Andrés Manuel López Obrador

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Andrés Manuel López Obrador
Image illustrative de l'article Andrés Manuel López Obrador
Fonctions
Chef de gouvernement du District fédéral
Prédécesseur Rosario Robles
Successeur Alejandro Encinas Rodríguez
Président du Parti de la révolution démocratique
19961999
Prédécesseur Porfirio Muñoz Ledo
Successeur Pablo Gómez Álvarez
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Macuspana (Tabasco, Mexique)
Nationalité Drapeau du Mexique Mexicaine
Parti politique Parti de la révolution démocratique
Diplômé de Université nationale autonome du Mexique
Profession Politologue

Andrés Manuel López Obrador
Chefs de gouvernement du District fédéral

Andrés Manuel López Obrador, né le à Macuspana, État de Tabasco, est un homme politique mexicain. Surnommé El Peje, il est aussi très souvent désigné par ses initiales AMLO. Il est président national du PRD de 1996 à 2000, puis chef du gouvernement du district fédéral de Mexico de à où il est alors est intronisé candidat à l’élection présidentielle de 2006.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Né de père et mère émigrants espagnols, López Obrador travaille à l'Institut des peuples indigènes de l'État de Tabasco en 1977 avant de rejoindre l'Institut national des consommateurs, une agence gouvernementale, en 1984. Militant du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) en 1976 jusque dans les années 1980, il se joint à la tendance dissidente du Courant démocratique avant de participer à la fondation du Parti de la révolution démocratique (PRD) en 1989.

Élections mexicaines de 2006[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections mexicaines de 2006.

En 2005, il est choisi comme candidat à l'élection présidentielle pour la Coalition pour le bien de tous qui, outre le PRD inclut le Parti du travail (PT) et Convergencia. Le PRI membre de l'internationale socialiste et le PAN (membre de l'IDC, Internationale Démocratique Chrétienne) ont tenté de lever son immunité de chef du gouvernement du District fédéral (Mexico) en 2005 en raison d'un non-respect d'une décision judiciaire dans le cadre de sa charge. Le but était de le priver du droit de se présenter à la magistrature suprême. Devant le tollé et la montée de popularité d'AMLO provoqués par la manœuvre, désormais connue sous le nom de desafuero (Cf. Desafuero de AMLO (es)), le Président Vicente Fox Quesada a ordonné la suspension des poursuites judiciaires à l'encontre de López Obrador[1].

Au soir de l'élection, le 2 juillet 2006, Luis Carlos Ugalde, conseiller président de l'Institut fédéral électoral (IFE), annonce que les résultats partiels issus des urnes ne permettent pas de départager les deux candidats arrivés en tête, la différence étant minime. Le 6 juillet après le dépouillement de la totalité des bulletins de chaque district électoral, la sentence de l'IFE annonça que le candidat qui avait recueilli le plus grand nombre de voix était Felipe Calderón Hinojosa. López Obrador conteste les résultats[2], et appelle à des manifestations afin de demander un recompte des votes bulletins par bulletins, bureaux par bureaux ("voto por voto, casilla por casilla"). Cependant, de nombreux recours en inconformité ayant été présentés auprès du Tribunal électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF), seule autorité compétente pour juger de la conformité du scrutin et dont le verdict est sans appel, il fallut attendre le 5 septembre avant que ne soit déclaré le vainqueur de l'élection. Au 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été présentés devant le tribunal, 227 présentés par la Coalition pour le bien de tous, 131 par le PAN et 1 par l'Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).

Selon la sentence du TEPJF, Felipe Calderón Hinojosa du PAN a été déclaré Président des États-Unis Mexicains avec moins de 0,6 % de différence sur Andrés Manuel López Obrador (35,89 % contre 35,31 % respectivement selon les résultats définitifs publiés par l'IFE (Institut Fédéral Électoral)[3]). Celui-ci a donc contesté les résultats, en invoquant entre autres choses que sa demande de recompter tous les bulletins n'a pas été suivie par le TEJPF car non prévue par la Constitution. Il a donc organisé des protesations massives par le biais de la Convention Nationale Démocratique (es) (CND), et s’est autoproclamé Président Légitime du Mexique le 16 septembre 2006[4].

Selon les observateurs de l'Union européenne, les élections mexicaines n'ont pas été truquées[5], mais l'impartialité de ces observateurs a été discutée par le PRD, ainsi que par le journal de gauche La Jornada[6], l'hebdomadaire Proceso, le Réseau Voltaire et une partie de la population, comme le montrent les habituelles manifestations monstres dont le District fédéral a l'habitude car très peuplé, et plus particulièrement les concentrations sur la place du Zócalo à Mexico. Une manifestation à l'appel de López Obrador a réuni d'après les organisateurs 1 million de personnes [réf. nécessaire].

Il mène actuellement, bien que sans poste officiel, une offensive politique notamment à l’encontre de Juan Camilo Mouriño, Secretario de Gobernación (l’équivalent mexicain du Premier Ministre bien que n’ayant qu’un rôle de bras droit du Président), en rapport avec les dénonciations de corruption et de trafic d’influence dont ce dernier fait l’objet. Il est également à la tête du mouvement de protestation contre l’initiative de réforme énergétique proposée par le gouvernement de Felipe Calderón, qui s’est traduit notamment par la prise de la tribune de la Chambre des députés (l’Assemblée nationale mexicaine) par des députés du Frente Amplio Progresista (es) (Front étendu progressiste ou FAP), organisation qui a pris le relai de la Coalition pour le bien de tous après l’élection de 2006.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Renuncia Macedo; revisión total al expediente de López Obrador: Fox », La Jornada,‎ 2005-04-28 (lire en ligne)
  2. (es) Site officiel d'Obrador, consulté le 13 juillet 2006.
  3. (es) Esadística de las Elecciones Federales de 2006.
  4. (es) « AMLO, presidente legítimo; toma posesión el 20 de noviembre: CND », La Jornada,‎ 17 sept. 2006 (lire en ligne)
  5. (en) EU says disputed Mexico vote fair, BBC, 8 juillet 2006.
  6. « Le Mexique, les élections et les observateurs internationaux », Traduction de l'article de Marcos Roitman (es) « México, elecciones y los observadores internacionales », La Jornada,‎ 22 juil. 2006 (lire en ligne)

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) George W. Greyson, Mesías Mexicano. Biografía crítica de Andrés Manuel López Obrador, Mexico, Grijalbo, coll. « Actualidad »,‎ 2006 (ISBN 968-5961-32-8), p. 347
  • (es) Erick Guerrero Rosas, Perredistas al poder. ¿Qué pasaría si ganara López Obrador en el 2006?, Mexico, Diana,‎ 2006 (ISBN 968-13-4172-4), p. 203

Sources[modifier | modifier le code]