Magnence

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Magnence
Usurpateur romain
Image illustrative de l'article Magnence
Profil de Magnence sur une pièce de monnaie.
Règne
349/ - (~3 ans)
Empire romain d'Occident
/ Gaule
Empereur Constant Ier et Constance II
puis Constance II seul
Co-usurpé par Vétranion (350) et Magnus Decentius
Usurpé par Népotien (juin 350)
Biographie
Nom de naissance Flavius Magnentius
Naissance 303 - Samarobriva (Gaule belgique)
Décès (~50 ans)
Lugdunum
Usurpateur romain

Magnence (Flavius Magnentius) (303 - 11 août 353) usurpe le titre impérial du 18 janvier 350 au 11 août 353.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Amiens (Samarobriva), de parents germaniques, Magnence est fait prisonnier fort jeune et prend du service chez les Romains, devenant capitaine des gardes de l'empereur Constant Ier.

Magnence se fait proclamer empereur à Augustodunum en 349, et bat Constant, qui est obligé de fuir vers l'Hispanie. Ce dernier périt dans sa fuite en 350, rattrapé à Castrum Helenae par les tueurs que Magnence a lancé à ses trousses[1].

Marchant sur Rome, il y défait et tue Népotien, autre usurpateur, et propose à Constance II de le reconnaître empereur d'Occident.

Pendant son règne, Magnence (païen convaincu selon Zosime et Philostorge) restaure les temples et fait célébrer en grande pompe des sacrifices nocturnes (que Constant avait prohibés en 341). Pragmatique, il ne persécute pas les chrétiens et fait même graver le chrisme sur quelques-unes de ses monnaies afin de se concilier les autorités de l'Église.

À Rome, il favorise nettement les tenants de la religion de la Rome antique en ne nommant que des païens aux postes haut-placés (préfecture urbaine, de l'annone, etc.). Les sacrifices en l'honneur de Cybèle reparaissent dès 350 sur la colline du Vatican, et l'on a retrouvé là-bas la dédicace d'un prêtre païen remerciant Magnence d'avoir mis fin à la « longue nuit » chrétienne qui s'était, selon lui, abattue sur Rome.

Constance II marche rapidement contre lui et le bat à Mursa sur la Drave en Illyrie et le contraint à prendre la fuite. Magnence est à nouveau défait à la bataille de Mons Seleucus en 353 et se donne la mort à Lugdunum en 353. Après la chute de l'usurpateur, Constance II, arien et persécuteur des chrétiens nicéens (voir Premier concile de Nicée), des Juifs et des païens, revient sur les décisions de Magnence par un édit lapidaire, daté du 23 novembre 353 : « Que soient abolis les sacrifices nocturnes célébrés sur ordre de Magnence, et qu'une telle licence impie soit désormais écartée ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275).