Saint-Caradec

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Saint-Caradec
Saint-Caradec
Croix du XVIIIe siècle, rue de Kercado.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Mûr-de-Bretagne
Intercommunalité Loudéac Communauté − Bretagne Centre
Maire
Mandat
Alain Guillaume
2014-2020
Code postal 22600
Code commune 22279
Démographie
Gentilé Caradocéen, Caradocéenne
Population
municipale
1 116 hab. (2017 en diminution de 5,5 % par rapport à 2012)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 30″ nord, 2° 50′ 53″ ouest
Altitude 92 m
Min. 84 m
Max. 191 m
Superficie 21,94 km2
Localisation
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Saint-Caradec

Saint-Caradec [sɛ̃kaʁadɛk] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

St Caradec est desservie par l'échangeur (Goizec) de la RN 164 au sud qui autrefois passait dans le village .

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia de Monasterio Caradoci en 1283, Mostoer Caradec en 1290, Mostaer Caradec vers 1330, Mostaer Caradeuc en 1368 et en 1474, Saint Caradeuc en 1468, Mouster Caradec en 1516[1], Sainct Caradec en 1535, 1536 et en 1574, parroechia divi Caradoci en 1627 et enfin Saint-Caradec dès 1629.
De février 1794 à janvier 1795, elle est encore appelée Caradec ou Caradec-sur-Aoust ou Caradec-sur-Oust, puis elle reprend son nom actuel[2].

Son nom provient du saint éponyme Caradec, sant Karadeg en breton[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Caradec-sur-Oust[3].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pourchassés notamment par le lieutenant Flambard et les gendarmes de Guingamp, certains maquisards membres du maquis Tito dirigés par Louis Pichouron se réfugient sur la cime de Kerchouan[4] dans la commune du Haut-Corlay ; le , maquisards et gendarmes français s'affrontent à Saint-Caradec et plusieurs résistants sont arrêtés, notamment Raymond Pedrono[5], Marcel Le Hellaye[6], Louis Winter[7], tous les trois morts en déportation[8], ainsi que Roger Cadec et Marcel Divenah[9], qui eux rentrèrent vivants de déportation.

Le , huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, François L'Hostis, à Saint-Caradec[10],[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Caradec Blason De gueules aux neuf mâcles d'or ordonnées 3, 3 et 3.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Alain Guillaume DVD Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2017, la commune comptait 1 116 habitants[Note 1], en diminution de 5,5 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8201 9241 8411 8182 1792 1422 0242 0792 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8561 8391 8491 7381 7071 6641 6511 6361 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5121 4051 4231 3711 3341 2651 2281 2721 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2061 1041 1191 0911 0881 1441 1821 1981 127
2017 - - - - - - - -
1 116--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Caradec avec sa mise au tombeau datant du XVIIe siècle est certainement le principal attrait touristique du patrimoine bâti de Saint-Caradec, même si la commune comptabilise aussi 3 chapelles (Saint-Quidic, Saint-Laurent et Saint-Marcel), une douzaine de croix, 2 moulins et 4 lavoirs.
  • Du point de vue nature, la commune est traversée par l'Oust et surtout par la rigole d'Hilvern ce qui lui apporte de nombreux espaces de randonnées et des points du vues exceptionnels. À noter la tranchée de Pesthuan, creusée à main d'homme par des forçats et des paysans appauvris après la crise du lin à la fin du XVIIe siècle.
  • Depuis 1990, un étang et une salle des fêtes accompagnent le parc touristique de Saint-Caradec offrant ainsi, avec sa crêperie et ses 2 restaurants, un tourisme d'affaires de qualité.

Langues[modifier | modifier le code]

En 1806, selon l'enquête impériale de Charles Coquebert de Montbret la commune était bretonnante. En 1843, selon le dictionnaire d'Ogée, la commune était francophone (gallo).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de Redon.
  2. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Caradec », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 30 novembre 2012)
  4. La cime de Kerchouan est une colline atteignant 318 mètres d'altitude
  5. Raymond Pedrono, né le à Loudéac, jardinier, déporté à Dachau, puis à Buchenwald, mort à Ohrdruf le
  6. Marcel Le Hellaye, né le à Loudéac, employé de commerce, décédé en 1944 à Dachau
  7. Louis Winter, né le à Loudéac, mécanicien, déporté à Dachau où il décède le
  8. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Loudeac/Loudeac%20Monument%20Resistance%20et%20Guerre/2.html
  9. Marcel Divenah, né le à Saint-Maudan, déporté au camp de concentration de Dachau
  10. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964)
  11. « À Carhaix, le martyre de neuf jeunes résistants », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2017)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.