Coësmes

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Coësmes
Coësmes
L'église paroissiale Saint-Pierre.
Blason de Coësmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes au Pays de la Roche aux Fées
Maire
Mandat
Luc Gallard
2014-2020
Code postal 35134
Code commune 35082
Démographie
Gentilé Coësmois
Population
municipale
1 491 hab. (2015 en augmentation de 7,19 % par rapport à 2010)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 59″ nord, 1° 26′ 27″ ouest
Altitude Min. 47 m
Max. 107 m
Superficie 23,24 km2
Localisation

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Coësmes est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 491 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Le territoire communal s'étend sur 2 324 hectares.

Son sol se compose pour l’essentiel, au nord, de grès armoricains, formant la partie la plus élevée, à une centaine de mètres d’altitude. Ils dominent les bassins schisteux situés aux environs de 70 mètres. Ces bassins sont délimités par les niveaux gréseux du Châtellier qui culminent vers 90 mètres. Globalement, le relief de la commune est peu accentué mais les phénomènes de solifluxion, quaternaires, peuvent être observés sur les pentes marquant le contact grès-schiste. Le réseau hydrographique est induit par la géologie et il occupe surtout les zones schisteuses. Il est dominé par deux rivières, le ruisseau de Courgeon au sud-ouest de Coësmes et surtout par le ruisseau des Gadouilles, au nord. Le nord et le nord-est de la commune est limité par la forêt du Theil, et, il y avait encore peu, par le bois de Sainte-Christine. Le canton de Retiers, et à une plus large échelle, le sud-est de l’Ille-et-Vilaine, est une région de transition entre la péninsule bretonne, fortement influencée par la mer, et l’intérieur des terres au climat plus contrasté. Le climat y est peu pluvieux, humide mais rarement froid ou chaud, souvent frais ou tiède. Il connaît peu les tempêtes : c’est un climat de nuances et de modération.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Coismis en 1205, Quoismes en 1311, ecclesia de Coesmis en 1516, Couaismes au XVIIe siècle[réf. nécessaire].

Sans doute à rapprocher de Couesmes (Indre-et-Loire, Cosma XIIe siècle, Coesme XVe siècle) et Couesmes (Mayenne, Coismes 1241)[1].

Peut-être du gaulois *Cait- (*caito- « bois » cf. breton koet, koat) ou *Cot- de sens inconnu[1], suivi du suffixe gaulois superlatif -isama[1] (cf. Belisama), d'où le sens global de « plus grand bois » ou « très grand bois ».

Remarque : la forme *Co[i]t- (hypothétique) > Cois- s'oppose à ce qu'on y voit un dérivé du gaulois caito-, car il aurait dû évoluer en ceto- (cetion).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

  • 1191 : Herbert, évêque de Rennes de 1184 à 1198, et André II, baron de Vitré, confirment la donation de Brient de Coësmes, « Briencius de Coesmis », qui, en sa qualité de seigneur supérieur de l'église de Retiers, fait don aux moines de l'abbaye de Savigné, de la moitié de sa dîme qu'il prélève sur la paroisse. Hervé et Mathieu, ses fils, Nicolas et Guillaume, ses frères, confirment cette donation un an plus tard.
  • 1294 : aux hosts du duc de Bretagne Jean II, tenus à Ploërmel, les sires de Coësmes reconnaissent devoir à l'armée ducale un chevalier et un écuyer.
  • 1377 : la famille Le Vayer, héritière des sires de Coësmes, transmet par mariage la terre de Coësmes aux sires de Maillé.
  • 1455-1459 : la terre de Coësmes passe aux de Chevaigné par achat. Ils prennent le titre de comte.
  • 1541 : Nicolas de Chevaigné, comte de Coësmes, se présente à la montre des nobles « en robe, mais fournissant un homme armé en estat d’homme d’armes, accompagné de quatre hommes et quatre chevaux, scavoir deux archers bien armés, un coustilleux bien armé et un page ; il déclara avoir de 700 à 800 livres de revenu noble ; il ajouta même que le seigneur de la Roë était héritier de sa défunte femme ».
  • 1555 : Claude de la Roë, épouse Jean I du Refuge, baron de Galardon. Elle lui apporte en dot le comté de Coësmes.
  • janvier 1590 : la paroisse de Coësmes est ravagée par les troupes du duc de Mercœur, chef des ligueurs et gouverneur de Bretagne. Le château du Plessix est pris, et la ville ne se rendra aux troupes royales qu'après un mois de siège.
  • 20 mars 1726 : décès de Marie-Madeleine du Refuge, comtesse douairière de Coësmes, fille unique de Gédéon du Refuge, décédé à 80 ans en 1717 au manoir du Plessix, dernier fils de Jean IV comte de Coësmes. Saget de La Jonchère achète la retenue du Plessix-en-Coësmes.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 11 juin 1790 : fête de la fédération des gardes nationales du district de La Guerche sur les landes de la Grasserie, à Coësmes.
  • juillet 1795 : le bourg est assiégé par les chouans.
  • été 1816 : les troupes prussiennes, casernées à La Guerche, viennent se ravitailler à Coësmes.
  • 1842-1845 : construction de l'école primaire des garçons et de la mairie.
  • 1848 : translation du cimetière du pourtour de l'église à son emplacement actuel.
  • 1854 : création de l'atelier de charité, qui vient en aide aux indigents.
  • 1858 : fondation de l'école chrétienne des filles.
  • 1864 : création de la compagnie des sapeurs-pompiers.
  • 1883 : ouverture d'un hospice à Coësmes.
  • 1884 : travaux d'agrandissement de la mairie et des classes primaires des garçons.
  • 1902-1905 : construction de l'église Saint-Pierre.
  • 1905 : construction de l'école chrétienne des garçons.
  • 1911 : inauguration de l'école publique des filles.
  • 1920 : la commune compte pas moins de 34 cafés, 2 hôtels, 12 épiceries, 4 charcuteries, 2 boulangeries.
  • 1921 : élévation du monument aux morts.
  • 1926 : électrification du bourg.
  • 1978 : construction du lotissement de la Fontaine.
  • 1984 : aménagement du plan d'eau-base de loisirs aux Rochettes.
  • 2000 : aménagement de l'ancien presbytère en mairie.
  • 2009 : construction de la salle Omnisports
  • 2010 : ouverture de la ludothèque et du local jeune
  • 2011 : inauguration de l'agrandissement de l'école maternelle publique
  • 2012 : inauguration de la station d'épuration
  • 2014 : travaux de réaménagement de la voirie du centre bourg

