Saint-Cyr-la-Roche
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| Saint-Cyr-la-Roche | ||
Le manoir et l'église de Saint-Cyr-la-Roche |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Brive-la-Gaillarde | |
| Canton | Juillac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Juillac-Loyre-Auvézère | |
| Maire Mandat |
Jean-Philippe Delage 2008-2014 |
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| Code postal | 19130 | |
| Code commune | 19196 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Cyriens | |
| Population municipale |
470 hab. (2010) | |
| Densité | 57 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 112 m — Max. 229 m | |
| Superficie | 8,24 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Cyr-la-Roche est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Les habitants de Saint-Cyr-la-Roche sont des "Saint-Cyriens".
Sommaire |
Géographie [modifier]
Un kilomètre et demi au nord-ouest d'Objat et 17 kilomètres au nord-ouest de Brive-la-Gaillarde, Saint-Cyr-la-Roche est établi sur une hauteur dominant la vallée du ruisseau du Mayne, cours d'eau qui marque la limite orientale de la commune.
Toponymie [modifier]
Le nom de la commune provient pour partie de saint Cyr et de sa mère sainte Julitte, saints chrétiens du IVe siècle, honorés dans l'église paroissiale qui porte leurs noms.
Histoire [modifier]
La plus ancienne mention de Saint Cyr date de sa prise sur les anglais au XIVe siècle[1].
C'est une baronnie appartenant aux marquis de Pompadour au XVIe siècle (in quarto dans les armoiries de Saint Cyr).
Pendant la Révolution, la commune s'appellera Aubepart et Aubepeyre.
Héraldique [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 470 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Au Moyen Âge, le village de Saint Cyr comprenait un château en son centre et deux maisons fortes protégeant les entrées au sud (côtoyant l'église) et à l'est (côtoyant la chapelle). Un départ de souterrain reliant les différentes maisons fortes est visible dans une maison (mais inaccessible pour raisons de sécurité)[réf. nécessaire].
Du château Pompadour au centre du bourg, seuls subsistent certains éléments architecturaux (une fenêtre à meneaux) dans un bâtiment de petite taille, vestige de l’ancienne maison noble. Une série de tombes carolingiennes a été découverte en 2007 dans les dépendances de cette maison, ainsi que dans un jardin, qui s'inscrivait très probablement dans le périmètre de l’ancien château, preuve d’un peuplement ancien très certainement dû à une situation défensive.
La commune de Saint-Cyr possède un autre château au lieu-dit le Burg. Il appartenait au Moyen Âge aux seigneurs Bertin du Burg (armoiries de Saint Cyr).
L'église Saint-Cyr, Sainte-Julitte [modifier]
L'église Saint-Cyr Sainte-Julitte semble bâtie sur les contreforts d'un ancien château. [réf. nécessaire]
Elle a été reconstruite à la fin du XVe siècle[réf. nécessaire] avec du matériel de récupération comme l'atteste la présence aléatoire dans les murs de pierres de grès vert, utilisées comme pierres d'angle ou linteaux de portes et de fenêtres, ou de meurtrière en raison de leurs plus grandes dureté et résistance, ou de pierres d'assise de charpente (pierre en U).
Régulière et voutée, elle est classée monument historique dès 1840[5], notamment en raison d'un important vitrail représentant une Crucifixion datant probablement de la même époque.
On distingue également sur les murs, une peinture d'appareil de la fin du Moyen Âge.
Le retable polychrome (grappes de raisin et feuilles de vigne) a été verni à la fin du siècle dernier. Une litre (bandeau funéraire) serait également présente dans une chapelle de l'église. [réf. nécessaire]
Des tombeaux existent dans les piliers de l'église.
Dans le mobilier de l’église, se trouvent plusieurs objets classés monuments historiques au titre objet :
- une statue de saint Jean-Baptiste, du XVIIe siècle, en bois peint et doré, en assez mauvais état[6] ;
- une statue de sainte Julitte du XVe siècle, en pierre peinte : seule subsiste la tête, en mauvais état, la polychromie est en mauvais état[7].
Le vitrail dit du coup de Lance [modifier]
Situé sur le mur sud du chœur, le vitrail (haut de 1,20 m et large de 1,60 m) dont seule la moitié supérieure subsiste, offre une composition admirable ainsi que des coloris remarquables. Il a été classé monument historique en même temps que l’église[8].
En arrière-plan, sous un ciel bleu où l'on distingue à droite la lune, et à gauche le soleil, se découpe une ville.
