Canihuel

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Canihuel
Canihuel
Mairie de Canihuel.
Blason de Canihuel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Franck Le Meaux
2020-2026
Code postal 22480
Code commune 22029
Démographie
Gentilé Canihuelois, Canihueloise
Population
municipale
347 hab. (2021 en diminution de 5,19 % par rapport à 2015)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 20″ nord, 3° 06′ 15″ ouest
Altitude Min. 149 m
Max. 296 m
Superficie 32,14 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Canihuel

Canihuel [kaniyɛl] (breton : Kanivel en forme locale et Kanuhel en forme standard) est une commune française située en Argoat, dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Canihuel se trouve dans le canton de Saint Nicolas-du-Pélem. Canihuel est une paroisse appartenant au pays Fañch (Bro Fañch en breton), partie de l'extrémité orientale de la Cornouaille (Bro-Gernev en breton).

À Canihuel, se trouvent certains contreforts des monts d'Arrée. L'altitude moyenne de Canihuel est de 200 mètres environ. Sa superficie est de 32,14 km2. Sa latitude est de 48,34 degrés nord et sa longitude de 3,106 degrés ouest.

Le finage de Canihuel est très contrasté entre la partie nord qui correspond à la bordure méridionale du massif granitique de Quintin et à un paysage de bocage, et la partie sud qui est un bassin schisteux présentant un paysage plus ouvert (les terroirs agricoles sont fortement différenciés : les c'hrwec'hou [les hauteurs] sont beaucoup plus pauvres que les diasoù [parties basses], plus riches). Une guirlande de bois occupe l'escarpement haut d'une cinquantaine de mètres qui sépare ces deux entités[1].

Les bourgades les plus proches de Canihuel sont : Le Haut-Corlay à 4,05 km, Kerpert à 4,28 km, Corlay à 4,34 km, Saint-Gilles-Pligeaux à 4,41 km, Saint-Nicolas-du-Pélem à 4,96 km.

La rivière du Sulon qui se jette plus loin dans le Blavet, et qui donnait son nom à l'ancienne équipe de football de Canihuel (A.S. du Sulon), traverse la commune et l'étang du Pellinec.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.
Carte avec les communes environnantes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Finistère nord, caractérisée par une pluviométrie élevée, des températures douces en hiver (°C), fraîches en été et des vents forts[3]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Monts d'Arrée », avec des hivers froids, peu de chaleurs et de fortes pluies[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 997 mm, avec 14,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Kerpert à 5 km à vol d'oiseau[5], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Canihuel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Extraction de matériaux 1,2 % 31
Terres arables hors périmètres d'irrigation 47,3 % 1529
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,3 % 237
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 22,3 % 720
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 10,0 % 334
Forêts de feuillus 8,6 % 279
Forêts mélangées 3,1 % 101
Source : Corine Land Cover[14]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme traduite en latin Beatia Maria de Colle Alto en 1393, (bulle de 1393, Couffon), Quenec'h-Uhel au XVIe siècle, Quenihuel en 1669.

Le nom latin signifie « haute colline » qui est une traduction exacte du breton knec'h « colline » et uhel « haut » (cf. Breizh-Uhel)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Canihuel est fréquenté dès le néolithique ainsi que l'atteste la présence de menhirs (Menhirs de Goresto, Menhir de Restobert, Menhir de Bodquelen) et d'un tumulus aplani près du lieu-dit de Montohan. La découverte en 1872 d’un dépôt de 25 haches à douilles vient confirmer ce fait.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse est dite Beatia Maria de Colle Alto dans une bulle de 1393 (Couffon). Quenec'h-Uhel était au XVIe siècle, une trêve de la paroisse de Bothoa. Canihuel est érigée en paroisse indépendante en 1803 et dépend du diocèse de Quimper. La première municipalité y fut élue en 1790.

La motte féodale du Pellinec fut le siège d'une importante seigneurie ; Geoffroy de Pelinoc (ou Pelinec) figure d'ailleurs en 1370 dans une montre de Du Guesclin[15].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La seigneurie du Pellinec appartint entre 1680 et 1731 à la famille de Francheville

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'assassinat de Jean Le Foll, un cultivateur de Plounévez-Quintin, le , se produisit dans un cabaret isolé, dénommé "Le Petit Paris", situé à Canihuel, à l'intersection des routes de Corlay à Saint-Gilles-Pligeaux et du Vieux-Bourg à Canihuel ; le juge de paix du canton de Bothoa écrit alors : « Ce lieu est sinistre et funeste aux voyageurs qui y passent la nuit. Les habitants de cette partie du Haut-Corlay, Corlay et Canihuel, n'osent pas parler et craignent d'être victimes de leur sincérité.Voilà d'où provient la difficulté de découvrir la société des scélérats qui sont nichés dans ce pays et qui viennent au "Petit Paris" y préparer leurs mauvais desseins. Les propriétaires de ce cabaret, Jean-Louis Bertho et son épouse, furent déjà dans les prisons de Loudéac et plût au ciel qu'ils n'en fussent jamais sortis »[16].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Monument aux Morts fait état de 82 soldats Morts pour la France[17] :

  • 69 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 10 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la guerre d'Algérie.
  • 1 est mort durant la guerre d'Indochine.

