Armande Altaï

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Armande Altaï

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Armande Altaï en 2010, avec son look baroque, son teint fardé de blanc et son chignon Pompadour.

Informations générales
Naissance 20 mai 1944 (70 ans)
Alep, Syrie
Site officiel www.armandealtai.com

Armande Altaï (née Kumpal, Kabartay, Altaï-Magini), née à Alep en Syrie le 20 mai 1944, d'un père français et d'une mère turque, est une chanteuse, comédienne et professeur de chant française.

Après un passage aux Beaux-arts, elle entre au conservatoire à Marseille, où elle apprend à chanter. Plus tard elle devient professeur de chant. Elle est notamment la professeur de chant de la première émission de Star Academy et la directrice de la huitième édition.

En 2002, elle crée « Les Classes d'Armande Altaï », une classe de chant qui comptera parmi ses élèves Nolwenn Leroy, future gagnante de la saison 2 de Star Academy, ou encore Marion Posta, actuellement en tournée avec la comédie musicale "Mamma Mia". Chaque année, un spectacle est donné au Balajo de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armande Kumpal Kabartay Altaï-Magini est née à Alep en Syrie le 20 mai 1944, au sein d'une famille de cinq enfants d'un père tyrannique, officier de l'armée française et d'une mère turque musulmane qui lui a transmis le goût de la musique, la jeune fille se mettant à chanter pour attirer l'attention de cette dernière[1]. Son enfance est rythmée par les mutations de son père (Syrie, Côte d'Ivoire) avant de s'installer en 1949 à Marseille.

À 16 ans, elle intègre l'École des Beaux-arts de Marseille pour exercer sa passion première, la peinture. Mariée à 19 ans, elle monte sur Paris avec son mari et y entame une carrière de mannequin avant de commencer à chanter dans les restaurants. Elle tombe enceinte de sa fille unique Virginie, aujourd'hui son assistante personnelle. Elle retourne à Marseille où elle prend des cours de chant au Conservatoire d'art dramatique et lyrique et tourne dans la région avec un groupe dans lequel elle tente d'imposer son style rock-lyrique[2].

De 1972 à 1977, elle joue le rôle de Marie-Madeleine dans la comédie musicale Godspell aux côtés de Dave, Daniel Auteuil, Bernard Callais et Michel Elias, au théâtre de la Porte-Saint-Martin, puis en tournée en province. Un 33 tours est issu du spectacle (Phillips). Sa carrière de chanteuse est lancée.

En 1973 et 1974, elle joue le rôle de la Reine de Pologne dans la pièce Ubu à Eglingen (HT Rhin) à l’Opéra de Georges Wilson. Créé au festival d’Avignon, la pièce est repris à Paris (T.E.P.) où elle joue de nouveau aux côtés de Dave.

En 1973, elle sort un premier 45 tours, Si un jour, chez Mercury.

En 1975, elle apparaît dans le film Leopold, le bien aimé de Georges Wilson.

En 1976, c'est Othello ou le Maure de Venise, de William Shakespeare, créé à Avignon, dans la cour d’honneur.

En 1977, elle participe à Opération Rhino, une expérience de free jazz mis en scène par Georges Wilson, avec différents rôles et composition de la musique. La même année, elle joue dans Le Météore de Friedrich Dürrenmatt, mis en scène par Gabriel Garran, au théâtre de la Commune.

Elle enchaîne ensuite plusieurs spectacles. Chicago, Crimes et Crash, mis en scène par Jean-Pierre Dougnac, au T.E.P., Da Capo, mis en scène par Dougnac, créé à Avignon, sur une musique de François-Bernard Mache, et un spectacle hommage à Cocteau, Miroir, mon beau miroir de Bernard Callais.

En 1978, elle participe à l'opéra contemporain L’Homme occis, de Claude Prey. Vient ensuite la création de l’opéra contemporain Les trois langages, de Claude Prey.

En 1979, elle sort son premier album Atavisme, et passe à l'émission Le Grand Échiquier[3]. En 1980, afin de roder cet album, elle effectue de nombreux concerts, dont la fête de l’Humanité, le Printemps de Bourges et le Forum des Halles mais cet album est un échec commercial.

En 1981, elle sort son deuxième album chez Mercury, Informulé, avec le clavier Andy Clark (Ashes to Ashes) et le guitariste Henry Padovani (The Police, Electric Chairs). Elle fait un concert Informulé au festival de jazz de Antibes. Puis création du spectacle Desmôdus Minor au festival de jazz d’Angoulême, avec le Pandemonium (Humair, Texier, Couturier, Jeaneau, Chautemps…)

En 1982, elle fait la tournée Jacques, Joseph, Victor Dort avec Jacques Higelin (Cirque d'hiver et province). 45 t Informulé, repris en duo avec Higelin.

En 1983 sort Nocturne flamboyant, 3e album (Mercury), produit par Martin Hannett (Joy Division, New Order, Orchestre rouge), avec les musiciens de Howard Devoto, Magazine, Visage. En 1984, elle fait un concert Cabarock à la Comédie de Paris.

En 1985, elle tient un rôle dans Folie suisse (de Christine Lipinska), et compose la B.O. William Sheller caste Armande pour son opéra L’empire de Toholl, resté à l’état de projet.

En 1986, elle signe une participation sur Caribbean Sea de Étienne Daho.

En 1987 et 1988, elle réalise des concerts aux Bains Douche, au Palace, aux Folies Pigalle.

En 1991 et 1992, elle tient le rôle-titre de Phèdre (Racine), au théâtre Dix-Huit puis en tournée. En 1993, elle effectue un spectacle hommage à Édith Piaf, au festival de Marne.

En 1999, elle joue dans La fidélité de Andrzej Żuławski.

De 2001 à 2003, elle est professeur de chant dans les trois premières saisons de l'émission télévisée Star Academy diffusée sur TF1[3].

Fin mai 2007 sort Héroïnes Fantaisie, 4e album (O+ / Harmonia Mundi)[3]. Le 23 avril 2008, elle donne un concert au New Morning à Paris.

En 2008, elle revient au sein de Star Academy 8 en tant que directrice[3].

Le 8 novembre 2010, elle donne un concert à l'Alhambra, à Paris.

En 2011, elle apparaît aux côtés de Dave dans le clip Coming out du groupe Les fatals picards.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Atavisme
  • 1981 : Informulé
  • 1983 : Nocturne flamboyant
  • 2001 : Remembo
  • 2006 : Héroïnes fantaisie

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Ardisson, Tout le monde en a parlé, Flammarion,‎ 2012, p. 13
  2. Jean Marie Leduc, Jean-Noël Ogouz, Le rock de A à Z. Dictionnaire illustré, Albin Michel,‎ 1984, p. 7
  3. a, b, c et d « Le jour où...j’ai sauvé Claude François du lynchage », sur Paris Match,‎ 2 décembre 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]