Janzé

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Janzé
Église Saint-Martin de Janzé.
Église Saint-Martin de Janzé.
Blason de Janzé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Janzé (chef-lieu)
Intercommunalité communauté de communes de la Roche-aux-Fées
Maire
Mandat
Hubert Paris
2014-2020
Code postal 35150
Code commune 35136
Démographie
Gentilé Janzéen
Population
municipale
8 249 hab. (2014)
Densité 200 hab./km2
Population
aire urbaine
28 707 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 41″ nord, 1° 29′ 52″ ouest
Altitude Min. 31 m – Max. 117 m
Superficie 41,26 km2
Localisation

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Janzé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Janzéens et les Janzéennes. D'après Le Petit Matao 2007, de Régis Auffray (Rue des Scribes Éditions), les habitants de Janzé sont surnommés : les Loûs, en gallo (c'est-à-dire les Loups en français).

Au début du XXe siècle, Janzé était connue pour ses poulardes janzéennes et un peu plus tard pour ses élevages de chevaux. Actuellement, elle est en partie connue pour son élevage de poulets fermiers : poule de Janzé.

En 2010, l'Institut Curie et l'association Courir pour la Vie, Courir pour Curie ont décerné à Janzé, Pays de la Roche-aux-Fées le trophée Donateur historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corps-Nuds Amanlis Piré-sur-Seiche Rose des vents
Brie N Essé
O    Janzé    E
S
Saulnières Tresbœuf
La Couyère
Sainte-Colombe
Le Theil-de-Bretagne

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est de l'occupation romaine que Janzé tirerait son nom. Encore nommée Janziacum[1] au XIe siècle, puis Janzéium en 1197[1], elle devient successivement Janzay ou Janzey, puis Janzé à partir de 1216[1],[2].

En breton, la commune se nomme Gentieg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée sur le territoire de la commune dès le Néolithique par la présence de plusieurs menhirs mentionnés dès le XIXe siècle et désormais détruits ou encore visibles :

L'existence de ces édifices est vraisemblablement à mettre en relation avec l'ensemble mégalithique de la Roche-aux-Fées situé sur la commune limitrophe d'Essé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville avait, jusqu'à la Révolution, deux paroisses : Saint-Martin qui appartenait à l'abbaye de Marmoutiers en Touraine à la fin du XIe siècle et Saint-Pierre vraisemblablement rattachée à la fondation du prieuré de Néron, à Amanlis.

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

La population de la commune était, parait-il, favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire était alors celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[4]. La fondation de la Ire République était aussi fêtée tous les ans, le 21 septembre[5]. Enfin, les autres fêtes républicaines sont peu suivies, notamment à cause du manque de succès du calendrier républicain, qui fait que les fêtes d’Ancien Régime et les nouvelles ne coïncident pas[6]. Mais Janzé, probablement une commune patriote, célèbrait la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le reste du département[7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Janzé fut dès le XIXe siècle un centre important de commerce grâce à la fabrication des toiles à voiles, avec Châteaugiron, mais également par l'élevage de poulardes.

En 1892, l’historien et folkloriste Adolphe Orain écrit :

« Janzé ne ressemble pas aux autres petites villes de l’Ille-et-Vilaine. Celles-ci sont calmes, tranquilles, tandis que Janzé est d’une activité dévorante. On n’y rêve que commerce et de tous côtés s’en vont des voitures aux marchés voisins pour en rapporter les beurres, les œufs, la volaille qui sont ensuite expédiés sur Rennes ou Paris. »

— Adolphe Orain, Au Pays de Rennes, pp. 206-207

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Selon le journal La Croix, en 1891, 87 élèves sont inscrits à l'école laïcisée contre 352 à l'école "libre", congréganiste[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Janzé est le chef-lieu du canton de Janzé.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Janzé
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1953 Louis Amoureux SE Artisan chaisier
1953 1977 Jean-Marie Lacire Droite Minotier
Conseiller général (1937-1940, 1945-1976)
1977 1995 Jean Régent SE Artisan
1995 2008 Paul Chaussée UMP Chef d'entreprise, conseiller général (2001-2008)
2008 en cours Hubert Paris[10],[11] DvG Ingénieur agronome

