Henri Texier

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Henri Texier

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Informations générales
Naissance 27 janvier 1945 (69 ans)
Paris
Activité principale contrebassiste, chanteur, chef d'orchestre, compositeur
Genre musical jazz
Instruments contrebasse
Labels Label Bleu
Henri Texier au festival Jazz sous les bigaradiers, La Gaude 2014

Henri Texier, né le 27 janvier 1945 à Paris, est un contrebassiste, chanteur, chef d'orchestre et compositeur de jazz français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Musicien précoce, il commence l'étude du piano dès huit ans et entre dans un orchestre de dixieland local à quatorze ans. L'année suivante il découvre des formes de jazz plus modernes et décide de se consacrer à la basse, qu'il apprend en autodidacte ; il cite volontiers Wilbur Ware comme son influence majeure. Il fonde sa première formation composée de Georges Locatelli, Alain Tabarnouval, Jean-Max Albert et Klaus Hagel, inspirée par la musique de Don Cherry et Ornette Coleman[1]. Malgré une quasi absence de documents enregistrés ce groupe représente l'une des toutes premières expressions du free jazz en France (1965).

Il intègre ensuite une formation menée par Jef Gilson. Au cours de cette même période il a également travaillé avec divers musiciens américains dans des clubs parisiens, notamment Johnny Griffin, Phil Woods, Bill Coleman, Chet Baker, Kenny Drew, Donald Byrd et Bud Powell.

Il est surtout connu pour ses travaux réalisés dans les années 1960 avec Don Cherry ainsi que pour son groupe « Transatlantik Quartet » avec Joe Lovano, Steve Swallow et Aldo Romano dans les années 1980.

Tout au long des années 1970, Texier est resté actif sur la scène jazz européenne, jouant entre autres avec des musiciens tels que Gordon Beck, John Abercrombie ou Didier Lockwood.

Il a aussi, au sein du trio Romano-Sclavis-Texier, participé aux trois albums ayant pour thème l'Afrique vue par le photographe Guy Le Querrec : Carnet de routes, Suite africaine et African Flashback.

Sa curiosité pour le fait musical breton (Cf. « Varech », et le nom du Septet monté avec son fils) l'a amené à travailler avec des jazzmen armoricains et des pointures de la musique traditionnelle. En 1998, il a notamment participé à l'album Condaghès (Silex/Auvidis) du guitariste Jacques Pellen, avec Paolo Fresu et Erik Marchand (chant), ainsi qu'à Doue Lann (L'Oz) du bagad Men ha tan.

Il a publié tous ses disques en leader avec le label français Label Bleu.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Amir (1976)
    • Henri Texier : contrebasse, oud, flûte, bombarde, Fender-Basss, percussions
  • Varech (1977)
    • Henri Texier : contrebasse, oud, flûte, bombarde, Fender-Basss, percussions

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le morceau Annobon est utilisé dans la bande originale du film Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) (1998) de Bruno Podalydès

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jedediah Sklower, Free Jazz, la catastrophe féconde, L'Harmattan, Paris, 2006

Sources[modifier | modifier le code]

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