Place de la Bourse (Nantes)

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Place de la Bourse
Image illustrative de l’article Place de la Bourse (Nantes)
Place de la Bourse avec la statue de Villebois-Mareuil devant le palais de la Bourse en 2019.
Situation
Coordonnées 47° 12′ 45″ nord, 1° 33′ 33″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) Centre-ville de Nantes
Morphologie
Type Place
Histoire
Anciens noms Place du Nord
Place des Fiacres
Monuments Palais de la Bourse
Fontaine Wallace
Géolocalisation sur la carte : Nantes
(Voir situation sur carte : Nantes)
Place de la Bourse

La place de la Bourse est une place du centre-ville de Nantes, en France.

Description[modifier | modifier le code]

La place est bordée à l'ouest par la rue Jean-Jacques-Rousseau, à l'est par le palais de la Bourse, et au sud par l'allée de la Bourse. Elle est desservie au nord par les rues de la Fosse et Thurot. Au niveau du no 2 de la place, se trouve également l'entrée de l'ancien passage du Commerce, voie privée actuellement fermée par un portail.

Sa partie sud, formant un square arboré depuis 1800, abrite en son centre une statue, œuvre du sculpteur Raoul Verlet (1857-1923), inaugurée le . Elle représente le colonel Georges de Villebois-Mareuil, né à Nantes en 1847, héros de la seconde Guerre des Boers, qui mourut au combat en 1900, aux côtés des Afrikaners en lutte contre les britanniques[1].

Au nord de la place, dans sa partie pavée, on peut contempler l'une des cinq fontaines Wallace que compte la ville de Nantes.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Dénommée « place du Nord », puis « place des Fiacres », elle doit son nom actuel au fait qu'elle est bordée par le palais de la Bourse qui abritait la bourse de commerce[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Avant 1800, cet espace accueillait le service de fiacres qui donna un temps son nom à la place. Elle fut transformée en promenade après la plantation d'arbres[2].

Entre 1807 et 1810, une tente est installée pour accueillir les négociants traitant dans la Bourse de Nantes, le palais de la Bourse étant inachevé[3].

Le site fait partie des premières voies publiques nantaises équipées de « lanternes au gaz », en 1852[4].

Entre 1889 et 1891, le palais de la Bourse bénéficie d'une rénovation. À cette occasion, l'édifice est agrandi d'une vingtaine de mètres vers l'ouest, amputant une partie de la place ; avant cette opération, la façade ouest de la bourse se trouvait dans le prolongement de celle de l'hôtel d'Arquistade, séparé du palais par la rue Thurot. Un décrochement de quelques dizaines de centimètres permet de voir où se situait l'ancienne limite[5].

En 1936, à la demande des habitants, la partie de la rue de la Fosse située au nord de la place de la Bourse est intégrée à cette dernière[6].

Architecture et éléments remarquables[modifier | modifier le code]

Au nord de la place, au no 1, se trouve l'hôtel d'Arquistade, du nom de son commanditaire, un armateur, ancien maire de Nantes en 1735-1736 et 1740-1747, René d'Arquistade (1680-1754). Le bâtiment, attribué sans preuves à Germain Boffrand, mélange les styles décoratifs classique et Louis XV. Le rez-de-chaussée présente les arcades communes à tous les immeubles de cette époque, sous un entresol surmonté de balcons. Les pilastres doriques qui partent du sol jusqu'au balcon filant sur corniche saillante du deuxième étage sont plus originaux ; ils sont prolongés au-dessus par des pilastres ioniques à chapiteaux décorés de feuillages. Les boiseries d'un appartement du deuxième étage portent la marque de son concepteur, l'architecte Pierre Rousseau[7].

Sur la façade du no 3, à l'entresol, la Société archéologique de Nantes a fait apposer une plaque en mémoire de Marcel Planiol (1853-1931), juriste et historien de la Bretagne, né dans cet immeuble, dont l'adresse était à l'époque le no 30 de la rue de la Fosse[8].

L'immeuble no 8 présente, sur la façade du premier étage, une méridienne (cadran solaire), datant du début du XIXe siècle, qui ne donnait l'heure qu'à midi. La construction, au XXe siècle, d'un balcon projetant une ombre perturbatrice et la disparition du style (ou aiguille), dont l'ombre permettait d'indiquer l'heure, ont rendu l'objet inopérant[9].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Monument au colonel de Villebois-Mareuil - Nantes », sur e-monument.net, base de données géolocalisée du patrimoine monumental français et étranger, Réseau international de la fonte d'art (consulté le 19 mars 2013).
  2. a et b Pied 1906, p. 38.
  3. Bovar 1992, p. 7.
  4. Kahn et Landais 1992, p. 34.
  5. de Berranger 1975, p. 159.
  6. « Bourse (place de la) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 19 mars 2013).
  7. de Berranger 1975, p. 161.
  8. Jean-François Caraës, « Marcel Planiol », Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 260,‎ , p. 8-9 (ISSN 0991-7179).
  9. Olart 2009, p. 28.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri de Berranger, Évocation du vieux Nantes, Paris, Les Éditions de Minuit, (réimpr. 1994), 2e éd. (1re éd. 1960), 300 p. (ISBN 2-7073-0061-6, OCLC 312748431).
  • André Bovar, « Les avatars de la construction du palais de la Bourse », Les Annales de Nantes et du pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 246,‎ , p. 7-9 (ISSN 0991-7179, lire en ligne).
  • Claude Kahn et Jean Landais, Nantes et les Nantais sous le Second Empire, Ouest éditions et Université inter-âges de Nantes, , 300 p. (ISBN 2-908261-92-8).
  • Catherine Olart (photogr. Laurent Allenou), Nantes secret et insolite, Paris, Les Beaux Jours/Compagnie parisienne du livre, , 176 p. (ISBN 978-2-35179-040-3).
  • Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, , 331 p., p. 38.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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