Liste des seigneurs de Rostrenen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rostrenen s'est trouvé être un carrefour gallo-romain avec Vorgium d'où partaient les deux principales artères romaines : celle qui conduisait à Condate et celle qui allait à Aleth ainsi qu'une autre voie en direction de Vannes.

La Famille de Rostrenen édifia au VIIe siècle un modeste château en bois sur la paroisse de Moëlou sur la pente d'un coteau près d'un étang (à l'emplacement actuel de la mairie),

Remplacé au XIe siècle par un donjon entouré de hautes murailles baignées par un étang, le château devient le siège d'une puissante baronnie, s'étendant sur quatre cantons jusqu'à la Révolution, relevant de la vicomté de Poher et de la sénéchaussée de Carhaix. La seigneurie avait juridictions sur les paroisses actuelles de Glomel, Kergrist-Moëlou, Maël-Carhaix, Paulé, et en partie sur les paroisses de Plévin, de Plouguernével, de Plounévez-Quintin, de Rostrenen, et de Maël-Pestivien.

Seigneurs de Rostrenen[modifier | modifier le code]

Famille de Rostrenen[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille de Rostrenen : D'hermine à trois fasces de gueules.

Famille du Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille du Pont-l'Abbé : D’or au lion de gueules.

Par lettres patentes données à Amboise en décembre 1493, le sire du Pont et de Rostrenen est nommé baron par le Roi.

Barons du Pont et de Rostrenen[modifier | modifier le code]

Famille du Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

À la mort de la dernière baronne, la baronnie fait retour à Gilette du Chastel, cousine de la précédente.

Famille du Chastel[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille du Chastel : Fascé d'or et de gueules de six pièces (Sceau de 1274).[3]

Maison du Quélennec[modifier | modifier le code]

Armes de la Maison du Quélennec : D'hermine, au chef de gueules chargé de trois fleurs-de-lis d'or.[4]

Après avoir soutenu quatre sièges dirigés par le duc de Mercœur, le château de Rostrenen est pris par les Royaux en 1592, puis repris le par Don Juan d'Aguila pour le compte du duc de Mercœur (il soutient 4 sièges dirigés par le duc de Mercœur) et incendié avant d'être rasé en 1601 par ordre de Henri IV.

Famille de Beaumanoir, Branche du Besso[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille de Beaumanoir, Branche du Besso : Écartelé: aux 1 et 4, d'azur, à onze billettes d'argent, 4, 3 et 4 ; aux 2 et 3, d'or à trois chevrons de sable (Besso).

Famille de Guémadeuc[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille de Guémadeuc : De sable au léopard d'argent, accompagné de huit coquilles du même rangées en orle.[5]

Le Florimonde de Keradreux, dame douairière du Crosco, fille de Claude (né le - Lanouée), écuyer, seigneur de Keradreux, des Aulnays, Quélen, Lesmays (marié le à Ambroise de Lesmais), fut mise en possession de Rostrenen comme héritière d'Hélène de Beaumanoir,

Famille de Keradreux[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille de Keradreux : D'argent à trois léopards d'azur.[6]

Famille de Lantivy, Branche de Coscro[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille de Lantivy : De gueules à l'épée d'argent en pal, la pointe en bas.[7]

Les statues de Saint Louis et de Sainte Catherine élevées dans la collégiale de Rostrenen passent pour être les portraits de Louis et de Innocente Catherine, enfants de Jean Gilles et de Florimonde de Lantivy, baronne de Rostrenen au XVIIIe siècle.

Maison de Rougé[modifier | modifier le code]

Armes de la Maison de Rougé : De gueules à la croix pattée et alésée d'argent.

Maison de Guise[modifier | modifier le code]

Épilogue[modifier | modifier le code]

L'ancien château, du XVIIIe siècle, édifié à la demande de la duchesse d'Elbeuf, baronne de Rostrenen pour remplacer celui détruit en 1601 (et mentionné dans un aveu de 1546 avec donjon) est habité jusqu'à la Révolution par les derniers barons de Rostrenen.

Il servira ensuite de prison, de gendarmerie, d'hôpital pour les forçats (prisonniers politiques) qui creusent le Canal de Nantes à Brest, d'école de filles, de Kommandatur, avant d'être démoli en 1951 et remplacé par la poste actuelle ;

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé & Yann TORCHET, Réformation des fouages de Cornouaille de 1426, 2002, 280 p., XL pl.,
  • Pol POTIER de COURCY, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 2000, 517 p. 8ère éd.
  • Pierre Le BAUD, Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de Vitré, et de Laval par Pierre Le Baud, chantre et chanoine de l'eglise collegiale de Nostre-Dame de Laval, tresorier de la Magdelene de Vitré, conseiller & aumosnier d'Anne de Bretagne reine de France. Ensemble quelques autres traictez servans à la mesme histoire. Et un recueil armorial contenant par ordre alphabetique les armes & blazons de plusieurs anciennes masions de Bretagne. Comme aussi le nombre des duchez, principautez, marquisats, & comtez de cette province. Le tout nouvellement mis en lumiere, tiré de la bibliotheque de monseigneur le marquis de Molac, & à luy dédié: par le sieur d'Hozier, gentil-homme ordinaire de la Maison du roy, & chevalier de l'ordre de sainct Michel, 1638, [36], 537, [3], 217, [33] p.,
  • René COUFFON, "Quelques notes sur Lanloup", BMSECN, 1924, t. LVI, p. 35-104,
  • Jérôme FLOURY & Eric LORANT, Catalogue généalogique de la Noblesse bretonne, d'après la réformation de la noblesse 1668-1672 et les arrêts de l'Intendance du Conseil et du Parlement, 2000, III t.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de la réfection du chœur de l'église Notre-Dame du Roncier de Rostrenen, le 3 février 1716, les ouvriers découvrirent dans un enfeu de la Seigneurie, une bière en plomb et, un corps tout entier ayant ses cheveux, sa barbe et même ses ongles, enterré depuis 1488. Il s'agissait du corps de Pierre IX, baron de Rostrenen, fondateur de la collégiale.
  2. en 12/1492, Hélène de Rohan demanda au roi le titre de baron de Pont et de Rostrenen pour son fils Jean et pour sa descendance. Charles VIII accorda la demande et dit que la nouvelle baronnie prendrait rang après celle de Quintin" B.Yeurc'h
  3. Sources : Base de données du Musée Dobrée - Nantes
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  5. Sources : www.francegenweb.org, on trouve également De sable, au léopard d'argent, acc. de six coquilles du même.,
  6. Source : www.genheral.com
  7. Source

Liens externes[modifier | modifier le code]