Capoue

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Capoue
Image illustrative de l'article Capoue
Noms
Nom italien Capua
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Campania.svg Campanie 
Province Caserte 
Code postal 81043
Code ISTAT 061015
Code cadastral B715
Préfixe tel. 0823
Démographie
Gentilé capuani, en français : Capouans
Population 18 839 hab. (31-12-2010[1])
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 06′ 00″ N 14° 13′ 00″ E / 41.1, 14.21667 ()41° 06′ 00″ Nord 14° 13′ 00″ Est / 41.1, 14.21667 ()  
Altitude Min. 25 m – Max. 25 m
Superficie 4 863 ha = 48,63 km2
Divers
Saint patron Sant'Agata
Fête patronale 5 février
Localisation

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Liens
Site web http://www.comunedicapua.it

Capua (en français Capoue) est une commune d'environ 19 000 habitants, située dans la province de Caserte en Campanie, dans l'Italie méridionale.

Blason[modifier | modifier le code]

Le blason de Capoue contient l’acronyme S.P.Q.C. qui signifie en latin Senatus Populus Que Campanus.

Géographie[modifier | modifier le code]

Capoue se trouve dans le territoire de la Terre de Labour dont elle fut un temps la capitale (principauté de Capoue) et le chef-lieu (époque napoléonienne). L’agglomération se trouve sur un bras du fleuve Volturno, position stratégique au cours de l’Histoire, au pied du mont Tifata où est située la frazione de Sant'Angelo in Formis.

La commune est traversée par l'antique via Appia (actuelle route nationale SS 7), ainsi que par la ligne de chemin de fer Naples-Caserte-Cassino. Capoue est le terminus de la via Casilina (route nationale SS 6, antique via Latina). L'autoroute A1 Rome-Naples (ex A2), qui passe non loin de la ville, est accessible par le péage de Capoue. La commune est également desservie par un petit aéroport touristique et militaire dédié à Cesare Falco, qui a fait récemment l'objet d'une proposition d'agrandissement pour le convertir au transport civil au service de l'aéroport de Naples.

Le chef-lieu communal est subdivisé en trois quartiers principaux : le centre historique ceint de remparts, en continuation de l'antique Casilinum ; à l'ouest du centre, de l'autre côté du fleuve et le long de la via Appia s'étend le quartier de Fuori Porta Roma ; à l'opposé de la route nationale, au sud au-delà des remparts, l'autre quartier de Fuori Porta Napoli, dans lequel est implantée la gare. D'autres petits hameaux, appelés rioni, sont dispersés dans la campagne environnante.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Capys est le grand-père paternel d’Énée. Lorsque ce dernier quitta sa Troade natale, pour le Latium en Grande Grèce, il épousa Lavinia, qui était auparavant la fiancée d’un certain Turnus, un autochtone. Elle avait été donnée en mariage par son père le roi Latinus. De ce mariage, naquit entre autres Rhomos, qui partit en Campanie fonder une cité. Une fois fait, il la nomma Capoue, en souvenir de son arrière-grand-père.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Vulturnum des Étrusques au VIe siècle av. J.-C. puis devenue la Capua des Samnites après leur défaite vers 424 av. J.-C., conquise par Hannibal en 215 av. J.-C. puis romaine définitivement en 211 av. J.-C...

Architecture[modifier | modifier le code]

L'amphithéâtre à Santa Maria Capua Vetere

Le centre historique de Capoue qui se trouve sur un bras du Volturno à l’emplacement de la cité antique de Casilinum, est riche en monuments et en édifices historiques et possède de nombreuses pièces archéologiques de l’époque romaine, comme des stèles ou des statuettes, que l’on trouve au bord des routes ou sur les murs des édifices les plus anciens.

