaient : de gueules au sautoir d'or, plus tard ils prenaient : d'azur à trois bustes de carnation couronnés d'or à l'antique[1].


Guillaume Ier de Granges, sire de Granges, chevalier. Il assiste en 1105 à la fondation du prieuré de Froidefontaine par Thierry II de Montbéliard[1].

Mariage et succession :
Son épouse est inconnue, il a :

  • Guy Ier qui suit,
  • Hugues, cité en 1150 par des dons qu'il fait à l'abbaye de Bithaine avec le consentement de Guy de Traves et d'Helie/Illiette de Faucogney sa femme.


Guy Ier de Granges, sire de Granges, chevalier. Du temps de l'abbé Thibaud (vers 1135), il donne à l'abbaye de Lieu-Croissant ce qu'il possède au lieu-dit "la prétière"[1].

Mariage et succession :
Son épouse est inconnue, il a Guillaume II qui suit.


Guillaume II de Granges, sire de Granges, chevalier[1].

Mariage et succession :
Il épouse Alix de qui il a :


Guyot/Guy II de Granges, chevalier. Il transmet son château à Richard de Montfaucon[1]. Il est cité à l'époque de Narduin abbé de l'Abbaye de Lieu-Croissant en 1190[2].

Mariage et succession :
Son épouse est inconnue, il a :

De la Renaissance à la Révolution[modifier | modifier le code]

Par la suite, Granges-le-Bourg suit l'histoire globale de la Franche-Comté avec ses nombreux soubresauts.

En 1668 : Les troupes de Louis XIV démantèlent le château et commencent l'intégration définitive de la seigneurie au royaume de France.

Granges-le-Bourg fut le chef-lieu d'un canton créé en 1790 et supprimé en 1801. Ce canton regroupait 29 villages.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Granges-le-Haut[3].
En 1807, la commune absorbe celles voisines de Granges-la-Ville, de La Chapelle-lès-Granges, de Crevans, de Mignafans, de Mignavillers et de Secenans[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1824, la commune rend son indépendance à celle de Granges-la-Ville, incluant les hameaux de Mignafans et de Mignavillers qui deviennent, eux aussi, des communes indépendantes ultérieurement[3].
En 1832, la commune rend son indépendance à celles de Crevans et de Secenans[3].
En 1853, la commune de Crevans-et-la-Chapelle-lès-Granges est reconstituée avec la cession du hameau de La Chapelle-lès-Granges[3].

Le bourg connaît une régression. La révolution industrielle lui donne quelques industries mais il est rapidement relégué au rang de village. Néanmoins, le charme rural représente un léger avantage pour l'avenir.

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Billotte est une entreprise spécialisée en travaux forestiers qui emploie 55 personnes. Plus bas, vers Granges-la-Ville, est implantée une casse auto, Jacqu'Auto. La majorité des terres adjacentes est exploitée par des agriculteurs à activité d'élevage bovin et de culture extensive. Il existe un bureau de la Poste au centre du village mais aucun commerce.

De grands efforts devraient être faits pour le développement du tourisme vert. Plusieurs familles allemandes ont installé leurs résidences secondaires dans le village pour bénéficier de la tranquillité de la campagne, tout en étant proche des grands axes de communications.

Milieu associatif[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses associations dans la commune:

  • Renaissance des deux Granges, Association créée il y a quelques années pour sauvegarder le patrimoine historique du village et tenter de le faire revivre. Elle propose des visites gratuites et de nombreuses animations. Pour plus d'information, vous pouvez consulter son site nouvellement ouvert : [1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790   Claude-François Muffat    
1792   Joachim-Joseph-Constant Colin    
an III   Alexis Muffat    
an IV   Jean-Claude Devaux le Jeune    
an VII   François-Xavier Devaux    
an VIII   Joachim-Joseph-Constant Colin    
         
         
1998 réélu en 2008[4] Michel Cuenin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Granges-le-Bourg comptait 377 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
344 360 356 1 939 442 555 540 556 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398 411 427 400 396 372 374 346 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311 303 251 184 170 194 275 174 297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
315 287 356 330 306 313 347 377 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

Les anciennes archives du village se trouvent éparpillées entre Montbéliard et Besançon.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille,‎ 1757 (lire en ligne), p. 102 à 106
  • François Ignace Dunot de Charnage, Histoire des Séquanois et de la province séquanoise, des Bourguignons et du premier (seconde, troisième et quatrième) royaume de Bourgogne,‎ 1737 (lire en ligne), p. 478 à 494

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e histoire généalogique des sires de Salins
  2. a et b Histoire des Séquanois et de la province séquanoise
  3. a, b, c, d, e et f Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Granges-le-Bourg », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 10 janvier 2013)
  4. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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