Saint-Connan

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Saint-Connan
Saint-Connan
Le bourg de Saint Connan et son étang.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Jean-Yves Philippe
2020-2026
Code postal 22480
Code commune 22284
Démographie
Gentilé Saint-Connanais, Saint-Connanaise
Population
municipale
297 hab. (2017 en diminution de 2,62 % par rapport à 2012)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 08″ nord, 3° 03′ 46″ ouest
Altitude 210 m
Min. 154 m
Max. 282 m
Superficie 13,54 km2
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Connan

Saint-Connan [sɛ̃kɔnɑ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Sant-Konan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Connan fait partie du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem et dépend de l'arrondissement de Guingamp.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint Connan
Plésidy Senven-Léhart
de Saint Connan Saint-Gildas
Saint-Gilles-Pligeaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Deux étangs se trouvent sur le territoire communal : l'étang du Bourg (dit aussi l'étang de Saint-Connan) et l'étang Neuf.

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé à 218 mètres d'altitude, Le Fleuve Le Trieux est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Saint-Connan. Deux étangs sont situés sur la commune, l'Etang Neuf et l'Etang du Bourg, d'une superficie de 9 hectares chacun environ, de deux à trois mètres de profondeur.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Conanus en 1156 et en 1166, treffve Sainct Chorentin en 1535 et en 1536.
Sous l’Ancien Régime, on trouve les formes suivantes : Saint-Connen, Saint-Conan ou Saint-Connan[1].

Saint-Connan vient du nom d’un moine d’origine armoricaine, disciple de saint Cadoc et/ou de saint Cadvan, établi dans l'île d'Ely (Bardsey island)[1].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Roc-Conan[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Connan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. La seigneurie de Saint-Connan (Conani terram) est signalée en 1142, comme ayant été donnée à l’abbaye cistercienne de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) par Alain Le Noir, père du duc Conan IV qui confirme la donation en 1156 et en 1166 (Mor., Pr. I, 641).

Saint-Connan est une ancienne paroisse succursale de Saint-Gilles-Pligeaux. L'ancienne paroisse primitive de Pligeaux (de « pleiaut » paroisse primitive) englobait jadis outre le territoire actuel de Saint-Gilles-Pligeaux ceux de Kerpert, Saint-Connan, Kerien, Lanrivain, Canihuel, Sainte-Tréphine, Magoar, Le Vieux-Bourg, Saint-Gildas, Le Leslay, Bothoa et Saint-Nicolas-du-Pélem. Pligeaux est réduit dès le XIVe siècle. Son chef-lieu est transféré de Kerpert à Saint-Gilles avant 1371. L'église Saint-Gilles est l'église paroissiale de Pligeaux dès 1393. En 1393, des indulgences lui sont accordées par le Saint-Siège : " ... Item pro ecclesia beati Egidii, que parrochiali ecclesie de Pligeau, Corisopitensis diocesis, subdita … Datum ut supra " (Archives du Vatican).

Église Saint-Corentin de Saint-Connan

Saint-Gilles-Pligeaux (Pleiaut) est mentionné dès 1146 dans un acte de Conan IV (duc de Bretagne et fils d'Alain Le Noir), confirmant la fondation de l’abbaye de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) en 1142. Saint-Gilles-Pligeaux (Ploegeau) est cité en 1368 dans les bénéfices du diocèse de Quimper, et comme paroisse lors du procès de canonisation de Charles de Blois.  À la fin de l'Ancien Régime, la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux possède deux succursales : Kerpert et Saint-Connan. À la suite d'un échange avec Saint-Connan, Saint-Gilles-Pligeaux cède les villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer en 1836 et reçoit en échange, les villages de Kerhoué, Bossant et Jarnay. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Connan dépendait du doyenné de Saint-Nicolas-du-Pélem. La première municipalité est élue au début de 1790. Pendant la Terreur, Saint-Connan porte le nom de Roc-Connan (arrêté du district de Guingamp en date du ).

Saint-Connan devient une paroisse à part entière dès 1804. Par l’ordonnance du , Saint-Connan s’est agrandi des villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer, et cela, au détriment de Saint-Gilles-Pligeaux. En échange, Saint-Connan a cédé à Saint-Gilles-Pligeaux, les villages de Kerhoué, de Bossant et du Jarnay.