La Basilica Benedettina qui se trouve dans la frazione Sant'Angelo in Formis de style byzantino-campanien (fin du XIe siècle) est un des plus importants monuments du Moyen Âge de l’Italie du Sud.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Ponte Romano et les Tours de Frédéric II (Torri di Referico II) : les restes du pont de la voie Apienne sur le Volturno constituent le principal témoignage de l’antique Casilinum et de la présence romaine à Capoue. Le pont menait à la porte se trouvant à la sortie de la ville en direction de Rome. En 1234, l’empereur Frédéric II ordonne la reconstruction de la porte qui fut jusqu’à la fin de l’Antiquité la principale porte permettant l’entrée dans la ville, la Porta Roma : pour défier les États pontificaux, il s’inspire des arcs de triomphe monumentaux des Romains. Terminé vers 1240, l’ensemble a été la source d’inspiration des concepteurs de l’arc de triomphe d’Alphonse V d'Aragon situé au Castel Nuovo de Naples. L’ensemble subit deux destructions : la première, partielle, en 1557, pour l’adapter aux fortifications modernes, la seconde durant les bombardements de 1943 qui ont détruit le Ponte Romano. Aujourd’hui, ne subsistent que les têtes du pont et les fondations des deux tours (au Museo Campano sont conservées quelques-unes des statues ornementales.
  • Château des Pierres (Castello delle Pietre) ou des princes normands : construit par les Normands en 1062, après la conquête de la ville, pour intimider les Lombards, le château est le siège de la principauté normande. Le nom « delle Pietre » (des Pierres) provient du fait que les pierres de l’antique amphithéâtre de Capoue ont été utilisées pour sa construction. À l’époque aragonaise quelques fenêtres ont été percées mais la tour en tuf est du XIXe siècle.
  • Château de Charles Quint (Castello di Carlo V) : voulu par l’empereur Charles Quint comme élément du renforcement de la défense de la ville, il est construit entre 1542 et 1552, à l’emplacement d’une ancienne forteresse lombarde, par Gian Giacomo dell'Acaja. Actuellement, une caserne et une école des Artificiers de l’armée occupent les lieux.
  • Théâtre Ricciardi : existant déjà au milieu de XVIIIe siècle, l’édifice actuel date de 1781, quand l’ingénieur Francesco Gasperi le reconstruit. Sa façade néoclassique date, elle, de 1929.
  • Porte de Naples (Porta Napoli) : dédiée à Philippe II, elle est construite entre 1577 et 1582 par l’architecte de Capoue, Ambrogio Attendolo, qui s’est inspiré de la Porte de Capoue (Porta Capuana) de Naples.
  • Bastions et remparts : les murailles antiques ont été reconstruites et renforcées au cours des siècles, mais l’aspect actuel caractérisé par des bastions polygonaux et des courtines inclinées est dû aux travaux du XVIe siècle pour les adapter aux nouvelles armes à feu et à la découverte des explosifs.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Principales églises[modifier | modifier le code]

