Aire-sur-l'Adour

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Aire-sur-l'Adour
Image illustrative de l'article Aire-sur-l'Adour
Blason de Aire-sur-l'Adour
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Aire-sur-l'Adour
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour
Maire
Mandat
Robert Cabe
2008-2014
Code postal 40800
Code commune 40001
Démographie
Gentilé Aturins
Population
municipale
6 279 hab. (2010)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 14″ N 0° 15′ 42″ W / 43.7038888889, -0.26166666666743° 42′ 14″ Nord
       0° 15′ 42″ Ouest
/ 43.7038888889, -0.261666666667
  
Altitude Min. 68 m — Max. 176 m
Superficie 57,8 km2
Localisation

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Aire-sur-l'Adour

Aire-sur-l'Adour est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine). La ville est reliée à l'A65 par le diffuseur nord d'Aire-sur-l'Adour et par le demi-diffuseur sud d'Aire-sur-l'Adour.

Le gentilé est Aturin.

Sommaire

Géographie [modifier]

Aire est la plus grande commune du Tursan, région qui occupe le coin sud-est des Landes. Elle est située dans le vignoble des Côtes-de-Saint-Mont à 150 kilomètres au sud de Bordeaux, 50 kilomètres au nord de Pau et 30 kilomètres au sud-est de Mont-de-Marsan, à l'endroit où l'Adour entre dans le département des Landes, à la jonction des régions du Tursan, de l'Armagnac et du Vic-Bilh.

Lieudits et écarts [modifier]

Le cœur de la ville est situé de part et d'autre de l'Adour. La Mairie, le centre commerçant et la cathédrale se trouvent sur la rive gauche. Les deux principaux lieudits à l'écart du centre-ville sont Subéhargues, sur la rive droite, et le quartier du Mas qui surplombe la rive gauche avec l'église Sainte-Quitterie. La principale commune limitrophe est Barcelonne-du-Gers, qui fait partie de la même agglomération.

Hydrographie [modifier]

Le ruisseau de Buros, affluent droit de l'Adour, arrose les terres de la commune.

Toponymie [modifier]

Le nom de la commune est en quelque sorte la francisation d'un toponyme basque latinisé. En effet, le nom originel Atura est la traduction latine de Aturri, nom basque de l'Adour. Ce nom a évolué de la sorte : Atura...Atra...Aira...Aire.

Son nom gascon est Aira.

Histoire [modifier]

Antiquité [modifier]

Le pont sur l'Adour.
Le pont sur l'Adour vue de dessus.
Le pont de la déviation (en construction).

Avant l'époque romaine, un oppidum du nom de Atura existait sur le site d'Aire. De ce nom, emprunté au fleuve Adour, dérivent aussi bien le nom de la ville d'Aire que celui du Tursan (pagus aturensis). Il était occupé par le peuple des Tarusates.

Capitale des peuples soumis vers l'an 56 avant Jésus Christ par Crassus, lieutenant de Jules César, le nom d'Aire, et notamment de son bourg, est romanisé en Vicus Julii[1].

Wisigoths [modifier]

Au Ve siècle, Aire fait partie du royaume wisigoth de Toulouse ; elle devient une résidence royale sous les rois Euric (466-484) et Alaric II (484-507). Ce dernier y promulgua en 506 son Bréviaire, condensé du droit romain, un an avant d'être vaincu par Clovis.

C'est durant cette période, en 476, que Quitterie, princesse catholique d'Espagne, fille du « roi » Caius et fuyant son prétendant, aurait été décapitée à Aire par les Wisigoths, attachés à l'arianisme, une hérésie. Sa tête y aurait fait jaillir une source miraculeuse. Les légendes concernant sainte Quitterie sont nombreuses et font état d'origines différentes (soit l'Espagne, la Galice, le Portugal, soit le royaume wisigoth de Toulouse), en tout état de cause on ne dispose d'aucune source historique. Son culte était très répandu en Gascogne (on prononce "Quitèr.i"), où on lui faisait guérir les maux de tête, la folie et la rage. Aire devient le siège d'un évêché.