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules fretté d’hermine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Jean-Baptiste-Marie Hanet   Chirurgien
1790 1791 Jean-Baptiste Després   Notaire
1791 1793 Gilles Taillaudier    
1793 179- Julien Demé    
1800 1836 Jean Bercegeay   Géographe
1836 1840 Jean-Baptiste Després   Notaire
1840 1872 Jean-Marie Guyot, père   Agriculteur
1872 1888 Jean-Marie Guyot, fils   Médecin
1888 1903 Simon Châtellier   Notaire
1903 1929 Evariste Lasne    
1929 1943 Pierre Perrin    
1943 1944 Augustin Havard    
1944 1965 Marcel Girard    
1965 1977 Henri Cherruault    
1977 2005 Paul David DVD Conseiller général de 1992 à 2004
2005 2008 Michel Heude    
2008 en cours Luc Gallard[2] MoDem Responsable de formation, président de la communauté de communes

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à saint Pierre, apôtre et martyr. Le culte est catholique romain.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1667. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 1 491 habitants[Note 2], en augmentation de 7,19 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

La création d'un nouveau lotissement, au lieu-dit des Rochettes, dans le voisinage direct du bourg et près de l'étang, devrait engendrer, à terme, une augmentation sensible de la population. La réhabilitation du centre-bourg devrait également augmenter pour les jeunes et les familles la qualité de vie dans la commune.

Évolution de la population  [ modifier ]
1667 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
1 2001 4061 5031 4471 5871 5371 5361 5121 533
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 6271 6071 6161 6871 5491 5981 7281 8951 828
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 8591 6661 7531 6541 4491 5191 5281 3751 319
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
1 2561 2511 1911 0871 0351 0781 0731 3111 345
2008 2013 2015 - - - - - -
1 3791 4621 491------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 2015, à Coësmes, on dénombre des entreprises agricoles (élevage, culture, services agricoles…), deux débits de boissons, dont un bar-restaurant et un débit de tabac, un commerce épicerie, une boulangerie-pâtisserie, des entreprises de bâtiment (maçonnerie, couverture et charpente), des gîtes touristiques, une pharmacie, un salon de coiffure, un commerce de couture, et, une agence postale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Coësmes, malgré une uniformité apparente, a été construite en deux temps : le clocher-porche, de style ogival, a été bâti en 1859 selon les plans de l'architecte Jacques Mellet par l'entrepreneur Lignel, de Janzé. L'église proprement dite est l’œuvre de l'architecte Arthur Regnault, qui a choisi un style inédit dans le département : le néo-renaissance ; le chantier dure trois ans, de 1902 à 1905[7].

L'édifice conserve trois grands retables lavallois et angevins du XVIIe siècle, en pierre et en marbre, classés monuments historiques. Le retable du maître-autel est l'œuvre de Jean et Michel Langlois et porte les armes des Du Refuge, seigneurs de Coësmes[8]. Les retables nord et sud sont également des frères Langlois [9].

La statuaire a été entièrement renouvelée lors du chantier de 1905.

Dix-sept verrières ont été réalisées de 1902 à 1905 par les ateliers Lorin de Chartres, alors dirigés par Charles Lorin. Elles sont inscrites, à titre d'objet, en tant que monuments historiques[10],[11].

Les dimensions de l'église témoignent de l'importance de la commune au siècle dernier, en raison notamment de l'activité minière des ardoisières du Plessix, qui comptaient, au début du XXe siècle, plus de 200 ouvriers. Leur exploitation cessa en 1935.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune accueille vingt-trois associations : loisir, sport, solidarité, culture[réf. nécessaire].

  • Association L'Espérance (théâtre) ;
  • Association La Grimpette (courses) ;
  • Les marcheurs Co et Moi ;
  • Association Les Autochtones (festival, spectacles, ateliers, expositions).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Hanet de la Jarretière (1er mars 1751-?), maire de Coësmes, figure importante de la Révolution française dans le district de la Guerche.
  • Jean Bercegeay (juillet 1744-juillet 1836), maire de Coësmes, il meurt dans l'exercice de ses fonctions. Il promut notamment l'éducation de la jeunesse et travailla au rétablissement des foires dans le bourg.
  • Evariste Lasne, maire de Coësmes de 1903 à 1929, conseiller général et ouvertement anti-clérical. Il travailla notamment à la construction de l'école publique des filles, de 1908 à 1910.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds de la Société ardoisière du Plessix en Coësmes (1855-1930), Archives I&V, fonds 83 J, (25 mètres linéaires).
  • Les archives de la mairie conservent les actes et délibérations des conseils municipaux de 1871 à 2007.
  • Cf. série E Fonds d'archives communales déposés aux Archives départementales, Dépôt administratif Coësmes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]