Jean Le Fustec

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Jean Le Fustec
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Marie Krug
Autres informations
Membre de

Jean Le Fustec, ou encore Yann ab Gwilherm Lemenig, Yann ar Fustek, né le à Rostrenen et mort le à Paris, est un militant politique et culturel breton.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Guillaume Le Fustec était huissier de justice. Sa mère s’appelait Catherine Le Bars[1].

Il devint répétiteur puis journaliste dans divers journaux à Paris, dont le Magasin pittoresque dont il était secrétaire de rédaction. En 1890, il entre à la préfecture de la Seine comme expéditionnaire, avant de devenir rédacteur[1].

Il était membre de l'Union régionaliste bretonne à Paris. Il a créé en 1899 avec Yves Berthou la Gorsedd de Bretagne, se revendiquant du panceltisme, et tenté de guider le mouvement régionaliste et identitaire breton. Il fut grand druide de la Gorsedd de Bretagne de 1901 à 1903.

En septembre 1903, Jean Le Fustec, grand druide de la Gorsedd de Bretagne, « officia en robe blanche, pectoral et couronne de chêne, consacra une demi-douzaine de bardes et d'ovates, déchaîna un enthousiasme indescriptible » au pied du menhir de Men Marz en Brignogan[2].

En 1904, il se retire du Gorsedd pour faire sa "retraite bardique" et reste en dehors du milieu régionaliste pendant 5 ans.

Jean Le Fustec meurt le 22 mars 1910 d'une crise d'asystolie[3]. Il est inhumé au cimetière Montmartre, 21e division, avenue Cordier, 2e ligne, derrière le monument du peintre Guillaumet.

Citations[modifier | modifier le code]

"La race a changé de religion et de politique. Elle ne peut pas changer de tradition; elle ne pourrait que la perdre, et nous assumons la charge de parer à ce malheur par le culte de la littérature, des usages, des costumes, de toutes les manifestations du génie de la race, le premier du monde, quoi qu'en disent certains bretons qui ne cherchent que des tares à la famille humaine à laquelle ils ont le trop grand honneur d'appartenir." Lettre à Yves Berthou, 21 septembre 1902[4].

"Le patriotisme de Race, pondéré, sûr de lui, libéral, n'a pas la chance d'être toujours compris dans son élévation et son intensité." Brouillons[5].

"Quelle est la honte qui détourne la nation de la culture de sa race? Celle de son origine ou celle de son état présent? Quoi qu'il en soit, le Français persiste à se montrer réfractaire à la voix du sang. Pendant que les Bretons maintiennent et renforcent le génie transcendant et la langue spontanée qu'ils tiennent de leurs pères et qui ont été la base de la civilisation européenne, il tourne délibérément le dos à sa race. Il n'éprouve même aucun scrupule à considérer comme tendances étrangères, séparatistes, hostiles, des aspirations qui n'ont d'autre but que de lui rendre la pleine possession de lui-même en lui restituant la conscience de race, son génie propre, son état-civil de peuple et avec lui l'intelligence immédiate de son histoire et de sa doctrine." Article dans le journal Soleil, 1903[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe Le Stum, Le néo-druidisme en Bretagne. Origine, naissance et développement, 1890-1914, Rennes, Editions Ouest-France, , 352 p. (978-2-7373-7380-0), p. 281-282
  2. Journal Le Gaulois no 12355 du 12 août 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k535151h/f4.zoom.r=Brignogan.langFR
  3. Le Stum, Philippe., Néo-druidisme en Bretagne : origine, naissance et développement, 1890-1914 (ISBN 9782737373800 et 2737373808, OCLC 987017542, lire en ligne), p. 284
  4. An Oaled, n°31, 1er trimestre 1930, p55
  5. An Oaled, n°31, 1er trimestre 1930, p.58
  6. An Oaled, n°31, 1er trimestre 1930, p. 57

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Triadon, Eur gir d’ar Varzed, Triades des druides de Bretagne (Paris, Bib. de l'Occident, 1906), édition bilingue, Iann Ar Fustec et Yves Berthou. Jean Le Fustec et Yves Berthou ont donné ici la traduction en breton des 46 Triades théologiques des néo-Bardes, d’après un texte recueilli par Llewelyn Sion (vers 1560), et publié une première fois par Iolo Morganwg avec ses propres poèmes (Lyric Poems), puis dans le Barddas de J. Wiliam ab Ithel (1862).
  • Philippe Le Stum, Le Néo-druidisme en Bretagne. Origine naissance et développement, Rennes, Ouest-France, coll. « De mémoire d’homme », 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]