Retiers

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Retiers
La mairie.
La mairie.
Blason de Retiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Roche-aux-Fées
Maire
Mandat
Thierry Restif
2014-2020
Code postal 35240
Code commune 35239
Démographie
Gentilé Restérien
Population
municipale
4 164 hab. (2014 en augmentation de 12,21 % par rapport à 2009)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 48″ nord, 1° 22′ 55″ ouest
Altitude Min. 41 m
Max. 120 m
Superficie 41,38 km2
Localisation

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Liens
Site web www.retiers.fr

Retiers est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 4 164 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud-est du département d'Ille-et-Vilaine, à proximité de ceux de la Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire et de la Mayenne, la ville de Retiers se place dans l'espace géographique et historique des "portes de Bretagne" sur une ligne Fougères - Vitré - Chateaubriant.

Rose des vents Marcillé-Robert Visseiche
Arbrissel
Rose des vents
Le Theil-de-Bretagne N Moussé
Drouges
Rannée (forêt de la Guerche)
O    Retiers    E
S
Coësmes Martigné-Ferchaud Forges-la-Forêt

Transport[modifier | modifier le code]

  • La commune de Retiers est desservie par la RD 41 qui relie Rennes à Angers. En juin 2013, cette axe a été mis à 2×2 voies entre Le Theil-de-Bretagne et Janzé, permettant ainsi de relier Retiers à Rennes en voie express[1]. Avec cette nouvelle voirie, des parkings de covoiturage ont été mis en place, notamment à côté de la zone industrielle Fromy où se trouve l'usine Bridel filière de Lactalis.
  • La commune est reliée au réseau ferroviaire depuis 1881 grâce à la gare de Retiers située sur la ligne de Rennes à Châteaubriant, ligne 9 du réseau TER Bretagne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un point de suivi de la qualité des eaux de l'Ardenne est présent sur la commune[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Reester en 868[3], Resters en 1201, Restiers en 1240, Resteria en 1516, Resteriœ en 1571.[réf. nécessaire]

La situation géographique de Retiers est pour partie à l'origine de son nom : Retiers vient peut être des racines reg (roi) et ester (lieu), littéralement « là où se tient le roi », ou bien breton reter qui signifie Est (par opposition à Ouest). De fait, comme l'indiquent les chartes du cartulaire de Redon, le roi de Bretagne Salomon (IXe siècle) y a séjourné à plusieurs reprises dans une résidence idéalement située pour veiller à la sécurité et l'intégrité des territoires mayennais voisins fraîchement conquis. [réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'allée couverte de La Roche-aux-Fées située à proximité laisse à penser que la région était habitée dès l'âge du bronze (vers -2000 ~ -2500).

La population de la commune était, parait-il, favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire était celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules fretté de dix pièces d’hermine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945[5] 1977 Joseph Egu DVD Négociant, conseiller général
1977 1995 André Egu UC Négociant, conseiller général (1973-1993), sénateur d'Ille-et-Vilaine (1989-1998)
1995 1999 Bernard Papin    
1999 2001 Louis Collet    
2001 2014 Michelle Clouet   Présidente de la communauté de communes de la Roche-aux-Fées
mars 2014 en cours Thierry Restif DVD Ingénieur agronome
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2014, la commune comptait 4 164 habitants[Note 2], en augmentation de 12,21 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 047 2 882 2 875 3 129 3 036 2 882 2 960 3 150 3 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 183 3 127 3 214 3 084 3 094 3 202 3 198 3 273 3 076
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 091 3 084 2 965 2 758 2 746 2 897 2 899 2 911 2 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 878 3 153 3 331 3 431 3 306 3 212 3 530 3 575 3 620
2013 2014 - - - - - - -
4 088 4 164 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Retiers est jumelée avec :

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foliklores (surnommé la Folie de l'Anjou bleu) est un festival bisannuel international de musiques et de danses en Pays segréen et à Retiers.
  • La Fête des Lumières (animations autours des lumières et marché des artisans avec nocturne des commerçant) week-end vers le 10 décembre.
  • 14 juillet : repas et spectacle sur le parc suivi du feu d'artifice sur le stade puis soirée dansante sur le parc.
  • Forum des associations début septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Mahé (Paris, 17 juillet 1907 - New York, 20 juin 1975), élevé à Retiers dans sa jeunesse par Aurélie Juveau, sa grand-mère paternelle, est le cousin du précédent. Issu de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (1924), il illustre Carnaval, un livre d'André Doderet, s'installe sur une péniche, la Malamoa, puis sur un bateau, l’Enez Glaz, et décore de fresques le cinéma Rex en 1932, obtient le prix Blumenthal de décoration en 1934, compose deux fresques pour le paquebot Normandie en 1935, décore en 1936 le Balajo, célèbre bal musette, décore en 1938 le second J'Accuse d'Abel Gance, du même encore Paradis perdu en 1939 et La Vénus aveugle en 1940, en 1941 Romance de Paris de Jean Boyer (où chantait Charles Trenet), et en 1942 Capitaine Fracasse d'Abel Gance. En 1943, il produit son propre film, Blondine, à partir d'une invention de trucage, le Simplifilm. Puis il peint un temps à Quimper, compose (à Retiers) les décors du fameux Moulin Rouge en 1951, expose paysages et portraits à Cannes, à Bruxelles, à Berne, illustre en 1961 Le Joueur de flûte, récit du colonel Rémy, décore des hôtels à Mexico en 1967, publie un livre de souvenirs, La Brinquebale avec Céline, à la Table Ronde en 1969, avant de rejoindre ses filles à New York en 1970[10].
  • Paul Louis Marie Dein (Retiers, 1768 - Plounévez-Lochrist, 1831), colonel des armées napoléoniennes, baron de l'Empire.
  • Olivier Constant Dein (frère du précédent) (Retiers, 29 janvier 1774 - tué à la bataille d'Orthez le 27 février 1814), colonel des armées napoléoniennes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Céline Blanchard, Retiers et Martigné-Ferchaud : deux chefs-lieux de canton pendant la Révolution, 1788-1800, Rennes, 2002, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 824).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014, légale en 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Axe Bretagne-Anjou : 5,3 km supplémentaires à 2 x 2 voies sur le site du Conseil général d'Ille-et-Vilaine.
  2. « Qualit'eau 35 n°30 p.5 - bulletin du réseau de suivi de la qualité des eaux superficielles en Ille-et-Vilaine » (consulté le 20 novembre 2013)
  3. Cartulaire de Redon
  4. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  5. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/details.php?id=27068&co=Retiers&dept=35
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. Sources : Eric Mazet, Les Compagnons de la Malamoa, séries de conférences, Paris, Toulouse, Londres, et Images d'exil, Du Lérot éditeur, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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