École régionale des beaux-arts de Rennes

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Ne doit pas être confondu avec École européenne supérieure d'art de Bretagne.

L’école régionale des beaux-arts de Rennes était un établissement supérieur d'enseignement artistique membre de l'École européenne supérieure d'art de Bretagne, établissement public de coopération culturelle qui regroupait sur quatre sites les écoles anciennement membres de l'Association des écoles supérieures d'art de Bretagne : Rennes, Brest, Lorient et Quimper.

Elle comprend trois options : art, communication et design.

Historique[modifier | modifier le code]

Création et développement[modifier | modifier le code]

Créée en 1795, l'école de dessin était autrefois abritée dans une caserne près du musée. En 1818, l'école est citée dans l’Annuaire de Rennes, indiquant que l'on y dispense des cours de dessin, peinture et sculpture. Les cours furent pendant longtemps donnés le soir et le dimanche à des amateurs et à des artisans et ouvriers désireux de se perfectionner et d'apprendre également le dessin industriel. Cette école deviendra rapidement l'école municipale de peinture, de sculpture et de dessin.

Le , le ministère de l'Instruction publique signe une convention avec l'école des beaux-arts et Edgar Le Bastard, maire de la ville de Rennes. L'école prend alors le nom de d'école régionale des beaux-arts de Rennes. L'État prend en charge les frais de fonctionnement, approuve les programmes d'études et contrôle les enseignants par des inspections régulières.

L'école sera logée à la halle aux toiles[1]. Puis transférée dans l'aile ouest de l'actuel hôtel des Postes, elle prendra ses quartiers en 1911 dans l'ancien couvent des sœurs de la Visitation de Sainte-Marie de Rennes, qu'elle occupe toujours.

La rue Hoche fut percée en 1890 sur un terrain appartenant aux religieuses, à la suite de longues négociations avec la supérieure de la communauté. En 1908, cette congrégation religieuse est dissoute et la ville de Rennes rachète les immeubles de la communauté. La chapelle et les bâtiments du sud reçoivent le conservatoire de musique et de déclamation. L'école régionale des beaux-arts et d'architecture reçoit les bâtiments au nord de la dite chapelle.

L'ancienne chapelle des sœurs, accolée à la grande chapelle est aménagée pour y dispenser les cours sur l'histoire de l'art. Les cours du soir sont donnés dans les salles du rez-de-chaussée, et les cloîtres sont décorés de moulages d'antiques et de classiques, tandis que la cour plantée d'arbustes accueille en dépôt les vestiges archéologique de la ville.

Dans les anciennes cellules des sœurs, au premier étage, sont aménagés les ateliers de modelage et de peinture, où sont déposés les modèles en plâtre. Au-dessus de l'ancienne chapelle des sœurs est installé le grand amphithéâtre de dessin[2]. La bibliothèque est logée à côté de l'amphithéâtre.

À cette époque, les cours des jeunes filles, situés au second étage du pavillon jouxtant le cloître, sont séparés des cours des garçons par des entrées distinctes. L'école d'architecture prend possession du second étage.

Dans le jardin est construit un nouveau bâtiment servant à l'atelier de sculpture pratique.

Fermeture et réouverture[modifier | modifier le code]

En 1928, l'école déménage dans les nouveaux locaux, construits dans le jardin fruitier, derrière le musée.

Le , les Allemands occupent Rennes durant la Seconde Guerre mondiale. L'école déménage pour s'installer au musée des beaux-arts, puis réintègre la rue Hoche à la fin de l'année 1944[3]. De gros travaux de réparations sont entrepris pour réhabiliter les locaux ayant souffert des dégradations dues à l'occupation allemande, et à sa transformation en services hospitaliers après la guerre et en habitations. Les toitures sont refaites et l'aile sud est déterrée avec l'aménagement des anciennes caves en ateliers des cours professionnels d'enseignement pratique de sculpture et de peinture. En 1955, un atelier de peinture, parallèle à l'atelier de sculpture, est réalisé dans le jardin.

Fusion[modifier | modifier le code]

Le , l'École européenne supérieure d'art de Bretagne (EESAB) réunit dans un seul établissement public de coopération culturelle les quatre écoles des beaux-arts de la région implantées dans les villes de Brest, Lorient, Quimper et Rennes.

L'EESAB Brest-Lorient-Quimper-Rennes s'inscrit dans le cadre de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de l'organisation dite licence-master-doctorat (LMD). Elle dispense des enseignements qui mènent à trois diplômes : le diplôme national d'arts et techniques (DNAT), le diplôme national d'arts plastiques (DNAP) et le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) homologué au grade de master.

À l'EESAB, les étudiants reçoivent une formation menée par une équipe de professeurs engagés dans le monde de l'art et du design. Il s'agit d'un enseignement développant un sens fort de l'autonomie et du jugement dans les domaines de la création contemporaine en lien avec les grands enjeux de la société[4].

Le regroupement en une seule école favorise la réflexion sur les formations artistiques en Bretagne, le développement d'axes de recherche, la coopération internationale, la formation professionnelle et le suivi de l'insertion et enfin les partenariats.

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Élèves notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui disparue, elle se situait à l'ouest de l'actuelle place de la République.
  2. En procédant à la démolition du trumeau séparant les deux fenêtres de cette façade, une grande baie vitrée est percée à l'est du bâtiment.
  3. Rennes sera libérée le .
  4. Un exemple du travail des étudiants, entre recherche esthétique et réflexion philosophique ou sociétale, est consultable sur le site t-o-m-b-o-l-o.eu.
  5. Agent du ministère de la Culture, accompagné de la directrice adjointe : Odile Lemée-Le Borgne.
  6. « Reynald Drouhin », EESAB,‎ (lire en ligne)
  7. « Natacha Lesueur », EESAB,‎ (lire en ligne)
  8. « François Perrodin », EESAB,‎ (lire en ligne)
  9. Alain Valtat (préf. René Quillivic, introduction:Mickaël Compagnion), Catalogue Raisonné du Peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, Lévaña (auto-édition), , 483 p. (OCLC 463998037, notice BnF no FRBNF35857851).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]