  • Le Duomo et son ensemble monumental : ce qui est communément appelé Duomo par les habitants de Capoue n’est autre que la cathédrale des Santi Stefano e Agata, construite en 856 mais reconstruite une première fois au Xe siècle et ensuite, sous la direction de l’archevêque Erveo (1072-1086) vers la fin du XIe siècle. Celui-ci ajouta le portail de l’entrée, agrandi au XVe siècle et réagença remarquablement l’annexe du palais épiscopal. Au cours du XVIIIe siècle tout l’ensemble est complètement restauré. Entre 1854 et 1857, l’architecte Federico Travaglini, à la demande de l’archiprêtre Gennaro Cosenza rénove la cathédrale encore une fois. Les bombardements de 1943 la détruisent presque complètement. En 1992, à l’intérieur de la chapelle du Corps du Christ, est inauguré le musée diocésien où sont conservés les tableaux et les sculptures provenant des diverses églises de la ville.
  • Église et ex couvent de l’Annonciation (Convento dell'Annunziata) : les édifices datent de la fin du XIIIe siècle et, étant donné qu’entre l’église et le couvent passait la via Appia (aujourd’hui le Corso Appio), ils sont reliés entre eux par l’intermédiaire d’un pont-corridor qui passe au-dessus de la rue et qui existe toujours. L’ensemble est restauré en 1538 en utilisant les pierres de l’amphithéâtre et en respectant les règles de la Renaissance. Ensuite, Filipe Vitale ajoute un dôme à l’église. Aujourd’hui, l’ex-couvent est un hôpital dédié à Ferdinando Palasciano.
  • Église et couvent de Santa Caterina : construite en 1383, elle ne conserve du style gothique initial que l’abside et les voûtes. Elle est restaurée en 1510 avec l’ajout de nefs latérales et d’une statue représentant la Sainte. La façade et le campanile datent du XVIIIe siècle. Au XVIe siècle, les familles nobles de Capoue ont financé la construction du cloître. En guise de remerciements, leurs armoiries ont été sculptées à la base des colonnes et, à l’intérieur de l’église, les chapelles latérales leur ont été dédiées.
  • Église de Montevergine et ex-monastère : construits à la fin du XIIIe siècle par Bartolomeo di Capua et confiés aux moines bénédictins de Montevergine. Depuis 1795, le monastère abrite le Séminaire et conserve dans le cloître un puits datant de 1769 avec le blason de Verginiano. Sous le portail de l’ex monastère, Cesare Falco a été inhumé en 1611.
  • Église de Santa Maria delle Grazie ou de la Santella : elle est construite en 1761 en souvenir du miracle de la Vierge qui aurait mis fin au massacre des habitants ordonné par César Borgia. Auparavant, à cet endroit, s’élevait une chapelle dédiée à la Vierge dont s’occupait une dévote nommée Camilla Santella, d’où le nom donné à l’église.

Autres églises[modifier | modifier le code]

  • Les trois églises lombardes : elles se trouvent dans le secteur où était situé le palais des Princes (Palazzo dei Principi) lombards : San Salvatore a Corte (960), restaurée à l’époque normande, San Giovanni a Corte (Xe siècle, refaite au XVIIIe siècle, San Michele a Corte (IXe siècleXe siècle), dédié à l’archange, patron des Lombards
  • Église de Sant'Angelo in Audoaldis, du haut Moyen Âge : elle se trouvait à côté du palais des Audoalt, famille noble lombarde
  • Vestiges de l’église d’Ognissanti, dans la via Seminario, d’origine byzantine
  • Église de Santa Placida et ex couvent de San Gabriello, (1734 - 1756) baroque tardif avec campanile de l’école de Luigi Vanvitelli (1761)
  • Église de San Leonardo et ex couvent de San Vincenzo, existant déjà au Xe siècle et refaite au XIXe siècle (le couvent a fait office de caserne)
  • Église de San Raffaele (XVIIIe siècle) et ex couvent (XVIIe siècle)
  • Église de San Benedetto avec un ex couvent, fondée par les Bénédictins en 1108 et restaurée par les Jésuites en 1611
  • Église et couvent de Santa Maria delle Monache, d’architecture baroque de 1726 sur un édifice de 952. Une partie du couvent est devenue la caserne Fieramosca en 1812
  • Églises Sant'Eligio et San Gaetano et ex couvent Teatino (1284 - 1296), avec un campanile de la Renaissance (1514 - 1524) et une façade baroque (1747). Aujourd’hui, le couvent abrite une caserne de carabiniers.
  • Église de la Maddalena et ex couvent Agostiniano, église construite vers 1300 par Bartolomeo de Capua, avec un hôpital comme annexe (devenu couvent par la suite), l’ensemble restauré en 1747. On y trouve les chapelles nobiliaires de jus patronatus des familles nobles de Capoue, Lanza (chapelle dédiée à saint Joseph, restaurée en 1753), Gianfrotta, Boccardo.
  • Église et ex monastère de la Concezione du XVIIIe siècle mais avec des origines beaucoup plus anciennes. En 1940, le monastère fait partie du Museo Campano
  • Église de San Domenico de la fin du XIIIe siècle et restaurée complètement à l’époque baroque
  • Église Santi Rufo e Carponio (première moitié du XIe siècle). À l’époque normande, les bénédictins construisent le campanile et les deux absides.
  • Église de San Marcello, antérieure au Xe siècle et restaurée au XIXe siècle
  • Église de la Charité (1697), un exemple parmi les plus réussis du baroque capouan. L’église est, aujourd’hui encore, la propriété de l’Illustre Archiconfraternité Royale des Bianchi della S.S.Carità, association aristocratique qui avait, de tous temps, parmi ses objectifs d’assurer le salut spirituel des condamnés à la peine capitale et de fournir la dot pour le mariages des fiancées orphelines.
  • Église San Salvatore Piccolo qui date du XIe siècle
  • Ex église San Martino alla Giudea, style gothique de la fin du XIVe siècle, édifiée dans l’ancien quartier juif (jusqu’en 1540)