L'évêché [modifier]

La présence d'un représentant de l'évêque d'Aire, Marcellus, au concile d'Agde de 506, fait remonter très loin l'assurance d'un siège épiscopal en ces lieux. Aire perdit son évêché à la Révolution française. Au début du XIXe siècle, une réorganisation des diocèses de France (Concordats de 1801 et de 1817) a réuni les diocèses d'Aire et de Dax. Le siège principal de l'évêché a été officiellement transféré en 1933 à Dax, ville plus grande et mieux desservie par le train. La cathédrale d'Aire porte le titre de Concathédrale.

Moyen Âge [modifier]

C'est à Aire, mais en bas, dans la cité fortifiée bordant l'Adour, qu'un accord fut passé au XIIe siècle entre le roi d'Angleterre, Edouard Ier, et l'évêque aturin, l'un accordant sa protection, l'autre une part de ses revenus.

Le Pèlerinage de Compostelle [modifier]

Aire sur l'Adour est une étape sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape suivante est Miramont-Sensacq. Historiquement l'étape précédente distante de 27 km est Nogaro.

Il y avait à Aire-sur-l'Adour deux hôpitaux pour les pèlerins dont l'Hospital de Manso, dans le bas de la rue montant à l'église Sainte Quitterie, aujourd'hui rue Félix Despagnet. Ils y étaient accueillis, nourris, soignés, réconfortés.

Les hôpitaux pour pèlerins étaient tenus par des confréries jacquaires composées dans chaque ville de ceux et celles qui avaient fait le pèlerinage. Ainsi ils redonnaient ce qu'ils avaient reçu maintenant ainsi la tradition. Ils accueillaient les pèlerins qui passaient par leur ville et préparaient ceux qui voulaient partir. Ces hôpitaux étaient aussi tenus par des ordres hospitaliers de chevalerie.

Époque contemporaine [modifier]

Entre 1790 et 1794, Aire absorbe la commune éphémère du Mas[2].

Le 25 mai 1982 l'incendie d'un établissement médico-scolaire fit 24 morts, dont 21 enfants.

Les années à venir devraient voir l'ouverture à la circulation d'une déviation qui contournera la ville par l'ouest et traversera l'Adour par un nouveau pont.

Héraldique [modifier]

Blason

Ecartelé, au premier et au quatrième d'or au lion d'azur à la queue fourchée, au deuxième et au troisième de gueules au lion de pourpre ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or.


Administration [modifier]

Monument aux morts d'Aire-sur-l'Adour.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1977 Olivier Darblade PS Conseiller Général
mars 1977 1989 Jean Clèdes UDF Conseiller Général
mars 1989 en cours Robert Cabé PS Conseiller Général et Ancien Député
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelage [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 6 279 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 164 2 999 3 300 3 629 3 937 4 028 4 432 4 667 4 817
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 888 5 144 4 885 4 361 4 754 4 562 4 684 4 551 4 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 266 4 303 4 023 3 721 3 926 3 864 4 160 4 298 4 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
5 168 5 665 5 896 6 242 6 205 6 003 6 089 6 070 6 279
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[3] puis Insee à partir de 1968[4].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Centre d'Aire-sur-l'Adour.
Office de tourisme d'Aire-sur-l'Adour.