Au centre, sur la croix en tau, le Christ, en périzonium court et aux bras presque horizontaux, incline la tête vers la gauche. Autour de lui se presse le monde bourgeois du XVe siècle tandis que des soldats casqués sont également rassemblés. Un cavalier se tient de chaque côté de la croix. Celui de gauche brandit une longue lance qui perce le flanc du Christ. D’autres soldats tirent au sort la tunique du Christ.
À gauche au pied de la croix, la Pâmoison de la Vierge est représentée : couchée, elle est entourée des saintes femmes et de saint Jean qui la réconfortent. Sainte Marie Madeleine tient la croix. Trois anges, deux dans le ciel, un au pied de la croix sont porteurs de calices dans lesquels ils recueillent le sang du crucifié.
Les personnages qui sont mis en scène sont vêtus de costumes de la fin du Moyen Âge et l'on peut admirer le détail des pourpoints verts, bleus, rouges, posés sur des housseaux collants et garnis de broderies d'or.
Chapelle Notre-Dame d’Aubepeyres [modifier]
Elle abrite une statue de procession représentant la Vierge à l’Enfant (XVe siècle), avec un ange adorateur (XVIe siècle), (désinscrite)[9] ; pendant la Révolution française, les statues avaient été placées dans une cache derrière l’autel, et n’ont été redécouvertes qu’en 1969 ;
Le manoir [modifier]
Le manoir qui jouxte l'église appartint aux Pompadour qui étaient barons de Saint-Cyr. Il fut vendu par Jean III en 1656 à Jean Pascarel de Laplace, un ancêtre de l'actuelle propriétaire.
La tour carrée du XIVe siècle a été ouverte au XVIe siècle à la fin des guerres de religion. Au sommet existe un petit oratoire et les traces d'un escalier supérieur. Elle était flanquée d'une autre tour plus petite dont il reste des traces (portes, escalier, meurtrières), et peut-être d'une autre encore sur la vallée ainsi qu'un bastion avancé à la croisée des anciens chemins conduisant au Nicou et à Objat.
L'enceinte a été agrandie probablement au moment des guerres de religion pour protéger l'entrée de l'église par une meurtrière. Saint-Cyr était à l'époque la possession la plus méridionale des seigneurs de Pompadour (catholiques), en conflit ouvert avec les seigneurs de Turenne (protestants).
Certaines meurtrières sont protégées par des redents curvilignes pour détourner les projectiles des assaillants.
L'entrée principale ancienne (traces d'une herse) se trouvait autrefois entre les deux tours (se flanquant mutuellement), pour protéger l'entrée sud du village. Un bâtiment neuf y fut construit en 1743. L'agencement des pièces, des traces anciennes d'incendie et la présence de meurtrières intérieures prouvent que la maison principale a été construite sur de plus anciens bâtiments.
La porte blasonnée porte les initiales I.P., une coquille Saint-Jacques, et une date : 1575. À cette époque vivait Isabeau de Pompadour, "demoiselle de Saint Cyr". À l'intérieur, une cheminée blasonnée porte les armes d'une union entre ancêtres des actuels propriétaires (armes bourgeoises et parlantes) probablement rajoutées au XVIIIe siècle sur un appareil plus ancien (armes des Pompadour ? ) attribué au début du XVIIe siècle.
Au-dessus du porche de l'entrée actuelle subsistent quelques trous pour les pigeons.
À l'exception d'une seule, donnant sur la vallée du Mayne, les fenêtres à meneaux ont été remplacées par des fenêtres avec balcons de fer forgé probablement au XVIIIe siècle.
À l'intérieur du manoir, un escalier à vis en pierre possède une remarquable volée. La charpente du grenier a la forme d'une carène de bateau renversée.
En 1967, un petit trésor en louis d'or a été retrouvé dans une vieille armoire ; le propriétaire des lieux, ancien maire du village pendant la Révolution, n'avait visiblement pas changé tout son or en assignats.
Événements et manifestations [modifier]
La paroisse fait l'objet d'un pèlerinage à la Sainte Vierge le 8 septembre.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Sources [modifier]
Références [modifier]
- Poulbrière in Dictionnaires des paroisses de Corrèze
- Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00099850, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
- Arrêté du 6 décembre 2004, notice de la Base Palissy, consultée le 29 octobre 2008
- Arrêté du 10 décembre 1999, notice de la Base Palissy, consultée le 29 octobre 2008
- Liste de 1840, notice de la Base Palissy, consultée le 29 octobre 2008
- notice de la Base Palissy, consultée le 29 octobre 2008
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