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 249 habitants, en augmentation de 1,66 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 296 3 513 3 492 3 745 4 051 4 098 4 304 4 500 4 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 586 4 471 4 540 4 424 4 496 4 810 4 779 4 760 4 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 434 4 484 4 452 4 048 4 103 4 087 4 102 4 281 4 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 948 4 158 4 248 4 327 4 500 5 364 7 571 8 170 8 249
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Janzé est une commune aux fortes racines rurales. Elle est notamment le berceau de deux coopératives agricoles : le Groupe CCPA ainsi que la coopérative des poulets de Janzé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Le menhir dit de la Pierre des Fées, situé au lieu-dit Bellevue, a été classé monument historique par arrêté du 19 octobre 1963. Il est enregistré dans la base Mérimée sous deux fiches desriptives différentes[16], [17].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Les châteaux :

  • Château de La Jaroussaye (situé entre les routes de Châteaugiron et d'Amanlis). Le centre de la construction actuelle daterait du XVe siècle. Deux ailes furent ajoutées au cours des siècles. Le château fut occupé par les familles : de Préauvé (1427, 1513), Tituan, seigneur de l'Estang (1579), de La Tullaye (1585), puis vers 1850, de Villoutreys de Brignac[2]. Le château de La Jaroussaye est aujourd'hui occupé par l'Institut rural.
  • Château de La Tullaye (situé sur la route de Bain-de-Bretagne). La plus ancienne mention qui soit donnée de ce château, 1360, a été faite par Ogée dans son dictionnaire de Bretagne. Tout y dénotait un manoir fortifié médiéval. Malheureusement les documents manquent jusqu'au XVIIe siècle, époque de transformations. Le château fut occupé par les familles de La Tullaye (épouse Nicolas de Couasnon, en 1690), les sieurs de Faucon, de La Monneraye (à partir de 1708), Le Mintier de Saint-André, de Langle de Cary[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christophe Guyard, né en 1966, compositeur et informaticien. Il a composé l'hymne officiel d'Albertville 1992, ville des Jeux Olympiques de 1992 et la nouvelle version de l'hymne européen commandée par le Conseil de l'Europe[18].
  • Jean Jouzel, né le 5 mars 1947 à Janzé, ancien élève de Saint-Joseph, climatologue et glaciologue français.
  • Eric Besnard, journaliste sportif à Canal+
  • Pierre-Aristide Bréal, né à Janzé le , auteur de pièces de théâtre.
  • Jérôme Julien Marie Louis, dit père Louis de La Morinière. Né à Janzé, le 27 février 1790, décédé rue d'Antrain à Rennes, le 30 janvier 1849. Supérieur général des Eudistes en 1830, après la mort de son prédécesseur, le père Pierre-Charles Blanchard, fondateur du collège Saint-Martin à Rennes.
  • Louis Dein, juge de paix de Janzé.
  • Paul Rolland (décédé le 16.02.2015), co-fondateur de Radio Zénith FM et président de l'association "Tous pour la vie". Ancien enseignant au collège St Joseph à Janzé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur aux trois bandes d’argent chargées de 6 mouchetures d'hermine de sable dans le sens de la bande, 1 dans la première, 3 dans la seconde et 2 dans la troisième.

Janzé dans les arts[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Résultats concernant « Janzé » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 5 juillet 2012).
  2. a, b et c Soraye-Racapé 1968
  3. a et b Jacques Briard, Loïc Langouët et Yvan Onnée, Les mégalithes du département d'Ile-et-Vilaine, Rennes, Institut culturel de Bretagne et Centre régional d'archéologie d'Alet, coll. « Patrimoine archéologique de Bretagne », , 122 p. (ISBN 9782868220929), p. 41-42
  4. Dubreuil 1905, p. 398-399
  5. Dubreuil 1905, p. 401
  6. Dubreuil 1905, p. 397
  7. Dubreuil 1905, p. 405
  8. Journal La Croix du 26 avril 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k212678g/f1.image.r=Balaz%C3%A9?rk=21459;2
  9. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  10. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ , p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  11. Résultats officiels de l'élection municipale de 2014.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Notice no PA00090606, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA00090605, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. http://www.villacompositeurs.com/cguyard
  19. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]