Trémargat

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Trémargat
Trémargat
L'église Notre-Dame.
Blason de Trémargat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Yvette Clément
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22365
Démographie
Gentilé Trémargatois
Population
municipale
181 hab. (2016 en diminution de 1,63 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 59″ nord, 3° 15′ 59″ ouest
Altitude Min. 174 m
Max. 287 m
Superficie 13,9 km2
Localisation

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Trémargat [tʁemaʁgat] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 13 kilomètres de Rostrenen, Trémargat est une commune qui connaît aujourd'hui un développement original basé sur des dynamiques écologiques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Tremargat en 1306 [1], Treffve de Tremelgat en 1535 et en 1536[2]. Tremargad en Breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la paroisse à la commune[modifier | modifier le code]

Trémargat était initialement une succursale de la paroisse de Plounévez-Quintin et dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Quimper et du siège royal de Carhaix. Trémargat devient paroisse par l'ordonnance du et commune en 1851 (loi du ).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Trémargat porte les noms de 31 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dont un, Louis Le Fell[3], en Grèce alors qu'il était membre de l'Armée française d'Orient[4].

Pierre Guégan, né en 1886 à Trémargat, soldat au 2e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Méharicourt (Somme)[5].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Trémargat porte les noms de trois personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[4].

Le maquis Tito se développa à partir du printemps 1943 dans le quadrilatère Trémargat, Lanrivain, Peumerit-Quintin, Saint-Nicolas-du-Pélem, sous le commandement de Louis Pichouron, alias "commandant Alain"[6].

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Territoire aux terres pauvres et pendant longtemps en forte déprise démographique (690 habitants en 1935, 243 habitants en 1968, 152 en 1990) la commune a vu progressivement s'installer des néo-ruraux -parfois initialement qualifiés de "hippies"- motivés dès les années 1960 par la terre et les logements à bon marché, puis peu à peu intéressés aux enjeux écologiques[7].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La commune au début du XXIe siècle se caractérise surtout par des dynamiques dites durables assez remarquables : réseau des chemins, souci environnemental, forte présence de l'agriculture biologique, entretien paysager, etc.

Le , l'église paroissiale Saint-Gildas rouvre après avoir été fermée pendant douze ans ; les travaux de restauration ont coûté 250 000 euros[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2001 Eric Hamon    
mars 2001 mars 2008 Vincent Munin    
mars 2008 mars 2014 Éric Bréhin   Enseignant
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Yvette Clément DVG Agricultrice

Au niveau local, la gouvernance fait intervenir tous les citoyens qui le souhaitent et le mandat de maire est unique, l'unique liste changeant de tête à chaque élection[7].

Le contexte particulier se traduit lors des élections nationales par des scores très importants en faveur des candidats de la gauche. Ainsi, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon finissent en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012 avec respectivement 29,03 % et 27,42 % des suffrages exprimés, soit nettement plus que leurs résultats nationaux. Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon obtient 61,54% des suffrages et Benoît Hamon, deuxième, obtient 14,69%. Aux élections européennes de 2019, les 2 listes écologistes totalisent 42 % des suffrages exprimés.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 181 habitants[Note 1], en diminution de 1,63 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
626593556612598558566553611
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
602614546540486436398301269
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
243199187152171167168168193
2016 - - - - - - - -
181--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Ainsi, quoique rurale, la commune est très jeune[7] (34 ans de moyenne d'âge) et connaît un timide renouveau (171 habitants en 1999).

Économie[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, Trémargat est la première commune française alimentée en électricité d'origine 100 % renouvelable délivrée par Enercoop[7]. La commune fait partie des rares communes de moins de 200 habitants à s'être dotée d'un Plan local d'urbanisme (PLU) pour gérer son développement[7].

Le 28 octobre 2012 a ouvert une épicerie associative installée dans une extension du "Trémargad café", géré par une association depuis 2008[7]. Il s'agit d'une épicerie paysanne de proximité offrant des produits locaux de qualité issus de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. Lieu de rencontre et d'échanges entre les habitants et les visiteurs, l'association est animée par huit bénévoles et propose des produits à prix coûtant[7]. La commune a investi dans ce projet 50 000€ sur les 120 000€ du projet[13].

La Société Civile Immobilière (SCI) de Trémargat a été créée en 2013 afin de garder la commune vivante et d'installer de nouveaux agriculteurs. La SCI permet d'éviter la spéculation foncière d'agriculteurs ou de chasseurs intéressés par la seule possession de la terre. La sélection de l'exploitant par la SCI et la redistribution de la terre acquise se font dans l'optique d'éviter la disparition d'une exploitation, que la production agricole ou maraîchère soit réelle, que les méthodes de culture respectent l'environnement (l'agriculture doit être durable, à l’herbe, sans intrant), qu'il n'y ait pas de volonté de s'étendre au détriment de ses voisins. La commune a accordé une subvention conséquente pour permettre le démarrage de la SCI et permettre l'installation d'un premier couple d'éleveurs[7]. En 2015, une relance de la souscription de parts a été activée afin de permettre l'acquisition de nouvelles terres pour l'installation d'un couple de maraîchers et l'agrandissement de la ferme du paysan-boulanger.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alle (G.)., « Tremargat, en Centre-Bretagne », ArMen, no 112, mai 2000, p. 18-23.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trémargat »
  3. Louis Le Fell, décédé le à Salonique (Grèce)
  4. a et b Memorialgenweb.org - Trémargat : monument aux morts
  5. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  6. Louis Pichouron, né le à Minihy-Tréguier, voir Louis Pichouron, "Mémoire d'un partisan breton Louis Pichouron Commandant Alain", Presses universitaires de Bretagne, 1970
  7. a b c d e f g et h Marion Guyonvarch, « Trémargat, laboratoire d’alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert », sur http://www.bastamag.net, (consulté le 3 avril 2017), aussi disponible sur « Trémargat, laboratoire d’alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert », sur kaizen-magazine.com (consulté le 3 avril 2017).
  8. http://www.patrimoine-religieux.fr/rubriques/gauche/presse/actualites-mediatiques/reouverture-de-leglise-notre-dame-a-tremargat-cotes-darmor et https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-notre-dame-de-tremargat.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. extrait d'un article paru dans Côtes d'Armor Magazine (périodique édité par le Conseil Général)
  14. « Eglise Notre-Dame », notice no PA00089726, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Camp protohistorique de Toul-Goulic », notice no PA00089725, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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