Politique au Mexique

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Politique au Mexique
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Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États, subdivisés en municipalités, et d'un district fédéral (distrito federal ou D.F.), subdivisé en délégations. Le nom officiel du pays est Estados Unidos Mexicanos (« États unis mexicains » en français et « United Mexican States » en anglais). Toutes les personnes de plus de 18 ans ont le droit de vote. La Séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) est garantie par la Constitution de 1917.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée de l'espagnol Hernán Cortés, diffèrent civilisations précolombiennes et peuples amérindiens se partageaient le territoire de l'actuel Mexique, tels les Olmèques ou Mayas. En 1521, les troupes de Hernán Cortés, alliés aux amérindiens Tlaxcaltèques entrèrent dans la capital aztèque Tenochtitlan, qui deviendra l'actuelle Mexico. La couronne espagnole installa la vice-royauté de Nouvelle-Espagne. Cette période s'acheva avec l'indépendance du Mexique en 1821. Entre 1861 et 1867, lors de expédition du Mexique, la France occupa militairement une partie du Mexique. Une dizaine d'années plus tard, la longue présidence de Porfirio Díaz commença (1876 à 1911), entrecoupée par la présidence de Juan N. Méndez (quelques mois entre 1876 et 1877), et celle de Manuel González (1880 à 1884). En 1910 débuta la Révolution mexicaine, une période trouble de guerre civile entre différents généraux. Durant cette période, la Constitution de 1917 fut proclamée. Au XXe siècle, durant environ 70 ans, les présidents furent tous issus du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui changea de dénomination. En 2000, Vicente Fox (2000-2006) du Parti action nationale (PAN) arriva à la présidence. En 2006, Felipe Calderón du même parti, lui succède. Depuis le 1er décembre 2012, c'est Enrique Pena Nieto, issu du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui préside le pays.

Le pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président est élu pour une durée de 6 ans et ne peut exercer un second mandat.

Le président peut émettre des décrets dans les domaines économiques et financiers grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès. Il n'y a pas de vice-président, en cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire.

Vicente Fox Quesada, du PAN, a été à la tête du Mexique du 1er décembre 2000 jusqu'au 1er décembre 2006. Il avait recueilli 43 % des voix aux élections du 2 juillet 2000, alors que Francisco Labastida du PRI obtenait 37 % des suffrages et Cuauhtémoc Cárdenas du PRD 17 %. Felipe Calderón Hinojosa a quant à lui remporté l'élection du 2 juillet 2006 confortant le rôle de premier plan du PAN au détriment du PRI. Son mandat s'achève le 1er décembre 2012.



Résultats officiels de l'élection présidentielle mexicaine du 2 juillet 2006[1]
Votants 41 791 322 58,90 %
Bulletins enregistrés 41 791 322
Bulletins blancs ou nuls 904 604 2,16 %
Suffrages exprimés 40 886 718 97,84 %
Candidat Parti Suffrages Pourcentage
Felipe Calderón Hinojosa Parti action nationale 15 000 284 36,69 %
Andrés Manuel López Obrador Coalition pour le bien de tous (PRD, PT, Convergence) 14 756 350 36,09 %
Roberto Madrazo Pintado Alliance pour le Mexique (PRI, PVEM) 9 301 441 22,75 %
Patricia Mercado Castro Alternative sociale-démocrate et paysanne 1 128 850 2,76 %
Roberto Campa Cifrián Parti nouvelle alliance 401 804 0,98 %
Candidats non-inscrits Néant 297 989 0,73 %


Le pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif appartient à la Chambre des députés (Cámara de Diputados), composée de 500 membres dont (depuis 2009, 237 sièges pour le PRI, 143 pour le PAN et 71 pour le PRD[2]) et au Sénat (Senado de la República), composé de 128 membres (depuis 2006 : 32 sièges pour le PRI, 52 pour le PAN et 26 pour le PRD). Les parlementaires ne peuvent pas exercer deux mandats consécutifs. Les députés sont élus pour un mandat de trois ans et les sénateurs pour un mandat de six ans.

300 circonscriptions électorales désignent chacune un député et 200 autres députés sont élus au suffrage proportionnel à travers tout le pays. Les 200 sièges désignés de façon proportionnelle ont été créés pour permettre aux petits partis d'accéder plus facilement à la Chambre.