Le est fondé par le comte Alain Le Noir l'abbaye Notre-Dame de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen), de l'ordre de Cîteaux, sur le territoire de Saint-Connan (alors paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux). En , le marquis de Pontcallec, chef de la conjuration qui porte son nom, trouve refuge dans l'abbaye de Coat-Mallouen.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Connan porte les noms de 65 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux Jean Philippe[Note 1] et Lucien Philippe[Note 2], tous deux décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[3].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Connan porte les noms de 4 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale (Henri Lepvrier, soldat du 48e régiment d'infanterie, mort le à Flavigny-le-Grand-et-Beaurain (Aisne) ; Toussaint Le Naoutec, marsouin au 21e régiment d'infanterie coloniale, mort le à Sainte-Menehould (Marne) ; Jean Lavenan, tué par les Allemands le à Kerien (Côtes-du-Nord) ; Yves Steunou, mort le à Boutigny-sur-Opton (Eure-et-Loir) ainsi que celui d'Auguste Steunou (frère du précédent, requis du STO, mort en Allemagne le )[3].

Plaque commémorative du maquis de Coat-Mallouen.
Saint-Connan : le monument commémoratif de la Résistance.

Joseph Raoult[Note 3], résistant FTPF, fut fusillé par les Allemands le dans les jardins du presbytère de Saint-Connan[4].

Un "Musée de la résistance en Argoat" a ouvert en 2012 à Saint-Connan afin de rappeler les actions du maquis de Coat-Mallouen[5].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Jean Hamonic, marsouin au 22e régiment d'infanterie coloniale, est mort de ses blessures le à l'hôpital de Cholon à Saïgon pendant la Guerre d'Indochine[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1960 Yves Lavenan radical Agriculteur
1960 1983 Charles Le Bizec   Agriculteur
1983 En cours Jean-Yves Philippe PS Architecte
Président de la Communauté de communes du Kreiz-Breizh (2008-2020)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2017, la commune comptait 297 habitants[Note 4], en diminution de 2,62 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822808977795872871937921919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
902901958845894872904905944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
944967970846806703619546544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
530469400400331317301311306
2017 - - - - - - - -
297--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Allée couverte du Park-Kerdic à Saint-Connan

Monuments et lieux à l'inventaire général du patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Allée couverte du Parc-Kerdic classée aux monuments historiques.

Autres monuments et lieux[modifier | modifier le code]

  • Étang Neuf de Saint-Connan
  • Étang du bourg de Saint-Connan
  • Fontaine Saint-Corentin
  • Église paroissiale Saint-Corentin
  • Chapelle Notre-Dame du Logou : cette chapelle fut édifiée par les moines de l'abbaye de Coat-Mallaouen au XVe siècle, mais de la chapelle initiale ne subsistent qu'une partie de la façade ouest et du côté sud. Cette chapelle a servi de cache pour les résistants en . Son pardon a lieu le 3e dimanche de septembre.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Musée de la Résistance en Argoat perché sur l'Étang-Neuf

Le Musée de la Résistance en Argoat de l'Étang-Neuf s'inscrit dans un lieu porteur de mémoire. C'est au cœur de la forêt de Coatmallouen que se met en place, en , le maquis de Plésidy à Saint-Connan. Fort de plusieurs centaines d'hommes, il affronte les troupes d'occupation lors de l'attaque lancée contre lui le et participe à la Libération de Guingamp et de sa région. L'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance dans l'ouest des Côtes d'Armor y est racontée à travers cinq espaces d'expositions et une salle de projection.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dathanat, Histoire du maquis de Saint-Connan Coat Mallouen - Français ? Peut-être !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Philippe, caporal au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Audigny (Aisne).
  2. Lucien Philippe, soldat au 141e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Nieuport (Belgique).
  3. Joseph Raoult, né le à Saint-Gilles-Pligeaux.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Connan »
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Connan », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 30 novembre 2012)
  3. a b et c « Saint-Connan Monument aux Morts », sur memorialgenweb.org.
  4. « Saint-Connan Plaque commémorative RAOULT Joseph », sur memorialgenweb.org.
  5. « Stage Peinture à l'huile et clair-obscur animé par », sur L'Étang Neuf - Art - Musée - Pêche (consulté le 30 septembre 2020).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.