Événements réguliers[modifier | modifier le code]

Tous les ans sont organisés des festoù-noz, celui dit « de la Grotte », courant juin, auquel ont déjà participé les groupes Ar Re Yaouank, Pevar Den ou Ampouailh et celui de la Trinité, courant juillet, qui vient soutenir l'action de l'Association des amis de la chapelle de la Sainte-Trinité.

Le pardon de Canihuel, en l'honneur de la Vierge Marie, est organisé le deuxième dimanche de juillet. La messe tenue en l'église Notre-Dame de Canihuel est suivie d'une procession lors de laquelle est portée la statue de la Sainte Vierge jusqu'à la Grotte de la Vierge. Lors de la procession est traditionnellement chanté le Kantig Itron Varia Ganivel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Édouard Melin DVG Agriculteur
mars 2008 mars 2014 Franck Le Meaux Centriste Chef d'entreprise
mars 2014 23 mai 2020 Jean-Louis Mobuchon DVG Retraité
23 mai 2020 En cours Franck Le Meaux[18],[19] Centriste Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9631 1391 3671 3411 5261 5311 5521 6201 652
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5911 6121 9001 4551 5151 5031 5881 5591 553
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5091 5131 5821 3111 1591 1041 077947864
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
771653558459422409380376372
2017 2021 - - - - - - -
355347-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Canihuel a perdu 76 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 1 652 à 409 habitants entre ces deux dates.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La croix du chemin de Run-ar-Bley (1781).
  • Château du Bois-Berthelot.
  • Lavoir et "Grotte de la Sainte-Vierge" à proximité du bourg, probablement ancien lieu de culte druidique. Une pierre a été dressée à droite de la grotte avec ce texte : Reconnaissance à Notre Dame pour la protection de Canihuel - 1947-1997 - Reconnaissance à l'Abbé Morellec. Ce-dernier avait en 1944 fait le vœu de construire une grotte dédiée à la Vierge au cas où la commune serait épargnée par l'armée allemande. Ce fut le cas. La grotte a été inaugurée le 9 juillet 1950[22].

Hippisme[modifier | modifier le code]

L'équipôle de Corlay, situé en fait sur les communes du Haut-Corlay et Canihuel, est un complexe équestre, créé par l'agrandissement de l'hippodrome préexistant, nommé « Le Petit Paris ». Il accueille des courses hippiques et des épreuves de sports équestre, notamment d'endurance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Josué du Boisberthelot de Beaucours (1662-1750) : fils du châtelain de Canihuel (trève de Bothoa), il s'engagea dans l'armée et devint architecte au Québec : arrivé en 1688, il dessina les fortifications de Trois-Rivières en 1691, Québec en 1692-1693, Montréal entre 1707 et 1709, Chambly de 1709 à 1711 et Louisbourg de 1715 à 1716, avant de devenir gouverneur à Trois-Rivières à Montréal de 1733 à 1748.
  • Marie-Josèphe Bertrand (1886-1970) : surnommée Joze’r C’hoed, célèbre chanteuse traditionnelle de langue bretonne, elle a inspiré des chanteurs en breton comme Erik Marchand et Yann-Fañch Kemener. Un CD audio lui est consacré : "Grands interprètes de Bretagne 4 - Marie-Josèphe Bertrand - Chanteuse du Centre-Bretagne" édité en 2009 par Dastum et enregistré par Claudine Mazéas de 1959 à 1965[23].
  • Étienne Chevance (1905-1989) : né à Canihuel, et décédé à Saint-Nicolas-du-Pélem, Étienne Chevance, militant de la libre pensée et membre de l’Union rationaliste, a été instituteur à Rostrenen et syndicaliste dans l'enseignement. Il a écrit "Bribes de mon enfance", édité par l'Amitié par le livre en 1991.
  • Ampouailh, groupe de musique bretonne. Deux des membres du groupe (Simon et Thibault Lotout) sont originaires de Canihuel. Leur premier album (Fest-noz ar Gêr Wenn) y a été enregistré en 2009[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Canihuel Blason
Parti d'or et de sinople, à un rencontre de cerf de gueules brochant sur la partition, à la champagne voûtée d'azur chargée d'une moucheture d'hermine de sable*[25].
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sable sur azur).
La champagne d'azur est pour l'étang du Pélinec et l'hermine pour la Bretagne. La tête de cerf représente la « force et l'élégance ». Enfin, le jaune est pour la ruralité et le vert pour les étendues sylvestres de la commune.

Adopté en .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Serj Le Maléfan, "Granites de Bretagne", Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-588-8).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  5. « Orthodromie entre Canihuel et Kerpert », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Kerpert » (commune de Kerpert) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Kerpert » (commune de Kerpert) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  15. « Canihuel : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem) », sur infobretagne.com (consulté le ).
  16. Georges Laporte, Une cause célèbre du pays de Corlay au siècle dernier, journal L'Ouest-Éclair, n° du 19 avril 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6247860/f4.image.r=Bothoa?rk=321890;0
  17. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  18. « Municipales à Canihuel. Franck Le Meaux a été élu maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  22. Selon le Comité pour l'Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord.
  23. « Biographique de Marie-Josèphe Bertrand »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  24. « Site du groupe Ampouailh ».
  25. « 22029 Canihuel (Côtes-d'Armor) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]