Le parlement joue un rôle accru depuis 1997, du fait que le nombre de sièges détenus par l'opposition y sont plus important.

Le pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Les titulaires du pouvoir judiciaire de la Fédération sont les suivants :

  • la Cour suprême de justice de la nation (Corte Suprema de Justicia de la Nación - CSJN) ;
  • le Tribunal Electoral del Poder Judicial de la Federación ;
  • les Tribunaux de circuit, qui fonctionnent de façon unitaire en matière d'appel et de façon collégiale en matière de jugement d'amparo ;
  • les Tribunaux de district et le Conseil Fédéral de la Magistrature.

La Constitution régit uniquement l'organisation de la CSJN, du Tribunal électoral et du Conseil fédéral de magistrature.

Les organes du pouvoir judiciaire fédéral exercent deux types de fonctions : la fonction judiciaire qui se réfère à la tenue des procès fédéraux et la fonction de contrôle de la constitutionnalité, en plus des aspects électoraux, qui possèdent généralement un caractère judiciaire.

La CSJN, qui est un tribunal constitutionnel, est composée de onze Ministres, lesquels siègent en séance plénière ou réunis en Chambres. Les ministres de la CSJN sont nommés par le Sénat de la République, à partir d'une liste de trois noms proposée par le Président de la République (article 76 alinéa VIII et article 96 constitutionnel). La personne sélectionnée doit comparaître devant le Sénat. En règle générale, le ministre est nommé avec les deux tiers des voix des sénateurs présents. L'article 94 de la Constitution établit que ces magistrats sont nommés pour une durée de 15 ans. Cette longévité leur est assurée afin qu'ils puissent exercer leur charge avec la stabilité et l'indépendance nécessaires.

Les magistrats de circuit et les juges de district sont nommés par le Conseil fédéral de la Magistrature pour une période de six ans ; mais si au bout de ce laps de temps, ils sont ratifiés ou promus, ils deviennent inamovibles, sauf suivant les procédures indiquées expressément par la loi.

La réforme constitutionnelle de 1994 a apporté un changement important en créant une nouvelle institution : le Conseil Fédéral de la Magistrature. Cette organe est responsable du gouvernement et de l'administration du Pouvoir Judiciaire Fédéral, à l'exception de la CSJN. L'objectif de cette création est de rattacher la nomination, la promotion, l'affectation et la responsabilité des magistrats et des juges à un système objectif de mérite, capable de renforcer l'indépendance des Tribunaux fédéraux.

Secrétariats d'État[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Les partis politiques[modifier | modifier le code]

Le pays compte principalement trois grands partis :

  • le PAN ;
  • le PRD ;
  • le PRI. En espagnol leurs partisans se nomment respectivement panistas, perredistas et priístas.

Autres partis :

Quelques politiciens[modifier | modifier le code]

Les organisations internationales[modifier | modifier le code]

Organisations auxquelles le Mexique appartient :

Économie

Politique

Les relations extérieures[modifier | modifier le code]

Le Mexique entretient surtout des relations avec les États-Unis (2002) notamment sur les sujets suivants :

  • Problème de l'eau ;
  • Immigration illégale ;
  • Passage des camions américains par le territoire mexicain.

Informations diverses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: Instituto Federal Electoral [1]
  2. (es) Susana Hernández, « La nueva Cámara : PRI 237 curules, PAN 143 y PRD 71 », Milenio,‎ 12 juillet 2009 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Carlos Antonio Aguirre Rojas, Les leçons politiques du néozapatisme mexicain : commander en obéissant (traduit de l'espagnol par Nils Solari), L'Harmattan, Paris, 2010, 139 p. (ISBN 978-2-296-13233-7)
  • (fr) James D. Cockcroft, Révolution et contre-révolution au Mexique (1910-2010) (traduit de l'anglais par Jean Batou, Laïla Batou et Stéfanie Prezioso), Éd. Syllepse, Paris, 2011, 157 p. (ISBN 978-2-84950-309-6)
  • (fr) Hélène Combes, Faire parti : trajectoires de gauche au Mexique, Karthala, Paris, 2011, 452 p. (ISBN 978-2-8111-0479-5) (texte remanié d'une thèse de Science politique)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Autres[modifier | modifier le code]