Palais[modifier | modifier le code]

  • Palais Antignano : rénovation au XVe siècle d’un palais déjà existant. Depuis 1874, s’y trouve le Museo Campano.
  • Palais Fieramosca : la construction originelle est gothique de la fin du XIIIe siècle. Le portail d’entrée, ogival, existe encore aujourd’hui. Il a été restauré dans la seconde moitié du XVe siècle par la famille Fieramosca. Aujourd’hui s’y trouve la A.S.L. de Capoue. En 1476, y naquit Ettore Fieramosca, héros du Défi de Barletta.
  • Palais de Justice ou du Gouverneur : il se trouve Piazza dei Giudici, a été construit en 1585 par l’architecte Ambrogio Attendolo, avec la tribune située en position centrale par rapport à la place.
  • Palais de la Grande Garde ou Bivach (Edificio della Gran Guardia) (1608 - 1611), placé en face du Palais de Justice et hébergeait le corps de la Grande Garde du gouverneur.
  • Palais Friozzi-Azzia (seconde moitié du XVIIIe siècle, de l’école de Luigi Vanvitelli.
  • Palais Lanza, bien de la famille Lanza à partir de 1453 et restauré au XVIIe siècle et au XIXe siècle. Au XVIIIe siècle y séjourna Sant'Alfonso Maria de' Liguori, parent de la famille Lanza. Aujourd’hui, la famille Lanza y réside encore.
  • Palais Rinaldi-Campanino (seconde partie du XVe siècle) de styles gothique tardif catalan et pré-renaissance. Entre les arches du portique donnant sur la cour intérieure, il y a une sculpture romaine « tête de jeune-homme ».
  • Palais Rinaldi-Milano (moitié du XVe siècle), avec une façade maniériste napolitaine.
  • Palais surnommé "Centopersone", était probablement une caserne pour des troupes d’appui à l’époque de Fieramosca. Aujourd’hui, il est en ruine.

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  30 mai 2006 Alessandro Pasca di Magliano    
30 mai 2006 en cours Carmine Antropoli Centro-Destra  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Sant'Angelo in Formis

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bellona, Caserte, Castel di Sasso, Castel Morrone, Grazzanise, Piana di Monte Verna, Pontelatone, San Prisco, San Tammaro, Santa Maria Capua Vetere, Santa Maria la Fossa, Vitulazio

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Quartiers[modifier | modifier le code]

Capoue comporte trois quartiers principaux :

  • Le centre historique entouré de murailles sur l’emplacement de l’antique Casilinum
  • À l’ouest du centre, au-delà du fleuve et le long de l’Appia, le quartier de Fuori Porta Roma
  • Dans la partie opposée à la route nationale, au sud, au-delà des remparts, le quartier de Fuori Porta Napoli où se trouve la gare

D’autres petits ensembles d’habitations, appelées rioni, se trouve dans la campagne alentour.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la via Appia (SS 7)

Capoue est la destination finale de la via Casilina (SS 6, anciennement via Latina). Tout près passe l’autoroute A1 Rome-Naples (ex A2) (péage de Capoue).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Capoue est desservie par la voie de chemin de fer Naples-Caserte-Cassino.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Petit aéroport touristique et militaire qui pourrait être agrandi pour devenir une annexe de l’aéroport de Naples.

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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