Enseignement [modifier]

Écoles maternelles et élémentaires [modifier]

  • Groupes scolaires publics
    • Ecole maternelle Claude Nougaro (M)
    • Groupe scolaire Françoise Giroud (P)
    • Groupe scolaire Victor Lourties (P)
    • Groupe scolaire du Mas (P)
  • Groupes scolaires privés
    • Ecole Jeanne d'Arc (M)
    • Ecole St Joseph (P)

Légende : M. : École maternelle / P. : École élémentaires

Enseignement secondaire [modifier]

  • Collèges publics
    • Collège Gaston Crampe (S)
  • Collège privé
    • Maison Familiale Rurale (S)

Légende : S. : Collège d'enseignement secondaire

  • Lycées publics
    • Lycée Gaston Crampe (G / P)
    • Lycée Jean d'Arcet (P)
  • Lycée privé
    • Maison Familiale Rurale (P)

Légende : G. : Lycée d'enseignement général / P. : Lycée d'enseignement professionnel

Enseignement supérieur [modifier]

Pour ce qui concerne l'enseignement supérieur, Aire sur l'Adour regroupait 181 étudiants (formation de Techniciens supérieur)[6] pendant l'année scolaire 2008-2009.

Culture et patrimoine [modifier]

Civil [modifier]

L'Hôtel de ville (depuis 1927) occupe une partie de l'ancien évêché. C'est un bâtiment du XVIIe siècle, avec un escalier de pierre et des plafonds à caissons, une tour ronde avec un escalier du XVIe siècle, coiffé en poivrière.

Au petit musée archéologique de l'Hôtel de ville, pierres sculptées de coquilles Saint Jacques.

La maison de l'Officialité, du XIVe siècle inscrite aux monuments historiques le 22 février 1946[7], 6 rue Labeyrie, avec des fenêtres à meneaux, était la juridiction où siégeaient les Jurats.

Le pont de pierre à cinq arches sur l'Adour date de 1852. Le quai sud et les bords de l'Adour ont été aménagés en une promenade qui mène jusqu'aux arènes.

La Halle aux grains d'Aire-sur-l'Adour, octogonale, avec de grandes arches de pierre, date de 1860 inscrite aux monuments historiques le 29 octobre 1975[8].

Monument en hommage à 2 personnes innocentes tuées en 1944 près du monument aux morts.

Monument souvenir d'un lieu de 1944 proche du pont sur l'Adour à Aire-sur-l'Adour.

Arènes Maurice Lauche.

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Religieux [modifier]

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Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir personnes nées à Aire-sur-l'Adour

  • Albert Bonnecaze né le 17 janvier 1927 à Aire-sur-l'Adour et décédé le 14 décembre 1986. Joueur de rugby à XV. Finaliste du championnat de France de rugby à XV avec le Stade Montois en 1949 et 1953. Arrière (1 72 m 78 kg).
  • Paul Cadroy, avocat et un député français, né le 26 décembre 1751 ;
  • Bernard Couralet né le 30 avril 1938 à Aire-sur-l'Adour. Joueur de rugby à XV. Vainqueur du championnat de France de rugby à XV avec le Stade Montois en 1963. Troisième ligne aile (1 85 m 92 kg).
  • Jean-Baptiste Papin, homme politique et juriste français, né le 10 décembre 1756 à Aire-sur-l'Adour ;
  • Victor Lourties, homme politique, président du Sénat, ministre français né 22 juillet 1844 à Aire-sur-l'Adour ;
  • Le chanoine Césaire Daugé, né en 1858, mort en 1945, écrivain de langue gasconne.
  • Pierre Sirgue, né en 1954, homme politique et député.

Notes et références [modifier]

  1. Panneau de présentation de l'église Saint Quiiterie d'Aire-sur-l'Adour
  2. Notice communale Cassini
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  5. http://www.fouga-magister.fr/aux-origines-du-fouga-magister/
  6. Atlas des Universités, région Aquitaine
  7. Maison de l'Officialité, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Halle aux grains, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Jacques Gardelles, Aquitaine gothique, Paris, Picard, 1992, 285 p. (ISBN 978-2-7084-0421-2), p. 47 
  10. Cathédrale Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Aire-sur-l'Adour, cathédrale Saint Jean-Baptiste (Landes), Orgue Labruyère (1758)
  12. Église Sainte-Quitterie, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Carmel Saint-Joseph, base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]


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(? km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
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